RONS
RONGE MAILLE s. m. Nom que La Fontaine don ne au rat.
RONGEOTER v. a. (dimin. de ronger). Ronger petit à petit. — v. n. Manger sans appétit : ('/ ne fait que rongeoter.
' RONGER V. a. (lat. rodere). Couper avec les dents à plusieurs et à fréquentes reprises : un chien qui ronge un o$. — Se dit, (ig., de certaines choses qui minent, corrodent ou consument peu à peu d'autres choses : la mer ronge insensiblement ses bords. — Se dit aussi, fi^'., des choses qui inquiètent, qui tourmentent l'esprit, la conscience, etc. : les soucis rongent l'esprit. — Se dit encore, (ig., de ceux qui consument le bien d'aulrui : cet avoué ronge ceux qui ont affaire à lui.
• RONGEUR adj. Qui ronge. S'emploie surtout dans celte expression figurée. Le ver RONGEUR, le remords qui tourmente le coupable. On dit aussi. Les remords, les soucis RONGEURS. — S. m. pi. (lat. rodentiai. Ordre de mammifères caractérisés par la forme en ciseaux des incisives, particulièrement propres à ronger les dures matières végétales dont ils se nourrissent, comme le bois et l'écorce des arbres, les noix, etc., et quelquefois des tissus osseux, comme l'ivoire. Les rongeurs sont la plupart de petite taille, 1res prolifiques, et se trouvent dans toutes les parties du globe. L'ordre comprend des animaux comme le capyhara, le castor, le porc-épic, l'écureuil, la niarmote, le loir, le hamster, le leraming. la gerboise, le rat, le lièvre, le lapin, le rat musqué, le cochon d'Inde, l'agouti et le chinchilla. Les naturalistes contemporains distribuent les rongeurs en familles de la matière suivante : muridés (rats, souris, etc.), spalacidés (rats- taupes), dipodidés (gerboises), myoxidés (loir), saccomyidés (rats à poche), casloridés (castors), sciuridés (écureuils). haploodontidés,chinchillidés (chinchillas et viscache), octodonlidés, éehimyidés (échimys). cercolabidés, hystricidés (porc-épic), caviidés (agouti), léporidés et lagomyidés (pica).
RONRON s. m. (onomat.) Sorte de grondement de satisfaction que fait entendre le chat.
RONRONNER v. n. Faire des ronrons.
RONSARD Pierre de), célèbrepoète fiançais, né au château delà Poissonnière (Vendômois) le 10 sept. 4324, mort au prieuré de Sainl- Côme (Touraine) le 27 déc. 1585. Il fut au service du duc d'Orléans et, pendant quelque temps, à celui de Jacques V d'Ecosse; plus tard, il fut secrétaire d'ambassade à la diète de Spire et dans le Piémont. Une précoce surdité mit fin à sa carrière politique; il se voua dès lors à la poésie. Il projetait de faire subir à la langue française des améliorations dont Joachim du Bellay publia, en lii-iO, un exposé qui fut considéré comme le manifeste des novateurs littéraires. Ses poésies furent accueillies avec enthousiasme. Il devint le poète lauréat delà cour de France elle chef de la fameuse pléiade; Charles IK. voulut qu'il l'accompagnât dans ses voyages; il le combla de bénéfices et d'abbayes, bien qu'il ne fût pas prêtre. Ses œuvres comprennent 3 livres d' Amour, o livres d'Odes ;la. Pranciade, épopée nationale à laquelle il travailla vingtcinq ans et qu'il laissa inachevée; le Bocage royal, recueil de poésies; les Egloguef ; les Mascarades, les Elégies, 2 livres d'Hymnes; 2 livres de Poèmes, les Sonnets, les Gaietés, le Discours sur les misères du temps et les Epilaphes , Ces œuvres furent réunies en l.ïGT (4 vol. in-i"); on les a réimprimées en 1587 (10 vol. in-12), avec une vie du poète, par Claude Binet; en 1604 (tO vol.in-f2i; en 1609 (2 vol. in-fol.), etc. Elles ont paru dans la collection Jannet (ISIig, 4 vol. in-t:'). Sainte- Beuve a publié, en 18i8, une édition de ses oeuvres choisies, avec une notice biographique.
ROQU
En I8Î2, la ville de Vendôme a élevé à Ronsard une statue en bronze due à M. Irvoy. RONSARDISER v. n. Ecrire à la façon de
Ron>ard.
RONSARDISME s. m. Emploi de mots grecs et latins francisés.
RONSARDISTE s m. Ecrivain de l'école lie Ronsard.
RONSIN (Charles-Philippe), auteur diamaliqui', né à Soissons en \V62, guillotiné à Paris le 24 mars l"9i. Révolutionnaire enlliousiasle, il donna des pièces patriotiques qui firent fureur. I.a plus populaire fut la Liijiic des fanatiques et des tyrans, tragédie en 3 actes et en vers (1791). 11 fut condamné à mort comme hébertiste.
ROOKE (sir John) [rou'-ke], amiral anglais, lié eu tti-jO, mort en 1709. Créé contre-amiral par Guillaume 111, il dirigea, à la bataille du cap de la Hogue, le 19 mai 1692, une attaque lie nuit dans les bateaux de la flottille, et brûla 13 vaisseaux fiançais. Il fut élu 2 fois au parlement, et en 170J, on le créa « viceamiral et lieutenant de l'amirauté d'Angleterre, ainsi que lieutenant des flottes et des mers ». Dans la guerre de la succession d'Espagne, il échoua dans une attaque navale contre Cadix. Il prit ensuite Vigo d'assaut avecleducd'Ormard, et détruisit 17 vaisseaux. En août 1*04, il se distingua par la prise de Gibrallar.— Roon {Von). (V. S.)
ROOSEVELTiThéodore), président des Etats- Unis, né en 1K60. 11 remplaça d'abord Mac- Kinley cnmnie président en 1901, puis fut réélii'président en 1904. (V. S.)
ROQUE Cap San) Voy. S.\.n Roque.
ROQUE (Pointe de la), pointe qui s'avance sur lagauclie de l'estuaire de laSeine, à l'embouoliure de la Risle.
ROQUEBROU (La), cli.-l. de cant.,arr. et à 23 kil. 0. d'Aurillac (Cantal), sur la Gère; I,'j93 liab. — Ruines d'un ancien chiteau.
ROQUEBRUNE. 1, village de l'arr. et à 22 kil. S.-K. de Uiaguignan(Vai-); 1,7J8 hab. Rocher qui a [iliis de 6.iO m. de hauteur. ^ II, village du dép.des Alpes-Maritimes, prés de Monaco; 830 bab.
ROQUEBRUSSANE (La), ch.-l. de cant., arr. et a 13 kil. S.-O. de Brignoles (Var); sur rissole; 7J1S hab.
ROQUECOURBE, ch.-l. de cant., arr. et à 9 kil. S.-E. de Castres (Tarn), sur l'Agout; 1,633 bab.
ROQUEFAVOUR, village de l'arr. et à20kil. 0. d Aix (Bouohes-du-Rhône). dans la vallée de l'Arc; 30 bab. Donne son nom au magnifique aqueduc construit de 1842 à 4 846 pour faire traverser la vallée de l'Arc au canal qui conduit l'eau de la Durance àMai'seille. Cet aqueduc, long de 400 m., haut de 80 m., se compose de 3 rangs d'arches superposées: le premier de 12 arches, le second de 15 et le troisième de 53.
• ROQUEFORT s. m. Fromage très estimé, qui tire son nom d'un lieu du Languedoc où il se fabrique : le roquefort est fait, de lait de bi'ctiis; il acquiert sa qualité rfuns les caves de Roquefort oit il reste environ quarante jours.
ROQUEFORT, village de l'arr. et à 14 k. .N.-E. de Saint- .Afrique (Aveyron); 8:i5 bab. l,e village e?t situe sur le penchant d'une colline dominée par d'immenses rochers dans lesquels sont creusées des caves profondes où se fabrique le fromage de Roquefort.
ROQUEFORT, ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil. N. de iMuut-de-Marsan (Landes), sur la Douze; 1,614 hab.
ROQUEFORT (JeanBaptiste-Bonaventure), érudit, né à Mous en 1777, mort a la Guadeloupe
ROQU
en 1834. 11 fit les cani[iagnes de la Révolution comme officier d'artillerie; refusa de servir l'Empire et publia en 1808 un Glossaire de la langue romane{1 vol. in-8°), ouvrage remarquable qui établit sa réputation. Il écrivit aussi sur l'archéologie.
ROQUELAURE, nom d'une célèbre famille française, dont un membre (Antoine, dabon de), maréebal de France, né en 1560, mort en 1625, serviteur Adèle de Henri IV, se trouvait dans le carrosse du roi lorsque celui-ci fut assassiné: et dont un autre membre (Gaston- Jean-Baptiste. M.\HQU1S, PUIS DUC 1)e) , fils du précédent (l617-'83), surnommé « l'homme le plus laid de France », se distingua par son esprit. On a publié : Le Momus français ou les aventures divertissantes du duc de Roque iin^'c (Cologne, 1727, in-12), recueil des plates boutl'oiinerles qu'on lui attribue. Son fils (Antoine -Gaston- Jean-Baptiste, duc de), né en l6o6, morten 1738, devint aussi maréchal de France. Avecluis'éteignil la maison de Roquelaure.
ROQUEMAURE, ch.-l. de cant., arr. et à 35 kil. ,N.-E. d Uzès (Gard), sur un bras du Rhône; 2,391 hab.
* ROQUENTIN s. m. Terme burlesque dont on se sert pour désif;ner un vieillard ridicule : voyez c vieux roqucntin.
ROQUEPLAN. 1. ( Joseph-Étienne-Camillel, peintre, né à Mallemort (Boucbes-du-Rbône) en I8U2, mort dans les Pyrénées en IS.ï.i. Parmi se s œuvres, on rem arque des illustration s des romans de Walter Scott : V Antiquaire amatf.ur, et le Puits près du grand figuier, son dernier et son meilleur tableau (18.52). — II. (Louis-Victor-Nestor), littérateur, néàMallemort (Buucbes-du-Rhône) en 1804, mort à Paris, le 24 avril 1870. Il débuta dans le journalisme et devint rédacteur en chef de l'ancien Figaro, puis successivement directeur de différenls théâtres. 11 dirigea l'Opéra de 1847 à 1834, rOpéra-Comique de 1857 à 1860 et le Cbâtelet de 186U jusqu'au niomentdesa mort. Ses chroniques théâtrales et ses Nouvelles à la main étaient ravissantes. Sa Parisine est une glorification de la vie de Paris.
■ROQUER v. n. (rad. roc, ancien nom de la tour, au jeu d'échecs). Jeu des échecs. Mettre sa tour, son roc auprès de son roi, et faire passer le roi de l'autre côté de la tour : on ne peut roquer qu'une fois à chaque partie . 1 ROQUESTÉRON ch.-l. de cant., arr. et à 25 kil. lie l'ugel-Tbéniers (Alpes-.Maritimes), sur les deux rives de lEstéron; 431 bab.
I ■ ROQUET s. m. Sorte de petit chien très ! commun : un vilain petit roquet. — C'est un ROQUKT QUI ABOIE, SB dit d'un homme méprisable et sans valeur qui use de paroles insultantes.
ROQUETIMBAUT (La), ch,-l. de cant., arr. et à iO kil. N.-E. d'Agen (Lot-et-Garonne); aOi) bab.
ROQUETIN s. m. Techn. Petit roquet, petite bobine sirvantau dévidage des fils d'argent.
* ROQUETTE s. f. Plante crucifère, espèce de cliùu d'une odeur forte, que l'on cultive dans les potagers, et qui se mange en salade. — Roquette sauvage, plante crucifère à Heurs jaunes et d'une odeur très fétide, qui croît abondamment sur les murailles et dans les lieux iiieultes.
ROQUETTE (Place de la), place située en face de la [irison de ce nom, rue de la Roquette. C'est là qu'ont lieu les exécutions capitales.
ROQUEVAIRE, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. N.-E. de Marseille (Bouches-du-Rhône), sur l'Huveaune; 3,012 hab.
'ROQUILLE s. f. [Il mil.]. Petite mesure de vin, coiilenant le quart du setier : on ne lui donne que roquille à son déjeuner. (Vieux.)