‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 15 sur 639 · RAIN · texte numérisé non relu

RAIN

PAROLES RAILLEUSES, TON RAILLF.OB, disCOUrS

plein dp raillerie, paroles dites pour railler, ton de plaisanterie. — s. Celui, celle qui aime à railler, qui raille souvent : un agréable raiikur. — Fam. Vous êtes un railleub, se dit à un homme qu'on soupçonne de ne parler pas sérieusement. — Souvent les raillei us SONT nAiLLi'?. on se moque souvent de ceux qui veulent -^e moquer des autres.

RÂILLEUSEMENT adv. D'une manière railleuse.

RAILROAD s. m. [réI-rOd ; quelques personnes pfonone,entraî-rod](angl. rat/, barre; road. eheniin). Chemin de fer.

' RAILWAY s. m. [rél-ouè; quelques personne* prononcent raï-ouè](angl.raî/, barre ; way, voie). Chemin de fer.

RAIMONDI (Marc-Antoine), le plus illustre praveur de lu renaissance italienne, né àBoiogne en 144'), mort en 1534. Ses principaux ouvrages sont : Jugement de Paris; Massacre des Innocents ; la Cène; le Parnasse ; ia. Poésie, etc.

RAIN s. m. (ail. rain, limite). Lisière d'un bois.

'RAINCEAD s. m. 'Voy. Rinceau.

RAINCY (Le), village de l'arr. et à 44 kil. de Pontoise (Seine-et-Oise), et à H kil. E. de Paris. Réseau téléphonique en correspondance avec celui de Paris: 5.826 h. Ancienne abbaye de bénédictins fondée au xii" siècle, remplacée par un château appartenant à la famille d'Orléans, lequel a été détruit en 18o2, par suite du décret de confiscation des biensde la famille de Louis-Philippe.

' RAINE s. f. (lat. rana). Vieux mot qui est encot e en usage dans quelques provinces, et qui signifie, grenouille : raine de buisson.

RAINER v. n. Faire une rainure.

* RAINETTE s. f. (dimin. de raine).

Erpét. Genre de batraciens anoures, voisin des grenouilles, do.Tt il se distingue par de petites pelotes ou disques, élargis et visqueux à l'aide desquels ces animaux grimpent lestement sur les corps les plus lisses et se maintiennent même sur les feuilles agitées par le vent. Ce sont les grenouilles les plus petites, les plus brillantes, les plus vives et les plus élégantes. On les voit pendant lesjours chauds sauter dans les arbres ou dans les herbes, après les insectes qui les nourrissent. Leur peau, lisse sur le dos, est rugueuse sous le ventre et sur les côtés des jambes. Elles possèdent, à un degré remarquable, la faculté de changer de couleur, ce qui leur permet quelquefois d'échapper à leur nombreux ennemis. Très bruyantes, elles croassent surtout à l'appi'oche de la pluie ; leur voix forte présente quelque analogie avec celle du canard. En hiver, elles s'enibncent dans la vase et ne reparaissent qu'au printemps, époque où elles déposent leurs œufs dans l'eau. Les espèces sont nombreuses; mais nous n'en avons qu'une en France : c'est la rainette commune {hyla arborea ou viridis], essentiellement arboréale. très commune dans le .Miii, près des étangs, dans les bois, dans les jardins; elle est verte en dessus, pâle en dessous, avec une ligne jaune et noire le long de chaque côté du cou.

* RAINETTE s. f. Sorte de pomme. (Voy. Rf.inkite )

' RAINURE s. f. (lat. radius, rayon). Menuis. Petite cnlaillurc faite en long sur l'épaisseur d'un morceau de buis ou d'une planche, pour y assembler une autre pièce, ou pour servir à une coulisse : faire une rainure. — Anat. Se dit des cavités allongées, en forme de fentes, qui se remarquent à la surface des os, et dans lesquelles fiassent (ju sont insérées différentes parties : la rainure mastoïdienne du temporal.

RAIS

' RAIPONCE s. f. (ital. raperonza). Bot. I Espèce de campanule, dont les racines, de I nvôme nom, sont blanches, tendres, et se I mangent en salade : une salade de raiponces. i (Voy. Campanule.)

* RAIRE ou Réer. v. n. Vénerie. Se dit du i oii du cerf: les cerfs raient quand ils sont en

rul.

j ' RAIS s. m. pi. (lat. radius, rayon). Rayon, j trait de lumière : )es rais de la lune. 11 est inusité en prose, et il est vieux en poésie. — Hlas. Pointe qui sort d'une étoile, comme un l'ayon : une étoile à cinq rais, à six rais, à huit rais. — Pièce qui entre par un bout dans le moyeu de la roue, et par l'autre dans les jantes. En ce sens, il a un singulier : il y a un rais rompu à cette roue. — Archit. Rais de cœur, ornement en forme de cœur, propre à la moulure appelée Talon.

* RAISIN s. m. (lat. rncemus, petit rameau). Le fruit de la vigne : une grappe de raisin. — Moitié figue, moitié baisin, moitié de gré, moitié de force : Il y a consenti moitié figue, moitié baisin, en partie bien, en partie mal : ils vivent ensemble moitié figue, moitié raisin. Partie sérieusement, partie en plaisantant : il nous a conté cela, moitié figue, moitié raisin.

— Raisin d'ours, arbrisseau traînant, espèce d'arbousier toujours vert, dont on prétend que les ours recherchent beaucoup le fruit.

— Grand raisin, nom d'une sorte de papier qui s'emploie surtout pour les ouvrages qu'on imprime avec un certain luxe. — Législ. i< Depuis que le phylloxéra a réduit la production du vin en France, on a essayé de suppléer par divers moyens à l'insuffisance des vendanges. On a obtenu des secondes et des troisièmes cuvées, par l'addition d'eau sucrée sur les marcs de raisin soumis ensuite à une nouvelle fermentation. On a surtout fabriqué du vin, en faisant fermenter du moût de raisins secs; et ce vin mélangé aux vins artificiellement alcoolisés de l'Espagne et de l'Italie, a servi à combler le déficit de la récolte. Ces raisins secs ont été importes de Grèce. d'Asie Mineure, etc., en quantités considérables, savoir : en 1875, 8 millions de kilog. ; en 1.S7(), 11 millions; en 1877, 17 raillions ; en 1878, 30 millions; en 1879, 51 millions; en 'IS80, 78 millions de kilog. La loi du 7 mai 1881 ayant élevé de trente centimes à six francs par cent kilogrammes, la taxe de douane sur les raisins secs, l'importation de cette denrée est descendue à 68 millions en 1881, à 63 millions en 1882; et les quantités de vins de raisins secs fabriquées en France ont diminué de 2 1/ï millions d'hectolitres. (Voy. Vm.) » (Ch. Y.)

* RAISINÉS, m. Espèce de confiture liquide faite avec du raisin doux, auquel on ajoute quelquefois des poires ou des coings; un pot de raisÎJjé.

RAISINIÈRE s. f. Petite tumeur granuleuse et nouàtie qui se forme quelquefois à la surface de la cornée.

■ RAISON s. f. (lat. ratio). Faculté intellectuelle par laquelle l'homme connaît, juge et se conduit ; Dieu a donné la raison à l'homme pour lui faire discerner le bien du mal, le vrai d'avec le faux. — Philos. Raison pure, se dit par opposition à Raison pratique de la connaissance nituilive des vérités nécessaires : liant a écrit un traité intitulé : « Critique de la raisun pure. » — Raison impersonnelle, ensemble des vérités qui s'jmjiosent aux hommes. — Culte de Raison, sorte de fêtes allégoriques qui eurent lieu en 1703: nos pères ont vu promener dam Paris la déesse liaison. (Voy. Hébert.) — Etre de raison, se dit, par opposition à Etre réi;l, de ce qui n'existe que dans l'esprit, daub l'imagination : une montagne d'or est un être de raison. — Perdrk la raison, tomber en démence. Se dit, par exag., d'un homme qui lait une chose contraire à la raison,

RAIS

au bon sens : quoi! vous avez fait ce mauvais marr.hé? — Bon sens, bon usage de la raison, sagesse, justesse d'esprit : cet homme n'a point de raison.

La rainon ii'.igit point sur une populace.

J. RiciBi, /,« ÏVieiiairfe, acle II, se. m.

— Parler rai.sqn, parl'er sagement, raisonnablement : c'est un homme qui parle toujours raison. Devenir raisonnable, accomniolant, traitable : voilà parler raison. — Il n'y a ni RIME NI RAISON, Se dit, cn parlant d'un raisonnement, d'un discours de travers, d'un ouvrage d'esprit très mal fait, etc : il n'y a ni rime ni raison à tout re qu'il dit. — Mariage de raison, mariage où les convenances, les rapports d'état et de fortune ont été plus consultés que l'inclination. — Ce qui est de devoir, de droit, d'équité, de justice : se rendre à la raison. — Fam. Mettre quelqu'un A la raison, signifie quelquefois, réduire quelqu'un par la force. — Avoir raison, être fondé dans ce qu'on dit, dans ce qu'on fait : vous ave:, tort, c'est lui qui a raison. — Donner raison a quelqu'un, prononcer en sa faveur, décider qu'il est fondé en ce qu'il dit ou en ce qu'il fait : ces enfants m'ont prié de décider entre eux. j'ai donné raison au plus jeune. — Entendre raison, acquiescer à ce qui est juste et raisonnable : quelque proposition qu'on lui ai faite, il n'a jam'iis voulu entendre rnisoit. — Il n'entend pas raison la-dessus, se dit d'un homme qui sur quelque point se montre infiexible, sévère, opiniâtre, toujours prêt à se formaliser. — Prov. Il y a raison partout, pour tout, se dit en parlant de quelque excès qu'on veut empêcher, arrêter : je ne défends pas qu'on se divertisse, mais il y a raison partout. — Comme de raison, comme il est juste, comme il est raisonnable de faire. Ou dit proverbialement dans le même sens, Selon Dieu et raison. — Plus que de raison, plus qu'il n'est raisonnable : il a bu plus que de raison.— Palais. Pour valoir, pour servir ce que de raison, pour être ordonné ce que de raison, pour valoir ou pour être ordonné ce qui sera de justice, d'équité. — Satisfaction, contentement sur quelque chose qu'on demande, qu'on prétend ; /e ïO!(S ferai avoir raison de vos prétentions. — Parlicul. Réparation d'un outrage, d'un atiront : il m'a offensé, j'en ai tiré raison. — Se faire raison soi-même, a soi-même, se faire justice par force, de sa propre autorité ; î7 n'est pas permis de se faire raison soi-même. — Faire raison a quelqu'un d'une santé qu'il a portée, boire avec lui à la santé de la personne qu'il a nommée : je vous fais raison de la santé que vous m'avez portée. — Faites-moi raison d'un tel, rendez-moi compte des motifs pour lesquels il en use comme il lait. — Demander a quelqu'un raison de quelque chose, demander a quelqu'un qu'il rende compte d'une chose qu'il a faite ou dite, qu'il en explique les motifs : 0)1 lui a demandé i-aison de sa conduite, de ses discours. — Rindre raison de QUELQUE chose, cu rendre compte, en e.xpliquer les motifs, les causes : on lui a fait rendre raison d'un j)areil procédé. — Rendre raison A quelqu'un, se battre en duel avec lui, pour cause d'une offense. — Dans toutes les acceptions qui précèdent, Raison n'a point de pluriel. — Preuve par discours, par argument : et, dans cette acception, il a un pluriel : donnez-nous de meilleures raisons.

La raison du plus fort est toujours la meilleure, Nous l'alluns prouver tout a l'heure.

La EosTiisB.

— Fam. Point tant de raisons, façon de parler dont un supérieur se sert envers un inférieur, pour lui imposer silence, et lui marquer que ses objections et ses répliques déplaisent. — Sujet, cause, motif : vous m'altnqu'Z sans î'hi'sok. — A plus forte raison, avec d'aulanl plus de sujet, par un motif d'autant plus fort : si l'on est obligé de faire

RAIS

du bien mtx étrangers, à plus forte raison en doit-on faire à ses parents. — Pour raison a uoi coNNUii, pour un sujet, pour un motif que je ne veux pas faire connaître : je ne ferai pas cf que vous voulez, poiirrnisonà inoiconnue. On (lit aussi, Pour raison a vous connue, pour un sujet, pour un motil que je n'ai pas besoin de vous dire : je n'en diraipas davantage, pour raison àvous connue. — Conter ses raisons A quelqu'un, l'entretenir de ses affaires, de ses intérêts, lui expliquer les motifs de la conduite qu'on a tenue : je lui ai conté mes raisons, et il a approuvé ce que j'avais fait. — On dit aussi. Conter ses petites raisons. — Raison d'Etat, raison de famille, les considérations d'intérêt par lesquelles on se conduit dans un Etat, dans une famille : la raison d'Etat n'a pas permis que. . . — Au pluriel, se dit. en termes de pratique, des titres et prétendons qu'une personne peut avoir. On l'emploie principalement dans cette phrase, Céder ses droits, noms, raisons et actions . — Matliéniat. Rapport d'une quantité, soit étendue, soit numérique, à une autre quantité : il y a même raison géométrique entre trois et six qu'entre six et douze. — Banque et Comm. Noms des associés rangés et énoncés de la manière que la société a déterminée pour signer les lettres missives, billets et lettres de change : cette maison de banque est sous la raison Gautier, Lefèvre et compannie. — Part d'un associé dans le fonds d'une société de commerce : sa raison est d'un tiers, d'un cinquième. En ce sens, il a vieilli; on dit. Son intérêt, sa mise de fonds est de tant. — Livre de raison, registre où un négociant porte tous ses comptes par doit eiavoir. lia vieilli; on dit. Grand-livre. — Charpenl. Mettre les PIÈCES de bois en leur RAISON, mettre chaque morceau, chaque pièce en sa place. — A telle fin que de raison loc. adv. dont on se sert en style d'aflfaires, pour exprimer qu'on fait une chose dans la pensée qu'eJle pourra être utile, sans dire précisément à quoi : il fit faire un procés-verbal de l'état des lieux, à telle fin que de raison. — A tout événement.

— Pour raison de quoi loc. dont on se sert en style d'alfaires. et qui signifie, à cause de quoi. — A raison de, en raison de loc. préposit. A proportion de, sur le pied de : on paya cet ouvrier à raison de l'ouvrage qu'il avait fait. — Phys. La vitesse d'un corps qui tombe est en raison directe des carrés du temps, c'est-à-dire qu'elle augmente dans le même rapport que ces carrés croissent. L'intensité de la lumière est en raison inverse des

CARRÉS DE LA DISTANCE DU CORPS LUMINEUX, c'est-

à-dire qu'elle diminue dans le même rapport que ces carrés croissent., etc. — En raison de, signifie aussi, vu, en considération de : en raison de son extrême jeunesse.

"RAISONNABLE adj. Qui est doué de raison, qui a la faculté de raisonner : l'homme est un être raisonnable. — Qui agit, qui se gouverne selon la raison, suivant le droit et ['éqnilé : ce jeune homr.'ie est devenu fort raisonnable. — Résigné : ap7-ès le malheur qui lui est arrivé, je l'ai trouvé beaucoup plus raisonnable que je ne croyais.

Va, ta, dans sa douleur le seie est raisonnable, Et je n ai jamais vu de femme inconsolable,

CoLLiN d'Eaulbvillb. L'Inconstant, acte I", se. i".

— Cet enf.^nt se conduit, parle comme une PERSONNE raisonnable, sesactions, ses discours ressemblent à ceux d'une personne faite, dune personne d'un âge mûr. — Se ditaussi en parlant des choses; et alors il signifie, conforme à la raison, à l'équité : il m'a tenu des discours fort raisonnables. — Qui est suffisant, qui est ce qu'il doit être, qui est convenable : on lui a donné une pension raisonnable.

— Qui est au-dessus du médiocre : il est d'une taille raisonnable.

' RAISONNABLEMENT adv. Avec raison, conformément à la raisûii. à l'équité : c'est

RAIS

parler raisonnablement. —Sn!R<^!immer)i, convenablement : c'est raisonnablement vendu. — Passablement, ou d'une manière au-dessus du médiocre : sa maison est raisonnablemtnt grande. En plaisantant. Elle est raisonnablement laide, elle est fort laide.

* RAISONNÉ, ÉE part, passé de Raisonner.

— Adj. Appuyé de raisons et de preuves : requête raisonnée. — Se dit encore do toute méthode ou traité qui rend raison des règles d'un art, d'une science : arithmétique raisonnée.

— Analyse raisonnée, analyse accompagnée de réflexions : analyse raisonnée de l'histoire de France.

' RAISONNEMENT s. m. Faculté ou action de raisonner : c'est un Itomme qui a le raisonnement bon. — Argument, syllogisme, diverses raisons dont on se sert dans une question, dans une afïaire : convaincre quelqu'un par la force de ses raisonnements. — Fam. Faire des raisonnements a perte de vue, faire des raisonnements vagues, et qui ne concluent rien. — Fam. Point tant de raisonnements, point de raisonnement, façons de parler dont un supérieur se sert à l'égard d'un inférieur, pour lui marquer qu'il veut être obéi sans réplique.

' RAISONNER v. n. Se servir de sa raison pour connaître, pour juger : c'est le propre de l'homme de raisonner. — Chercher et alléguer des raisons pour éclaircir une affaire, une question, pour appuyer une opinion, etc. : nous avons beaucoup raisonné sur cette affaire.

— Répliquer, alléguer des excuses, au lieu de recevoir docilement des ordres ou des réprimandes : je n'aime pas les enfants qui raisonnent. — Ne raisonnez pas tant; vous raisonnez, JE crois; si vous raisonnez davantage... façons de parler dont ou se sert envers une personne fort inférieure à soi, lorsqu'on se sent oÔ'ensé ou importuné de ses discours, de ses répliques. — Prov. et fig. Raisonner comme une pantoufle, raisonner pantoufle, raisonner de travers. — Mar. Se dit d'un bâtiment que l'on envoie reconnaître par la chaloupe, et qui est obligé de montrer ses passeports, et de rendre compte de sa route : faire raisonner un bâtiment. — V. a. Appliquer le raisonnement à quelque chose : c'est un homme qui raisonne toutes ses actions, toutes ses démarches. — Se raisonner V. pr. Soumettre son espnl à la raison : il essaya en vain de se raisonner.

' RAISONNEUR, EUSE s. Celui, celle qui raisonne : c'est un bon, c'est un excellent raisonneur. — Se prend plus ordinairement en mauvaise part, et se dit d'une personnequi fatigue, qui importune par de longs, par de mauvais raisonnements : c'est un raisonneur ennuyeux, unraisonneur éternel, perpétuel. — S'emploie aussi sansépithète, et se dit de celui qui, au lieu de recevoir docilement les réprimandes qu'on lui fait ou les ordres qu'on lui donne, réplique et allègue beaucoup d'excusesbonnes ou mauvaises ; ce valet fait bien le raisonneur. — Certains personnages de comédie, dont le langage est ordinairement celui de la morale et du raisonnement : il est engagé à ce théâtre pour jouer les raisonneurs. — Adjectiv. Ce valet est trop raisonneur.

RAISSON. I. (François-Etienne- Jacques),

homme politique, né a Pans en 1760, mort a Sens en \ 835. Il adopta avec ardeur les principes de la Révolution et devint l'un des fondateurs et secrétaire du club des Jacobins. Opposé à la réaction thermidorienne, il fut arrêté et emf risonné à Ham. 11 entra ensuite dans l'administration de la police. — II. (Horace-Napoléon), compilateur, fils du précèdent, ne à Paris eu 1798, mort en 1854. On a de i ni : Histoire impartiale des Jésuites (1 824) ; Art de ne pas être dupe des fripons (IS^-ï); Code gourmand (1827); Code conjugal. Code de la toilette, Code galant, Nouvelle Cuisinière bourgeoise, etc.

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