SALT
• SALEMENT adv. D'une manière sale : il manye salement.
SALENTB, ville de lltalie ancienne, capitaie des Salentins.
SALENTINS, Salentini, peup\e de l'ancienne Italie, dans la partie méridionale de la Grande Grèce, appelée Japygie.
•SALEP s. m. [sa-lèpp] (pers. sahaleb).
Substance nourrissante qu'on tire des racines bulbeuses etmucilagineuses de certain s orchis: on prend ordinairement le salep sous forme de gelée. C'est surtout de Smyrne que nous vient le salep employé depuis longtemps en Orient, où on croit qu'il restaure les forces viriles affaiblies. Mais ce n'est en réalité qu'un aliment sans propriétés spéciales, qui, mêlé avec 40 parties d'eau, produit une épaisse gelée.
' SALER V. a. (rad. lat. sal, salis, sel). Assaisonner avec du sel : saler une soupe, une sauce. — Absol. Ce cuisinier sale «rop.— Saler LE pot, mettre du sel dans le pot où cuit la viande. — .Mettre du sel sur des chairs crues pour les préserverde corruption et les garder longtemps : saler du bœuf, du cochon." — Ce
MARCHAND SALE BIEN CE Qu'lL VEND, il veud Sa
marchandise trop cher.
SALERNE(ital.S(!fe)7îo; anc. Sa/erm/jTî), ville de l'Italie méridionale, capitale de la province de Principato Citeriore ou de Salerno. au fond du golfe de Salerne, dans la Méditerranée, à 48 kil. S.-E. de Naples; 30,873 hab. Le port, longtemps comblé par les sables, a été amélioré depuis 1866. La cathédrale contient les restes de Grégoire VII. L'université de Salerne, célèbre au moyen âge par son école de médecine, a été, en 1817, remplacée par un lycée. — La ville a été fondée par les Grecs ou Tyrrhéniens, et reçut une colonie romaine en 194 av. J.-C. Elle fut principauté indépendante de 840 à 1077. Robert Guiscard en fit la capitale du duché d'Apulie (Pouille).
SALERNES, ch.-l. de cant., arr. et à 23 kil. 0. de Draguignan (Var), sur la rive gauche de la Bresque; 2,713 hab. Tuileries, sucreries, draperies.
'SALERON s. m. Partie supérieure et creuse d'une salière, celle où l'on met le sel.
SALERS. ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S.-E. de Mauriac (Cantal), au conffuent de l'Aspre et de la Maronne; 907 hab.
SALES, château situéprèsd'.\nnecy (Savoie) et où naquit saint François de Sales le 21 août 1567. (Voy. François.)
* SALETÉ s. f. (fr. sale). Qualité de ce qui eslsale, malpropre '.je suis ennemi de lasaUté. — Se dit aussi des ordures, des choses qui sont sales par elles-mêmes : il y a ici de la saleté, des saletés qu'il faut ôter. — Obscénité; Ut saleté de cette chanson. — Parole, image sale et obscène : ce que vous dites est une saleté, vous devriez en rougir.
SALETTE-FALLAVADX (La), village du cant. de Corps, arr. et a 68 kil. S.-E. de Grenoble (Isère); 546 hab. Ce village est devenu célèbre comme lieu de pèlerinage depuis que la sainte Vierge y est apparue à deux jeunes bergers, Maximin Giraud et Mélanie .Mathieu, le 19 sept. 1846. L'eau d'une source voisine, née des larmes de la Vierge, fait l'objet d'un certain commerce d'exportation.
* SALEUR s. m. Celui qui sale : saleur de morue.
• SALICAIRB s. f. (lat. salix, saule). Bot. Genre de lythrariés, dont l'espèce principale, la salicaire commune [lythrum salicaria) est une plante à tleurs rouges et vertioillées, qui croit parmi les saules, sur les bords des ruisseaux et des mares, et dont la décoction est légèrement astringente.
SALICINE s. f. (lat. salix, salicis, saulç).