RALE
de la famille. Emprisonné en 1701 en Au
triche, comme prévenu de conspiration, i .
parvint à s'échapper, et en 1703, souleva un en dessus, grisâtre i
mouvement insurrectionnel contre l'Au- rayes de nouaire et a ailes rousses. Il vit avec les subsides de Louis XIV, dans les champs et court dans 1 herbe avec I rapidité. Son en ressemble aux syllabes crcx crex, d'où son nom latin. Il se nourrit de graines, d'insectes et de vermisseaux. On l'a surnommé le roi des cailles, parce qu'il arrive et part avec elles et vit solitaire dans les mômes terrains, ce qui fait croire qu'il leur sert de guide ; sa chair est savoureuse. La marouctte ou petit râle tacheté {ralliis porzana), un peu plus petite que le précédent, est brun fonce, piqueté de blanc, à lianes rayés de blanchâtre ; elle se tient près des étangs et fait avec du jonc un nid en forme de nacelle qu'elle attache à quelques tiges de roseaux. Sa chair est très délicate. Lerûk élégant [rallus elegans) se trouve aux Etats- Unis, près des marais d'eau douce.
* RÂLE s. m. (onomatopée). Action de râler, et plus ordinairement bruit qu'on fait en râlant : le râle de la mort, de l'agonie. — Méd. Certain bruit qui se développe dans les voies aériennes et qui se mêle au murmure de la respiration, quand l'air passe à travers un liquide quelconque contenu dans les bronches. Le râle peut être sibilant (sifflant), ronflant, crépitant (rappelant la crépitation du sel par le feu), de craquement (analogue au bruit fait lorsqu'on insuffle une vessie sèche), humide ou muqueux (produit par le passage de l'air à travers un liquide épais), caverneux (quand l'air traverse une caverne).
RÂLE ou Rasles (Sébastien), jésuite et missionnaire français, né en 1638, mort en 17-i4. Il s'était établi dès 169,t à Norridgewock, sur le Kennebec. Les colous anglais l'accusèrent d'exciter les Indiens à piller leurs établissements sur la côte, et mirent sa tête à prix. En 1724, un parti de 208 hommes venu du fort Richmond, surprit Norridgewoch et massacra plusieurs Indiens en même temps que le père Râle. Son dictionnaire de la langue Abenaki a été imprimé dans les mémoires de l'académie américaine des arts et des sciences, avec une introduction et des notes par John Pickering (1833).
RALEIGH [râ'-lé], ville de la Caroline du Nord (Etats-Unis), à 10 kii. 0. de la Neuse, et à 350 kil. S.-O. de Washington, par 35° 47' lat. N. et 81» 10' long.O.; ir,,HO h.. dont 4,094 de couleur.
RALEIGH ou Ralegh (sm 'Walter), courtisan et navigateur anglais, né en l.'JoS, mort le 29 oct. 1618. 11 s'embarqua en Ib7y avec son demi-frère, sir Humphrey Gilbert, qui avait obtenu un privilège pour établir une planta tion en Amérique; mais ils revinrent sans avoir même abordé le nouveau monde. Il se fit bientôt l'un des courtisans les plus agréables d'Elisabeth, et en 1383 repartit avec une escadre de 5 vaisseaux commandés par sir Humphrey Gilbert. Cette fois, il prit possession de Terre-Neuve au nom de la reine; m.iisson escadre fut dispersée. Ayant obtenu d'Elisabeth la propriété d'une grande région de pays à découvrir, il envoya deux vaisseaux sous Philip Amidas et Arthur Barlow, qui touchèrent au rivage de la Caroline du Nord, et explorèrent les détroits de Pamlico et d'Albemarle. Elisabeth nomma la contrée nouvelle Virginia (Virginie) par allusion à son état de célibat, et créa Raleigh chevalier. Celui-ci envoya à plusieurs repriscs dans les pays découverts des troupes de colons qui n'y restèrent pas ou qui y périrent. Quelques-uns d'entre eux, ramenés par sir Francis Drake, introduisirent en Angleterre la comme de terre et le tabac, tacheté de noirâtre en dessus, à flancs rayés Membre du parlement, membre du conseil, de noir et de blanc. Il nage assez bien et directeur de la guerre, lieutenant général et vourt facilement sur les herbes aquatiques, commandant militaire des Cornouailles, Ha-
Kâle des genéU (Rallus crej).
se cachent sous l'herbe pendant le jour et cherchent leur nourriture le soir et le matin au bord des eaux, dans les joncs et dans les herbes. Ils courent très vite, mais leur vol est lourd et peu étendu. Ils nichent à terre et leurs petits abandonnent le nid dès leur naissance. Le râle d'eau (rallus aquaticus), gros comme une caille, est brun fauve,
RALL
leigh prit une pari active aux préparatifs de résistance à l'invasion dont l'Espagne menaçait l'Angleterre; et en l.")88, à l'apparition de ÏInvincible Armida, il la harcela sur un navire qu'il avait équipé à ses frais. Il fit partie de l'expédition de Drake pour rétablir dom Antonio sur le trône de Portugal (1389). En vue de ruiner la puissance espagnole dans les Indes occidentales, il réunit presque entièrement à ses frais une flotte de 13 vaisseaux, et, avec Frobisher, fit de riches prises sur les Espagnols. En 1393, il alla sur les côtes de la Guyane, explora le pays autour de l'Orénoque et détruisit l'établissement espagnol de San José. L'année suivante, il publia Discovei-y ofthe large, rich and beauiiful Empire of Guiana. Il prit part à la prise de Cadix, fit partie de l'expédition d'Essex contre les Açores et s'empara de Fayal. A l'avènement de Jacques, il tomba en disgrâce (1603), et, peu après, fut envoyé à la Tour comme fauteur d'une conspiration ayant pour but de placer lady Arabelle Stuart sur le trône. C'est là qu'il écrivit son Eistory of the World (1614). Mis en liberté en 1613, il obtint de Jacques le commandement d'une flotte avec le titre d'amiral, et fit voile pour la Guiane, où son expédition, malgré de grands succès au début, finit misérablement. De retour en Angleterre en 161S, il fut de nouveau enfermé à la Tour. Les plaintes de l'ambassadeur d'Espagne hâtèrent son jugement, et il fut décapité en vertu de la sentence de mort qui avait été prononcée contre lui en 1603. Ses poésies diverses ont été recueillies par sir E. Brydges (1814) et ses mélanges en prose par le D' Birch (1731, 2 vol.). Une édition de ses œuvres complètes a été publiée à Oxford en 1829 (8 vol.).
•RÂLEMENT s. m. Râle, action de râler : le rdkment de la mort.
' RALENTIR v. a. (préf. r; fr. alentir). Rendre plus lent : ralentir sa course, sa marche. — Fig. Cet accident a ralenti sonzèle. — Se ralentir v. pr. Devenir plus lent, moins actif : j'ai peur que cette ferveur ne se ralentisse.
* RALENTISSEMENT s. m. Diminution de mouvement, d'activité : le ralentissement du pendule. — Fig. Le ralentissement de son zèle, de son ardeur.
* RÂLER V n. Rendre en respirant un son enroué, causé par la difficulté de la respiration. Se dit proprement des agonisants : il est très mal, sa poitrine s'emplit, il commence à rdler. — Par ex t. Râler E^■ dormant.
RÂLEUR, EUSE s. Personne qui râle. — Pop. Personne qui marchande beaucoup sans rien acheter.
* RALINGUE s. f. Mar. Cordage que l'on coud autour des voiles pour en renforcer les bords. — Mettre une voile en ralingde, mettre ses ralingues dans une direction parallèle à celle du vent, en sorte qu'elle ne le reçoive sur aucune face.
* RALINGUER v. a. Mar. Garnir une voile de ses ralingues : les voiles sont faites, il n'y a phis qu'à les ralinguer. — Neutralement. Mettre une voile a ralinguer, la mettre eu ralingue.
RALLENTANDO adv. (mot ital.). Mus. En ralentissant.'
RALLER V. n. (préf. r; fr. aller'). Aller de nouveau.
RALLIDÉ, ÉE adj. [ral-li-]. Ornith. Qui ressemble ou qui se rapporte au râle. — s. m. pi. Famille d'échassiers ayant pour type le genre râle et comprenant, en outre, les genres gallinule et foulque.
* RALLIEMENT s. m. [ra-l!-man]. Guerre.
Action des troupes qui, après avoir été rompues ou dispersées, se rassemblent : le rallie-