SALE
10 vol. in-fol.) et a traduit le Coran en anglais.
* SALE, EE part, passé de Saler : viande salée. —- Adj. Eaux, salées, sources salées, eauï, sources dont on retire du sel par évaporation. — Une raillerie, une épigbamme salée, où il y a du sel, qui est piquante, vive, ofl'ensante. — Un propos salé, un propos libre, un peu obscène. — s. m. Chair de porc salée: voilà de bon salé. — Petit salé, chair de cochon nouvellement salée. — .».rgot typogr. Synon. d'AvANCES, ce que les ouvriers comptent, à la banque, d'ouvrage en plus de ce qu'ils ont fait, et dont ils touchent le payement.
SALE, Salée ou Sla, ville du Maroc, sur rAtlanli(|ue, à l'embouchure du Bu Regreg, vis-à-vis de Rabat; 1u,000 hab. environ. C'était, au XVIII» siècle, un nid de pirates fameux.
SALÉBREUX, EUSE adj. (lat. salebrosus; de salebrw, aspérités). Raboteux, rocailleux.
SALÉGRE s. m. Techn. Sels qui s'attachent au fond des poêles pendant la cuisson des eaux servant à la préparation du sel.
SALEM [sè'-lemm]. I, ville du Massachusetts (Etats-Unis), sur une langue de terre resserrée entre deux bras de mer qu'on appelle la rivière du Nord et la rivière du Sud, à 22 kil. N.-E. de Boston , 30.801 hab. C'est à Salem que le commerce de r.\mérique du Nord avec les Indes orientales, l'Afrique et le Brésil, prit naissance, et y eut son centre pendant longtemps. Aujourd'hui, il s'est déplacé; mais le trafic du cabotage y est important et en progrès. Il en est de même de ia pêche et de l'industrie, dont les cuirs forment la branche principale. — Salem est la plus ancienne ville du Massachusetts après Plymouth; elle a été fondée en 1628 par John Ëndicott, et Roger Conant y avait déjà bâtie une maison en 1626. En 1692, éclatèrent les affaires de sorcellerie qui amenèrent l'exécution de 19 personnes de Salem et des villes voisines sur une éminence appelée la colline du Gibet {Gallows Hill). — 11 . ville de New-Jersey (Etats-Unis), sur le Salem Creek, à 3 kil. de son conffuent avec la Delaware, et à 70 kil. S. -S.-O. de Philadelphie; 6,000 hab. La région avoisinante est duue grande fertilité. La ville contient des fabriques de verrerie, de toile cirée; des ateliers de carrosserie, et des chantiers de constructions navales. — III, ville de la Virginie (Etats-Unis), sur le Roanoke, et desservie par le chemin de fer de l'Atlantique, Mississipi et Ghio; à 225 kil. S.-O. de Richmond; 1,3o5 hab. dont 500 de couleur. Elle se trouve à l'extrémité supérieure de la vallée de la Virginie, entre les montagnes Bieues [Btue indge) et les monts Alleghauy, et elle est renommée pour la beauté de ses sites, et pour ladouceur et la salubrité de son climat. Il y a des sources minérales dans le voisinage. — IV, ville de l'Orégon (Etats-Unis), cap. de lélat, dans une belle situation, sur la rive orientale de la Willametta, à 85 kil. de Portiand; la population, qui n'était que, 1,139 bab. 1870, est arrivée depuis à 5,600. La rivière est navigable jusqu'à Salem pendant les trois quarts de l'année. Moulins à farine, tanneries, fonderies, etc. 11 y a à Salem l'université de Willametta, le pénitencier de l'état, l'école des sourds-muets et l'institut pour les aveugles.
SALEM, district de l'Inde anglaise, orovince de Madras; 19,400 kil. carr.; 2,loo.0U0 hab. Le Cavery est le cours d'eau principal. Abondant minerai de fer; c'est là que se manufacturent surtout les aciers de l'Inde. Grandes cultures de coton, de tabac, d'indigo, décalé et de riz. Cap. Salem, à 290 kil. S.-O. de Madras; 68.000 liab. environ; manufactures de soie et de coton.