ROSÉ
ROSI
ROSI
On dit, dans le m'iine sens : tout lui parait couleur de rose.
ROSE [ro'-zpy. 1. (iHeinrich), chimiste allemand, né à Berlin en l79o, mort en 1S64. Son ^rand-pére el son père. Valentin le vieux et Valeulin le jeune, avaient été aussi des chimistes distingués. Ill'ul professeur à Berlin a partir de 1823" Son ouvrage principal a pour titri^ : Hiindbucli der analyiischen cheniie i\ii'î9). — 11. (Gustav), son fi ère; minéralogiste né en 4798, mort eu IS73. Il devint professeur à Berlin en 48J6. On a de lui plusieurs ouvraires sur la cristallogra|)hie, et Reme nack dem Vrai, dem Allai, etc. (l837-'4'2, 2 vol.), où il décrit un voyaire fait avec Humboldt el Ehrenbergen IS29.
* ROSÉ, É£ adj. Qui est d'un rouge faible approchant de la couleur de la rose : vin rosé.
' ROSEAU s. m. [ro-zô]. Bot. Genre de graminées arundinacés, comprenant des plantes herbacées ou frutescentes, dont la tige fort lisse et fort droite est ordinairement creuse et remplie de moelle : couvrir une maison de roseaux.
L'arbre tient bon,!'- rot '^r/plie.
L* Fo:iTAiNB.
— Fig. Il s'appuie sun u.n uoseau, celui en qui il met sa confiance n'a pas la force, le crédit, l'autorité nécessaire pour le soutenir. • — K^■CYCL. La principale espèce indigène de roseau est le roseau à quenouille {arundo donax), appelé quelquefois canne de Provence, grand roseau et roseau des jardins. Sa tige est creuse, ligneuse, haute quelquefois de plus de 5 m. ; ses panicules. qui atteignent souvent 50 centim., sont plus ou moins rougeâtres. Cette belle espèce croit en abondance dans to^te la région méditerranéenne; ses tiges servent à faire des tuteurs, des échalas, des quenouilles, des lignes à pêcher, des anches de clarinette, de hautbois, de basson, des chalumeau.'î, des peignes, des étuis, des navettes, etc. Une variété à feuilles panachées est cultivée dans nos jardins d'agrément. On donne souvent le nom de roseau à des plantes qui appartiennent aux genres voisins, bambou, saccharuni, calaraagrostis, etc.
ROSEAU ou Charlotte-Town, ch.-l. de la Dominique (Antilles anglaises), sur la côte S.-Û., par 1.1° 18'lat. N. et 63» 52' long. 0; C,UU(l liab. Bon port.
* ROSE CROIX s. m. {de Bosenkrenz. n. pr.). Nom d'une ceitaine secte d'empiriques qui prétendaient posséder toutes les sciences, avoir la pierre philosophale, rendre les hommes immortels, etc. — Les rose-croix formèrent une société secrète dont l'existence se révéla au xvii« siècle. Dans le livre intitulé: Chymische llochznt Chrisliani Ro-\ ienArt'u; ( 1 8 1 ti), on trouve l'histoire d'un certain Christian Rosenkreuz, noble Allemand du xiv= siècle, qui, après avoir passé une grande partie de sa vie en Orient, fonda en Allemagne une société secrète qui tenait des réunions une fois par an pour admettre des membres nouveaux et pour délibérer sur des questions secrètes. Il n'est nullement prouvé que celte association ail existé jamais. — Titre d'un grade de la franc-maçonnerie qui est imniédiateraent au-dessus de celui de maître.
* ROSÉE s. f. (lat. ros, roris). Vapeur qui s'élève dans l'air le matin ou le soir, et qui retombe sur la terre, où elle se résout en petites gouttes d'eau : la rusée du matin. — Prov. et fig. Cette vunde, cette salade est
TENDRE C0.MME LA llOSÉE, COMME IIOSÉE, elle eSt
fort tendre. — Bot. Rosée-du-soleil. (Vov. BossoLio.) — Se dit des petites gouttelettes de sani: qui sortent à travers les pures de la sole, lorsqu'un pare le pied du cheval trop
surface inférieure couverte de duvet et de glandes roussûtres qui, lorsqu'elles sont froissées, exhalent une odeur caractéris(iqiii> et agréable. Ses petites fleurs roses sont presque toujours solitaires, .-ivp^^ un fruit en forme
près du vif : le pied a été paré jusqu'à la
roséf.
ROSELÉ. ÉE adj. (rad. rose). Qui estdisposé ^ en rosi^, en losace.
ROSELIÉRE s. f. Lieu où croissent des roseaux.
ROSELLINI fippolito), égyplologue italien, né eu ISOO, nioit en 1843. Il ét.iit professeur do langues orientales à Pise; devenu l'élève de Champollion, il se joignit à lui en 1827, à la tête d'une commission toscane, pour explorer les monuments de l'Egypte. Après la mort de Champollion, il rédigea l'expo de leurs travaux dans 1 monumenti deW Egitlo e delta Nubia (9 vol. et 3 vol. de planches, 1832-'i3).
ROSEN i Friedrich- August) [ro'-zenn], orieiilalisle allemand, ne dans le Hanovre, en 1^0.■^, mort en 1837. 11 devint professeur de langues orientales à l'université de Londres eii I8'29, el, plus lard, professeur de sanscrit. La Société asiatique [Asiatia Society) a publié, en 1838, l'édition du Rig Veda jusqu'au point nù il l'avait préparée.
• ROSÉOLE s. f. Méd. Sorte d'éruption cutanée de peu d'importance. — La roséole est un exanthème caractérisé par de petites
taches rosées, non saillantes, de formes va- '\que(rosa liicida); le rosier de la Caroline {ro.ui riées et d'une durée éphémère. La roséole Carotiria), aime les terrains humides et mase distingue: {"de Vérythème par des taches récageux; le rosier des prairies ou rosier plus nombreuses et moins grandes, el par grimpant (rosa sctigera); le rosier de Chine une couleur moins foncée; 2° de la. rougeole , (rosa Sinica), qui grimpe jusqu'au sommet
Rosier églantt
rubigiiiu
de poire. Parmi les rosiers sauvages exotiques, on distingue : le rosier nain d'Améri-
par 1 absence des phénomènes catarrhaux des yeux, du nez et des bronches qui accompagnent celle-ci ; 3» de la scarlatine par une éruption moins générale, moins uniforme et par l'absence de fièvre et d'angine. C'est une maladie légère dont le traitement consiste dans un régime doux et dans quelques boissons lempérantes.
* ROSERAIE s. f. Terrain qui n'est planté que de nwjers.
* ROSETTE s. f. Petite rose. IN"est point usité au propre, mais se dit au liguré de certains ornements qui sont faits en l'orme de rose, et q.;e l'on emploie dans la broderie el dans la sculpture. — Se dit également de petits lleurons de métal que les coulelieis emploient pour monter les rasoirs, les lancelles, etc. : 7'osettes de cuivre, d'argent, etc. — Nœud de ruban, d'un ruban noué en forme de rose : les rosettes de ses souliers. — Réseau qu'une lingère fait aux petits trous qu'un accident a causés dans le linge. ^ llorlog. Petit cadran pour avancer ou retarder le mouvement d'une montre.
' ROSETTE s. f. Sorte d'encre rouge faits avec du boi- de Brésil : écrire avec de la rosette. — Sorte de craie teinte en rouge, qui sert à peindre. — Cuivre dç rosette, ou simpl.. RosKTTE, cuivre rouge pur.
ROSETTE arabe, Rashia), ville et port de mer de la basse Egypte, sur la branche occiduulale du Nil, à lu kil. de la Méditerranée; 11). 186 hab. C'est là qu'on a trouvé la Pierre de Rosette. Voy. Egypte (langue et littérature DE l'.) Les Français ont pris Rosette en 1798, el les Turcs en 1801.
• ROSIER s. m. [ro-zié]. Bot. Genre type de la lamiUe des rosacées, comprenant près de 200 espèces d'arbres ou d'arbustes presque toujours munis d'aiguillons, dont b s (leurs sont ordinairement nommées églantiiies, quand elles sont simples ou composéis de cinq pétales, el roses quand elles sont doubles ou pleines, par suite de la tranïformalion des étamines en pétales ou par une simple multiplication des pièces de la coio '
des plus grands arbres et laisse pendre ses tleurs en guirlandes de 20 à 40 pieds de long. — Ce sont là des espèces botaniques avec leurs formes normales, et des fleurs simples. Les roses de nos jardins et de nos serres sont presque toutes des variétés obtenues par la sélection ou le croisement, et cela depuis si longtemps qu'il est souvent impossible de remonter aux espèces primitives. Aussi, quand il s'agit de rosr^s cultivées.
Rosier ac i;i i..ir.jiiiK' ; section de fleur et de fruit.
est-il plus commode d'adopter le classement des horticulteurs qu'une classification rigoureusement scientifique. 1. RosiKHs grimpants. La rose des prairies, dont il a déjà été question, croisée avec d'autres espèces, a donné les variétés les plus vigoureuses el les plus belles des rosiers grimpants. Ses fleurs sont éclatantes et très nombreuses, mais sans oiieur. Le rosier sauvage d'Italie {rosa scmpenirens), qui garde toujours son feuillage vert dans les climats chauds, est l'origine d'une autre race de rosiers grimpants dont certaines espèces sont rustiques, tandis que d'autres sont délicates. A l'état sauvage, il donne une profusion de fleurs blanches simples. La rose musquée (rosa moschata). originaire d'Asie, donne à la culture des variétés t-rimpantes dont les Heurs blanches, ou d'un blanc jau-
Le rosier sauvage ou églantier [rosa ruhigi- nàlre, réunies en gros bouquetssonltrès odoi nosn) a d'ordinaire 6 pieds île haut, ([uoiqu il j rantes,sui tout le soir. La rosi; mulliflore (rosa I piii>se dépasser de beaucoup cette hauteur, multiflora), du Japon el de la Chine, donne I Ses folioles, doublement dentelées, ont leur I aussi des variétés grimpantes avec de gros
ROSI
bouquets de petites fleurs blanches ou d'un rouée pâle, mais sans odeur. —2. Rosiers de JARDIN. Sons ce nom sont comprises les espères non g-riinpanles qui ne fleuris-^ent qu'une fois par saison. Quelques-unes sont même très rapprochées de leur forme normale, comme la rose écossaise, dérivée de la rose de Biiinet (rosa piinpincllifolin) de l'Europe tempérée et de l'Asie. Klle est plus précoce que les autres, a les fleurs petites et très aliondanles. distribuées tout le long de la tipe (pli est exlrèmemeiil épineuse. On en compte de '200à>iOO \Arié[és.Vé;iUintier jaune [rcuia eylanttrla). proche parent de l'églantier odorant, produit des variétés doubles jaunes, chamois et oranges. La rose blanche (rosa alba) a donné plusieurs VHriétés blanches et roses. Les roses coinmunes, d'été ou de juin, viennent de la rose t'rnnçaise ou provençale, OH rcse de Provins {rosa gallica), de la ro.se chou ou à cent feuilles {rosa centifoiia), et de la rofie de D'imas {rosa Damascena). Bien que ces anciennes variétés aient été remplacées de nos jours par des formes plus nouvelles, nulle ne les surpasse en lieauté, en parfum et en abondance de fleurs pendant leur courte saison. La roar pompon est une forme naine et à petites fleurs de la rose à cent feuilles. Les variétés les plus curieuses sont celles que
liijsicr double (Noisette).
l'on connaît sous le nom de roses moussues, chez lesquelles les glandes et les poils de la tige florale, surtout sur le calice, se développent en une substance qui ressemble à de la mousse. Ces variétés, au nombre de plus de 100, ont leur origine en Hollande. — 3. Rosiers remontants. Leurs roses sont produites par des rosiers qui fleurissent deux fois par saison, eu juin d'abord et plus abondamment, et de nouveau pendant l'automne. On les a obtenus par des croisements d'autres variétés dérivées de la rose de Chine ou de l'Inde [rasa Indica) et de la rose de Damas. Klles ont de grandes dimensions, les plus brillantes couleurs, une odeur exquise et sont d'une rusticité parfaite. — 4. Roses des quatre SAISONS. Les roses Bourbons sont classées parmi celles qui fleurissent toute l'année; mais leur floraison est moins constante que chez les rosiers chinois qui sont des variétés de la rosa Indica. prisée à cause de l'abondance et de l'eclafde ses fleurs. La rose noisette, obtenue par un horticulteur de Chaileston (lilats-Unis) en croisant la rose musquée avec le pollen d'une roselhé, est en général grimpante, et fleurit en bouquets comme la musquée. Les roses thé sont une variété de la rose de Chine (rosa Indica, var. odorata). Elles ont de longs boutons, des fleurs mi-doubles, et un parfum qui ressemble à celui du thé vert. Ou les cultive sur une grande échelle dans les serres pour servir de fleurs décoratives en hiver; leurs couleurs sont le blanc, le chamois, le saumon, dilférentes nuances
ROSO
de jaune et de rose, la mCme fleur combinant souvent plusieurs de ces teintes. Les plus en vogue sont : le lion Silène, la Gloire de Dijon, VlsubeltaSprunt, le Pactole, le Safrano, et la rose thé blanche: la splendide rose jaune appelée Maréchal Niel est tantôt mise parmi les roses thé, tanlûl parmi les roses noisette; elle est d'une croissance vigoureuse, et donne abondamment d'énormes fleurs d'une belle couleur d or qui s'assombrit vers le centre. — Usayes. Les roses sont depuis longtemps employées en médecine, et les pharmacopées de notre temps reconnaissent deux genres de, feuilles ou pétales de rose. Lesfeuilles de roses rouges sont les fleurs non encore complètement épanouies de la rose de l'rovins, recueillies et séchées; elles ont une propriété doucement astringente. La conserve de rose se fait avec ces pétales réduits en poudre, du miel et de l'eau de rose; elle sert de base aux pilules bleues et de véhicule à d'autres médicaments. On utilise quelquefois la rose à cent feuilles pour la préparation de l'eau de rose; mais la plus grande quantité de l'eau de rose dont on fait usage aujourd'hui se prépare avec l'huile de rose, qui est de beaucoup le plus important produit de cette plante. — Les rosiers se multiplient par semis (quand on veut avoir des variétés nouvelles), par bouture (pour les espèces abois tendre : Bengale, thé, noisetle), par greffes (pour les variétés à bois dur : Portland, Provins, cent feuilles). Les grelfes préférées sont en écusson ou en fente sur églanlier. Les principaux ennemis des rosiers sont les chenilles et les pucerons. — Voy. The Book ofRo>^es, par Francis Parkraan (186fi) ; Propagation, cultivation und History of the Hose, par Sainuel-B. Parsons, 1869).
ROSIER (Joseph-Bernard), auteur dramatique, né à Bézieis en ISoi, mort à Marseille, le lii octobre l»80; on a de lui : Le Mari de ma femme (1830), la Mort de Firjaro (1833), la jolie Yoyaijeuse ou les Deux Giroux (1834), la Lune rousse (1839), la Foi, l'Espérance et la Charité il 847), etc.
* ROSIÈRE s. f. Celle des jeunes fllles qui, dans certains villages, a obtenu la rose destinée à être le prix de la sagesse : la rosière dé Salency.
ROSIÈRES-EN-SANTERRE, ch.-l. de cant., arr. et a -i kil. .N.-E. de iMuntdidier (Somme); 2,CII liab.
ROSIÉRISTE s. m. Horticulteur qui s'occupe
speciulement de la culture des roses.
ROSINI (Giovanni), écrivain italien, né en ITTO, mort en 18-35. Il était professeur de littéiatuie à Pise. On a de lui : Storia délia Pittura italiana (:'° édit., IbiS-'oS,'/ vol.); des romans : La Monaca di Monza et Luisa Strozzi. et d'autres ouvrages.
ROSMINI-SERBATI (Antonio), philosophe italien, né en 17;i7, mort en ISaS. Il prit la piêtriae, et devint, en IS3G, abbé de San Michèle delaChiusa, où il fonda l'ordre des soeurs de la Providence. En ls4s, Pie IX le désigna pour le chapeau de cardinal, mais il en fut privé à cause de son ouvra;;e intitulé : Les cinq Plaies de l'Ëylise et d'un autre traité politique. On a de lui : Inlroduzione alla Filosofia (Mil), Il nuovo Saijyiu suW orùjine deW idée (18i9), et 33 autres volumes, dont 14 sont posthumes.
ROSNY, village du cant. et à 6kil. 0. de Mantes iSeine et-Oise), sur la rive gauche de la Seine; 833 hab. Beau château qui appartint à Sully el où se retira Henri IV après la journée d'Ivry; magnilique parc.
ROSOLIO, Rosoglio ou Rosolis s. m. Sorte de ratalia ubleiiu en faisant macérer des pétales de roses rouges dans de l'alcool, avec d'autres substances aromatupies, en distillant et en ajoutant du sirop a l'alcoolat ainsi
ROSS
obtenu. Le rosolio se fabrique surtout en Italie et en Turquie.
ROSOLIQUE adj. Chim. Se dit d'un acide prodii.l par l'oxydation du phénol.
•ROSON s. m. Voy. Rosack.
ROSPORDEN, ch.-l. de cant., arr. et à 21 kil. S -E.de Quimper (Finistère); 2,0C'J h.
ROSS. I. (siR John), navigateur anglais, né en Ecosse, en Mil, mort en 1856. Lieutenant de vaisseau en 1805, il partit en ^^^8 pour un voyage arctique avec le lieutenant Parry. A son retour, il fut fait capitaine, et partit une seconde fois pour les régions arctiques en 1829. Il resta quatre ans bloqué par les glaces, et fut secouru en aoilt 1833; il avait abandonné son vaisseau en avril 483i. Voy. Arctiques {Découvertes.) En 1850, il alla à la recherche désir John Franklin. On le nomma contre-amiral le 8 juillet 1851. Il a publié des relations de ses voyages et A Treatise on Navigation by S<ea?n (1828). — n. (sir James Clark), son neveu, né en 1800, mort en 1862. 11 fut sous les ordres de Parry pendant les quatre voyages polaires de celui-ci, entre 4819 et 1827. Il accompagnait son oncle dans sa seconde expédition de 18-J9 a 1833; en 1834, il fut fait capitaine de vaisseau. En 1833, il visita de nouveau la baie de Baffin à la recherche de baleiniers perdus. En 1839, il partit sur VErebus pour un voyage antarctique, de conserve avec le commandant Crozier sur la Terror. H découvrit le continent antarctique qui avait déjà été découvert quelques mois auparavant par le commandant Wilkes, de la marine des Etats-Unis; mais il le signala sur un point difl'érent qu'il nomma Terre Victoria {Victoria Land). 11 revint en 1843. En 1848, il alla jusqu'au détroit de Barrow à la recherche de sir John Franklin. 11 a publié A Voyage of Itiscovery and Research in the Southern and Antarctic Régions (1847, -J. vol.).
ROSS (sm William-Charles), peintre anglais, né eu 1794, mort en 1860. En 1837, il fut nommé peintre en miniature de la reine Victoria et, en 1842, fut fait chevalier. Parmi ses œuvres, on remarque le Jugement de Sulomon.
ROSS-AND-CROMARTY[ross-anndd-krom'ar-léj, deux comtes du i\. de l'Ecosse, réunis au point de vue politique, entre l'Atlantique etlamerduNord; 8,160kil.carr.; 85,000 hab.
Cromarty se compose de petites parties détachées en bordure ou en enclaves du Kossshire. Le pays est généralement montagneux, et cei tains pics atteignent une hauteur de 3,500 pieds. Les pêcheiies occupent plus de 20,uû0 personnes. Les capitales de ces deux comtés sont Dingwall et Cromarty.
ROSSANO {dnc. Rose ianum), ville de l'Italie méridionale, près du golfe de Tarente, au pied des Apennins, à 45 kil. N.-E. de Cosenza; 18,0lj6 hab. C'est le siège d'un archevêché; il y a une belle cathédrale. Commerce d'huiles, de câpres et de salraii. Pendant les guerres des Goths, c'était une des places les plus forles du Brutium.
' ROSSE s. f. (anc. haut ail. hross). Cheval sans force, sans vigueur : une vieille rosse. — Il n'est si bon cheval qui nb devienne BOSSE, il n'y a point d homme si robuste, si vigoureux, ou d'un esprit si fort, qui ne s'aflaiblisse par l'âg'e. On dit, dans un sens contraire, Jamais bon cheval ne devint rosse.
ROSSE s. f. (ital. rossa, rouge). Icht. Poisson de la famille des carpes (ciprinidx) et du genre leuciscus (Klein). Le gardon commun d'Europe {leuciscus rutilus, Klein) mesure de 25 à 40 cenlim.; la partie supérieure de la tèle et du dos est d'un vert sale a reflets bleus qui devient plus clair sur les flancs, et d'un blanc d'argent sur le ventre et les côtés de la lête. On le trouve en bancs coiisi-
\ii
ROSS
dérables dans les rivières et les lacs paisibles 1 de l'Eiirope tempérée ; il se nourrit de vers et de plantes aquatiques. La vaudoise argentée
Rosse {Le
(silvery dace) de la Nouvelle-Angleterre {leuco^omtis prilchellus) ressembla au gardon d'Europe, et reçoit souvent le même nom.
ROSSE (William Parsons, comte de), astronome anglais, né à York en 1S0O, mort en 1S67. En 18-26, il éleva sur ses terres, au château de Birr, en Irlande, un observatoire pour lequel il fit faire des instruments dont il dirigea lui-même la construction. Le plus important était un énorme télescope à rétlexion, terminé vers 1844, et qui avait coûté environ 300,000 fr. Il a été spécialement utile pour réduire les nébuleuses, service auquel il élait surtout destiné.
ROSSÉE s. f. Volée de coups : recevoir une rossée.
ROSSEL (Louis-Nathaniel), officier français né à SauU-Brieuc iCôtes-du-Nordj le 9 sept. 1844, mort le 28 nov. 1871. Il sortit de l'école d'application de Metz avec le grade de lieutenant du génie en 1866. En 1870, il fut arrêté à Metz comme ayant voulu s'opposer à la capitulation que méditait Bazaine. Tombé ensuite entre les mains des Allemands, il s'échappa et fut nommé colonel par Gamhetla. Il organisa le camp de Nevers; puis il prit parti pour la Commune, et fut nommé chef de légion. Le l" mai 1871, il devint délév'ué i la guerre; mais il ne larda pa- à donner sa démission dans une lettre où il critiquait sévèrement la Commune. 11 fut arrêté, et ne s'échappa que pour être pris par les troupes de Versailles et ensuite fusillé, malgré la sympathie générale qu'il inspirait. On a publié ses écrits posthumes (1871, in-18).
* ROSSER V. a. Battre quelqu'un violemment ; si je vais là, je te rosserai bien.
ROSSETTI. I. (Gabrielel, poète italien, né cil I7S3, mort à Londres en 1854. Il vint en Angleterre en 182-4, et fut professeur de littérature italienne à King's collège, à Londres, de 1831 à 1845, époque où il perdit la vie. Il a publié : Commenta analitico sulla Divina Commedia (l82fi-'27). Il Mistero dell amor plutonico svelato ( 1 840) ; La Béatrice del Dante; et, parmi ses œuvres poétiques, Dio e iVomo (1840); Il vcygente in solitudine (1843); Voesie il8i7i, elL'Arpaevunnelica (1852). — II. (Gabriel-Charles DanteJ, hls du précédent, né à Londres en 18i8, mort a Birchinglon-onthe-Sea le 9 avril 1882; se rendit célèbre comme artiste et comme poète. Il exposa, en 1849, la Coiffure de la Vierge, toile dans le style préraphaélique dont il fut l'un des premiers promoteurs. En 1860, il donna Pair liof^amomi. H a publié des traductions de Oanle et un voluiin/ de poésies.
ROSSI (Pellegrino, comte), homme d'Etat italien, né eu 1787, mort le lo nov. 1848. Il lut successivement professeur de droit à Bologne et à Genève, et professeur d'économie politique et de droit public à Paris. Louis- Philippe le lit pair en 18j9, et ambassadeur à Rome en 1843. En 1818, Pie IX le prit pour premier ministre(IG sept.jetils ellorça d'établir une confédération des Etats italiens. A rouverlure du parlement, une cohue l'entoura el il fut tué d'un coup de stylet. Son principal
ROSS
ouvraee est un Traité du droit pénal (1829, 3 vol.\
•ROSSIGNOL s. ra. [gn mil.] (lat. luscignola; fiimin. de luscinia). Ornilh. Genre de passe- I eaux du grand genre fauvette, comprenant ux espèces de petits oiseaux très seniblables ur le plumage, et haliilaiit l'Europe, l'Asie occidentale et le nord de l'Afrique. — Iron. L'n ros^ig.nold'Arcadie, un âne. — Sorte depetite flûte à piston, qui se fait ordinairement avec un tuyau d'écorce détaché d'une branche rie bois vert dans le temps de la sève : les enfants jouent du rossignol. — Un des jeux de l'orgue, qui imite le chant du rossignol. — Serrur. Crochet dont on se sert pour ouvrir toutes sortes de serrures : les voleurs s'introduisirent dans la chambre à l'aide d'un rossignol.— Encycl. L'espèce la plus répandue chez nous est le rossignol ordinaire {luscinia philomela), le chantre exquis des nuits, dont la mélodie est célèbre de temps immémorial. « La chanson de chacun des autres oiseaux, prise dans toute son étendue, a dit Buli'on, n'est qu'un couplet de celle du rossignol. Le rossignol charme toujours el ne se répète jamais; il réussit dans tous les genres, il rend toutes les expres-inns, saisit tous les caractères et
nossi„iiol orl
philumcla..
sait en augmenter l'effet par les contrastes. Il commence par un prélude timide, par des tons faibles, presque indécis, comme s'il voulait essayer son instrument et intéresser ceux qui l'écoutent; mais ensuite, prenant de l'assurance, il s'anime par degrés, il s'éehaull'o et bientôt il déploie, dans leur plénitude, toutes les ressources de son incomparable organe : coups de gosier éclatants; batteries vives et légères; l'usées de chant où la netteté est éi'ale à la volubilité; murmure inférieur et sourd; roulades précipitées, brillantes et rapides, articulées avec force et même avec une dureté de bon goût; accents plaintifs cadencés avec mollesse; sons filés sans art, mais enflés avec âme; vrais soupirs d'amour et de volupté qui semblent sortir du coeur et causent une émotion douce, un langueur touchante.» Cet artiste des bois ne Ijrille pas par l'éclat de son plumage. Il présente des couleurs fort simples : les parties supérieures sont d'un brun chaud, avec une teinte rougeâtre sur le dos et la queue; en dessous, il est d'un brun grisâtre avec la gorge et l'abdomen blanchâtres. H arrive dans le centre de la Fiance vers lapremière semaine d'avril, et, en .\ngleterre, une semaine, ou dix jours plus lard. Les mâles viennent quelques jours avant les femelles, voyageant isolés, et la nuit; ils s'accou[ilent au bout d'une semaine, à peu près, et commencent à faire leurs nids à terre, dans les fourrés. Ce sont des oiseaux migrateurs; ils passent l'hiver dans l'Afrique septentrionale ; mais en été, on les trouve dans laplusgrande partie de l'Europe, jusqu'en Suède et dans la Russie tempérée. Ils commencent à chanter dès qu'ils sont accouplés, el ils continuent jusqu'à l'éclosiou de leurs petits. Leurs notes
ROSS
sont de la plus grande richesse au commencement de l'élé; vers la fin, ils ne donnent plus qu'une seule note basse et croassante. Bien qu'on les entende par intervalles chanter pendant lejour, c'est par les soirs tranquilles, une heure ou deux après le coucher du soleil, que leurs accents excitent le plus d'admiration. Lorsque la lune est presque dans son plein et que le temps est serein et tranquille, le rossignol se fait entendre pendant une partie de la nuit. Les mâles seuls chantent; et, comme les autres oiseaux voyageurs, ils restent muets en cage pendant i'hiver et ne commencent qu'après la mue du printemps. Ils ne vivent guère en captivité, parce qu'on les y tient trop chaudement et qu'ils n'y ont pas une nourriture convenable; celle-ci devrait surtout consister en insectes, ou en petits morceaux de viande et de fruits. — Le nid du rossignol est profond, peu solide et formé de feuilles et d'herbes à l'extérieur, de crin et de bourre à l'intérieur ; il est construit sous un buisson ou sous un arbre; la femelle y dépose 4 ou 5 œufs d'un brun verdàlre. La nourriture des petits que l'on a dénichés doit se composer d'une pâtée de cœur de bœuf, de mie de pain et de chènevis, lo tout broyé ensemble; on peut y ajouter un peu de persil; on leur donne la becquée d heure en heure, depuis le lever jusqu'au coucher du soleil, et on les fail boire toutes les '6 heures, au moyen d'une petite éponge trempée dans l'eau. Quand ils mangent seuls, on les met séparément dans une cage, avec de la mousse, de la pàlée. quelques vers de farine, des œufs de fourmi et de l'eau. Le jeune rossignol apprend facilement les airs qu'il entend siffler ou jouer près de sa cage; mais rien no peut remplacer son chant naturel, qu'il perfectionne quand on le met à portée d'entendre un autre rossignol dans la plénitude de son talent d'artiste. On prend quelquefois au tiébuchél le rossignol adulte; il se laisserait mourir de faim, si on ne lui faisait avaler de force quelques morceau\ de cœur de bœuf cru et haché menu, qu'on lui introduit dans le hec,à l'aide d'unebrochelle, après les avoir trempés dans l'eau; on lui fait boire de temps en temps quelques gorgées d'eau. On doit placer d'abord sa cage dans un lieu tranquille et un peu sombre, et la couvrir d'une toile verte ou d'un drap vert. Dés que le captif manifeste l'inlenlion de manger, au bout de quelques jours, on lui donne d'abord des vers de farine et des œufs de fournil, cl l'on y ajoute ensuite la pâtée indiquée cidessus. — Rossignol de muraille. (Voy. Ru-
BIKTTE.)
ROSSIGNOL (Jean-Antoine), général républicain, né à Paris en IT-ïO, mort à Anjouan en 1802. Placé par un décret de la Convention à la tête de l'armée des Côtes de la Rochelle, il fut arrêté le 13 janv. 179-5, recouvra la liberté le 13 vendémiaire, prit part à la conspiration de Babeuf, fut arrêté après l'explosion de la machine infernale et transporté à Anjouan.
ROSSIGNOLADE s. f. Action de rossignoler;
cliaiit orné de roulades.
ROSSIGNOLE s. f. Femelle du rossignol.
• ROSSIGNOLER v. n. Imiter le chanl du ros-ignol. Fam.)
ROSSIGNOLET s. m. Ornith. Petit rossignol.
* ROSSINANTE s. f. Nom que Cervantes donne au chi'val maigre et olllanqué de don Quichotte, et que l'on applique par plaisanterie à un cheval ruiné et de mauvaise mine. L'usage a rendu féminin ce mot; il n'est masculin qu'en parlant du cheval de don Quichotte.
ROSSINI iGioacchino), compositeur italien, ne a Pcsaro en 1792, mort à Paris le 13 nov. 1868. Fils d'un musicien ambulant, il débuta comme chanteur dans une église de Bologne;