‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 173 sur 639 · SALO · texte numérisé non relu

SALO

existe plusieurs incomplètes traductions en hébreu. Les philosophes chrétiens du moyen âge citent sa Source de Vie, et donnent son nom sous les formes corrompues d'Avicebron, li'Avencebrol, etc., dérivées de l'arabe Abeii Gelirol.

SALOMON BEN ISAAC. rabbin, surnommé par erreur Yarhi mi .l.\iicni. et générabment connu sous le nom abrég-é Rashi, composé des initiales de Ritbbi Shelomoh Yilz'haki. Commentateur juif de la Bible et du Talmud, né en France vers 1040, mort en 110.5. On n'a jamais surpassé ses commentaires sur le Talmud, et ils accompagnent toujours le te.xte. Ses commentaires sur la Bible ont été traduits en latin. Salomon (Général). (V. S.)

' SALON s. m. Pièce, dans un appartement, qui est ordinairement plus grande et plus ornée que les autres, et qui sert à recevoir compagnie : la comqagnie était as/temblée dans le iialon. — Fig. Bonne compagnie, ^ens du beau monde : il a lu son ouvrage dans tous les salons. — Absol. Galerie du Louvre, où se faisait l'exposition périodique des ouvraf;es de peinture, sculpture, gravure, etc., des artistes vivants : ce peintre, ce sculpteur amis plusieurs ouvrages au Salon. — Par ext. L'exposition même : il a exposé ce tableau au dernier Salon. — Compte rendu de Texposition : ce critique fait le Salon dans tel journal. — Salon des Kefusés, Salon ouvert, en 1S63, à côté du Salon officiel, pour l'exposition des œuvres repoussées par les jurys.

SALONA, cap. de la Dalmatie au temps des Romains, près de la Spalato actuelle (anc. Spalatum). (Voy. Sp.^latû.)

SALONIQUE ou Saloniki (turc Selanik; anc. Thernm, et plus tard Thessalonica), ville de la Turquie d'Europe, cap. du vilayet du même nom, au fond du golfe deSalotiique, appelée autrefois golfe Thermaique, à 45. . kii. S.-O. de Constantinople: 1 lO.OiM) hab. envimn. y <-ninpris "20,000 Juifs, et autant de Grecs. L'église Saint- Georges ressemble au Panthéon de Rome, et l'on dit que saint Paul a prêché dans celle de Sainte-Sophie, qui est aujourd'hui une mosquée. Fabrique de tissus de soie et de quincaillerie. Le commerce, quoique considérable encore, décline depuis quelques années. — Salonique tira son premier nom, Thcrma, des sources chaudes qui sont dans le voisinage; elle s'appela plus tard Thessalonique, du nom de la fille de Philippe, femme de Cassandre de Macédoine. Les Athéniens l'occupèrent vers 432 av. J.-C. Elle devint ensuite la principale station navale de la Macédoine. Elle se rendit aux Romains après la bataille de Pydna, et elle fut alors la capitale des provinces illyriennes. Une émeute y ayant éclaté, lempereur Théodose en tira un châtiment terrible (390). Les Sarrasins s'en emparèrent au xm' siècle, et les Turcs en 1430. Les Grecs insurgés y furent massacrés en lSi2. La populace turque y assa.ssina, en i8'76, les consuls français et allemand.

SALONNIER s. m. Ecrivain qui rend compte

des Salun<, des expositions anistiques.

* SALOPE adj. Sale, malpropre. N'est guère employé que substaiitiv., au féminin : c'est une vraie salope. — Fig. et par injure. Une SALOPE, une krame de mauvaise vie. — Mar. Mahie-saloi'k, petit bâtiment dune construction particulière, destiné à porter, à une certaine distance des ports, les vases et les sables qu on en retire : des maries-salopes.

* SALOPEMENTadv. D'une manière salope:

il maiiijc salopement. (Fam. et peu us.)

* SALOPERIE s. f. Saleté, grande malpropreté : il ny a pas moyen de manger dans cette auberge, tout y est d'une saloperie dégoûtante. — l>iscours, propos ordurier : dire des saloperies.

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* SALORGE s. m. (rad. lat. sa<, sel). Comm. Amas de sel.

SALODM, fleuve delà Sénégambie, sur les rives duquel s'i-tend un royaume du même nom, placé sous l'intluence des Français.

SALPA s. m. Genre de mollusques nommés aussi biforrs. (Voy. ce mot.)

* SALPÉTRAGE s. m. Formation du sal-

pélri- d.iiis les nitrières artificielles.

* SALPETRE s. m. (lat. sal, sel; petrx, de pierre). Sel neutre formé de potasse et d'acide nitrique : on le prépare ordinairement en décomposant par la potasse les nitrates tirés des plâtras de vieilles murailles, des étables, desécuries, desvieilles démolitions, etc. (Voy. Nitrate et P.oodre) — Prov. et Cg. Faire peter le SALPÊTRE, faire beaucoup dedécharges de canons, de fusils et autres armes à feu, à la naissance de ce prince, à cet exercice, on a bien fait peter le salpêtre. — Ce n'est que salpêtre,

QUE DUSALPÊTIiE, IL EST PETRI DE SALPÊTRE, SC dit

d'un homme, d'un enfant extrêmement vif et prompt. — La fabrication du salpêtre qui, pendant longtemps, était un monopole de l'Etat, a été rendue libre par la loi du 10 mars 1819. Le ministère de la guerre exploite directement neuf raffineries de salpêtre, afin de fournir à la fabrication des poudres de guerre et des autres poudres à feu. (Voy.

POCDKE.)

* SALPÉTRER v. a. Mettre du salpêtre sur un espace de terrain, le mêler avec la terre, qu'on frappe ensuite fortement, pour rendre ce mélange dur et impénétrable à la pluie : vous voulez faire sabler cette allée de jardin, cette petite cour, cela ne suffimit pas; il faut la faire salpétrei'. — Faire naitr.^ du salpêtre : rii.umidité commence à salyêtrer ce mur.

. SALPÉTRERIE s. f. Fabrique de salpêtre.

SALPÉTREUX. EUSE adj. Qui contient du salpêtre.

* SALPÉTRIER s. m. Ouvrier qui travaille à faire du salpêtre : les salpétriers de l'arsenal.

* SALPÉTRIÈRE s. f. Lieu où l'on fait le salpêtre. — A Paris, La Salpêtrière, vaste hôpital de femmes, qui était en même temps maison de correction, et qui est aujourd'hui un hospice pour les femmes âgées et pour les femmes en démence. La Salpêtiière fut commencée par Louis Xlll pour servir d'arsenal.

SALPÉTRISATION s. f. Action de salprètrer, de se sai|iêtrer; résultat de cette action.

SALPICON s. m. Art. culiu. Ragoût composé de plusieurs sortes de viandes coupées en fietits cubes et mélangées avec des Irutfes, ou des champignons ou des fonds d'artichaut é^;alement coupés en forme de dés

SALSE ou Salze s. f. (lat. sqlsus, salé). Géol. Volcan de gaz, d'eau ou de boue. ( Voj'.

Geyser.)

* SALSEPAREILLE s. f. [//. rail.] (esp. sarza parilla; de sarza, mûrier, ronce; Parillo, nom du médecin qui a, le premier, fait usage de cette plante). Bot. Genre de smilacées, comprenant un certain nombre de plantes américaines, la plupart arborescentes et souvent épineuses, qui grimpent à 1 aide de vrilles. Elles sont abondantes dans les climats chauds. La plus connue est le srnilax rotundifoliu, qui s'étend du Canada aux états du Sud. Il forme, en poussant au milieu des autres arbustes et arbres, au.xquels il s'attache, d'impénétrables fourrés. Sa tige, simple et forte, s'élance d'un arbre à l'autre à des intervalles de 30 ou 40 pieds. Ses baies noires formes de petites grappes afipetissantes à l'oeil, mais d'un goût nauséabond. Parmi les autres espèces plus méridionales, le srnilax pseudo-china mérite d'être cité. Ses jeunes pousses se mangent comme des as-

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perges; sa tige, en pleine croissance, a de la réputation comme médicament altérant; ses rhizomes contiennent une grande quantité de fécule et on en tait une sorte de bière avec de la mélasse, du blé rôti et du sassafras ; sa racine e.sl légère, poreu-e, facilement mise en œuvre, et très employée pour faire des pipes. Les autres espèces les plus importantes sont celles qui fournissent le médicament appelé salsepareille. — On désigne en médecine, sous le nom de salsepaieille, les racines ou plutôt le rhizome de plusieurs espèces de smilax. Mais on n'est pas d'accord sur ces plantes ni sur les propriétés médicales du rhizome. On pense que ce médicament est produit surtout par le i^milax sarsarilla et par le smilax officinalis. — La

Salsepareille à feuilles rondes fSmiîai rotundiTûli

salsepareille se recueille dans le Mexique occidental, l'Amérique centrale et le N. de l'Amérique du Sud, et l'on en distingue les variétés par les noms des pays qui les produisent à des ports d'exportation. Elle a été introduite en Espagne dès 1545 et est devenue, à certaines époques, un médicament très populaire. Les médecins qui croient à son efficacité la rangent parmi les altérants, et l'emploient dans les cas vénériens invétérés, dans le rhumatisme chronique, dans les maladies de peau tenaces, et lorsqu'il y a une générale dépravation du système (de 30 à 60 gr. en décoction dans un litre d'eau). Beaucoup de préparations vendues sous le nom de salsepareille n'en contiennent pas une parcelle.

SALSETTE (portug. Salsetta), nom indigène, Sahsti], île de la présidence de Bombay (Inde), reliée à l'île de Bombay par un pont de pierre et par une chaussée, et avec la terre ferme par le viaduc du chemin de fer péninsulaire; 50,000 hab. environ. Elle coutientde fameux temples souterrains taillés dans le roc. La principale ville est Thanah. Les Anglais ont pris possession de cette île en 1774.

* SALSIFIS s. m.[sa-sifî] (ital. sassefrica]. Bot. Genre de chicoracées, dont l'espèce principale, le salsifis commun liragopogon pomfolius) est une plante indigène potagère bisannuelle, que l'on cultive dans nos jardins pour sa racine fusiforme, comestible et délicate. Ses feuilles, longues d'un pied ou plus, sont étroites, élancées et verticales; leur couleur est d'un vert sombre. La seconde année, il pousse des tiges florales de 3 à o pieds de haut, qui se séparent à l'extrémité, et dont chaque division se termine par une grosse pomme de fleurs pourprées. On cultive exactement les salsilis comme les carottes et autres racines semblables. — La racine de celte plante est iacilenient utilisable comme entremets. La façon la plus ordinaire de l'accommoder esta la sauce blanche ou bien frite à la poêle; on peut encore assaisonner

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