RUIN
ferme par un canal largedel à 3 kil.: 9G6 kil. carr. ; 50,000 hab. environ. Des baies peu profondes et des bras de mer nombreux la divisent eu plusieurs péninsules. On y va beaucoup à la saison des bains de mer. Cap., Bergen.
•RUGINEs. f. (lat. runcinn. rabot). Instrument dont les chirurgiens se servent pour pâtisseries os : rugine pour enlever le tartre des dents.
' RUGINER V. a. Chir. Racler, ratisser un os avec la i naine : ruginerun os, pour en détacher le périoste.
'RUGIR V. n. (lat. rugire). Se dit du cri du lion, du tigre, de la panthère et de plusieurs autres animaux féroces : un lion qui rugit.
' RUGISSANT, ANTE adj. Qui rugit : un '.i'jn niijissatil.
• RUGISSEMENT s. m. Cri du lion, du tigre, de la panthère, et de quelques autres animaux féroces : le rugissement des lions.
RUGLES, ch.-l. de cant., arr. et à 50 kil. S.-O. d'Evreux (Eure), sur la rive gauche de la Risle ; 1,732 hab. Epingles, aiguilles, clous. Laminoir et tréfilerie de cuivre.
' RUGOSITÉ s. f. (rad. lat. rugosus, rugueux). Science. Se dit des espèces de rides qu'on voit suc une surface raboteuse.
• RUGUEUX. EUSE adj. Qui a des rugosités : les feuilks de la sauge sont rugueuses.
RÛHL (Philippe-Jacques,, conventionnel, né près de Strasbourg, mort à Paris, le 30 mai 1795. Envoyé à la Convention par le département du Bas-Rhin, il vota la mort du roi, devint membre du comité de Salut public et, en 1794, président de la Convention. Délégué à Reims, il assembla le peuple pour développer devant lui les principes du républicanisme et, brisa, au milieu des applaudissements, la sainte ampoule conservée pour le sacre des rois. Il devint ensuite orateur des clubs, après le 9 thermidor. .Mis en étal d'arrestation, il se donna la mort.
' RUILÉE s. f. Bordure de plâtre ou de mortier que les couvreurs mettent sur une rangée de tuiles ou d'ardoises, pour les lier avec les murs ou avec les jouées de lucarnes : ruitée de plâtre, de mortier.
RUILER V. a. Raccorder avec du plâtre pour remplir un joint entre un toit et un mur.
• RUINE s. f. (lat. ruinai). Dépérissement, destruction d'un bâtiment : im bâtiment qui est en ruine. — Battre une place en ruine, la battre avec la grosse artillerie, la bombarder, etc. — Fig. Battre olelqu'ut»' en ruine, l'attaquer avec tant de force dans une discussion dans une contestation, qu'il ne lui reste aucun moyen de se défendre. — Fig. Ce n'est PLUS qu'une ruine, se dit d'une femme qui était belle, d'un acteur qui avait du talent, etc., et qui ont beaucoup perdu en vieillissant.
Les ruiaes d'une maison
SepeuTent reparer; que n'est cet avantage
Pour les ruines du \i!^age
La FONTAnO.
— Perte du bien, des richesses, de la fortune : cette affaire a cause sa ruine. — Perte de l'honneur, de la réputation, du crédit, du pouvoir, etc. : cette aventure a causé la ruine de sa réputation. — La rdine d'un Etat, sa chute, son entière décadence : cet empire est bien prés de sa ruine. — Ce qui est cause de la ruine de quelque chose, et partieul. ce qui entraine une grande dépense : Hélène a été la ruine de Troie. — pi. Débris d'un édifice abattu, restes d'un édiûce détruit : on y voit encore de vieilles ruines. — Pierres ! DE HCiNES, certaines pierres sur lesquelles il y i a naturellement des représentations de vieil- 1 les ruines, qui semblent avoir été faites au pinceau. — S'élecey sur les ruines d'un autre. \
RU^fE
' RUINER V. a. Abattre, démolir, détruire : ruiner un édifice, un château, une ville. — Se dit aussi du ravage que fait la tempête, la grêle sur les biens de la terre : la tempête a ruiné tous les vergers du pays. — Causer la perte du bien, des richesses, de la fortune : ruiner un homme entièrement, complètement. — Causer la perte de l'honneur, du crédit, de la santé, etc. : ce libertin a ruiné l'honneur de vingt familles. — Se dit, partieul., des causes qui usent et détériorent les chevaux : la chasse a ruiné ce cheval.
RUINES, ch. 1. de cant., arr. et à 14 kil. S.-E. de Saint-Flour (Cantal); 1,118 h.
• RUINEUSEMENT adv. D'une manière ruineuse.
•RUINEUX. EDSE adj. Qui menace ruine :
édifice ruineux. — Fig. Batir sur des fondements RUINEUX, fonder ses espérances sur des choses peu solidps, ou établir un système sur desbases qui manquent de consistance. — Qui cause du dommage par des dépenses excessives : C'St un emploi très brillant, mais il est ruineux.
RUINIFORME adj. (lat. ruina, ruine; fr.
forme). Qui offre des dessins imitant des ruines : calcaire ruiniforme.
* RUINDRE s. f.Charpent. Entaille faite dans la charpente avec le ciseau ou la cognée, pour recevoir la maçonnerie.
* RUISSEAU s. m. (lat. rivicellus. dimin. de rivus). Courant d'eau d'une largeur trop peu considérable pour recevoir le nom de rivière : grand ruisseau. — Canal par où passe un courant d'eau : le l'uisseau est à sec. — Se dit aussi, dans les villes, dans les bourgs, etc., de l'eau qui coule ordinairement au milieu des rues : il tomba dans le l'uisseau, tout au beau milieu du ruisseau. — Endroit par où l'eau s'écoule dans les rues : ces paveurs n'ont pas donné assez de pente auruisseau. — Se dit, lig., de toutes les choses liquides qui coulent en abondance : des luisseaux de vin. des ruisseaux de sang coulaient dans les rues, par les rues.
• RUISSELANT. ANTE adj. Qui ruisselle : des eauxruisfelantes.
• RUISSELER V. n. Couler eu manière de ruisseau : on voyait l'eau ruisseler au travers des murs du réservoir. — Se dit, quelquefois, des corps sur lesquels un liquide coule en manière de ruisseau : son corps, son visage ruisselle de sueur.
Doit-on délibérer, lorsque le sang ruisselé?
PoxsiRD- Charlotte Corday. acie 1", se. v*.
RUISSELLEMENT s. m. Action de ruisseler.
RULHIERE Claude-Carloman de), historien et poète, né a Bondy en 1733, mort en 1791. 11 suivit d'abord la carrière des armes, puis celle de la diplomatie, fut secrétaire d'ambassade à Saint-Pétersbourg et y réunit les matériaux de ses Histoires ou Anecdotes sur la révolution de Russie de 1762 (Paris. 1797, in-S"). Son Histoire de l'anarchie de Pologne et du démembrement de cette république, écrite en 1768 pour l'instruction du dauphin, lui valut une pension de 6, OOU livres et lui ouvrit les portes de l'Académie française en 1787. Cette histoire lut publiée en 1807(4 vol. in-8"). Les Œuvres complètes de Ruihière ont été données par Auguis (Paris, 1819, 6 vol. in-8oJ.
' RUM s. m. [romm]. Voy Rhum.
* RUMB s. m. [rombb]. Se dit de chacune des trente-deux parties de la boussolle, de l'horizon desquelles part l'un des trente-deux vents : rumb de vent.
RUMBÉ, ÉE adj. (rad. rumb). Mar. Règle RUMBÉE, 'instrument à l'aide duquel on résout pratiquement certains problèmes de navigation.
RUMEN s. m. [ru-m.énn] (lat. rumen, ma-
RUMI
RUMI
RTJNE
— On trouve des ruminants à l'étal indigène dans toutes les parties du monde, excepté en
Au>tralie.
nielle). Mamm. Panse, pieinier estomac dos i S. -0. d'Annecy (Haute-Savoie), sur le Chéran; ruminants. \i.Z89 li.ih.
•RUMEUR s. f. (lat. l'umoi). Bruit sourd et I 'RUMINANT, ANTE adj. Hist, nat. Qui général, excité par quelque mécontentement, 1 rumine : les unimaux rutninants ont plusieurs et annonçant quelques dispositions au soulè- ] ven()i'H/tS. — s. m. Les ruminants. —Les venient, à la sédition: ily a rumeur, t/ V «[ ruminants forment un groupe de niammi- j^t,, ^e dit au propre que de certains animaux
* RUMINATION s. f. Action de ruminer.
' RUMINER V. a. (lat. ruminare] Remâcher.
quelque rumeur dans laville, parmi le peuple. Uères ongulés, comprenant le chameau, le ^ plusieurs estomacs, qui font revenir du pre-
— Bruit qui vient à s'élever tout à coup, et j cerf, la girafe, l'antilope, le gnou, la chèvre
qui est l'effet de la surprise que cause quel- j le mouton et le bœuf. Presque tous les ani que accident, quelque événement imprévu : ^ maux de ce groupe sont pourvus de corne cet événement fut su ioi d'une rumeur générale
— Bruitconfus de plusieurs voix quiparaisseul animées : quelle est cette rumeur que j'entends?
— Réunion des opinions ou des soupçons du public contre quelqu'un : il était accusé par la rumeur publique d'avoir commis un assassinat.
RUMEX s. m. [ru-mèkss] (lat. rumex. pique; par allusion à la forme des feuilles). Bot. Genre de polygonées comprenant plus de cent espèces de plantes herbacées, réparties dans les deux sectionsnommées orseilleeipatience.
RUMFORD (Benjamin Thompson, comte), rreumm'-forttl.phvsicien américain, né àWo-
mes solides et caduques chez le cerf, creuses et permanentes chez le bœuf et le mouton. Ils sont de taille grande ou moyenne, et, en général, rapides à la course; ils vivent en troupeaux sous laconduite d'un vieux mâle, et sont exclusivement herbivores; chez la plupart, les formes sont légères et élégantes, et les membres longs et déliés. La peau est recouverte de poils ou de laine; les oreilles sont longues, droites, très mobiles, plus ou moins pointues; la queue a une grande variété de pelage et de longueur. Ils habitent de vastes plaines, les forêt!s du Nord, et les déserts secs des tropiques. Ils ne se battent pas entre eux, ni avec les autres animaux, si ce n'est pen
burn (Massachusetts) en n53,mort à Auteuil, j dgnt la saison du rut. Très'tiraidesel prenant prèsde Paris, en1SI4. En 1770, il enseignai. ]a fuite à la moindre alarme, ils luttent énergldans une école de Rumlord (auj. Concord), dans le New-Hampshire. Le gouverneur roya'
le lit major dans la milice; cette nomination excita la jalousie des autres officiers; on l'accusa de trahir la cause des colonies, et il dut se réfugier à Boston. Lorsque cette ville fut reprise par les patriotes, il alla en porter la nouvelle en Angleterre. De retour en Amérique en 1781. il commanda un régiment royaliste de dragons avec le grade de lieutenant-colonel. Après la guerre, il entra au service de l'électeur de Bavière, qui le créa chevalier. Vers la lin de 1784,11 se fixa à Munich, avec les fonctions d'aide de camp et de chambellan de l'électeur. Il fut successivement élevé au rang de major général dans l'armée et membre du conseil d'Etat, de lieutenant général, de commandant en chef de l'état-major général, de ministre de la guerre, et de comte ilu saint empire romain ; à cette occasion, il choisit pour titre le nom de la ville d'Amérique où il avait vécu. Eu 1796, il fut nommé président du conseil de régence. Le climat ne lui convenant pas, il alla en Angleterre en 1798, et s'intéressa beaucoup aux commencements de la Société royale, dont il fui le véritable fondateur. Il vint ensuite à Paris, épousa en 1804 la veuve de Lavoisier et passa le reste de sa vie à Auteuil. Il consacra ses études d'une façon spéciale à la question de la chaleur, et ce qu'on a fait pour démontrer oxpérinientalemenlla doctrine lie la « corrélation des forces», a été commencé par lui dans une série d'expériences qui lui furent suggérées par la chaleur développée dans le forage d'un canon à l'arsenal de Munich. Il s'occupa beaucoup de la construction des cheminées, et des moyens de les empêcher de fumer, et il publia des articles populaires sur ce sujet. 11 a fait beaucoup d'expériences et de découvertes relatives à la résistance des matériaux, à la force de la poudreàcanon, à la lumière, etc.Ona recueilli ses écrits, avec une biographie par le rév. G.-E. Ellis (Philadelphie,' ■187'!, 4 vol.).
RUMIANTZEFF[rou-miann-tsefî']ouRomantzoff (Peth, numte), général russe, né en ■! 723, mort en 1790. Pendant la guerre de Sept ans, il contribua, avec Sollikoli', à battre Frédéric le Grand à Kunersdorf (1759), et il s'empara de Colberg.En 1770, ses victoires sur les Turcs donnèrent à la Russie toute la rive gauche du Danube; en 1774, il conclut la paix à KoutchoLik-Kainarji, et il fut créé feld-maréchal. RDMIGNY, ch.-l. de cant., arr. el à îï kil. S -0. de Rocroy (Ardennes), sur l'Aube; 761 hab.
quemenl, avec leurs cornes el leurs andouil 1ers, quand ils sont aux abois, el donnent des coups redoutables avec leurs sabots de devant. La langue est d'ordinaire chez eux un organe de préhension aussi bien que de déglutition; la partie antérieure saisit et .juge par le tact la nature de la nourriture ; la portion suivante prépare le bol alimentaire et le
mier les aliments qu'ils ont avalés, pour les mâcher de nouveau : les bœufs ruminent ce qu'ils ont mangé. On l'emploie presque toujours absolument : les brebis, les chameaux ruminent. — Fig. et fam. Penser et repenser à une chose, la tourner et retourner dans son esprit : il y a longtemps qu'il ruminait ce dessein.
RUMMEL Le), rivière d'Algérie, qui prend sa source dans le grand .\llas, passe à Constantine et se jette dans la .Méditerranée entre Bougie et Djidgclly, après un cours de loO kil.
RUMSEY (Jctnies) [reumm'-zé]. inventeur américain, né dans le Marylaud (Etals-Unis) vers 1743, mort en 1792. En mars 1786, il fit marcher un bateau sur le Potomacau moyen d'un propulseur à vapeur placé à l'arrière. Une nouvelle et heureuse expérience eut lieu sur une plus grande échelle en 1787, et l'année suivante il se forma à Philadelphie une Rvmsey Society. Peu après il alla en Angleterre, el obtint des brevets d'invenlion eu Grande-Bretagne, en Franee et en Hollan,de. En I79'2, une excursion sur la Tamise réussit pleinement.
RUNES s. f. pi. (anc. norse, runir, signes
OEsophage ; b,
nd estomac, bonnet ou rèticualterium; e, quatrième estomac ou
- . i 11V J 1 1 secrets; teutoniqiie rûn, mystère). .Ancien
pousse vers 1 œsophage, et la base de la ^.^^^ , ^ ^^ .^^.^ surtout par les
langue règle les mouvements de 1 organe j ^y^^,^^ ^g^^gj^j^^^^^ ^^ j.g^^^.-^pg ^gp^gJ^^^^^g,g^
quoiqu'on trouve aussi des traces de son usage en France et en lispagne. Les runes, remplacées |ieu à peu par l'alphabet romain, n'en reslèienl pas moins usitées dans certaines parties de la Scandinavie jusqu'à la fin du siècle dernier. Il y a plusieurs variétés d'écritures runiques; on distingue l'anglo-saxon, l'allemand et le norse. On croit que ce dernier repré.<ente la forme le plus ancienne. L'alphabet n'y est que de 13 à 16 lettres, tandis que celui de l'anglo-saxon Unit par en avoir 40. L'usage des runes était à peu près limité aux inscrip-
S lions sur la roc, les pierres, les ustensiles de ménage, les
T armes el les ornements. On leur attribuait une puissance myslé-
" rieuse, el on les gravait sur des
L baguettes, appelées baguettes runiqices, le plus souvent de bois de
M hêtre, dont on se servait pour la divination. On les gravait encore
^1 ^ sur des anneaux, sur des mon- .Mph.tbet naies, sur des lames d'épée, etc. ■ unique. L'jnscription runique suivante se trouve sur une pierre de la muraille occidentale du transept sud de la cathédrale de Carliste :
entier. Les glandes salivaires sont grosses avec de longs conduits, les amygriales sont' volumineuses, et l'œsophage est épais et niusculeux. L'estomac est quadruple; les trois premières cavités (la panse ou rumen, le bonnet ou reticulum, et le feuillet ou psalterium) sont essentiellement des dilatations de l'œsophage adaptées à l'acledela rumination et conduisant à la quatrième ou véritable cavité digestive. Celle-ci, appelée caillette ou abommum. et qui est la seule qui soit développée dans l'animal nouveau-né. sécrète chez le veau un acide organique possédant la propriété de faire cailler l'albumen du lait, et dont on se sert sous le nom de présure. Le canal intestinal est très long et très simple; le gros intestin est souvent à peine plus large que le grêle; le cœcum est toujours grand, uni. et dépourvu de saillies latérales. Les yeux sont écartés el saillants, de manière à ce que le champ de la vision soit très étendu. Les sens de l'ouïe et de l'odorat sont très développés el les sinus craniaux considérables. Les mamelles sont inguinales, avec quatre mamelons, excepté chez le mouton el la chèvre qui n'en ont que deux. Le poil est généralement grossier et ne ressemble in rien a ce qu'on peut appeler fourrure; n/aunioins, il présente de grandes variétés, depuis le pelage dur et hérissé du chameau ju,st[u'à la fine laine du mouton en passant par la robe déjà plus douce du lama. Ces animaux se nourrissent d'aliments dans lesquels les pro
th
TolGii (Les lettres
lirait:., ab (ull rh.ira. ;ih) is. (st) i
runes composées.)
Les lettres de celle inscription appartiennent a l'espèce particulière de runes Scandinaves appelée norse ou islandique, en usage parmi les Danois. On suppose qu'elle signifie : «Tolflnn» =: Dollin (gouverneur de Carlisle sous le règne de Guillaume 11). << hraita » = grava, «alUlfhara» = à la niénioire d'Ul-
^ l'har, « this staine » = cette pierre. — 'Voy.
pi-iétès nutritives sont très faibles pour" un Grimm, lei^ Uuiics allemandes l\Si\) ei Liiié-
BUMILLY, ch.-I. de canl., arr. et à 18 kil. gros volume ; de là la nécessite de ruminer. , rature runique (l8iS).
RUPI
* RUNIQDE adj. Qui a rapport aux runes : alph.ibiJ runi(jue. — Se dit aussi des ouvrages qui ont été primitivement écrits en caractères ru niques ; poésies runiques.
RONJEETSINGH [reunn-djitf-sia??], rajah ou souverain des Silvhs, dans le Pundjaub, né vers 1780, mort en 1S39. Il était fils de Maha Singh, sirdar ou gouverneur de l'un des états des Sikhs. Celui-ci laissa à sa mort (1794) sa province à Runjeet sous la régence de sa mère, que le jeune sirdar empoisonna, dit-on, lorsqu'il fut arrivé à l'âge de 17 ansl Il devint rapidement le chef reconnu de la confédération des Sikhs, à l'O. duSutlej. En 1807, ayant solidement assis son autorité comme souverain des Sikhs du Pundjaub, il s'efforça de l'étendre sur les territoires sikhs situés entre le Sutlej et la Jumma; mais en 1809 les Anglais le forcèrent à faire du Sutlej sa frontière. Dix ans plus tard, il avait réduit tout le Pendjaub, était maître de Peshawer, et avait pris le titre de maharajah (roi des rois). Ses conquêtes dans l'Afghanistan l'occupèrent plusieurs années. En 1838, il entra en négociation avec les Anglais pour former nue alliance plus étroite, mais il mourut avant d'avoir rien conclu.
RUOLZ s. m. fru-olz] (de Ruolz, nom d'un chimiste français contemporain). Métal argenté par le procédé Ruolz : couvert en ruoh; de beau ruoh. — Fig. Se dit, par dénigr., de toute chose fausse : noblesse en ruolz. (V. S.)
RUPERT (Prince) [riou'-peurttj (le prince Robert de Bavière), chef royaliste, pendant les guerres civiles anglaises," né à Prague en 1619, mort en 168'2. Sa mère, Elizabeth, était la fille aînée de Jacques I" d'Angleterre, et la femme de Frédéric V, électeur palatin. Au commencement de la guerre civile en Angleterre, on lui donna le commandement d'un régiment de cavalerie. Il s'empara de Hereford, de Lichfield, et de Cirencester, et fut créé duc de Cumberland. Avec le prince Maurice, il emporta d'assaut Bristol, le 2.5 juillet 1643. 11 dispersa ensuite les forces parlementaires à iNewark, et se distingua dans le nord de l'Angleterre. Mais la perte de la bataille de .Marston Moor fut due a sa témérité; il n'eu fut pas moins fait commandant de toutes les forces royales, et il prit la ville de Leicester. A Naseby, le 14 juin 1645, à la tête de l'aile gauche, il se laissa entraîner à la poursuite de quelques fuyards, et quand il revint, la bataille était perdue. Il eut ensuite le commandement de Bristol, qu'il rendit à Fairfax et à Cromwell.Il fut alors révoqué de tout office militaire; cependant, en 1648, il obtint le commandement de la partie de la tlotte qui tenait pour la cause royale. Bloqué dans le port de Kinsale par Blake et la flotte du parlement jusqu'en octobre 1649, il força le blocus et sortit du port. Blake le poursuivit jusqu'à Malaga, et en janvier 1651, détruisit toute sa flotte à l'exception de deux vaisseaux. Rupertfltvoilevers les Indesoccidentales, puis pour la France. Après la Restauration, il l'ut fait conseiller privé. En 166b, il commandait avec lord Albemarje, la flotte contre les Hollandais. 11 devint en 1670,1e premier gouverneur de la compagnie de la baie d'Hudson. Il était artiste, mécanicien et chimiste.
RUPESTRE adj. (lat. rupestris; de nipcs, roche). Qui croît sur les rochers.
RUPICAPRA s. m. (lat. rupes, roche; capra, chèvre). Troisième sous-genre des antilopes, dans la classification de Chenu. Cornes un peu arquées en arrière, implantées tout à fait sur l'orbite. Distribution des couleurs à peu près comme dans les dorcas. (Voy. Antilope.)
RDPICOLE adj. (lat. rupes, rocher; colo, j'habite). Hist. nat. Qui vit on croit sur les rochers. — s. m. Ornith. Genre de passeledux voisin des cotiugas, dont l'espèce la