ROUT
été portée jusqu'à 60 pieds. Ces dimensions excessives ont privé l'agriculture d'une grande superficie de terrain devenue inutilement improductive. -- Les routes proprement dites sont ou nationales ou départementales, selon qu'elles appartiennent et que leur entretien incombe à l'Etat ou au département. Elles sontdes dépendances du domaine public, et elles sont en conséquence imprescriptibles et inaliénables(C.civ..338). Les routes nationales sont divisées en trois classes. (Décr. 16 déc. 181 1). Ellesnepeuventêtre créées quepar une loi,aprèsune enquête ouverte dans les formes prescrites par l'ordonnance du 18 fév. 1834; mais les déviations ou redressements de ces routes et l'achèvement des lacunes peuvent être autorisés par le président de la République. Une loi du 25 juill.-t 1882 a affecté, une somme de 120 millions de francs, en dehors des crédits ordinaires, à l'achèvement des lacunes des routes nationales, à leurs rectifications et à la reconstitution des chaussées. Les routes nationales ne peuvent être déclassées que par une loi; mais un déclassement partiel peut avoirlieu en vertu d'un décret défibéré en Conseil d'Etat (L. 24 mai 1842). Les roulis départementales sont ouvertes, classées ou déclassées en vertu de délibérations des conseils généraux (L. 10 août 1871, art. 46); s'il y a lieu à expropriation, l'utilité publique doit être déclarée par décret. (Voy. Cbemin, Roulage, Voirie, etc.) — Par suite du développement des chemins de fer. quelques routes ont vu diminuer leur circulation ; mais la plupart sont au contraire plus fréquentées qu'elles ne l'étaient autrefois, et leur entretien est devenu pluscoûteux, à cause du renchérissement des prix de la main d'œuvre et des matériaux. » (Ch. Y.)
'ROUTIER s. m. Livre qui marque, qui enseigne les chemins, les routes de mer. les caps, les mouillages, les ancrages, les gisements des côles, etc., particulièrement pour les voyages de long cours ; le routier de la Méditerranée. — Adjectiv. Carte routière, carte de géocrraphie où les routes sont marquées ave'c i;i soi;: ^ .irticulier, et qui sert de guide aux Vt. .ageurs.
* ROUTIER s. m. Celui qui sait bien les routes et les chemins. .N'est guère d'usage qu'au figuré, dans cette expression familière, Un vieux ROUTIER, un homme exercé aux alfairespar une longue expérience, un homme fin et cauteleux.
ROUZ
-vi&ux routier, ils
lit plus d'un tour.
La Fontdbb.
— S. m. pi. Bandes de pillards, de troupes légères.
' ROUTINE s. f. Capacité, faculté acquise plutôt par une longue habitude, par une longue expérience, que par le secours de l'élude et des règles : il n'a jamais étudié cet art à fond, mais il a acquis une sorte de routine. — Usage depuis longtemps consacré de faire une chose toujours de la même manière : il ne connaît que la vieille routine.
* ROUTINER v. a. Habituer quelqu'un à faire une chose, la lui l'aire apprendre par routine : il faut la routiner à tricoter, à coudre.
* ROUTINIER, 1ÈRE s. m. Celui, celle qui agit par routine, qui se conlorme àla routine ; ce médecin n'est qu'un vieux routinier. — Adjectiv. Esprit routinier.
* ROUTOIR s. m. Lieu où l'on fait rouir le chanvre. — Les routoirs sont soumis à la réglementation de l'autorité municipale. S'il s'agit d'établissements permanents, ils ne peuvent être installés qu'après enquête et en vertu d'une autorisation admiininistrative. En effet, ils sont classés, par le décret du 31 déc. 1866, dans la nomenclature des établissements dangeieux, insalubres ou incommodes.
ROUTOT. ch.-l. de cant., arr. et à 17 kil E de Pont-Audemer (Eure); 802 hab. Marchés importants.
•ROUVERINadj. m. Métall. ^n ne l'emploie que dans cette locution. Fer rouverin, fer rempli de gerçures, et qui est cassant lorsqu on le fait rougir au feu.
• RODVIEUX ou Roux -'Vieux s. m. Artvétér. Maladie cutanée du cheval, espèce de irale qui se montre ordinairement dans les plis de I encolure, près de la crinière, et qui cause la chute dn crin et du poil. On le dit aussi de la gale invétérée des chiens : ce ch'val. ce chien a le rouvieux. -— Adjectiv. Afon cheval devient rouvieux.
* ROUVRE on Roure s. m. Espèce de chêne qui s eléve moins droit et moins haut que le chêne ordinaire : le rouvre fournit des pièces courbes propres aux constructions.
' ROUVRIR v. a. Ouvrir de nouveau : rouvrez la porte, les fenêtres. — Rouvrir la plaie, LA BLESSURE DU QUELQU'UN, renouveler son chagrin.
Je!
s que Tos regards vont rnui'rir mes blessures. J. Racisk. Andrnmiique, acte II, se ■■
ROUX, OUSSE adj. (lat. russus). Qui est d une cuuleui- entre le jaune etie rouge -.poil roux. — Un homme roux, une femme "rousse un homme, une femme qui a les cheveux roux. On dit de même, subslantiv. et fam. Un roux, une rousse. — Beurre roux, beurre fondu de telle sorte qu'il devient roux : des œufs au beurre roux. - Agric. Vents roux, ou Roux VENTS, vents d'avril froids et secs, qui font tort aux arbres fruitiers. — Lune ROUSSE, la lune d'avril. — s. Couleur rousse: îl est d'un roitx ardent. - Sauce faite avec du beurre ou de la graisse qu'on a fait roussir : faire un roux.
ROUX (Jacques), révolutionnaire français mort à Pans en 1794. Lorsque la Révolution éclata, il était prèlre attaché à la paroisse Saint-Nicolas; il devint membre de la Commune du fO août 1792 et fut un des commi.s- .saires chargés de conduire Louis XVI à l'échafaud et de dresser procès-verbal de l'exécution. Ses extravagances le firent citer devant le tribunal révolutionnaire qui le condamna à mort le 15 janv. 1794. Il se frappa de cinq coups de couteau en entendant son arrêt et mourut dans sa prison.
ROUX iLouis). conventionnel montagnard, né en Champagne en 17b6, mort en Bel<;ique en 1817. Il était dans les ordres en 1789, adopta avec ardeur les principes de la Révolution, lut envoyé à la Convention par le dép. de la Haute-Garonne, vota la mort du roi sans appel m sursis, fit partie du comité de sûrelé générale et devint membre des Cinq- Cents. lldutquitterlaKrance en 1816,comme régicide.
ROUX-FAZILLAC, conventionnel, né à Excideuil en 1750, mort à iNanterre en 1833. Envoyé à la Convention par le dép. de là Dordogne, il vota la mort du roi sans appel ni sursis, fut un adversaire acharné des Girondins et di.sparut après le 18 brumaire. Exilé en 1816. il rentra en 1830. Il a laissé: Recherches historiques et critiques sur l'homme ati masque de fer (isoi, in-8»j; Histoire delà guerre d'Allemagne pendant les années 1756(;< suivantes (Lausanne, 1784, in-4»).
• ROUX-VIEUX s. et adj. m. Voy. Rouvieux.
ROUZET DE FOLMON (Jacques-Marie), conventionnel, né à Toulouse en 1743, mort a Paris en 1820. Député de la Haute-Garonne a la Convention, il se prononça contre la mise en jugement de Louis XVI et vota pour l'appel au peuple, le sursis et la détention jusqu'à la paix. Eu 1797, il devint mumbre des Ciiirr-(>"ts, et plus tard intendant de la du-