‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 137 sur 639 · ROST · texte numérisé non relu

ROST

qiiplqno? protecteurs le mirent à mfmi'' d'olii- (lier son art. H donna Demclrif. c l'nUbin ;i Rome en 181 1, et en 1812 composa cinq opéras qui tombèrent tous rapidement dans l'oubli, excepté VInganno felice. En 1813, il fit représenter à Venise 3 opéras, dont l'un, Taivredi, souleva un enthousiasme presque sans précédent. Vltaliana in Algieri eut aussi un i-'rand succès. Kn 1814, il donna. Aureliano in Paimira et II Turco in Italia à Milan, et en ISVoElisabetla regina d'Inghilteira au théâtre San-Carlo, à Naples. Son Barbiere di Siviglia, opéra boutl'e resté populaire, fut représenté à Rome en 1816. De 1816 à 1817, il composa au moins sept opéras, parmi lesquels Otclto, La Cenerentola et La Gazza ladra ont g'ardé la faveur du public. Son Mosè in Egitto (1818) est une de ses belles compositions dans le genre sérieux. Il produisit ensuile en quelques années La Donna del Lago, ilaomelto seconda, Zebnira et d'autres ouvrages de moindre importance. En IS:;!, il épousa M"' Colbran, prima donna à San-Carlo. Il prit congé du théâtre italien en 1828 avec l'opéra de Semiramide, l'ouvrage le plus achevé qu'il eût encore composé. En "l8-24-""2.'), il donna desconcerts à Londres; puis il vint à Paris où Charles X le nomma « inspecteur général du chant «, aux appointements de 30,000 francs. La révolution de 4830 lui fit perdre ce poste. Après avoir fait représenter son Maometto sous le nom de Le Sii^gedeCorinthe/û donna, en 1829, Guillaume Teil, que l'on considère généralement comme son chef-d'œuvre. Pendant plusieurs années, il ne produisit plus rien, à l'exception de son Stahat Mater, et en 1836, il se retira dans son élégante villa près de Rologne. Il revint à. Paris en "1805, et sa Messe Solennelle y fut exécutée en 1 869. Outre ses opéras, qui sont au nombre de 60 environ, il a écrit des cantates, des hymnes et dilférents morceaux de musique vocale et instrumentale. Une statue a été élevée à sa mémoire dans sa ville natale en 1864.

ROSSINISME s. m. Genre musical adopté par Ro-sini.

ROSSINISTE s. Partisan de la musique de Rossini.

• ROSSOLIS s. m. {altér. de l'ital. rosolio). Liqueur composée d'eau-de-vie, de sucre et de quelques parfums. CVoy. Rosolio.) — Bot. Nom que l'on donne quelquefois aux Drosères.

ROSTAN (Louis-Léon), chirurgien français né eu 1790, mort en 1866. A partir de 1833, il fut professeur à la Faculté de médecine et occupa une chaire de clinique médicale à l'Hôtel-Dieu. On a de lui : Èecherches sur le ramolUs.'^ement du cerveau ("2= édit., 1823), et un Traité élémentaire de diagnostic (2" édit., 1829, 3 vol.). — llostellé. Bot. (V. S.)

ROSTOCK, ville forte du Mecklerabourg- Schwerin. sur le Warnow, à 16 kil. de la Baltique,et à 1 40kil. de Hambourg; i9,89î>hab. Son université, fondée en 1419. compte 34 professeurs et 140 étudiants environ. Rostocli faisait partie de la ligue hanséatique, et a encore un commerce considérable.

ROSTOPCHINE (Fedor, comte), homme de guerre russe, ne vers 17l]o, mort en 1826. Ministre des attaires étrangères, il fut fait comte par Paul 1=''. Sous Alexandre I^', il devint grand chambellan, et, en 1812, gouverneur militaire de Moscou. Lors de l'évacuation de Moscou, qu'il déconseillait, il lit mettre le feu a son palais suburbain ; mais dans ici Vérité sur l'incendie de Moscou (1823), il me avoir brûlé la ville. Il futcongédié en 1814, et résida à Paris jusqu'en 1823.

• ROSTRALE adj. f. Antiq. N'est usité que dans ces expressions. Couronne, colonne no^TRALE, courounc, colonne ornée de proues de navires ; on décernait la couronne rostrale à celui qui s'était élancé le ijremier dans te laisseau ennemi.

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