ER SON SAC ET SES QUILLES, PRENDRE SON SAC ET
SES QUILLES, prendre ses bardes et s'en aller. Donner a quelqu'un son sac et ses quilles, lui donner son conf;é, le chasser. — Sac de nuit, sac où l'on met, en voyage, ses bardes de nuit. Sac a ouvrage, sac où les femmes renferment l'ouvrage auquel elles travaillent. Sac d'église, sac où les femmes mettent leurs livres de dévotion et de prières pour aller à l'église. — Guerre. Sac a terre, sac plein de terre dont on se sert en faisant les tranchées, logements, batteries, etc., pour mettre les soldats à couvert du feu des ennemis : chaque soldat portait un sac à terre. — Sac de procès, et, absol.. Sac, sac contenant les pièces d'un procès : mettre le sac au greffe. On dit plus ordinairement aujourd'hui, Les PIECES ou Le dossier. — C'est la meilleure pièce de son sac, se dit en parlant d'un homme qui sollicite quelque grâce, qui entreprend quelque aft'aire, et sisnifie, c'est la chose la plus avanta^ieu.-e pour lui, celle qui doit le plus sûrement lui procurer le succès qu'il désire. — Votre affaire est dans le sac, tout est préparé pour qu'elle réussisse, on peut la regarder comme terminée. — Voir LE fond du sac, pénétrer dans ce qu'une all'aire a de plus secret, de plus caché. — Fig. Vider son sac, dire tout ce qu'on a à dire sur tel sujet, dans telle occasion : il n'a plus rien à dire, il a vidé son sac. — Prov. et flg. Juger sur l'étiquette du sac, prononcer sur une question difficile, sans se donner la peine de s'en instruire suffisamment, liette phrase signifie quelquefois juger sur-lechamp une question qui no présente point de difficulté : cela peut se juger sur l'étiquette du sac. — Habit de pénilence, d'affliction, d'humiliation : faire pénitence sous le sac et la cendre. — Grande robe dont se couvrent les pénitents dans leurs cérémonies, dans leurs processions ; tous les pénitents étaient revêtus de sacs noirs., bla72cs, bleus, etc. — Dépôt d'humeurs, de matière, qui se forme en quelque partie du corps auprès d'une plaie ou d'un abcès : quand une pluie est mal pansée, il s'y fait un sac. — Anat. Sac lacrymal, petite cavité du côté interne de l'orbite, réservoir de la sécrétion de la glande lacrymale. — Sac embri/ounaii-e. — Bot.
V. S.). — Chir. Sac herniaire, portion de membrane qui enveloppe une hernie extérieure. — Fig. et pop. Kstomac, ventre : Remplir son sac, manger beaucoup. Vider SON SAC, se décharger le ventre ou se purger. — Gul-de-s.ac. (Voy. Cul.) — *» Avoiii le sac, avoir de l'argent. — Donner le sac a quelqu'un, le congédier.
* SAC s. m. Pillai-'e entier d'une ville : le sac de Troie.
SAC-À-VIN s. m. Ivrogne.
• SACCADE s. f. [sa-ka-]. Brusque etrude secousse qu'on donne à un cheval en lui tirant la bride : les saccades gâtent la bouche d'un cheval. — Fig. Secousse violente qu'on donne à quelqu'un en le tirant ; il le prit au collet et lui donna deux ou trois saccades. — Rude réprimande, correction rude : il y a eu une rude, une furieuse saccade. — Tout mouvement brusque et irrégulier : n'aller, n'avancer que par saccades.
' SACCADÉ, ÉE part, passé de Saccader. — Fil.'. Mouvements saccadés, mouvements brusques et irréguliers. — Style saccadé, style dont les phrases sont courtes et peu agréables à l'oreille.
* SACCADER v. a. Man. Donner des saccades à un cheval : vous saccadez trop votre cheval.
• SACCAGE s. m. (rad. fr. sac). Bouleversement, confusion : les enfants ont fait un saccage horrible dans le jardin. — Amas confus ■. un saccage de vieilles marmites , de meubles cassés.