INDIGENCE
deninité est par elle-même plus rigoureuse et plus égale que le dddonwiagenient : le dédommagement peut être plus ou moins faible ou léger^ eu égard à la perte que Vindemnité doit couvrir. On indemnise en argent ou en valeurs égales des pertes ou des privations appréciables en argent ou en valeurs égales^ celui qui ne doit pas les supporter : par des compensations quelconques, on dédommage des pertes ou des privations de toute espèce, celui-là même à qui on aurait pu jes laisser supporter. Vindemnité vous rend la même somme de fortune : le dédommagement tend à vous rendre une somme semblable d^avantage ou de bonheur. (R.)
INDÉPENDANCE, INDÉPENDANT. V. Liberté.
INDICATEUR, INDICATIF. Indicateur, substantif et adjecUf, signifie qui indique réellement et avec participation de la volonté (40, page 12) : le doigt indicateur est le doigt au moyen duquel on indique ce que l'on veut indiquer. Indicatif, adjectif, ne se dit que des choses qui apparaissent comme des indices naturels de quelque phénomène, et qui par conséquent ont la propriété d'indiquer quelque chose (42, page 12) : « Ce symptôme est indicatif d'une crise ». ( Acad. )
INDICE, INDICATION. V indice est un signe probable qui se trouve naturellement dans l'objet : « La forme de ces nuages est un indice de beau temps. » L'indication est d'abord l'action d'indiquer (20, page 7); on bien ce mot signifie désignation, renseignement : mais il s'emploie aussi pour signifier une marque mise à dessein ou un signe certaîu, assuré : les numéros mis au bas des feuilles imprimées sont des tndications pour le brocheur et le relieur. « Son embarras est une indication de sa faute. » (Acad.)
INDICE, MARQUE. V. Marquer.
INDICIBLE. V. Ineffable.
INDIFFÉRENCE, INSENSIBILITÉ. Ces deux termes, étant appliqués à l'âme, la peignent également comme n'étant point émue par Timpression des objets extérieurs qui semblent destinés à rémouvoir. ( B. )
L'indifférence est à l'àme ce que la tranquillité est au corps ; et k léthargie est au. corps ce que Yinsensibilité esta l'âme : ces dernières modifications sont, l'une et l'autre, l'excès des deux premières et par conséquent également vicieuses. — Vindifférence chasse du cœur les mouvements impétueux, les désirs fantasques, les inclinations aveugles : Yinsensibilité en ferme l'entrée à la tendre amitié , à la noble reconnaissance, à tous les sentiments les plus justes et les plus légitimes. — Vindifférence ^ détruisant les passions ou plutôt naissant lie leur non-existence, fait que la raison sans rivales exerce plus librem^^iit son empire : l'insensibilité, détruisant l'houmie lui-même, en fait utt ôtre sauvage et isolé, qui a rompu la plupart dos liens qui l'attachaient au reste de l'univers. (Enc.}
INDIGENCE. V. Pauvreté.
INDIGENT. V. Pauvre,
INDIGNÉ. V. Outré.
INDIQUER. V. Marquer.
INDOLENT, MOU. V. Mou.
INDOLENT, NONCHALANT, PAUESSEUX, NÉGLIGENT, FAI- NÉANT. Oa est indolent par défaat de sensibilité^; nonchalant par ftéfaut d'ardeiir; paresseux^ par défaut d'action; négligent par défaut de soin. — Rien ne pique Vindolent, il vit dans la tranquilUté et hors •des atteintes que donnent les fortes passions. Il est difficile d'animer le nonchalant; il va mollement et lentement dans tout ce qu'il fait. L'amour du repos l'emporte, chez le paressetuc^ sur les avantages que procure le travail. L'inattention est l'apanage du négligent; tout lui -échappe, et il ne se pique point d'exactitude. — La paresse est nn moindre vice que la fainéantise. Celle-là semble avoir sa source dans le tempérament; et celle-ci dans le caractère de Tâme. La première s'applique à l'action de l'esprit comme à celle du corps : la seconde ne convient qu'à cette dernière sorte d'action. Le paresseux craint la peine et la fatigue; il est lent dans ses opérations et fait traîner l'ouvrage. Le fainéant aime à être désœuvré; il hait l'occupation et fuit le travail. (G .)
Vindolence semble prendre sa source dans une sorte d'apathie, dans l'indifférence; la nonchalance, dans la froideur du tempérament, dans la langueur des organes; la négligence, dans l'insouciance, dans la légèreté de l'esprit; la paresse, dans une sorte d'inertie, dans une grande mollesse; Idi fainéantise, dans la lâcheté del'àme, dans une éducation et une vie oiseuse. (R.)
INDUIRE A, INDUIRE EN. « /«rfu/re en, c'est faire aller c&fw, faire tomber dans; induire à, c'est faire aller à ou vers, mettre seulement sur la voie. La préposition en exprime l'état où l'on est, et la préposition à le but oi!L l'on tend.» (R.)
On dit induire au mal, au crime, à erreur, etc.; on ne dit qfue induire en erreur*, et cette expression signifie tromper à dessein ou forcément, «n faisant tomber actuellement dans l'erreur. Induire à erreur c'est simplement, à dessein ou non, mettre sur la voie qui conduit à l'erreur. Dans le premier cas, le sujet qui induit est la cause iomiédiate de l'erreur; dans le second cas, il n'en est que la cause éloignée.
INDUIRE. V. Inférer.
INDUSTRIE, SAVOIR-FAIRE. L'industrie est un tour ou adresse de 4a conduite. Le savoir-faire est un avantage d'art ou de talent. — Dans
1. On plutôt par indifférence : car le propre de Vindolent est de ne se mettre en |)eiûe de rien, ou de se refuser à la peine, ce qui le suppose nécessairement indilTé- .«nt et non pas nécessairement insensible. ( R.)
2. Induire en tentation n*est usité que dans le texte de l'Oraison dominicale, où induire a un sens tout particulier : Ne nous induisez point en tenlatien si{p:\'Jie «e permettez pas que nous soyons tentés au-dessus de nos forces.