TRAVERS LES BROUSSAILLES, SK SAUVER PAU LES
viG.NEs, PAR LES MARAIS, Se tirer d'embarras comme on peut. — Se sauver d'un péril, d'un danger, etc., s'en tirer, s'y dérober par la fuite ou autrement :
...... 11 va tout conserver,
Et par ce seul conseil Thebcs se peut sauver. J. KACiriB. La Thebaide, acte !"■, se. v.
— On dit de même, Se sauver de l'oubli, de l'infamie, etc. — Se retirer prompleinent : il se fait tard, il va pleuvoir, je me sauve. — .\ller dans un lieu pour y chercher un asile, s'y réfugier : après avoir commis ce meurtre, il se sauva dans les pays étrangers. — Faire sou salut éternel : il faut travailler à se sauver. — Se dédommager . ce marchand vend à bas prix; mais il vend beaucoup, et il se sauve sur la quantité. — Par ellipse. Sauve qui peut, se sauve qui pourra, se lire du péril qui pourra.
• SAUVETAGE s. m. Jlar. milit. et march. Action de I eurer des llols et de recueillir les débris d'un naufrage, les marchandises et les cllels naufragés : faire le saucetaye d'un navire à ta côte. — Action de retirer ne l'tau des personnes en péril de se noyer dans la nier, dans un fleuve, etc. — *» Dans un sens beaucoup plus large, action de tuer d'u/i péril quelconque : naufrage, incendie, inondation, tempôie, explosion, asphyxie, attaque d'un homme ou d'un animal et aiCidciU de qui:lque iialure qu'il soil. — Bateau de sauvetage, embarcalion spécialemeul destin, e a secourir les naufrages, quaud la mer est 1res mauvaise. On dil aussi tife-boal. — Canot qui sert a porter secours a une personne en danger de se noyer : on a inventé des bateaux de sauvetage insubmersibles. — Ceinture de sauvetage (Voy. Ckintuue;. Les
I ceiniures ae .«auveuge sont faites en liège ou en matières creuses qu'on remplit d'air.
I La plupart des navires en sont pourvus
SAUV
aujourd'hui. Voici, d'après la Nature (1881), la description d'un appanil américain qui, non seulement peut soutenir un naufragé, inais qui met à sa disposition un mnleur destiné à la propulsion : (c Cet appareil se compose d'un flotteur central fait d'une plaque de liège assez épaisse pour racheter la différence de poids entre le corps du nageur et le volume d'eau déplacé. Ce flotteur est traversé par un arbre rigide que termine à chaque extrémité une roue dentée munie de deux manivelles sur lesquelles agissent les mains et les pieds. Par le jeu de ces manivelles, les roues dentées font tourner une tige centrale terminée par une hélice.
L'homme étant couché sur le flotteur, les mains posées sur les poignées des manivelles de devant, les pieds sur les pédales des manivelles d'arrière, règle ses mouvenicnts aussi régulièrement que possible, comme fait un nageur, et imprime à l'appareil propulseur une rotation rapide qui pousse tout l'ensemble en avant. » — Bouée de sauvetage, plateau de liège garni de bouts de cordes ou muni de cordages comme le montre notre gravure, qu'on jette par-dessus bord quand un homme tombe dans l'eau. — ' Suoiété de sauvetage, société fondée pour porter secours aux naufragés ou aux navires en danger. La première société de ce genre fut elerre en 1824. Nous avons, ISGo. la Société centrale
Bouée de SAUvetage en liège.
fondée en Ang en France, depuis
de sauvetage des naufra'jés, qui possède sur les cijtes de l'Océan et de la .Méditerranée plus de 70 stations de canots de sauvetage. — « La Société centrale de sauvetage des naufragés, fondée en l86o, a pour objet de porter assistance aux naufragés, et à tous navires en détresse sur les côtes de France. Elle s'occupe aussi de propager les meilleurs procédés concernant la sécurité des navigateurs et les moyens de sauvetage en pleine mer. Depuis sa fondation jusqu'au i" janv. 1885, cette société avait dépensé la somme de 2,:iSo,471 fr. A cette époque, elle possédait 67 stations de canots de sauvetage, chacune avec chariot, maison-abri et accessoires, et 398 postes de porte-amarres. Pendant ces vingt années, et grâce à l'intrépidité des marins qui les ont conduits, les canots insubmersibles de la Société centrale de sauvetage ont porté secours à plusieurs centaines de navires et ont arraché à la mort 3,338 personnes. La société a été, dès son origine, reconnue comme établissement d'utilité publique. Aucune institution n'y avait plus de droits, et l'on peut espérer qu'elle arrivera un jour à décupler le noralire de ses stations, au moyen des dons qui lui sont adressés et des cotisations de ses membres. » (V. .S.) (Cn. Y.)
" SAUVETÉ s. f. Etat d'une personne , d'une chose mise hors de péril. (Vieux.)
SAUVETER v. a. Opérer uu sauvetage.
SAUVETERRE. 1, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. d'Orthez (liasses-Pyrénées), sur le gave dUloron; l,outi hab. — II, ch.-l. de cant., urr. et k 14 kil. N.-N.-E. de la Réole (Gironde) ; 976 hab. — III, ch.-l. de cant., arr. et à 33 kil. S.-O. de Rodez (Aveyron) ; 1,778 hab.
•SAUVETEURS, m. Celui qui prend part à un s.iuvetage. —Adj. Un bateau sauveteur, une einbarcution employée au sauvetage. — M « Nous adoptons comme suit la définition du sauveteur ; l homme qui, en exposant ses JOUIS, se dévoue pour tirer son semblable des dangers courus en mer, sur les lacs, les rivières, des dangers occasionnés par les inondations, les tempêtes, l'action du feu.