SAPH
SAPI
la Loire, l'Arroiix, la Saône, la Seille et le Doubs. Sol fertile; vins, chanvre, fruits; peu de céréales; horlogerie, verrerie, poterie. — Ch.-]. Mâcon; .'i arr., 50 cant.. 589 coniin. Evêché a Autun , suffraj-'ant de Lyon. Les tribunaux sont du ressort de la cour d'appel de Dijon et les établissements d'instruction publique relèvent de racadcmie de Dijon. — Ch.-I. d arr. : Mâcon, Autun, Chalon-sur- Saône, Charolles el Louhaus.
SÂO-PEDRO DE RIO-GRANDE DO SUL (appelée autrefois pai- aijrévialion Uio-Gbande DO SuL, el aujourd'hui Sdo-Pedro). 1, la province la plus méridionale du Brésil, touchant à l'Atlantique, à l'Uruguav et à la république Arsentiue. 236,.353 kil. èarr. ; 0i3,527 hab. Cap. Porto-Alegre. Parallèlement à la côte, et sur presque toute sa longueur s'étendent le lacMirim {180 kil. de Ion? sur 23 de large), el la lagune dos Palos ("230 kil. de long sur 65 de large). — II. ville de cette province, près de l'embouchure du Rio-Grande do Sul, à 225 kil. S.-S.-O. de Porlo-Alegre; 9.000 hab. environ. Le port est le seul bon dans la province. Grande exportation de peaux.
SAORGE. Saorgio, comni. de l'arr. et à 08 kil. .N.-E. de Nice (Alpes-Maritimes), près de la rive gauche de la Roya . 1,214 hab.
SAOSNOIS (Le), Sagonensis Vagus, petit pays de l'ancienne France, dans la province du Maine, ville priiic, Saiut-Calais. Auj. compris dans le dép. de la Sarthe.
■SAOUL, SAOULER. Voy. Soûl, Sodler.
SAP s. m. (ahrév. de sapin). Nom donné au sapin et aus autres conifères.
* SAPA s. m. Pharm. Moiit, suc de raisin évaporé jusqu'à consistance de miel : le sapa est laxatif. (Voy. Raisiné.)
' SAPAJOU s. m. (altér. de çayouvassou). Genre de singe d'Amérique, qui a la queue prenante, et qui est fort petit : vous avez làun joli sapajou. (Voy. Singe.) — Fig. et fam. Petit homme laid et ridicule : c'est un vrai sapajou.
' SAPAN s. m. Nom d'un bois de teinture fourni par la CxsalfAnia sapan, des Indes orientales. Ou l'emploie pour teindre le coton en rouge. On le trouve aussi dans l'Amérique centrale, l'Amérique du Sud et les Antilles.
* SAPE s. f. (esp. zapa, pioche). Se dit du travail de la tranchée, lorsque les assiégeants arrivés à portée de mousqueton de la place, emploient, pour se couvrir, des paniers cylindriques appelés gabions : il a été commandé pour la sape. — Ouvrage même qu'on fait en sapant : la sape esi fort avancée.
SAPEMENT s. m. Action de saper.
* SAPER v. a. Travailler avec le pic et la pioche à détruire les fondements d'un édiûce, d'un bastion, etc.: saper une muraille, la saper par le pied, par le fondement. — Se dit, lig., en parlant de religion, An morale, de politique : saper les fondements d'un Etat, le saper par les fondements.
' SAPEUR s. m. Celui qui est employé à la sape : on commanda les sapeurs. — Espèce de soldats armésd'une hache et portant un grand tablier de peau, qui marchent en tête des régiments d'infanterie : sapeurs et musique en tête.
' SAPEUR-POMPIER s. m. Celui qui fait partie d'uu corps organisé pour porter des secours dans les incendies et faire agir les pompes : des sapeurs-pompiers. — LégisL «C'est seulement en 11 T2 que la viUe de Paris a été pourvue d'un service public de pompes à incendie. Le? pompiers de la capitale furent soumis a um/ organisation militaire en vertu de la loi du 9 ventôse an III; puis ils furent réorganisés sous le nom de
sapeiirs-poyniners de la ville de Pori's. par un j treux, souvent perlé dans les plans delà base, décret du 18 sept. 1811. lisse recrutent ex- , et quelquefois, lorsqu'on le regarde dans la clusivement parmi les anciens soldats, et ils direction de son axe vertical, il montre un vif forment un régiment qui est placé sous les rayonnement opalescent. Tous les saphirs, ou ordres du ministre de la guerre, bien que le varii-tés pures de corindon, sont d'une duservice des incendies soit sous la direction du reté excessive, ne le cédant que d'un dixième
préfet de police (Décr. 27 mai IS.ïo). Dans les autres communes, les sapeurs-pompiers sont organisés par arrêtés préfectoraux, sur la demande des conseils municipaux. Les sapeurs-pompiers dune commune forment une compagnie, lorsque l'eftectif est de o1 à S.'IO hommes; si l'etîectif est inférieur à 51, ils forment seulement une subdivision de compagnie; s'il est supérieur à l'oO, cet eti'ectif estréparti en plusieurs compagnies, et il peut même former un bataillon. Les sapeurs-pompiers se recrutent au moyeu d'engagements volontaires souscrits par des hommes jouissant de leurs droits civils et ayant satisfait à la loi du recrutement. Tout sapeur-pompier doit s'engager par écrit à faire le service P'-'ndant cinq années; et, en cas de non-exécution de cet engagement, il doit subir les peines disciplinaires que lui intligent ses chefs ou le conseil d'administration du corps. Les engagements sont renouvelables. Les sapeurs-pompiers relèvent du ministre de l'intérieur, et tous leurs officiers sont nommés par le président de la République. Il leur est interdit de se réunir en armes sans en avoir obtenu l'autorisation du général commandant la subdivision territoriale. Les corps de sapeurs-pompiers peuvent être suspendus pendant deux mois par le préfet; ils peuvent l'être pendant une année lorsque le ministre approuve 1 arrêté de suspension; ils ne peuvent être dissuus que par décret. Le service des sapeurs-pompiers est réglé par un arrêté municipal approuvé par le préfet. La commune doit prendre à sa charge les dépenses d'achat, de logement et d'entretien du matériel, l'habillement dessous-officiers, caporaux I Sag"17e!Te" s einplole^'guèrrVûr danr œÏÏe
au diamant. On trouve cette pierre dans plusieurs contrées et dans diverses formations géologiques. Les plus beaux rubis viennent du Pégou, de Burmah et de Siain; les plus beaux saphirs bleus, de Ceylan.
SAPHIRIN, INE adj. Qui ressemble au saphir.
* SAPHIRINE s. f. Variété de calcédoine, qui a la couleur du saphir : un cachet de sa-
phirine.
SAPHISME s. m. Pathol. Dépravation semblable à celle qu'on a imputée à Sapho el aux Lesbiennes en général.
SAPHO [sa-fo], femme poète grecque, qui florissait vers 600 av. J.-C. De Mylilène, son pays, elle fut forcée de fuir eii Sicile. La légende commune raconte qu'étant amoureuse sans espoir d'un jeune homme nommé Phaon, elle se jeta dans la mer du haut du rocher de Leucade. Cette légende a probablement son origine dans le mythe de l'amour d'Aphrodite pour Adonis, que" les Grecs appelaient Phaon. Les poésies de Sapho sont surtout erotiques et destinées à être chantées; mais elle avait aussi écrit des poèmes sérieux et satiriques. Il ne nous en reste qu'une ode complète à Aphrodite, etquelquesfragmenls. La meilleure édition se trouve dans le 3" vol. des Foctse lyrici grxci de Beigks (1867).
* SAPIDE adj. (lai. sapidus). Didact. Qui a de la saveur : les corps, les substances sapides.
* SAPIDITÉ s. f. Qualité de ce qui est sapide : la saijidilé d'un corps. ■
SAPIENCE s. f. [sa-pi-an-se] {\s.i. sapientia).
et soldats, lorsque ceux-ci n'y ont pas pourvu, la solde s il y en a une, et en général, toutes les dépenses relatives au service des incendies. Telles sont les principales dispositions du règlement d'administration publique du 29 dec. 1875.» (Ch. Y.)
* SAPHÉNE s. f.[sa-fè-nej(ar.5«/î)ie). Anat. Nom donne à deux veines de la jambe que l'on aperçoit aisément sous la peau, près de chaque malléole, et à l'une ou l'autre desquelles se pratique la saignée du pied : la grande S'ipkène ou saphène interne.
' SAPHIQUE adj. et s. m. [sa-fl-kel. Se dit
phrase proverbiale, Lepaysdesapie.nce, laiNormandie. — La Sapience, se dit quelquefois, en style théologique, du livre de Salomon qu'on appelle autrement La Sagesse : Salomon dit, dans la Sapience...
"SAPIENTIAUX adj. m. pi. [-pi-an-si-ô] (rad. snpini'i- . Ne se dit que de certains livres du lEcriture sainte : les Proverbes, l'Ecclésiaste, i Ecclésiastique sont du nombre des livres sapientiaux.
' SAPIN s. m.(lat. sapinus). Bol. Genre de conifères abiétinés, comprenant un certain nombre d'espèces de grands arbres à forme
d'une sorte de vers composé de onze syllabes, l„oj„q,ie , à tronc extrêmement droit, à qui était fort en usage chez les Grecs est les feuiUes persistantes, linéaires, à fleurs les Latins, et qu'on prétend avoir ele invente par y^gg mâles, les autres femelles, produites Sapho : une ode en vers saplaques. (j^ns des chatons. Les chatons femelles
'SAPHIR s. m. [sa-flr] (lai. .vjp/i/iM-Ms). ' constituent, après maturité, un cône d'une Pierre précieuse moins dure que le diamant, forme ordinairement cylindrique, composé brillante et de cou\euvhieaif. saphir bien net. d'un certain nombre d'écaillés ligneuses, se Encycl. Le saphir vient, pour la valeur et recouvrant les unes les autres, mais amincie
pour la dureté, immédiatement après le diamant. C'est une variété transpartule de corindon, composée d'alumine presque pure. Il reçoit diti'érents noms suivants sa couh-ur. Le saphir rouge s'appelle rubis oriental; le violet, améthyste; le jaune, topaze; le vert, émeraiide; et le ternie saphir est réservé à la variélr bleue. Le saphir des Grecs (o-a'jr^Etpo;) était, non la pierre dont on parle ici, mais le
au bord, ce qui les dislingue de celles du pin, qui sont épaisses. — Il sent le sapin, se dit d'un homme qui a mauvais visage, el qui parait devoir mourir bientôt. On dit aussi, Sa ïoux, sa pthisie, son asthme sent le sapin. — Fig. el fam. Voiture de place, lîacre : nous avons pris un sapin. — Encycl. Le genre sapin compte environ 20 espèces d'arbres dont plusieurs sont européennes. Le supin blanc
lapis-lazuli, comme il parait d'après les des- ou en peigne {ahics pectinala) couvre de macnptioiis de Théophraste et de Pline. Le gnitiques forêts les montagnes de l'Europe
P saphii
hyacinthus de Pline, Le rubis étail probablement indiqué par ï'anthrax de Th'-uphr.iste el par le carbunculus et le lijchni^ dr l'Iine. Le saphir a par formule chimique Al* 0', avec une petite quantité d'o.\yde de chrome, qui, par les proportions diverses dans lesquelles il s'y trouve, donne a la pieire ses diUéreutes couleurs. Le saphir cristallise dans le système rhomboédrique; il a un éclat vi-
bleu est le idu-ndoi des Grecs et le tempérée et méridionale, enlre O.'JO m. el
' ' '• 1,300 m. d'altitude. Il vil jusqu'à 100 ans et
atteint 50 m. de hauteur. Son bois blanc élastique, à libres très droites, est employé dans la marine pour la confection des mâts et des veri-'ues; il fournit aussi des poutres larges, épaisses et d'une parfaite rectitude. Il donne en outre des matières résineuses estimées, particulièrement la térébenthine de Strasbourg; son écorce peut servira tanneries
SAPI
cuirs. Ses jeunes pousses, appelées bourgeons rfe^apm.sontemployées en pharmacie comme anliscorbutiques. On l'appelle quelquefois sapin nrqenté, à cause de ses feuilles qui sont hIanchUre-' à leui «nrfire inférieure; elles sont linéaires, oblu-e'^ creusées d'un sillon
SAPI
On le recherche surtout comme arbre d'ornement. Le si/piu f'/ti't= [abies 9C(iï7(?is'), autre espèce de la côte du Pacifique, fuurnitd'excellent bois de construction. Le sapin du Canada [abies Canadensi^] est originaire des Etats- Unis et du Canada où on l'appelle hemlock
SAPO
Sapin baumier . v ^
à leur surface supérieure et déjetées vers deux côtés opposés. Le sapin baumier (abies fca?S(imt;a),oricinaire du Canada et du N. des Etats-Unis, produit un bois de peu de valeur, mais il est précieux comme fournissant le baume du Canada (Voy. C.\N.\D.\.) On l'a introduit chez nous comme arbred'ornement; ses cônes sont d'une couleur rouîeàlre.
Sapin noble (Abies Qobilis).
Le sapin de Fraser {abies Fraseri], très voisin du précédent et souvent confondu avec lui, se trouve dans les mêmes contrées. Le sapin noble {abies nobilis) est également un arbre
Sapin du Canada (Abies Canadensis).
spruce; il y atteint de 5.t à 30 m. et forme des forêts considérables. On l'a introduit en 173G dans nos plantations d'ornement; mais il a perdu ses dimensions. Son bois est grossier et de mauvaise qualité; mais son écorce est très bonne pour la tannerie.
SAPINDACÉ. ÉE adj. (lat. sapindus, savonnieri. Qui ressemble ou qui se rapporte au savonnier). — s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones dialypétales hypogynes, comprenant des arbres, des arbrisseau.x ou des lianes dont la tige présente une structure bizarre, simulant parfois l'aspect de plusieurs branches soudées entre elles. Genres piincipaux : paullinie, savonnier, etc.
'SAPINE s. f. Solive ou planche de bois de sapin.
SAPINETTE s. f. (dimin. de sapine]. Bot. Genre de conifères, voisin des sapins (voy. Epicéa) et qui est représenté en Europe par la sapinette de Norvège (abies excelsu), appelée aussi epiceu de Norvège ou pin de Norvège, grand arbre qui forme de vastes forêts dans les montagnes de l'Europe, particulièrement en Suède et en iNorvège, jusqu'à la lat. de 67° et à une ait. moyenne de 1 ,300 à 2,200 m. On le rencontre au S. jusqu'aux Alpes et aux Pyrénées. 11 peut atteindre une hauteur de 4U à oO m., avec b m. de circonférence à la base. Il lui faut un siècle pour arriver à
(/,■.,', .IIV,
,tr
Sapin élevé (Àbies grandis).
américain ; ou le rencontre dans les montagnes de la côte du Pacifique, dans r.\mériquedu ÎSord, à une altitude de 2,000 m.
Sapinelle noire (Abies nigra).
son complet développement. Son bois, scié en planches, sert à faire des planchers et des boiseries, des caisses, des meubles à bon marché; arrondi, il produit des mâts, des espars, des échafaudages, des charpentes
légères. Il est très durable, snrtont quand on laisse l'écorce. Cette écorce à part fait du tan. La résine est une de ces térébentines qu'on appelle encens, et lorsqu'elle est fondue dans de l'eau bouillante et passée au tamis, elle donne la véritable poix de Bourgogne. Les jeunes bourgeons delà sapinette et de plusieurs espèces voisines produisent, quand on les fait bouillir dans l'eau, {'essence de sapinette, que l'on emploie pour fabriquer la bière de sapinette ou spruce béer. La sapinette noire (abies nigra] se trouve aux Etats- Unis, depuis le Maine jusqu'au Visconsin, et atteint au Canada (i.'i" de lat. N. Son bois
Sapinette de Norvège (.Abies excelsa).
est très fort, très léger et très durable; on s'en sert beaucoup dans les constructions navalesetpour les charpentes légères dans les bâtisses, tes pousses nouvelles peuvenlservir à faire de la bière économique. La couleur du feuillage est sombre. La sapinette rouge n'est qu'une variété à cônes plus larges et rougeâtres. et dont le bois est aussi teinté de rouge. La sapinette blanche (abies alba) croît dans les mêmes régions, mais s'avance davantage au iN. Le bois en est bon; avec les racines les Indiens fabriquent une sorte de fil qui leur sert à coudre leurs canots en écorce de bambou.
' SAPINIÈRE s. f. Lieu planté de sapins.
SAPOJOK, ville de la Russie d'Europe, gouvernement et à lâi kil. S.-E. de Riazan; 5,01)0 hab.
SAPONACÉ, ÉE adj. (lat. sapo, savon). Qui a les caractères du savon ; qui peut être employé aux mêmes usages que le savon.
* SAPONAIRE s. f. (lat. sapo, savon). Bot. Genre de silénées caryophyllées, voisin des œillets, comprenant plusieurs espèces de plantes vivaces dont les feuilles contiennent une substance qui mousse dans l'eau comme le savon. L'espèce lypt, la saponaire officinale (saponaria officinalis), vulgairement savonnière, croît communément au bord de nos champs, le long des fossés et des haies; elle porte, en août et juillet, de grandes fleurs d'un blanc rosé. On lui attribue des vertus fondantes : ses feuilles, broyées dans de
SAPO
l'eau, y formenl uue t'ciitne semblable àcelle du savon, et la lendeut propre à blanchir le
Saponaire officinale (Saponaria officinalis).
linge, les dentelles, etc. Celte propriété bizarre est due à la présence de la saponine.
SAPONÉ s. ni. Pharm. Médicament dans lequel il entre du savon.
SAPONIFIABLE adj. (lai. «apo. savon; /'acere, fairei. Qui peut êlre saponifié.
• SAPONIFICATION s. f. Didacl. Opération par laquelle une substance grasse se convertit en savon.
•SAPONIFIER V. a. Transformer un corps vras en savon. — Se saponifier v. pr. Toutes les graisses ne se saponifient pas également bitm.
SAPONIFORME adj. (lat. sapa, savon; fr.
foriiic). (Jui ressemble à du savon.
SAPONINE s. f. (lat. sapo, savon). Composé organique particulier que l'on extrait de la racine de saponaire, de l'écorce du quillaia, des graines de la nielle du b lé [lychnis githago), du marron d'Inde et de plusieurs autres plantes. On la trouve dans le commerce sous (orme de poudre non cristallinequi lorsqu'on la prise fait éternuer violemment. Elle se dissout dans l'eau et encore mieu-x dans l'alcool dilué, et forme alors une solution qui ressemble à celle du savon, mais qui donne une mousse plus abondante et plus permanente.
SAPONINE, ÉE adj. Pharm. Qui contient de
la sapuiiiiie.
SAPONIQUE adj. Se dit d'un acide qui se précipite quand on fait agir des acides minérau.v sur la saponine.
SAPONULE s. m. Savon de soude dissous dans l'alcool.
SAPONURE s. m. Pharm. Composé de savon v.n poudre et d'une substance médicamenteuse.
SAPOR. Vuy. Perse.
SAPÛRATION s. f. (lat. sapor, saveur). Action de goûter, d'éprouver une sensation de saveui'.
' ■ SAPORIFIQUE adj. Didact. Qui produit la saveur : les particules saporifiques d'une substance.
SAPOTACÉ, ÉE adj. Qui ressemble ou qui
se rapporte au sapotier. — s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones gamopétales hypo- ^•ynes comprenant des arbres et des arbrisseaux inlertropicaux à suc laiteux. Principaux i-'enres: bassie, sapolier, gutla-percha, buinélie, imbricaire, niinusope, etc.
• SAPOTE ou Sapotille s. f. Fruit du sapotier on ^ajjotillier. !
• SAPOTIER ou Sapotillier s. m. (esp. sapo- |
diltn). liot. <ieiirc de bap(jlacéi,'>, renfermanl S ou 10 espèces d'arbres a suc laiteux. Le su-
SARB
potier commun [achras sapata), originaire de la Jamaïque et introduit aux Antilles, est un grand arbre dont le fruit très recherché, de la grosseur d'une pomme, n'est bon à manger que lorsqu'il est blel à l'instar des nèlles; aussi lui donne-l-on quelquefois le nom de nèfle d'Amérique. Le suc laiteux de ce sapotier se conciète a l'air, prend une apparence résineuse et dégage en brûlant une odeur d'encens.
SAPRISTI interj. Sorte de juron familier.
SAQUEBUTE s. f. (lat. sambucns, sureau). Mus. Sorte de grande trompette autrefois en usage. — Lance armée d'un crochet, dont on se servait pour démonter les cavaliers.
* SARABANDE s. f. (esp. zambanda). Danse grave sur un air à trois temps : danser une sarabande. — Air sur lequel on danse une sarabande : jouer une sarabande.
SARAGOSSE (esp. Zaragoza). I, province duN.-E. do l'Espagne, eiiAragon; 17,112 kil. carr.; llo.SOO hab. Le pays est accidenté, et traversé du S. à l'E. par'l'Ebre. Les autres cours d'eau sont le Jalon, le Gallei;o et la Jiloca. Plomb, cuivre, élain et soufre. On récolte du froment, du lin, du chanvre, de la soie, du vin et de l'huile. — II, cap. de cette province (anc. Cœsarea Augusta), sur l'Ebre, à 341 kil. N.-E. de Madrid; y;;,401 hab. Deu.x cathédrales; une académie des beauxarts et une université dalant de U74. - Saragosse fut fondée par Auguste an 27 : av. J.-C. ; les Maures s'en emparèrent en7l2, ! et Alphonse 1" d'Aragon en IIIS. Elle est fa-' meuse par les deux sièges qu'elle soutint en 1808-'09. Elle se rendit, le 21 fév. 1809, après avoir perdu 34.000 personnes, enlevées la plupart par une épidémie. (Voy. P.^lafox et j Lannes.) Les Français la conservèrent jusqu'en 1813.
SARAH ou Sara, fille de 'l'haré et nièce d'Alirabam qui l'épousa vers '1966 av. J.-C. Restée longtemps sans enfants, elle engagea Abraham à épouser sa servante Agar, qui lui 1 donna Ismaël. Quelque temps après, Sara eut un lils, appelé Isaac. — ^arakhs. (V. S.)
SARAMON,ch.-l. de cant.,et à 23 kil. S.-E- [ d'Auch (Gers), sur la Gimone; -1,123 hab.
SARANCOLIN s. m. Marbre à fond rouge de sang, avec de larges tachesd'un jaune sale et des veiiii.'s d'un blanc pur.
SARATOV. I, gouvernement de la Russie d'Europe, au S.-E., avec le Volga pour limite à l'E.; 84,492 kil. carr.; 1,900,000 hab. - 11, cap. de ce gouvernement, sur le Volga, a 700 kil. S.-E. de Moscou; 165,000 h. Grand centre d industrie et de commerce.
SARC
— Fig. et fam. Parler par sarbacane, parler par des personnes interposées : je ne veux point parl'T par sarbacane dans cette affaire, je veux traiter avec lui directement. (Vieux.)
* SARBOTIÉRE s. f. Voy. Sorbjjtière.
' SARCASME s. m. [sar-kass-me] (lat. sarcasnius). Haillene amère et insullaate : ce trait passe la plaisanterie; c'est un sarcasme.
* SARCASTIQUE adj. Qui tient du sarcasme : un Ion sarcastique.
SARCELLE s. f. (altér. du lat. querquedula). Nom dun groupe de petits canards sauvages qui ne diffèrent guère du canard commun que par la taille. La sarcelle ordinaire (anas querquedula) est commune sur nos étangs au printemps et en automne; elle couve dans le Nord. Elle est maillée de noir sur fonds gris, avec un trait blanc autour de la suite de l'oeil. La petite sarcelle
SARAWAK [sa-ré-ouak]. I, Etat indépendant. SUU3 le contrôle anglais, dans l'île de Bornéo, occupant environ oOO kil. de côtes au N.-O., entre 0» 30' et SoJiO'lat. N. et entre 107° 20' et I09o 20' long. E. L'intérieur contient de vastes forêts, des plaines et des vallées fertiles, de nombreux cours d'eau et des montagne^ hautes de 2,000 m. Anlimome. On es tiine la population à 300,000 hab, dont 40,000 Malais et 3,000 Chinois. Le fondateur du gouvernement actuel est sir James Brooke (voy. Brooke), à qui le sultan dt Bornéo céda, en 184'1, la ville de Kuching, avec le titre de rajah. Lorsqu'il mourul, son neveu, Charles Brooke, lui succéda, et Sarawak a continué de prospérer sous le nouveau rajah. — II, cap. de cet Etat, autrefois appelée Kuching, sur la Sarawak, à 27 kil. de la mer, par 1" 28' lat. N. et 107° 32' long. E.; ïii.uOO hab. C'est un port franc, qui lait un grand commerce, surtout avec Singapore.
" SARBACANE s. f. ((ital. sarbacaiia). Long tuyau par lequel on peut jeter quelque chose en souillant : jeter des pois avec une sarbacane.
{anas crecea) fait sa ponte chez nous, où elle est beaucoup plus commune. Son corps est finement rayé de noirâtre: sa tète est rousse avec une bande verte bordée de deux lignes blanches à la suite de l'œil, la poitrine d'un blanc roussàtre varié de taches rondes et un miroir noir et vert sur les ailes. — Les sarcelles ont la chair plus délicate que le canard sauvage; elles riçoivent les mêmes préparations que celui-ci.
SARCEUX, EUSE adj. (gr. sarx, sarkos.
chair), .\iiat. Qui est de la nature des chairs.
SARCINE s. f. (gr. sarx, sarkos, chair). Composé organique contenant du carbone, de l'hydrogène, de l'oxygène et de l'azote, et qui existe dans les muscles ainsi que dans plusieurs tissus et sucs animaux dont on l'extrait. La sarcine est un solide cristallin, blanc, peu soluble dans l'eau.
"SARCLAGE s. m. Action de sarcler, ou résultat de cette action : faire le sarclage.
* SARCLER V. a. (lat. sarculare). Arracher avec la main, ou couper entre deux terres, avec un instrument tranchant, les mauvaises herbes gui croissent dans un champ, dans un jardin : sarcler les mauvaises herbes d'un jardin. — On dit aussi Ehehbeb.
* SARCLEUR s. m. Homme de journée qu'on enifdoie à sarcler un champ, un jardin : il lui faut trente sarcleurs pour arracher les mauvaises herbes de son champ, de son jardin, etc.
' SARCLOIR s. m. Instrument propre à sarcler : un bon sarcloir.
* SARCLURE s. f. Ce qu'on arrache d'un champ, d'un jardin en le sarclant : les sarclures d'une allée de jardin.
SARCO (gr. sarx, sai-AoA, chair), préfixe qui entre dans la formation d'un grand nombre de mois.
SARCOCARPE adj. (préf. surco; gr. karpos, fruit). Dont le fruit est charnu.
* SARCOCÉLE s. m. (prél. sarco; gr. kélé, tumeur). Chir. Tumeur charnue et dure, qui se forme au scrotum : c'est le squirre ou cancer du testicule. — Le sarcocèle est une
SARC
tumeur formée par Taltération du testicule ou de ses annexes. Cette tumeur e^^l cancéreuse, syphilitique ou tuberculeuse; les antécédents, le tempérament et l'étal général du malade peuvent renseigner à cet cg-ard.
C'est généralement une niasse dure, compacte, bosselée et indolente. On la traite, selon les cas, par les fondants, l'iûdure de potassium ou l'ablation.
• SARCOCOLLE s. f. (préf. sarco; fr. colle). .Matière végétale résineuse que l'on employait autrefois comme astringente et détersive, et que l'on croyait propre à hâter la consolidation des plaies.
• SARCUCOLLIER s. m. Bot. Genre de pénéacees, cùmpnnant des arbrisseaux, dont l'espèce principale {penœn sarcocolla] est un arbuste de l'Ethiopie et des bords de la mer Rouge, duquel découle la matière résineuse appelée Sarcocolle.
SARCODE s. m. (gr. sarcôdês ; de sarx, chairj. .\nat. Substance animale, sans téguments ni vaisseaux. (Voy. I.nfusûire et Protoplasme.'
SARCOÏDE adj. (préf. sarco; gr. eidos, aspei-t . ijui a l'aspect de la chair musculaire.
SARCOLEMME s. m. [sar-ko-lè-me] (préf sr,rco; gr. tcmma, enveloppe;. .\nat. Tube transparent qui contient chaque tibrille musculaire.
' SARCOLOGIE s. f. (préf. sarco; gr. logos, discours;. Partie del'anatomie qui traite des chairs et des parties molles : traité de sarcolegie.
' SARCOMATEUX, EDSEadj. (rad. surcome). Chii-. Qui lient du sarcome : tumeur sarcutnaleuse.
' SARCOME s. m. (gr. sarx, sarkos, chair) Chir. Toute excroissance ou tumeur qui a la
consi^-tance de la chair.
■ SARCOPHAGE s. m. (préf. sarco; gr. phayeiu, manger;. Tombeau dans lequel les anciens mettaient les corps qu'ils ne voulaient pas briiler, et qui était fait, dit-on, d'une borte de pierre caustique propre à consumei les chairs en peu de temps. — Se dit aujourd'hui du cercueil ou de sa représentation dans les grandes cérémonies funèbres.
• SARCOPHAGE adj. Méd. Se dit des médicaments qui brillent les chairs, et qu'on nomme aussi Cathérétiques : médicaments sarcoijhages. — s. m. Les sarcophages.
SARCOPTES, m. (gr. sarx, chair; koptô, ie coupe . .\rachn. Genre d'arachnides acariens, comprenant un petit nombre d'espèces qui provoquent la gale chez l'homme et chez les mammifères. La gale de Ihomme est causée par le sarcoptes hominis ou acarus scabiei, dont la femelle, visible à l'œil nu, est longue d'environ -^ de centim., et large de -^ de centim. Sa couleur estblanchâtre. Le sarcopte a 4 paires de pattes; les deux paires antérieures sont armées de disques suceurs et les deux postérieures sont hérissées de petites grilles. Le mâle, moitié moins gros que la l'emeile, est d'une couleur noirâtre et porte des disques suceurs aux quatre paires de pattes. La tête de ces animaux renferme deux mandibules en forme de ciseaux et trois mandibules articulées. Lorsqu'elle communique la maladie, la femelle se creuse un sillon dans la peau, s'y attache fortement et pénètre l'êpiderme au moyeu de ses mâchoires, jusqu'à ce qu'elle attaque le rete mucosum, ou couche supérieure du corium ipeau), oii elle trouve sa nourriture. Elle continue d'avancer en dessous de Tépiderme et y forme un caual dans lequel elle dépose ses œufs (de 20 à oO). Ceux-ci se développent en deux semaines et donuent naisrauce à de jeunes acarus qui courent avec rapidité sur la surface, et ne tardent pas à s'enfoncer