SANT
Ses Œuvres profanes forment 0 vol. in-12 (Paris. I7:'9). — San- Thomé. (V. S).
SANTIAGO [sann-ti-a'-go]. I. province centrale du Chili, limilée par le Pacifique et par la république Argentine; 20,064 kil. carr. ; 380,000 hab. Pays extrêmement montagneux. L'argent et le cuivre y abondent, et sont assez ai'livement exploités. L'élève du bétail y constitue une industrie importante. — II, cap. de celte province et du Chili, sur le Rio-Mapocho, à 11.5 kil. S.-E. de Valparaiso, par 3.)° 27' lat. S., et 73» long. 0.; 271,149 hab. On y admire le fronton' de la cathédrale, fondée en 17.S0, l'hôtel des mines, le théâtre, etc. 1,.500 étudiants environ fréquentent l'université, avec son institut national préparatoire. Bibliothèque nationale de 40,000 vol. Un fhemin de fer relie Santiago à Valparaiso et à Talca .Minoteries, tanneries, ateliers d'épuration pour l'argent. — La ville a été fondée en 1541; elle a eu beaucoup à souffrir d'inondations et de tremblements de terre. Lors de l'incendie de l'église des Jésuites (1863) plus de 1,600 personnes périrent victime de cette catastrophe.
SANTIAGO ou Santiago del Estero, province centrale de la république Argentine, confinant au N.-E. au Gran Chaco; 90,070 kil. carr.; 160,4+5 hab. Plaine fertile, entrecoupée de lacs etde lagunes, laplupart salés. Climat chaud, mais non insalubre. Vastes pâturages. Froment, maïs, canne à sucre, fruits. Grandes forêts. Capitale : Sancia.o
SANTIAGO DE COMPOSTELA (lat. Campus Stellx). ville de Galio; lEsiiagne), à oo kil. S.-O. de la Coro.ffne, 23,780 hab. On s'y rendait jadis de toutes les parties de l'Européen pèlerinage à la châsse de saint Jacques le Majeur, que l'on croit inhumé dans la cathédrale. Université, bibliothèque publique, hôpital, hôtel des monnaies.
SANTIAGO DE CUBA (appelée dans le pays Cuba;, ville de i^uba, capitale du dép. oriental, sur la côte S.-E., à "i.SO kil. de Puerto Principe; 42,000 hab. Les miasmes qui s'échappent des marais voisins font de cette ville le séjour le plus malsain des Antilles. Elle exporte du cuivre, du café, du sucre et de la mélasse. Fondée en 1514, elle a été classée comme cité en 1522, et elle fut pendant quelque temps la capitale de l'île.
SANTIAGO DE LOS CABALLEROS [dé loss ca-ba-lié'-ross], ville de San-Uomingue, capitale d'une province, sur le Yaqui, à 35 kil. de Puerto Plata; 10,000 bab. Climat sain, région très productive, tant au point de vue de l'agriculture qu'a celui de? mines. Elle a été fondée en loOi et a eu beaucoup à souffrir de la guerre.
SANTILLANE (Marquis de). Voy. Mendoza.
* SANTOLINE s. f. (lat. santolina). Bot. Genre de composés sénécionidées, dont l'espèce type, la santonine petit-cyprès [santonina chamx-cyparissus ) , appelée aussi aurone femelle, citronnelle et garde-robe, est un sousarbrisseau tiès odorant qui croit sur les collines sèches de la Pi ovence et du Languedoc.
* SANTON s. m. Nom d'une sorte de moines chez les mahométaiis.
SANTONES ou Santoni, peuple puissant de la Gaule Aquitaine, lise sur la côte de l'Océan, au N. de la Garonne. Sa ville principale était Mediolanum, plus lard Sanloiies (Saintes). Le territoire de Santones produisait une armoise très estimée, d'où est venu le mot santonine.
' SANTONINE s. f. (lat. santonicus, qui appartient aux santones). Nom d'une sorte d'armoise dont les semences sont vermifuges. — Chim. Substance solide, cristalline blanche que l'on obtient des boutons non épanouis
SAON
de certaines espèces d'armoises qui croissent dans l'Afrique occidentale. La santonine jaunit quand on l'e.xpose à l'air. Elle constitue un excellent vermifuge, mais il faut l'administrer à petites doses et avec beaucoup de soin, parce qu'elle peut produire des convulsions, particulièrement chez les enfants.
SANTONIQUE adj. Chim. Se dit d'un acide qui resuite de l'hydn-itation de la santonine.
SANTORIN. Voy. Thera.
SANTORINI (Giovanni-Domenico), anatomiste ilalien, professeur .à Venise, né en 1680, mort en 1736. Il a découvert et décrit deux petits cartilages attachés à Vapex des cartilages aryténoïdes du larvnx; on les appelle cartilages de Sanlorini. Il a publié beaucoup d'ouvrages en latin et en italien.
SANTOS DUMONT, aéronaute brésilien, inventeur d'un ballon dirigeable dont les modèles successifs ont été désignés sous les noms de Santos-Dumont, n» 1, n° 2, n» 3, etc. (V. S).
SAONE [sô-ne], Arar, Segona ou Saucona, fleuve de France, qui prend sa source dans le canton de Bains (Vosges), entre dans le dép. de la Haute-Saône, traverse ensuite les dép. de la Côle-d'Or et de Saône-et-Loire, sépare ceux du Rhône et de l'Ain et finit à Lyon où il se jette dans le Rhône après un cours total de 510 kil. — Princ. affluents ; le Coney, l'Amance. la Lougeolte, la Superbe, la Lanterne, la Durgeon . la Romaine, la Gourgeonne, le Vannon, le Salon, la Tille, la Morthe, l'Ouche, la Tenise, l'Oignon, le Doubs, la Seille, la Reyssouse et la Veyle. — La Saône arrose Chàtillon-sur-Saône, Portsur-Saône, Gray, où elle devient navigable, Ponlarlier, Auxonne, Saint-Jean-de-Losne, Verdun-sur-Saône, Châlon, Tournus, Mâcon et Trévoux.
SAÔNE (Haute-), dép. de la région orientale de la Fiance, situé entre les dép. des Vosges, de la Haute-Marne, de la Cûle-d'Or, du Jura, du Doubs et le territoire de Belfort; doit son nom à sa position sur le cours supérieur de la Saône; formé d'une partie de la Franche-Comté; 5,149 kil. carr.; 272,891 hab. Le dép. de la Haute-Saône forme un plan incliné qui s'appuie au N.-E. sur l'extrémité méridionale de la chaîne des Vosges. Les ramifications et les contre-forts de celte chaîne de montagnes couvrent tout le N.-E. du dép. et présentent leur plus haute sommité au Ballon de Servance (!,189 m.) A l'O. se trouvent des coteaux couverts de vignes et de forêts, de vastes prairies et des champs fertiles. Céréales, vins ordinaires, abondants; élève du gros bétail. Fer, tourbe, houille, sel, granit, sources salées et eaux thermales. Usines à fer, quincaillerie, fa'i'encerie, briqueterie, etc. — Cb.-l. Vesoul ; 3 arr., 28 cant.. oS3 comm. Ce dép. forme avec celui du Doubs le diocèse de Besançon, siège de l'archevêché. Les tribunaux ont leur cour d'appel et les établissements d'instruction publique leur académie à Besançon. — Ch.-I. d'air. : Vesoul. Gray et Lure.
SAÔNE-ET-LOIRE, dép. de la région centrale de la France; doit son nom aux deux principaux fleuves qui l'arrosent; situé entre les dép. de la Côte-d Or, de la Nièvre, de l'Allier, de la Loire, du Rhône, de l'Ain et du Jura ; formé du Charolais. du Maçonnais, de l'Autuuois et du Châlonnais ; 8,565 kil. carr.; 621,237 hab. Le dép. de Saône-et-Loire est traversé du N. au S. par la grande ligne de faite européenne qui, sous le nom de monts du Charolais, y sépare le bassin du Rhône de celui de la Loire et qui relie les monts du Beaujolais à ceux de la Côte-d'Or. Le point culminant du dép. (905 m.) est le Bois-du- Roi, dans l'arr. d Autun. Princ. cours d'eau :