‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 19 sur 639 · RAMA · texte numérisé non relu

RAMA

ment 'fcs troupes se fit derrière un petit bois. On dit de même. Le ralliement d'une flotte, d'one armée navale. — Mût dk ralliement, mot qu'un chef donne à ses troupes pour qu'elles se rallient, en cas de déroute et de séparation. Se dit plus ordinairement du mot que l'on donne à la suite du mot d'ordre : les stittinetles doivent connaître le mot de ralliement, afin de t'exigerdesi'ondes, despatrouilles, etc., qui passent devant elles. (Voy. Ordre.) — Signe DE ralliement, se dit, aux armées, de certains signes dont on convient pour se reconnaître, comme de frapper sur la giberne ou dans la main. — Point de ralliement, endroit marqué aux troupes pour se rallier. — Par est. Mot, SIGNE deralliement, mot, signe caractéristiqueauquel une secte, un parti se reconnaît, ou par lequel on le désigne; et, Point deralliement. lieu où les personnes d'une même société, d'un même parti se rassemblent. — Point de ralliement, se dit aussi, iig., d'une opinion sur laquelle s'accordent des sectes, des personnes divisées sur d'autres points,

* RALLIER v.a. [ra-lié] (préf. r; fr. allier). Rassembler, réunir, remettre ensemble. Se dit principalement en termes de guerre et de tactique navale : les premiers escadrons avaient été rompus, mais le général les rallia. — Se dit quelquefois dans le langage ordinaire, surtout au figuré : les esprits étaient divisés, cette proposition les a ralliés. — Mar. Rallier SON poste, manœuvrer pour le reprendre, après l'avoir quitté. Rallier cn vaisseau, le rejoindre. Rallier au vent, rallier le vent, serrer le vent, gouverner aussi près de la source du vent que l'espèce du bâtiment le permet. — Se rallier, v. pr. Se réunir : les vaisseaux égai-és se sont ralliés. — Se rattacher à un gouvernement, à un parti : il quitta l'opposition pour se rallier au ministère. — Se rallier A terre, s'approcher de terre.

' RALLONGE s. f. [ra-lon-ge]. Ce qui sert à rallonger une chose : mettre une rallonge à une robe, à une table.

' RALLONGEMENT s. m. [ra-lon-ge-man].

Action de rallonger, ou résultat de cette action.

* RALLONGER v. a. [ra-lon-] (préf. r; fr. allonger). Rendre une chose plus longue en y ajoutant quelque pièce, quelque morceau, quelque bout d'une chose à peu près semblable : ce rideau est trop court, il faut le rallonger. — Allonger : rallongez ces étrivières, ces étriers.

* RALLUMER v. a. [ra-lu-] (préf. r; ît. allumer). .-Vllumer de nouveau : an a éteint ces bougies, il faut les rallumer. — Fig. Donner une nouvelle ardeur, une nouvelle force à quelque chose : cet événement ralluma la sédition. — Se rallumer v. pr. : le feu qu'on croyait éteint vint tout à coup à se rallumer.

* RAMADAN ou Ramazan s. m. (le mois chaud; de l'arabe ramida, rayonner ardemment). Mois que les mahométans consacrent à un jeûne qui est une espèce de carême ; pendant le Ramadan, on ne mange point avant le coucher du soleil. — Le ramadan est le neuvième mois de l'année mahométane pendant lequel le Coran commande un jeune rigoureux, en commémoration des premières révélations divines reçues par le Prophète. 11 est interdit à tous de prendre une nourriture pu un breuvage quelconque depuis le lever du soleil jusqu'à l'apparition des étoiles. Ce jeûne est suivi de trois jours de réjouissances appelées le petit Bairam.

RAMADOUER v. a. Radoucir quelqu'un en le caressant. — Seramadouer v.pr. Se radoucir.

* RAMAGE s. m. (rad.lat. ramus). Rameau, branchage. Ne se dit guère que d'une représentation de rameaux, de branchages, de feuillages, de fleurs, etc., sur une étolîe : velours à ramage.

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'RAMAGE s. m. Chant des petits oiseaux : . galerie, sur laquelle onplace-des factionnaires un doux ramage. — Fig. etfam. Babil des en- quand la cargaison commence à se compléter

lanls, et certains discours dénués de sens : les vers de ce poète ne sont qu'un insipide ramage.

' RAMAGER v. n. Se dit des oiseaux qui font entendre leur ramage. (Peu us.)

- RAMAIGRIR v. a. (préf. r; fr. amaigrir). Rendre maigre de nouveau : ce cheval s'était bien refait, miis ce long voyage l'a ramaigri.

— V. n. Retomber dans le premier état de maigreur, redevenir maigre : il avait repris son embonpoint; mais depuis quelque temps il ramaigrit tous tes jours.

•RAMAS s. m. [ra-mâ]. Assemblage de diverses choses. N'est guère usité qu'en parlant d'objets qu'on regarde comme étant de peu de valeur : il a fait un ramas de toutes sortes de vieux livres, de toutes sortes de curiosités. — S'emploie quelquefois au sens moral : ce discours 7iest qu'un ramas de lieux communs. — Se dit aussi en parlant des personnes : un ramas de bandits, de vagabonds.

' RAMASSE s. f. (ital. ramazza). Espèce de traîneau guidé par un homme, et dans lequel les voyageurs descendent des montagnes où il y a de la neige : il descendit du mont Cenis en ramasse, dans une ramasse.

* RAMASSÉ, ÉE part, passé de Ramasser.

— Adjectiv. Epais, trapu, vigoureux : cet homme est ramassé. On dit de même, Avom

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