SA CE
• SACCAGEMENT s. m. Sac, pillage : empêcher le stircagement d'une ville.
• SACCAGER V. a. Mettre à sac. mettre au pillage : saccager une ville, un château, une maison, une province. — - On a tout saccagé CHEZ LUI, on y a tout bouleversé.
SACCAGEUR. EUSE s. Personne qui saccage. SACCATOO. Voy. Sackatoo.
• SACCHARATE s. m. fsak-ka-] (lat. saccharum, sucre). Ghim. Se dit de certaines combinaisons que le sucre fait avec les oxydes métalliques : saccharate de chaux.
SACCHAREUX, EUSE adj. Ghim. Qui tient
de la nature du sucre.
SACCHARIDÉ, ÉE adj. [sak-ka-] (frr. sakkar, sakkaros, sucre; eidos, aspect). Qui ressemble au sucre. — s. m. Pharm. Préparation qui a le sucre pour base.
SACCHARIFÉRE adj. (lat. saccharum, sucre; fero, je porte). Qui produit ou contient du sucre.
SACCHARIPIABLE adj. Qui peut être saccharine.
SACCHARIFICATION s. f. Action de saccharilier.
SACCHARIFIER v. a. Ghim. Convertir en sucre.
• SACCHARIMÉTRE s. m. [sak-ka] (gr. sakhar, sakkaros, sucre; metron, mesure). Polariscope arrangé de manière à déterminer la force des solutions de sucre en mesurant l'angle dont elles font dévier un rayon de lumière polarisée. L'opticien parisien Soleil employait, en 1847, un appareil que Duboscq perfectionna dans la suite.
SACCHARIMÉTRIE s. f. Ensemble de procédés employés pour déterminer soit la richesse du sucre, soit la richesse en sucre de la canne à sucre ou de la betterave.
"SACCHARIN, INE adj. Qui contient du sucre, qui a tes caractères du sucre, oui se rapporte au sucre.
SACCHARINE s. f. substance très sucrée dérivée du goudron de houille. (V. S.)
• SACCHARIQUE adj. Se dit d'un acide organique forme par l'action sur le sucre de l'acide nitrique dilué.
SACCHAROÏDE adj. (gr. sakknron, sucre; eidos, aspect). Qui a l'apparence du sucre.
SACCHAROKALl s. m. Mélange de sucre et de bicarbonate de soude employé comme absorbant.
SACCHAROLÉ s. m. Pharm. Médicament
qui a le sucre pour excipient.
• SACCHARURE s. m. Pharm. Médicament qu'on obtient en versant une teinture d'alcool ou d'éther sur du sucre blanc cassé en morceaux.
SACCHINI (Antonio-Maria-Gasparo) [sakki'-nij, compositeur italien, ne vers 1735, mort vers 178G. 11 donna de nombreux opéras en Italie, en .\llemagne et en Angleterre, où il demeura de 1772 à 1784, et enfin à Paris. Son meilleur ouvrage est Œdipe à Colonne.
SACCIFÈRE adj. [sak-si-] (lat. saccus, sac; ^trù.je porte). Hist. nat. Qui est muni d'un organe en forme de sac.
SACCIFORME adj. [sak-si -] (lat. saccus, sac; fr. forme). Qui a la forme d'un sac.
" SACERDOCE s. m. (lat. saccrdotium; de sacerdos, prêtre). Prêtrise : la sainteté, la puissance, la dignité, l'excellence du sacerdoce. — Ministère de ceux qui, dans l'Ancien Testament, avaient le pouvoir d'ofl'rir à Dieu des victimes pour le peuple : le sacerdoce de Melchisédech. — Se dit également en parlant
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de cenx qui, chez les anciens, offraient les sacrilices aux faux dieux: le sacerdoce se trouvnit quelquefois uni avrc l'empire, avec la royauté. — Corps ecclésiastique : les querelles du sacerdoce et de l'empire.
* SACERDOTAL, ALE, AUX adj. Appartenant au sacerdoce : les ornements sacerdotaux.
SACERDOTALISME s. m. Influence prédominante dos prêtres.
* SACHÉE s. f. (rad. sac). Ce qu'un sac peut contenir: «ne sachêede noix, de pommes, de châtaignes, de pois, etc.
* SACHET s. m, (dimin. de sac). Petit sac: mettre des herbes médininales ou d'autres drogues dans un sachet, pour l'appliquer sur une partie malade. — Sorte de petit coussin où l'on met des parfums, des senteurs: elle a toujours des sachets sur son lit.
SACHS (Hans) [zâks], poète allemand, né à Nuremberg en 1494, mort en 1376. Hélait savetier. Il composa, dit-on, 6,000 poésies de toute espèce, dont le quart environ est imprimé, et parmi lesquelles 53 pièces saciées, 78 pièces profanes, 64 farces et .t9 fables. Beaucoup de ses comédies sont pleines de satires grossières et vigoureuses sur son temps. On trouve ses œuvres ctioisies dans la collection des Deutsche Dichter des 16 Jahrhundcrts, de Goedeke et Tittmann (nouv. édit., 4874, 3 vol.)
SACKATOU [sa-ka-tou'] ou Sokoto. I, monarchie Foulah de l'Afrique centrale, dans le Soudan, à lE. du Niger, s'étendant de 6» 30' à 14° lat. N. environ, et de 3" loug. E.; 400,000 kilomètres carrés environ, non compris l'Adamawa ; le chiffre de la population, peu connu, est évalué à environ 4,000,000 d'habitants. Les Foulahs, qui y sont en minorité, forment la race dominante depuis 1800 environ. On y produit du fer de bonne qualité, du coton, du riz, du tabac et du sorgho. Au moment de la visite de Barth (18o3), le sultan résidait à Wurno, à i'i kil. de Sackatou. — II, ancienne capitale de ce pavs, sur le Sackatou ou Rima, par 12" ."îB' lat'. N., et 3° long. E. ; plus de "20,000 hab. Grand trafic d'esclaves, de chevaux, de bestiaux, de cuir, de fer et de denrées. On y fabrique beaucoup d'articles en cuir renommés par leur qualité. L'explorateur anglais Clapperton mourut près de Sackatou en 1827.
SACO, port du Maine (Etats-Unis), sur la rive orientale du Saco, à 6 kil. de son embouchure environ, en face de Biddel'ord, à 15 kil. S.-O de Portland; 6,075 hab.
* SACOCHE s. f. (rad. sac). Nom qu'on donne à deux bourses de cuir jointes ensemble par une large courroie, et dont les courriers et .autres personnes se servent en voyageant. — Sac de toile forte ou de peau, dans lequel les porteurs d'argent des maisons de banque et de commerce mettent les espèces qu'ils sont chargés de donner ou de recevoir en payement. Se dit de même du sac et de ce qu'il contient : une lourde sacoche.
SACQUER V. a. Congédier, (Pop.) SACRAL, ALE udj. Du sacrum.
* SACRAMENTAIRE s. m. (rad. lat. sacra- Vtentum, saciemeul). Nom d'une secte de réfgrmésqui ont publié des opinions contraires à celles des catholiques, touchant l'eucharistie. — »v Livre qui contient les prières en usage dans radiiunislration des sacreiuents.
* SACRAMEI^TAL, ALE, AUX ou Sacramentel, elle adj. tjui appartient a un sacrement: /es mots sacramenlaux. — Mots sacrauentaux, l'AiiOLES sAciiAMENiELLEs, niols essentiels pour la conclusion dune all'aire, d'un traite : l'affaire est conclue, il a dit les mots sacramenlaux, les paroles sacramenlelles.
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• SACRAMENTALEMENT ou Sacramentellement adv. Dune manière sacramentelle : selon les catholiques, le corps de Jésus-Christ est réellement et sacramenfellement dans l'Eucharistie.
SACRAMENTO [sa-cra-ménn'-toj, fleuve de Californie; il naît sur la pente orientale du mont Shasta. Après un cours de .3oO kiL, il se jette dans la baie de Suisun. Les steamers peuvent le remonter jusqu'à Tehama, à 410 kil. de son embouchure. La rivière Pitt, qui prend sa source dans l'angle N.-E. de l'état, est quelquefois considérée comme le Haut Sacrainento.
SACRAMENTO, capitale de la Californie, la seconde ville de l'état comme importance, à 128 kil. E.-N.-E. de San Francisco; pai' 38" 33' lat. N. et 1 230 40' long. 0. ; 26.386 hab., dont 1,500 Chinois. La ville est bâtie dans une grande plaine, sur la rive orientale du Sacramenlo. immédiatement au S. do l'embouchure du fleuve américain. C'est une des villes les plus élégantes de l'O. des montagnes Rocheuses. Le climat est à demi tropical, et, à toutes les épuques de î'aiinée. la végétation
et l,-l IIO-^II^ - '■ I '■ elll
édifice public imporlanl est le Capitole de l'état, l'une des plus belles constructions de ce genre qui soient aux Etats-Unis. Sacramento a un grand commerce; on y remarque des usines pour la fonte et l'épuration des minerais, et les magasins du chemin de fer Central Pacifique. La ville possède un collège de filles, une école normale, un collège catholique romain, et 4 journaux quotidiens. Le premier établissement de blancs s'y créa en 1839. Ce n'est qu'en 1848 que Sacianieulo commença à acquérir de l'importance, après la découverte de l'or. Elle est devenue la capitale de l'état en 1834, et elle a été classée comme cité en 1863.
" SACRE s. m. (lat. sacer, sacré). Grand oiseau de proie du genre des faucons : lorsque le sacre fond sur sa proie... En tenues de fauconnerie, ne se disait que de la témelle. (Voy. Sachet.) — Fig. Un sacee, un homme capable de toutes sortes de rapacités.
' SACRE s. m. Action par laquelle on sacre un roi : les pairs assistaient au sacre du roi. — Action par laquelle on sacre un évêque: assister au sarre d'un évcqne.
' SACRÉ, ÉE part, passé de Sacueb. — Adj. Se dit, par opposition à profane, des choses qui concerneiU la religion, qui ont pour objet, le culte de Dieu : les vases sacrés. — Oiiuiiics SACRÉS, la prêtrise, le diaconat, le sous-dia-
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I onat, par opposition aux Ordres minedbs. — Les livres sacrés, l'Ancien et le Nouveau Testament. Les lettres sacrées, l'étude et la connaissance de ces livres, et de la religion. L'histoire sacrée, l'histoire sainte, par opposition à l'histoire profane. — Le sacrécollege, le collège des cardinaux. On a dit de même, La sacrés faculté, la faculté de théologie. — Se dit également des choses qui concernaient la religion, le culte chez les païens : le bœuf sacré des Egyptiens. — Le feu sacré, se dit de certains sentiments nobles et passionnés qui se conservent et se communiquent, chez les nations et les individus : le feu sacré de la liberté. On dit aussi : Ce poète est animé du FEU SACRÉ, il a du génie : cet écrivain manque du feu sucré, n'a pas le feu sacré. — Se dit encore des choses auxquelles on doit une grande vénération, qu'on ne doit point violer, enfreindre, ou qu'on ne doit point divulguer, auxquelles on ne doit point ou on ne veut point toucher, etc. : les lois les plus sacrées. — Le Sacré-Cœur. (Voy. Sacré-Cœur.) — C'est un homme pour lequel il n'y a rien de sacré, qui n'épargnerait pas ce qu'il y a de plus sache AU MONDE, DANS LE MONDE, se dit d'uu homme inii ii''-l ivi. nu <uv rien par aucun respect de religion ni de morale. — Se dit aussi des personnes que leur qualité rend inviolables : la personne du roi est inviolable et sacrée. — Sacrée MAJESTÉ,titrequeron donne à l'empereur d'Autriche, mais seuement quand on lui ■arle. — Est quelquefois une épithéte ajoutée à des termes d'injure, pour leur donner plus de force.
Ce sens est du langage le plus bas, le plus grossier, et ne doit jamais être emdoyé. On ne l'indique ici que parce qu'il sert à faire comprendre une acception du verbe Sacrer.
(Voy. ci-dessous.) — Anat. Se dit de ce qui appartient ou a rapport à l'os sacrum: nerfs sacrés. — Substantiv. Il mêle le sacré et le profane.
SACREBLEU inferj. Sorte de juron qui parait être une atténuation de Sacredieu.
* SACRÉ-CŒUR s. m. Nom de deux fêtes de l'Eglise catholique : l'une, le Sacré-Cœur DE Jésus, se célèbre le deuxième dimanche de juillet voy. Alacoque (Maw); l'autre, le Sacré-Cœur de Marie, se célèbre le dimanche qui préeède la Sefituagésime. — Dames du Sacré-Cœur, congrégation religieuse de l'Eglise catholique romaine, vouée à l'éducation et fondée à Paris le 21 nov. 1800. Les règles et les constitutions de l'ordre sont fidèlement imitées de celles des jésuites: mais il n'y a point de lien entre les deux sociétés. La maison centrale, résidence de la supérieure générale, est à Paris, boulevard des Invalides.
* SACREMENT s. m. (lat. sacramenlum).
Signe visible d'une chose invisible, institué de Dieu pour la sanctification des âmes ; les sacrements de l'ancienyic loi. — Se dit particul., chez les catholiques, des sept sacrements de la loi nouvelle, institués par Jesus-Chiisl, pour conférer la grâce dont ils sont le signe : administrer les sacrements. — S'approcher des sacuements, se confesser et communier, et, Iré^lemer lbs sacrements, se confesser et
I cumifiunier souvent, — Il a eu, il a reçu, on
SACR
Ln A DONNÉ TOOS SES SACREMENTS, LES DERNIERS
SACREiiENTS, Se dit d'un homme extrêmement malade qui a reçu le sacrement de pénitence, de l'eucharistie et de l'extrême-onc-
tion. — LB saint SACREMENT DE l'aI'TEL, OU,
absol., Le saint sacrement, l'eucharistie : adorer le saint sacrement. — Le saint sacrement, l'ostensoir, le soleil d'or ou d'argent qui est destiné à renfermer l'hostie : donner un saint sacrement à une église. — Se dit quelquefois absol. et par plaisant., du sacrement de mariage, ou du mariage même : ils vivaient ensemble longtemps avant le sacrement.— Encycl. Les Eglises grecque et latine admettent sept sacrements : la baptême, la confirmation, la pénitence, l'euchiiristie, i'extrêrae-onclion, l'ordre et le mariage. Le baptême, la confirmation et l'ordre ne peuvent se recevoir qu'ime fois, et sont considérés comme imprimant à l'âme un sceau ou caractère indélébile. Les protestants ne croient en général qu'à deux sacrements, le baptême et la cène, parce que le Nouveau Testament ne fait mention que de ces deux sacrements '■ comme ayant été institués par le Christ.
• SACRER V. a. (lat. sacrare). Conférer un caractère de sainteté par le moyen de certaines cérémonies religieuses: sacrer unroi, un tmpereur, un évêque.
' SACRER v. n. Jurer, blasphémer, faire des imprécations: il ne fait que jurer et sacrer. (Fam.)
■ SACRET s. m. Fauconn. Tiercelet ou mâle du sacre.
• SACRIFICATEUR s. m. (lat. sacrificator) . Celui qui sacrifie, ministre préposé pour faire les sacrifices. Ce mot n'est usité qu'en parlant des Hébreux et des païens : le grand sacrificateur.
SACRIFICATOIRE adj. Qui appartient au sacrifice.
• SACRIFICATDRE s. f. Dignité, office, fonction du sacrificateur. N'est usité qu'en parlant des Hébreux et des païens: exercer la sacrificature.
' SACRIFICE s. m. (lat. sacrifidum). Action par laquelle on offre certaines choses à Dieu avec certaines cérémonies, pour rendre hommage à sa souveraine puissance : sacrifice solennel. — Se dit aussi en parlant du culte qu'on rendait aux idoles, aux fausses divinités, en leur offrant des victimes ou des dons : les païens faisaient des sacrifices aux faux dieux, aux idoles. — Ecrit, sainte. Offrir cn sacrifice de louanges, célébrer les louanges de Dieu. — Obéissance vaot mieux QUE sacrifice, riec ne plaît à Dieu autant qu'une entière soumission à ses volontés. — Abandon de quelque chose de considérable, d'agréanle, etc., privation que l'on s'impose, ou à laquelle on se résigne, pour l'amour de Dieu ou d'une personne, ou en considération de quelque chose : faire à Dieu le sacrifice de soi-même.
• SACRIFIÉ, ÉE part, passé de Sacrifier. Fig. Un RÔLE, UN personnage sacrifié, un rôle, un personnage peu important.
• SACRIFIER V. a. Offrir quelque chose à Dieu avec certaines cérémonies, pour lui rendre un hommage souverain : sacrifier des victimes, un taureau, un agneau. — Se dit aussi en parlant des sacrifices offerts aux idoles, aux fausses divinités ; il refusa de sacrifier aux idoles, aux faux dieux. — Sacrifier AUX Grâces, acquérir ou mettre de la grâce dans ses manières, dans ses discours, dans son style : il n'a pus sacrifié aux Grâces. — Sacrifier aux préjugés, a la mode, au goot DE SON SIECLE, etc, se conlormerpar faiblesse, avec excès, à ce que veulent les préjugés, la mode, etc. — Sacrifibii quelque chose a Dieu, a une personne, se priver de quelque chose, y renoncer, en considération, pour
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l'amour de Dieu ou d'une personne : i/ o sacrifié ses intérêts à son nmi. On dit Sacrifier POUR, dans un sens analogue : j'ai tout sacrifié pour vous. — Sacrifier une chose, ONE personne a une AUTRE, perdre, délaisser une chose, une personne, pour en acquérir ou en conserver une autre : j'ai saci-ifié deux mille écus à mon repos. — Sacrifier tout son TEMPS, tout son LOISIR A QUELQUE CHOSE, employer tout son temps, tout son loisir. — Sacrifier son repos, son bonheur, etc., a celui d'un autre, renoncer au repos, au bonheur, etc., pour assurer le repos, le bonheur de quelqu'un. — Sacrifier tout a ses intérêts, faire céder toutes choses à ses intérêts, préférer ses intérêts a tout. — Absol. Sacrifier quelqu'un, le rendre victime de quelque vue ou de quelque intérêt : ce général, ce ministre a été sacrifié. — Se sacrifier v. pr. Se dévouer ; se sacrifier pour son pays.
* SACRILÈGE s. m. (lat. sacrilegium\ Action impie par laquelle on profane les choses sacrées : l'usage indigne des sacrements est un sacrilège.— 'Toute action par laquelle on attente sur une personne sacrée, on outrage une personne digne de vénération, d'égards: c'est un sacrilège que ei'offenser son père. — Ce serafi un sacrilège de retoucher a ce tableau : CE serait un sacrilège d'abattre ce bel arbre, il y aurait une sorte de profanation à retoucher ce tableau, à abattre cet arbre, que sa beauté doit faire ménager, respecter. — Législ. « Dans l'ancien droit, la profanation des choses ou des personnes considérées comme saintes par l'Eglise catholique, constituait le crime de sacrilège. Tels notamment : le vol d'objets destinés au culte, le vol d'objets profanes dans un lieu saint, les voies de fait ou insultes envers une personne engagée daus les ordres. La peine infligée dans Jes cas les moins graves était laissée àl'arbilraire du juge ; dans les autres cas, le coupable, après avoir fait amende honorable, avait le poing coupé ; puis il était brûlé vif, ou bien il était pendu et son corps était jeté sur un bûcher. En 1789, le sacrilège cessa d'être considéré comme un crime que la loi doit punir. Mais, sous la Restauration, la loi du 20 avril 182.3 qui fut votée par les Chambres, malgré l'opposition de Chateaubriand, de Royer-Collard, de M. de Broglie, etc., ressuscita le crime de sacrilège et assimila au parricide la profanation des hosties consacrées; en conséquence, l'individu coupable de ce manquement à la foi catholique devait être décapité, après avoir fait amende honorable devant l'église où le sacrilège avait été commis. Cette loi de réaction religieuse fut abrogée par celle du Il octobre 1830, aussitôt après la révolution de Juillet. — En vertu des articles 2t)l et suivants du Code pénal, ceux qui ont interrompu les exercices d'un culte en causant des troubles dans le temple, et ceux qui, par paroles ou par gestes, ont outragé, soit les ministres d'un culte reconnu par l'Etat dans leurs fonctions, soit les objets de ce culte, sont punis de peines correctionnelles. (Voy. OuTa.\GE.) Le vol commis dans les édifices consacrés à l'un des cultes légalement établis en France est puni delà réclusion par l'article 386 du même code. » (Ch. Y.)
* SACRILÈGE adj. Qui commet un sacrilège : homme sacrilège. — Se dit aussi des clioses qui participent du sacrilège, qui en ont le caractère : pensée, dessein, action sacrilège. — Substantiv. La morale condamne les sacrilèges.
' SACRILÉGEMEKT adv. Avec sacrilège, d'une manière sacrilège : communier sacrilègement.
' SACRIPANT s. m. (nom d'un personnage de Boïardo). Rodomont, faux brave, tapageur ; c'est un vrai sacripant. ( Fam. ) — Mauvais garnement : quel sacripaTit!