RITU
Mus. En ralentissant progressivement la mesure.
* RITOURNELLE s. f. (ital. ritomello; dimin. de rd'irno, retour). Petit morceau de musique instrumentale qui précède un chant, et qui quelquefois le suit : cette ritournelle ne convient pas au chant. — Fam., par ext., et dans un sens iron. Retour fréquent des mêmes choses, des mômes idées dans le discours : )'/ " parlé longtemps pour dire toujours la même chose; ce n'était qu'une ritowihll-.
RITTE s. f. Agric. Sorte de charrue sans oreill'ïs.
RITTER v. a. Labourer avec la ritte.
RITTER iCarli [rit'-teur], géographe allemand, né à Quedlinburg en 1779, mort le 2Ssept. 18.t9. Il étaitprofessenr à l'université et à l'acalémie militaire de Berlin. C'est lui qui créa la science de la géographie générale comparée. Son ouvrage le plus fameux est Die Erdkunde im Verkacltnisse zur Nalur und > Gesehichte des Menschen (2'= édit. l822-'o9, 19 vol., dont 18 sont consacrés à l'Asie).
RITTER (Heinrich). philosophe allemand, 1 né en 1791. mort en 18ti9. Il fut professeur à' Halle, à Berlin, à Kiel et. à parlir de 183", à Goettingue. Il était éclrctique. Son principal ouvrage a pour titre Geschichte der Philosophie {lS-2'y6^, 12 vol.).
RITUALISME s. m. Science des rites exposée dans un rituel. On applique communément ce terme à un mouvement qui s'est produit dans les Eglises de la communion anglicane, el aux trois périodes duquel ses adversaires ont donné les noms de « puseyisme ", de « tractarianisme » et enfin de u rilualisme ». Ses partisans}' virentune renaissance catholique, ils reconnaissent trois principes : 1° celui qui est proclamé dans la déclaration de Canterbury (1571), oùilest dit que n les prédicateurs doivent, avant tout, avoir soin de n'enseignei dans la chaire que ce qui est conforme à l'Ancien et au Nouveau Testament, et à ce qu'en ont tiré les pères catholiques et les premiers évoques »; 2° celui qui est formulé dans le 39' canon de l'Eglise anglaise, lequel désavoue l'intention de rejeter les Églises d'Italie, lie fiance. d'Espagne, d'.\llemagne et toute aulre Eglise semblable; 3° celui qui se trouve dans le livre de prières {Frayer 6ooA) anglais, à propos des ornements, et qni enjoint de conserver les ornements de l'Eglise et des ministres du culte tels qu'ils étaient en usage dans la seconde année du règne d'Edouard IV. Or cette année-là, il n'y eulauciinchangement dans la pratique catholique. De ces principes découlent : 1" la position prise par le célébrant dans le sacrement de l'eucharistie, lequel se tourne vers l'orient et montre le dos aux fidèles; 2° l'usage des vêtements eucharistiques; 3° les lumièTes brûlant pendant la célébration ; 4» l'encens; 5° le calice mélangé, par l'addition d'un peu d'eau an vin ; 6» le pain sans levain, ou azynie. L'Eglise anglicane est partagée à ce sujet en deux camps; à plusieurs reprises, les pr.atiques des ritualistes ont été condamnées par les tribunaux, ce qui leur a ainsi donné le prestige de la persécution. Les ritualistes encouragent la restauration des ordres relii'ieux, surtout de ceux qui se consacrent aux œuvres de charité ou tU' prédication.
* RITUALISTE s. m. Auteur qui traite des dillérents rites — »* Partisan du rilualisni,!.
RITUEL, ELLE adj. (lat. ritualis]. Qui tient au ni, qui a rapport au rit : livre rituel.
' RITUEL s. m. Livre contenant les cérémonies. I- - prières, les instructions, etc., qui legardcnl l'administration des sacrements, et parlii'ii.ieii'inent les fonctions curiales : !e I rituel romain.
BIYE
* RIVAGE s. m. (lat. ripa). Les rives, les bords do la mer : le long du rivage. — Lesnvages de la mer sont des dépendances du domaine public (C. civ. .t38). — Se dit quelquefois en parlant des fleuves, des rivières, des lacs : sur le rivage de la Seine. — Par ext. ot fig. Pays, contrée : il erra longtemps derivagc en rivage.
•RIVAL. ALE, AUX s. (lat. rivalis). Concurrent, celui qui aspire, qui prétend aux mêmes avantages, aux mômes succès qu'un autre : ils aiment tous deux la même personne, ils sont rivaux. — Adjectiv. Deux peuples ri, vaux.
Un homme qui s'aimait sans avoir de >-iunux.
La FoxTAisB.
* RIVALISER V. 11. Disputer de talent, de mérite, elc, avec quelqu'un, en approcher, l'é^'aler : ce peintre rivalise en certaines parties ave'- Rapliael.
' RIVALITE s. f. Concurrence' de deux ou deplu>ieurs personnes qui aspirent, qui prétendent à la même chose : iln'y a point de rivalité entre eux.
RIVAROL (Antoine Rivehot, dit comte de), écrivain, né à Bagnols (Languedoc) le :'6juin 17.o3, niorlà Berlin lel3 avril 1801. Filsd'un pauvre aubergiste qui lui fit recevoir un peu d'instruction à l'école des frères de Saint- Joseph, à Bagnols, il changea tour à tourson nom de famille pour ceux de Longchamp, de Deparcieu et de comte de Rivarol. C'est sous ce dernier titre qu'il se faufila dans les sociétés aristocratiques, où il se fit remarquer par son esprit railleur, causl jque, prodigue de bons mots. Quoique plein de mépris pour les gens de lettres, il ne dédaigna pas d'écrire; mais il ne le fit que comme un grand seigneur qui veut bien s'abaisser. Son Tliscours sur l'îinivcrsalité de la langue française futcouronné par l'académie de Berlin en 1784 et sa traduction libre de l'Enfer du Dante reproduit assez bien les principaux passages de l'original; son Petit Almanach de nos grands hommes (1788, 1 vol. in-f6) donne, par ordre alphabétique, l'éloge ironique des écrivains de sou époque. Peu après, Rivarol, soudoyé par la cour, attaqua les révolutionnaires dans le Journal politique national et dans les Actes rfes apôtres; mais le temps de rire était passé. Menacé d'ôtre arrêté, Rivarol passa en Belgique, puis en Angleterre et ensuite en Prusse. Ses ÛEî«;resont été recueillies en 180") (Paris, 0 vol. in-S"!. Sous le titre d'Esprit de Rivarol, Chênedollé et Fayolleont donné une édition de ses bons mots (1808, 'î vol. in-12). Sa femme, qui était Anglaise, a écrit sa biographie (1802, 2 vol.).
RIVAS Angel de saavedra, duc de)[rivassj. écrivain espagnol, né en 1791. 11 défendit aux cortès le gouvernement constitutionnelet fut exilé de 1823 à 1834. En 1836, il devint ministre de l'intérieur dans le cabinet éphémère d'Isturiz, fui de nouveau banni en 1837. revint avec Marie-Christine en 1843 et fut ambassadeur à Naples jusqu'en 1848, époque où il publia un ouvrage sur la révolulion qui venait d'y écla'er. En 18.")4, il fit encore partie d'un cabinet de peu de durée, fut ensuite ambassadeur à Paris, et en 1864 président du conseil d'Etat. Il a écrit des tragédie<. des comédies, des romans historiques, les poèmes épiques Florinda, El Moro esposito, et d'autres poésies.
' RIVE s. f. (lat. ripa). Le bord d'un fleuve, d'une rivière, d'un étang, d'un lac ; la rive de ce fleuve est fort basse du coté de la prairie.
— Prov. et fig. C'est une affaire, une question qui n'a ni fond nfrive. c'est une atiaire, une question fort embrouillée. — Par ext. La rive d'un bois, le bord. In lisière d'un bois.
— La rive droite d'une uiviiiHE, d'un fleuve, la rive qui est à droite d'une personne qui des-