‹ Nouveau dictionnaire des synonymes françaisChapitre 70 sur 163 · FAVORABLE · texte numérisé non relu

FAVORABLE

trrîer^ de l'aiiteiur; et il produit dans la chose, dans Touvrage, un ique. — Le défaut est ou le manque d'une bonne qualité^ d'un avan- \ qu'il convient, mais qu'il n'est pas absolument nécessaire d'avoir, lor être bien ; ou une qualité positive, réprébensible et désavautaluse, qui contrarie, qui affaiblit, offusque ce qu'on a de bien. C'est un Ifaut de n'avoir pas ce qu'il faut, ou d'avobr ce qu*il ne faut pas pour re conforme à la règle, au modèle du bien, du beau, en ayant touteis les conditions les plus essentielles à la règle, et les traits les plus aractéristiques des modèles. La dé/ectuosité est uniquement un défaut' k forme, de conformation, de coujQguration, ou tout autr<> accident |Qi 6te à la chose une propriété. C'est une défectuosité dans un acte |Qe de n'être point paraphé à toutes les apostilles; ce défaut déforme KDd l'acte défectueux et sujet à contestation. Une défectuosité, nu. accident empêche qu'un bloc de marbre ne soit taillé en statue. Ce mot ne le dit pas dans le sens moral , où les formes ne font rien. La défectuosité lend la chose informe, difforme, ou non conforme), on peu propre à la destination. — Imperfection n'exprime proprement qu'un défaut aégatif, l'absence, la privation, le manque : 8*il désigne quelquefois lies défaxUs graves c*est de la manière la plus douce et la plus modelée, cttnme si Ton ne pouvait pas exiger qu'une chose fût parfaite. — }!\mperféetwn fait que la chose n'a pas le degré de perfection qu'elle idoit ou peut avoir. Le défaut fait que la chose n'a pas toute l'intégiité, itûute la rectitude on toute la pureté qu'elle doit avoir. La défec' iuositéi^i que la chose n'a pas tout le relief, toute la propriété, tout l'effet qu'elle doit avoir. Vimperfection laisse quelque chose à désirer 6t à ajouter. Le défaut laisse quelque chose à reprendre et à corriger. La défectuosité laisse quelque chose à réformer ou à sui^léer. — L'abbé Girard observe que le vice est un mal qui naît du fond ou d'une disposition naturelle de la chose et qui en ooiTompt la bonté. Le vice est en effet une mauvaise qualité interne, principe de mal, de dépravation, de corruption, quelle qu'en soit la cause ou la source, car le vice se contracte. Le vice est comme le défaut, un mal et un écart delà règle; mais le vice corrompt et le défaut ne fait qu'altérer sans corrompre essentiellement Avec un vice, la chose est mauvaise; avec ^^ défaut la chose est encore essentiellement bonne; mais elle Test moins qu'elle ne doit l'être, elle ne l'est pas entièrement. (R.) FAUTE, MANQUE. V. Manque, FAUX. V. Fabuleux.

FAVEUR. V. Crédit et Grâce.

FAVORABLE, PROPICE. Ce qui penche vers nous, ce qui est bien <^sposé pour nous, ce qui nous seconde ou nous sert, nous est favorabic Ce qui est sur nous ou près de nous pour nous protéger ou nous assister, ce qui vient avec empressement à notre secours, ce qui déterininc l'événement ou nous fait réussir, ce qui a la puissance et b i^'duit en acte^ nous est propice. Une influence plus importante, plus-

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grande^ plus puissante^ plus immédiate^ plus efficace^ plus salutaire^ distingue ce qui est propice de ce qui n'est que favorable. — Les puissances qui font ou déterminent ou assurent les grands succès, sont propices : les causes secondaires, subalternes, auxiliaires, les circonstances mêmes, tout ce qui a quelque rapport avec révénement, est favorable. Un client prie un patron de lui être favorable : le pécheur prie Dieu de lui être propice. Gaton est favorable à PoiBpée : les diem wûX propices à César. L'occasion nous est favorable, et le destin prch pice. Les personnes qui nous sont favorables, nous accordent ou noui procurent quelque fayeur; les personnes qui nous sont propices^ nous accordent ou nous procurent de grandes grâces. — Nous dirons également un temps une occasion, une saison favorable ou propice. La saison favorable est un temps propre pour la chose; la saison propice est le temps propre de la chose. 11 convient d'agir dans le temps faoùrable : il faut agir dans le temps propice. (R.)

FÉCOND, FERTILE, FÉCONDANT. « Le mot fécond donne l'idée de la cause ou de la faculté de produire, d'engendrer, de créer; et le mot fertile, celle de l'effet ou des produits, des fruits, des résultats. La fertilité déploie, étale les richesses de la fécondité. L'abondance est l'idée accessoire ou plutôt secondaire de ces termes. — Ainsi les engrais fécondent réellement la terre, parce qu'ils lui apportent des principes de fécondité; mais les labours la fertilisent et ne la fécorf dent pas, car ils ne font que la disposer à receroir ces principes, te soleil féconde la nature; car il la rend, par sa chaleur vivifiante, capable de produire, et l'on ne dira pas qu'il la fertilise. L'industrie humaine fertilise jusqu'aux rochers; mais elle ne les féconde pas. — Les idées de cause et d'effet sont si propres, l'une à la fécondité %i l'autre k la. fertilité, qu'il est dun usage très- ordinaire de donner aux causes l'épithète de fécondes, et aux effets celle de fertiles exclusivement. Nous disons une pluie, une chaleur fronde, parce que la ploie, la chaleur donne ou augmente la fécondité, la force de produire ; dods disons des vendanges, des moissons fertiles, lorsque les produits sont abondants; et nous ne dirons pas une pluie fertile ou une moisson j^conde. — Au figuré, ces mots conservent leur difféi-ence : par oel^i (Xeféc<md, vous réveillez l'idée de vertu productive; tandis que par celui de fertile, vous arrêtez les regards sur l'abondance des productions. Une plume sera ou fertile ou féconde : si vous ajoutez qu'eUe entante, produit, crée, vous direz plutôt, avec Voltaire^ qu'eUe est /eeonrfe que vous ne direz, avec Boileau, qu'eUe est ferHle. Va daio*^I® uVT^, ^^^ l'abondance et la richesse de ses productions; par fLT !? ® ^^ ^^ ^^'^'^^ o'i de ses livres, il n'est que fertile. - La Ir.?^ î'^*'''® ^^* ^® ^'^* *^istinctif de fécond, ce mot figurera mieux mâi^^lT "'^"^ ^Ifr^il^^ lorsque la grande énergie de la cause r^Td. pt / Pî^^^^^^erement remarquée : û sera bien placé dans le ?rand, et fertile dans les choses communes eu médiocres, si b»

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