‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 143 sur 639 · ROUT · texte numérisé non relu

ROUT

* ROUT s. m. [routt ouraoutti (mot angl.). Assemblée nombreuse de personnes du grand monde : aller à un rout.

' ROUTAILLER v. a. Chasse. Suivre une lit'te avec le limier, pour la faire tirer par les chasseurs armés de fusils : routailler un cerf.

' ROUTE s. f. (lat. rupta, brisée, sous-ent. via, route). Voie pratiquée pour aller d'un lieu à un autre : route fréquentée. — Direction qu'on suit ou qu'on peut suivre, par terre ou par mer, pour aller en quelque lieu : la route de terre est de dix lieues plus longue que la route par eau, que la route par mer. — L.\

ROl'TE DE TEL LIEU ,\ TEL .\l'TRE EST TRÈS BON.NE, TRÈS a.\UVAISE, D.iXGEREl'SE, PEU SURE, etC, Se

dit en parlant des commodités ou des iiicommodilés qu'on trouve sur une roule. — Mar. Faire faussi; route, se détourner de la route qu'on avait prise, et en prendre une différente, pour se dérober à la poursuite d'un ennemi. S'écaVler de son droit chemin, sans le vouloir. — FAiREFAUSSEROUTEjSetiomperdans quelque affaire, eraployerdesmoyenscontrairesà la fin qu'on se propose. — Guerre. Chemin et logement qu'on marque aux gens de guerre en voyage : donner uneroute à des troupes. — Particul. Grande allée percée dans un bois, dans une forêt, pour la commodité du charroi, de lâchasse, de la promenade, etc. : les routes de telle forêt. — Espace que parcourent les astres les eau.x, etc., en se dirigeant d'un point vers un autre : laroute du soleil. — Conduite qu'on tient dans la vue d'arriver à quelque fin, les moyens qui mènent à quelque fin : il a pris lu bonne route pour arriver à son but. — Avaude-route, loc. adv. Précipitamment et en désordre. On ne l'emploie qu'avec les verbes FutR, ALLER, et en parlant des gens de guerre : les enyiemis s'enfuirent, s'en allèrent à vau-dcroute. (Vieux.) — Encycl. Les anciens Egy|itiens ont dû avoir des routes pavées et résistantes pour le transport des immenses blocs depierre dont ilsseservaientpouréleverleurs pyiamides et leurs autres constructions. Les Grecs donnaient beaucoup de soin aux routes, mais ce sont les Carthaginois, dit-on, qui y introduisirent le plus de perfectionnements. La voie Appienne, que Stace appelle la reine des routes. (Voy. Appienne [voiel, la voie Aurélienne (route de la côte de la mer Tvnhénienne), et la voie Klaminienne (vov. Flasii- NiENNE (uoi'e), furent les premières" grandes routes romaines; mais bientôt l'empire romain se sillonna déroutes pavées construites à grands frais. Elles existent encore en beaucoup d'endroits. Dans l'Inde, on fit de bonne heure d'excellentes routes qui mettaient en communication Agra avec Lahore et Lahore avec Cachemire; mais après la morld'Aurmg-- Zile, elles se dégradèrent, elles seules bonnes routes de l'Inde ont été, dit-on, construites par les Anglais; parmi celles-ci, on cite la route de Calcutta à Peshawer. Les incas du Pérou avaient construit des routes magnifiques dont il reste encore des traces remarquables. — LégisL « Les grandes routes de l'ancienne France étaient peu nombreuses avant le xvii" siècle, et elles présentaient encore des lacunes considérables à la fin du siècle suivant. Ces routes n'étaient ni pavées ni convenablement empierrées; et elles étaient à peu près impraticables pendant les saisons humides.» Un pareil état des communications « condamnaitles pays auxdisettes périodiques; « à côté de la petite vérole qui sur huit morts • en causaitune. on trouvait alors une maladie « endémique, aussi régnante, aussi meurtriè- « re, la faim. » (.\I. Taine. L' AncienRégime. ]0n divisait autrefois les grandes routes en quatre classes, selon leur importance. La largeur des roules de première classe était au moins de 42 pieds (13". 63) en vertu d'un arrêté du conseil du roi du G fév. 1776. Sous Louis XV, la largeur des vingt principales routes avait

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