RUEL
ganisation. — Se dit aussi d'organes réduits. dans certaines espèces, à de très petites dimensions : un rudiment de queue.
' RUDIMENTAIRE adj. Hist. nat. Qui a le
caractère' .1 un rudiment, d'une ébauche.
* RUDOYER v. a. Se conjugue comme Employer, ïiaiter rudement. Ne se dit ordinairement que du mauvais traitement qui se fait en paroles : il ne faut pas rudoyer les enfants. — • Rudoyer un cheval, le mener rudement, en le frappant du fouet, en le piquant de l'éperon, etc.
* RUE p. f. (lat. ruta). Bot. Genre de rutacées, comprenant plusieurs espèces de plantes ligneuses, d'une odeur très forte, dont les feuilles ont un goût acre et amer, et aux-
I quelles on attribue diverses propriétés I médicales. — La rue officinale [ruta graveolens) est un sous-arbrisseau à feuilles d'un vert bleuâtre, alternées, divisées, pennées, marquées de points ou glandes transparentes qui contiennent une huile à odeur forte et désagréable ; fleurs d'un jaune verdâtre, fleurissant tout l'été en petits corymbes: fruit en gousse à graines nombreuses. On l'a cultivée longtemps, et on la voit encore dans quelques vieux jardins. Elle avait jadis une grande réputation; on croyait qu'elle empêchait la contagion. Aujourd'hui on s'en sert peu. On la range parmi les antispasmodiques, et elle a été employée^ dans l'hystérie, les coliques et la dysménorrhée. On s'en est aussi servi pour provoquer des avortements, et à cet égard elle agit comme la plupart des drogues du même genre, avec une violence dangereuse. On la mange dans certains pays en salade ou comme condiment. La rue s'employait autrefois dans les cérémonies religieuses, comme le romarin, ce qui l'a fait appeler deux fois par Shakspeare « l'herbe de grâce ».
* RUE s.f. Chemin dans une ville, dans un bourg, dans un village, entre des maisons, ou entre des murailles : grande rue. — Ce cheval a pris un clou de rue. en marchant, il a rencontré un clou qui lui est entré dans le pied, et qui le fait boiter. — Être fou a courir les rues, être extrêmement fou. — Cette nouvelle, cette aventure, cette histoire COURT les rues, elle est sue de tout le monde. L'esprit court les hues, l'esprit est commun, tout le monde en a. — Être vieux COMME les rues, être fort vieux. Se dit des personnes et des choses : cette personne est vieille comme les rues. — Les rues en sont p.iVÉEs, se dit en parlant de choses extrêmement communes. — Législ. « Les rues des villes sont soumises aux règles particulières à la voirie urbaine. Celles qui forment la traverse des routes nationales ou départementales font partie de la grande voirie; mais c'est l'autorité municipale qui est chargée d'assurer la sûreté et la commodilé du passage dans toutes les rues de la commune, et aussi de ce qui concerne le nettoiement, l'éclairage, etc. Toutes les rues de Paris sont comprises dans la grande voirie. (Voy. Voirie.) Les rues ouvertes par les com(iagnies de chemins de fer, pour donner accès à leurs gares, sont considérées comme des dépendances de ces chemins, et elles sont en conséquence soumises aux règlements de la grande voirie. La dénomination des rues appartient aujourd'hui au conseil municipal de la commune, sauf ra|iprol)atiou du préfet (L. .j avril 1884, art. 08, 7°). i (Cu. Y.)
RUE, ch.-l. de cant., arr. et à 24 kil. N.-O. d'Abbcvillc (Somme), sur la .Maie ; 2,902 hab. RUEIL ciii Ruel, Rotalgensis piigus,\'M& du cant. de Marlyle-Koi, a 13 lui. .N.-E. de Versailles (Seine'-et-Oise), et à li Uil. 0. de Paris ; 9,680 hab.
• RUELLE s. f. Petite rue : wic ruelle qui