‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 153 sur 639 · RURA · texte numérisé non relu

RURA

plus jsnnue est le rupicolc orangé {rupicola orocea), appelé aussicogderoc/ie; son plumage est jaune safran, avec du blanc et du brun aux grandes plumes et une singulière crête

RUSS

Rupicolc orangé (Rupicola crocea).

de plumes, qui s'élève sur la tète et retombe sur le bec. Cet oiseau habite les rives rocheuses des torrents de la Guyane.

RUPIN s. m. Homme mis avec une grande élégance : il n'est que cela rupin! (Pop.)

RUPTILE adj. (lat. ruptus, rompu). Bot. Se dit d un organe qui s'ouvre en se déchirant d'une manière irrégulière.

RUPTILITÉ s. f. Etat de ce qui est ruptile.

RUPTIONs. f. Solution de continuité.

' RUPTOIREs. m. Chir. Nom qu'on a donné au cautère potentiel, parce qu'il corrode, brûle et produit une solution de continuité.'

— Adjectiv. Des médicaments ruptoires.

♦ RUPTURE s. f. Fracture, action par laquelle une chose est rompue; état d'une chose rompue : la rupture d'une porte, d'un coffre, d'un cabinet, etc. — Hernie, descente de boyau : il est fort incommodé d'une rupture.

— Division qui arrive entre des personnes qui étaient unies par traité, par amitié, etc.: lequel des deux est l'auteur de la rupture^ — Annulation, résolution des traités et des actes publics ou particuliers : depuis la rupture de la paix. — Rupture d'un mariage, rupture d'un projet de mariage. — Peint. Action de mélanger les couleurs, les teintes sur la palette. — LÉGisL. Rupture de ban. « Avant la loi du 27 mai 1885, qui a supprimé la peine de la surveillance de la haute police, le délit de rupture de ban était commis lorsque* le surveillé quittai t sans autorisation la résidence qu'il avait choisie ou qui lui était assignée. (Voy. Surveillance.) Aujourd'hui la rupture de ban a lieu lorsque le condamné libéré paraît dans les communes dont le séjour lui a été, en vertu du jugement de condamnation, interdit par le gouvernement; et ce délit est puni d'un emprisonnement qui ne peut excéder cinq ans (C. pén. 45). Le relégué qui se rend coupable d'évasion n'est pas dit en rupture de ban, et il est passible de peines particulières. (Voy. Rixégation.) » (Ch. Y.)

' RURAL, ALE, AUX adj. Qui appartient aux champs, qui concerne les champs, la campagne : fonds rural. — Doyen hural, curé commis par l'évêque pour avoir inspection sur les curés d'un certain district. — *v S'est dit du second Empire et, plus tard, de l'Assemblée de Versailles. En 1869, après le plébiscite qui avait affirmé le dévouement d'environ huit millions de paysans, Ruchefort publia dans la Marseillaise un article intitulé l'Empereur rural; le mot fit fureur et entra dans le voiabulaire politique. Deux ans plus tard, Rochefort, reprenant l'épithète pour l'appliquer aux députés élus en un jour dimalheur, lit insérer dans le .Uot d'Ordre un

article ayant pour titre : l'Assemblée rurale et le lendemain de l'apparition de cetarticle| Gaston Crémieux, se trouvant dans une tribune de l'Assemblée de Bordeaux, s'écria tout à coup : (c Assemblée de ruraux, honte de la France... »

RURALEMENT adv. A la manière des pavsan.s. ^ •'

RUREMONDE (holl. Roermond), ville du I.imboiirg, dans les Pays-Bas, au confluent de la Meuse et de la Roer. à 50 kil. N.-i\.-E. de Maestrichl; pop. : 11,208 habitants. Belle cathédrale du moyen âge. et église paroissiale renfermant de précieuses œuvres d'art. Lainages, coton et papier.

RURIK, fondateur de la première dvnastie russe. (Voy. Russie.)

RUROGRAPHIE s. f (lat. rus, campagne gr. 'jraphô,,ie décris). Traité sur les champs sur la culture des champs.

* RUSE s. C. Finesse, artifice, moyen dont on se sert pour tromper : vieille ruse. — Ruses INNOCENTES, certaines petites finesses dont on se sert à bon dessein. — Détour dont le lièvre, le cerf, le renard, etc., se sert quand on les chasse.

* RUSE, EE adj. Fin, adroit, qui a delà ruse, qui est plein de ruses : c'est un homme bienrusé. — C'est unhusé compère, se dit d'un homme adroit, subtil et artificieux. — On dit de même. Une rusée commère. — Qui annonce de la finesse, de la ruse : elle a une mine rusée. — Substantiv. C'est un fin rusé.

'RUSER V. n. Sa servir de ruses : ce chicaneur nous donne bien de la peine, il ruse, il ne fait que ruser. — Se dit particul. du cerf, du lièvre, du renard, etc., qui se servent de toutes sortes de détours et de ruses pour se dérober aux chiens qui les poursuivent : c'est un vieux cerf, un vieux lièvre qui ruse.

RUSSE s. et adj. De la Russie; qui appartient a ce pays ou à ses habitants.

RUSSELL (John, comte) [reuss'-el], homme d'Etat anglais, troisième fils du sixième duc deBedford, né en 1792, morten 1878. En 1813, il fut élu au parlement comme whig, et en 1819, il commença sa carrière de réformateur parlementaire. En 1828, il obtint le rappel des actes du Test et sur les corporations. Dans le ministère Grey de nov. 1830, il fut payeur général de l'armée, et conduisit dans la chambre des communes le mouvement en faveur du bill de réforme qu'il proposa en mars 1831. Il se retira avec le ministère Melbourne en 1834; mais celui-ci étant revenu au pouvoir en 1835, il fut secrétaire d'Etat aux alfaires intérieures jusqu'en 1839, puis à la guerre et aux colonies jusqu'en 1841, avec la position la plus influente dans le ministère. Pendantcinqans,il dirigea l'opposition contre le ministère Peel, et, en 1846, il devint premier ministre et premier lord de la trésorerie. 11 se démit en iS'à'i; mais à la fin de l'année, il devint ministre des afl'airesétraugères, poste qu'il échangea bientôt après pour celui de lord président du conseil. Il quitta le ministère Aberdeen en janv. 1853, et bientôt après prit le portefeuille des colonies dans le ministère Palmerston. Sa cond uite comme plénipotentiaire a la conférence de Vienne n ayant pas été approuvée, il se relira du cabinet le 16 juillet. En 1859, il fut encore nommé aux alfaires étrangères, et, en juillet 1861, créé earl (comte) Russell of Kingston-Russell. De nouveau premier ministre en 1865, il se retira en juin 1866. Ses œuvres comprennent : Life of William lord Russell (1819), Memoirs of the affairs of Europe from the Peace of Utrecht (I824-'29, i vol. 1 ii-4o) ; Correspondencc ofJohn, fourth Duke of li'.dford, withanintroduetion{{iii- i^ ,'i\o\.); Memorials and Correspondence of Charles James i'ûx (ISo3-'57, 4 vol.); Life and Times of

RUSS

RUSS

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.„..„.,.» o ^\\- M, 1 pt l'Aa dans le eolfe do Riga. Le Niémen et Charles Jnmes Fox (18S9-66 3 ^«V -/„!!, ha Vis^ule ne pa.sentqu'en partie sur le Lernmoirs. joum.l and Correspondcnce ofnomns '^ ^^^^^'^f ^a mer Noire reçoit le Pruth. le Moore (ISI-iî-ofi, 8 vol. ; SRkdwns /^^««'''^ ^Jg^ ,e Boï. le Dnieper, le Don (par la SpeecLofearlMsseUMM {om}:^'lt{';Z ' mer d Azof). «" '<= Kuban. La mer Casp'ienne

vecoit le Yolsra, qui est le plus grand fleuve de rKHrope,''et l'Oural. Parmi les principaux

Despatches, 1859 ta 1S65, wilh Introd'ictioni '1870)- Ui.sc and Progress of ihe Chn-'tvin RcUmnn in the W^sl of Europe {•S-3i; cl Rcr.lMion^ mdSwigestions, 1813-73 (1H7nV

RUSSELL (William, lord), homme dEtat second lils de William, cinquième

lacs sont : le Ladoga, le plus grand de I Lu lope l'Onega, le Peipus, et lllmen, dans le nord. La Russie d'Europe l'orme en majeure an"lais second lils de \Mlliam, cinquit-inc .^■^^, „„e immense plaine. On n'y rencontre comte Ycm-n de Bedford, né en 1039, déca- ; ^^g rarement des plateau.x peu élevés, comme Dite le ''HuilletlG83. Envoyé au parlement |;ig5 collines de Valda'i dans les gouverneen 1660" il se rangea en 1673 du côté des pro-| ^^gui, deNovogorod et de Tver, dontle som-

iiiem= uc iw.^^j,".^ - - ' „

met le plus élevé a environ 4U0 m. au s., dan? la presqu'île de Crimée, on trouve la chaîne des monts Yaila, qui, a un endroit, atteint une élévation d'environ 1,200 m. A l'E les monts Oural, et au S.-E. le Caucase, oui' dépasse parfois b.OOO m., forment en .'rande partie une frontière naturelle entre l'Europe el l'Asie. Les plaines sont çà et la couvertes de marécages, et plus fréquemment de forêts. Au S., ce sont des étendues sèches et dépourvues de bois, nu on appelle steppes. Tout a fait au N., les tundras sont, de même, des déserts sans arbres. Quelques provinces ne se composent presque que de i", . 'j.- „i. ^^u\r^^r,n,,^aa i\n (ie vaslti?s

,<...,.... f, de l'empire

1 est celle qui est au S. des monts Yaldai et de Moscou, et qui s'étend à l'E. jusquau Volga nue les preuves fussent assurément insui..- g^ a l'O. ju.-qu'à la froutière de Gahcie, elen canle« La sentence qui avait frappé Russel ^. comprenant la région du Don presque jusiut annulée aussitôt après la révolution et - -^ ,^ ,„^i. d'Azof. Tout ce.pays es très pro- ,.. „;..„ f.,( n,.,ii Hiif. dp. Redford en 1694.— ,,,,pt;f pn céréales. La moyenne de la lerape-

testants ou du « parti des paysans », dont i

lut un des chefs tant qu'il vécut. A la mort

de son frère aîné, en 1678. il devint lord Kus-

sell 11 demanda à la chambre des communes

nue le duc d'York fût éloii:né de la personne

et des conseils du roi. Lorsque le nouveau

conseil fut formé, lord Russell Qt partie de

ses30 membres; mais il le quitta en 1680,

parla en laveur des mesures dirigées contre

le papisme et destinées à empêcher I arrivée

d'un papiste au trOue, el appuya la motion

du colonel Titus tendant à déclarer le duc

d'York incapable de devenir roi d Angleterre.

Lor-que la réaction contre les whigs se ne- i provinces ne se cumfjuaein. ^^,^=^'

Clara le gouvernement de Charles II résolut .j^jj^gg arides et sablonneuses ou

de se' défaire des chefs du parti. Lord Rus- a^^rais. La parlie la plus fertile d

sell fut accusé d'avoir pris pari au complot [ „^, ..pUg „„! gsi au S. des monts V;

"de Rve House, et condamné à mort, bien

que les preuves fussent assurément insulli-

on nére fut créé duc de Bedford en 1694.- ^j^giif gn céréales. La moyenne de la lerapesa femme, lady Rachel Russell , mourut en salure, en hiver, est au-dessous du point ûe

"lace même dans les districts les plus mei dionaux. AuS. de b8» de lat., la nioyenue de la température varie de 4° a ri l>. ; le» hivers sont lonss et rigoureux, et les êtes courls el chauds: La région froide commence à aS» lat. et la région arctique a 6o". A Samt-Pélersbourg, le thermomètre tombe, en déc. et en janv. à 10» ou 15° au-dessous de zéro, et quelquefois beaucoup plus bas, tandis qu'en été il monte jusqu'à 30» et .iî". Le climat est généralement sain. - L empire russe se divise en gouvernements, et en quelques portions de territoire désignées d un 1 nom dill'ereijt. Le tableau suivant montre la superlicie et la population des grandes di-

Sa femme, ladv Rachel Russe 17-^3 à l'àue de 87 ans. Ses lettres ont ele publié.-sen 1819. Une édition plus complète a été donnée par lord John Russel en 18o4.

RDSSEY. ch.-l. de cant,. arr. et à '6o kil. S. de Montbeliard (Doubs; ; 1.248 hab.

RUSSIE (Cuir del, cuir préparé en Russie avec du bois de sanlal et corroyé avec une huile empvreumalique tirée du bouleau. Ce cmrpasse"pour être inattaquable aux vers. On l'emploie pour la confection des portefeuilles, des porte-monnaie, pour la reliure, etc. On l'imite parfaitement en France et en Angleterre.

RUSSIE 'russe Bosst»/a; ail. Ryss/and; angl. , . Rmsia). l'empire le plus étendu qui soit au visions : monde comme territoire non interrompu; il va en Europe et en Asie, de 38° 20 a en- divisions viroJ 77° 30- lai. N. et de 15» 18' long. E., à pnvirou 1720 lonc. 0. Limites: au N.-O. la Cvège; au N. l'océan Arctique- à l'E. le ^^^^r^^u,,;.-:" Pacifique; au S. l'empire de la Cnine, i a G,.à„d.duché de Finlande .. Dpiîp la Turquie d'Asie, et la mer ^oire; au Caucase

Fel=e, la iui4uicu^ t, i».,tr;<.V.o la leir lo re transcaspic»

.S -0 et à 10. la Roumanie, 1 Autncne, la | ^^^'.|^ Prusse, la mer Baltique el la Suède. Sa plus ..rande lonsueur de 10. à l'E. est d environ 9 000 kil.; "sa plus grande largeur, sans y comprendre les lies, de 3,600 kil. On estime que sa surface totale est égale a 1/26 de cdie de tout le globe, et à un sixième de celle de toute la terre ferme. L'océan Arctique enfonce de larges bras dans les côtes septentrionales, V formant des golfes, dont ceux d'Obi et de Kara sur les contins de 1 Europe cl de l'Asie, et la mer Blanche au N.-O., sont les plus importants. Les tleuves sont nombreux el d'une grandeur remarquable. Ceux f,„,,™„.E„Ej,is delaRussieeuropéenne(c'eslàellesurloulque i gou\erne.menis

nous limiterons nos descriptions dans cetar- — , ■

ticle, renvovanlle lecteur pour la Russied A- ^,.,^h^„„,,

sie aux articles Caucase, Sibérie et Iurkes- Ustrakhan

TAN etc.) appartiennent aux quatre grands | Bessarab.e •■

bassiDsderoLeanArctique.de la Baltique, de prOT.'deràrméVau'i)on...

la mer Noire, et de la mer Caspienne. L oceau [ Esthonie

Arctique reçoit directement la Petchora, et Gro.ino .......

par la mer Blanche, la Mezen, la Dwina et I }»'»^,^- -,•-•;;

rOnca. La Baltique reçoit la lornea el e Kai.si

Kemi dans le golfe de Bothnie, la Nev.i.l la Kaiouga

iVarva daus le golfe de Finlaude, et la Duna , A reporter

95.661.600 9.000.000 2.338.400 6.4W.850 eSO.ÔDO 5.101.400 3.965.200

Nous donnons, ci-dessous, le tableau des gouvernements de l'empire, ^fuf «ux de Finlande et du Caucase que Ton trouve dans notre dictionnaire, aux articles Iim-ande et Caucase.

Russie d'Europe et Pologne

Territoire Iranscaspien de l'éteiiduc antérieure • •

Merw et le reste du territoire turkmène , . .

Total.

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