ROND
jeu : j'ai payé ma roniiie. — A la ronde loc. adv. Alentour : cent pas à la ronde. — Boire A LA RONDK, boirs touT à tour, les uns après les autres. Porter des verres a la ronde, en porter à tous ceux qui sont à une inême table, suivant le rang dans lequel ils sont assis. — Prov. et pop. A la ronde mon pbre EN AURA, se dit en faisant passer quelque iliose de main en maiu.
* RONDE s. f. Mus. La plus longue de toutes les notes, celle qui a le plus de valeur : elle a la ligure d'un 0 incliné à droite { O) : la ronde vaut deux blanches, ou quatre noires, ou huit croches, etc.
" RONDE s. f. Sorte d'écriture. Voy. Rond, adj., dirnier alinéa.
' RONDEAU s. m. Petite pièce de poésie particulière aux Français, composée de treize vers sur deux rimes, avec une pause au cinquième et une au huitième, et dont le premier mot, ou les premiers mots se répètent après le huitième vers et après le dernier, sans faire partie des vers; ex. :
Entre deux draps de toile belle et bonne. Que trè? souvent ou r'^chaug.-, on savonne, La jeune Iris au cœur sineere et haut. .\ux yeux brillants, à I'e>prit sans défaut, Jusqu'à midi volontiers se mitonne.
Je ne combats de goùl contre personne; Mais, franehement, ..a p iresse m'étonuel i/est demeurer seule plus qu'il ne faut
B'itre deux draps.
Quand à rêver en6n l'on s'abandonne, Le tr-tître Amour rarement le pardonne; A soupirer on s'exerce bientôt.
El la >ertu soutient un grand assaut, Quand une fille avec son cœur raisonne Entre deux draps.
Jlma DBSHODLIBRfift.
— Rondeau redoublé, pièce de poésie de viiig-t vers, disposés par cinq quatrains, en sorte que les quatre vers du premier quatrain font, l'un après l'autre, le dernier vers des autres quatrains : le cinquième de ces quatrains doit être suivi de la répétition du premier mot ou de l'hémistiche du premier vers de l'ouvrage; ex. :
Epris d'amour pour la Jeune Climène, J ai soupiré pour elle un jour ou deux: Si l'insensible eût partagé ma peine.
J'aurais longtemps brûlé des mêmes feux. Depuis l'instant qu'un dépit courageux M'ôla du cœur cette passion vaine, Je ne saurais que plaindre un langoureux Epris d'amour pour la jeune Climène.
FHc croyait me tenir dans sa chaîne :
Mais quelque sot ï pourquoi perdre des \œux? Je suis trop bien qu'elle est lière. inhumaioe; J'ai soupiré pour elle un jour ou deux. Je ne dis pas que mon cœur amoureux N'eût soupiré pour elle une semaine; J'aurais nourri Cet amour dangereux.
Si l'insensible eût partagé ma peine.
Divin Bacchus, la liqueur souveraine.
M'a garanti d'un incendie affreux; Sans Ion secours, élevé de Silène, /"aurais longtemps brûlé des mêmes feux,
ENVOI Garder six mois une fièvre quartaine Est, à mon sens, un mal moins rigoureux Que d'adorer une Glle hautaine Qui de mépris relance un malheureux Epris d'amour.
— Se dit improprement d'autres petites pièces de poésie qu'on met ordinairement en musique, et dont le premier vers, ou les premiers vers sont répétés à la fin. — Mus. Air à deux ouàplusieurs reprises, dans lequel, après chaque reprise, on recommence la première avant de passer à celle qui suit, et qu'on termine par cette même première reprise : chanter un rondeau,
' RONDELET, ETTE adj. (Dimin. de rond), Ne se dit que des personnes, et signifie, qui a un peu trop d'embonpoint : il est rondelet, — Soies rondelettes, les moindres et les plus communes des soies.
RONDELET (Jean), architecte, né à Lyon en l7:U,mortà Paris en 1829. Elève de Soufllot, il eut la gloire de terminer le Panthéon,