DUCS
. . . . 139|.Ub9
Amédée lï
Philibert 1"
Charles 11 '. '. '. '. .'.'..
Philippe 11
Philibert 11
Emmanuel-Philibert ....
Chaiies-Emmanuel
. . . . 15ÏJ-I580 .... l.ïSO-1675
SAVOIE, département frontière de la partie
et autres tribus de la Gaule Transalpine. S.-E. de la France; doit sou nom à l'ancien Sous les Romains, elle fit partie de la Gaule duché de Savoie dont il a été formé; situé .Narbonaise. Plus tard, elle appartint aux I entre les départements de la Haule-Savoie, ne royaumes des Francs et des liurgondes. Le l'Ain, de l'Isère, des Hautes-Alpes elle royaudernier roi d'Arles, Rodolphe III, au com- me d'Italie; 5.019 kil. carr. ; 2o9.^00 hab. mencemcnt du xi" siècle, nomma Bervald, C'est un de nos départements les plus mondescendant du comte de Saint-.Maurice, gou- tagneux; point culminant, le mont Iseran verneur de la Savoie; mais le comte Hum- j (4,04^ m.). Princ. cours d'eau : le Rhône, bert, beau-lils de Rodolphe III, est celui I l'Isère, l'Arc, le Guiers. Céréales, vins, etc., qu'on re.'arde comme le véritable fondateur ! nombreusessources minérales. — Ch. -1. Charnue la maison de Savoie. Il reçut de Conrad 11, ! béry; 4 arr., 29 cant., 328 communes. — après que la Savoie eût été incorporée à Archevêché à Chambéry, ayant pour suf-
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fragants dans le même département les évêques de Tarantaise el de Sainl-Jean-de- Maiirienne. Chambéry est égalpment le siège de la cour d'appel et de l'acudèinie universitaire. — Ch.-l. d'arr. : Chambéry, Albertville, Moutiers, Sainl-Jeaii-de-.Maiïrienne.
SAVOIE Haute-K département fronlière de la région S.-E. de la France ; doit son nom à sa position par rapport à l'ancien duché de Savoie, dont il occupe la partie septentrionale, situé entre le lac de Genève, le canton de Vand (Suisse) ; les départements de l'Ain et de la Savoie, le Piémont et le canton du Valais (Suisse! ; formé des provinces de Kaucigny, du Chablais et du Genevois ; 4,317 kil. carr. ; 265,872 hab. Département monlagncu.v (point culminant, le mont Blanc, voy. ce mol). Froment, mais, sarrasin, pommes de terre. Vastes forêts, où se trouvent en abondance le chêne, le chêne-liège, le châtaignier, le bouleau, le mélèze, etc. Eau.>; minérales à la Caille et à Evian. — Ch.-l Annecy; 4 arr., 28 cant., 314 communes. Evêché à Annecy, suffraganl de Chambéry. Cour d'appel à Chambéry. Les ét.iblissoments d'instruction publique relèventde l'académicdeCliambéry.
— Ch.-l. darr. : Annecy, Bonneville, Sainl- Julien, Thouon.
■ SAVOIR V. a. (lai. sapere). Je sais, tu sais, il sait, nous savons, vous savez, ils savent. Je savais. Je sus. J'ai su. Je saurai. Je saurais. Sache, sacltez. Que je sache. Que je susse. Sachant. Su. Connaître, avoir connaissance de : il ne savait rien de ce qui se passait.
Les dieux savent trop bien connaître l'innocence.
J. RiciKB. La T/isbaide, acte 11, se. ii.
— Subsl. et fam. Un je ne sais qui, un homme que personne ne connaît ou ne considère. On dit, dans le même sens, Un je ne
SAIS QUtL HOMilE EST VENU ME TROUVER. — Je
nksais quoi, ou substantiv. Un je ne sais quoi, LE JE NE SAIS QUOI, sc dit d'une qualité ou d'un senlinient indéfinissable : il y a dans ces vers, dans ce morceau de musique, un je ne sais quoi qui me charme. — Dieu sait, Ioc. fam. dont on se sertpourdonner une grande idée de quelque chose sous le rapport de la quantité ou autrement : il a des écus, nieu sait. — Que je sache, se met à la fin d'une phrase pour signifier que, si un fait est autrement qu'on ne le dit, on l'ignore : il n'y personne a la maison, qiiejesache. — Posséder quelque science, quelque art, être instruit, habile en quelque profession, en quelque exercice : il sait la grammaire, la théologie, les mathématiques l'histoire, etc. — Etre accoutumé, exercé à une chose, la bien faire : savoir parler aux hommes. — Savoir bien le MONDE, savoir bien la manière de vivre dans la société : il sait bien le monde. Dans le même sens, on dit fam., Il sait son monde, IL sait bien son monde. — Avoir dans la mémoire : il sait sa leçon. — Fig. el fam. Savoir quelqu'un par cœur, connaître parfaitement son caractère, ses habitudes. — Absol. Avoir l'esprit orné et rempli de choses utiles: c'est un homme qui sait. — Avoir le pouvoir, la force, le moyen, l'adresse, I habilité de faire quelque chose : je saurai bien le réduire.
Vous fez«i plus tout seul que nous ne 5aiirions faire.
J. lliciKE. La Thébaide, acte 111, sc. T.
— Apprendre, être instruit, être informé de quelque chose : vous saurez que... — Faire a savoir. (Voy. Assavoir.) — C'est a savoir, a SAVOIR, et plus ordinairement. Savoir, façons de parler dont on se sert pour spécifier les choses dont il s'agit: on a vcndti pour dix mille francs de viiublcs ; c'est à savoir : deux t'tidsscries pour tant, etc. On s'en sert aussi, fam., pour marquer qu on doute de quelque chose : vous me dites qu'ils contribueront tous également à cette affaire, c'est à savoir s'ils le pourront, à savoir s'ils le mu-
SAVO
dront. En ce sens, on dit siilisUintiv. (/i-stun A SAVOIR. Cette phrase est peu u'iloe. — Nota. S.woiR ne réi-it pas les personnes. Cependant, on lit dans la x° épitre de Boileau :
Pour savoir raes parents, ma vie et raa fortune,
et dans Piron [Mtiromanie, acte II, se. iv) :
In valet veut tout voir, voit tout et sait sou ni:iitrc r.omme a l'Observatoire, un savant sait les cieui ; Et vuus-inèroe, monsieur, ne vous savez pas mieux.
* SAVOIR S. m. Erudition, connaissance acquise par l'étude, par l'expérience.
Laissez dire les sots ; le savoir a snu prix.
Là F0?iTAISE.
— Il n'est d'usaee qu'au sing.
• S.WOIR-FAIRE s. m. Haliileté, industrie pour faire réussir ce qu'on entreprend":
L'industrie et le savoir-faire ■Valent mieui que des biens acquis.
Ch. Peubàult. Le Chat botté.
— Ne s'emploie pas au plur.
•SAVOIR-VIVRES, m. Connai-sance des usages du monde et des é.-ards de politesse que les hommes se doivent en société : il manque de siivoir-vivre.
SAVOISIEN, lENNE s et adj. De la Savoie; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.
* SAVON s. m. (lat. sapo). Pâte ou composition laite avec de l'huile ou autre matière frrasse, et un alcali, et qui -ert à blanchir le linge, à nettoyer, à déiTaisser : ttn pain de savon. — Frg. et pop. Uon.ner ln s.won a qcelqu'l'n, le réprimander, le tancer fortement. — E.NCYCL. Certains produits naturels possèdent les qualités du .savon ; par exemple les baies de l'arbre a savon (sapiridus saponari(t) de l'Amérique du Sud et des Antilles, l'écorce de la quillnja saponaria, le suc de là suponaria oflhinalis, et les racines du phal'ingium pttnaridiamim de la Californie. Les savons durs sont faits de stéarine etde soudeles mous, d'oléine et de potasse. La combinaison naturelle de la glycérine avec les acides gras est détruite par l'action de l'alcali, et la glycérine reste â l'état libre dans le savon, ou peut eu être extraite comme produit séparé. Les principales graisses et huiles employées dans la tabrication du savon, sont: le suif, les huiles de palme, des noix de coco, de colza, de pavot, de lin, de chanvre et d'olive: c'est celle-ci qui failles célèbres savons de Castile, de .Marseille, et les autres savons marbrés ou unis de l'Europe méridionale. La méthode ordinaire de saponification (c'est ainsi qu'on appelle la conversion des graisses en savons) consiste à faire bouillir ces graisses dans des solutions de potasse caustique ou de soude. La plupart des graisses demandent une longue ébullition avec un excès d'alcali; mais d'autres, comme le saindoux, la moelle de bœuf et l'huile d'amandes douces, peuvent se saponifier par simple agitation dans de l'alcali caustique à la tempérai ure ordinaire. Le savon est complètement insoluble dans une solution de sel commun contenant plus d'une partie de sel pour 400 parties d'eau ; on se sert de cette propriété pour séparer du savon les sels alcalins et la givcérine. C'est en Grande-Bretagne qu'on fabrique le plus de savon. La France produit par grandes quantités les savons de toilette; c'est la Provence qui est le centre de cette fabrication. Le savon dur dit de Marseille jouit d'une réputation universelle. — On appelle savon marbré celui dont la pâte blanche est mêlée de veines dilféremment colorées, et que l'on produit par une addition de sulfate de fer: savon blanc, celui qui est blanc et non marbré; savon noir ou savon vert, celui qui est fait avec de la potasse et de Ihuile de chènevis ou de colza ; savon de toilette, celui qui est fait avec du suif, de l'huile
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d'amande on de graisse, de la soude ou de la potasse et qui est parfumé avec une essence; favon ponce, le savon à décrasser dans la composition duquel il entre de la pierre ponce. — Législ. « L'impôt de consommalion de .5 p. 100 par 100 kil. qui avait été établi sur les savons par la loi du 30 déc. 18^3 a été .supprimé par celle du 28 mars 1878. Ce dégrèvement a coûté à l'Etat un produit annuel de plus de 6.000,000 de fr. Les fabricants de savons restent soumis au droit de licence qui est de 20 fr. par an en principal. Ils sont en outre assujettis, pour la patente, à un droit lise de 70 cent, par hectolitre de capacité brute de
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2il
' SAVONNERIE s. f. Lieu où l'on fait le rn,^;ir/i"°'' h" Savonnerie, manufacture a Chailfol, dans Pans, où l'on fabriquait autrefois des ouvrages de tapisserie veloutée et des tapis façon de Perse, qui se font maintenant aux Gobelins, mais qu'on nomme toujours Tapis DE LA Savonnerie. Aujourd'hu; on fabrique a la Savonnerie des étoffes riè lame longue et brillante : popeline de la Savonnerie.
* SAVONNETTE s. f. Petite boule de savon purifie, prépare, et ordinairement parfumé dont on se sert pour rendre la barbe plus tendre au rasoir : savomiette de Grasse —
,„.,.., „.„,^ „„, chaudières, pr„„ ',"«„■ r"" ' -"""'"«"«^ »e urasse. —
et a un droit proportionnel qui est du ving- M,^r.', -•' Savonnette a vilain, s'est dit des '■°— '" '•- ■ - ■ ■ ^- ■ i.on <=T?'=^ "î" 0" ««^lietait pour s'anoblir : i< a
lième de la valeur locative'de la maison d habitation et du quarantième sur celle de l'établissement industriel. Les droits de douane sur les savons importés en France sont aujourd'hui, d'après les traites de commerce de l8>-2. de 8 fr. par 100 lui. pour les savons de parfumerie et de 6 fr. pour les autres. >. (Ch. Y.)
SAVONAROLE Girolamo) (ital. Saionaro/a), rélûimateur italien, ne en 1452, mort le •23 mai 1498. 11 acciuit tant de réputation comme orateur de la chaire à Brescia, qu'en 1489, il fut rappelé à Florence où sa petite taille et .^a voix dure lavaient une première fois empêché de réussir. Se posant en prophète, il appliquait les passages de l'Apocalypse aux vices et aux corruptions de l'Italie. Devenu, en 1493, vicaire général de l'ordre de saint Dominique dans l'Italie septentrionale, il fut bientôt après mis par le pape à la tê.e des dominicains reformés de Toscane. A la mort de Laurent le Magnifique, en 1492, il salua Charles VIII, roi de France, comme le libérateur de l'Italie, et l'invita à venir à Florence (HO*). Après l'évacuation de Florence par les Français, on y proclama, par ses avis, une république théocratique où le Christ devait être seul souverain; il proscrivit tous les plaisirs et alla jusqu'à demander la déposition du pape. Excommunié, il n'en devint que plus populaire; mais enfin, il fut condamné au bannissement ; il se renferma dans son couvent et ne se rendit qu'après une lutte violente. Alexandre VI ne put obtenir que lui et ses compagnons, Domenico •^uonvicini et Silvestro Maruffi, fussent envoyés à Rome ; mais on permit à ses légats de prendre part au procès. Les prisonniers furent condamnés à mortel étranglés; leurs cadavres furent brûlés. Dans son Triumphus Cnieis. Savonarole s'elTorce de prouver les vérités de la religion par des arguments philosophiques, et de concilier le naturel ctlesurnatiirel. Dans son De Divisione omnium Scientiaî'i(m, il rejette tous les auteurs païens. Sa vie a été écrite par iMadden (Londres, 1833), par Villari (Florence, I8j9-'6l,â vol.) et par d'autres.
SAVONE, ville forte d'Italie, sur le golfe de Gênes, à 40 kil. S.-Û. de cette ville; 29.381 hab. Grand commerce de soie, de vin et de fruits; poterie renommée. On a dernièrement restauré le port que les Génois avaient presque détruit en 132o-'-28.
; SAVONNAGE s. m. Nettoiement, blanhissage par le savon : metlre du linge au savonnage.
SAVONNER V. a. Nettoyer, dégraisser,
blanchir avec du savon : savonner du linge.
Frotter, couvrir d'écume de savon le nienton d'un homme, avant d'y passer le rasoir : on viint de le savonner, on va te raser. — Fig. et po[i. Savo.nnEr yijixou'u.N, lui faire une réprimande. — Se savonner v. pr. Se dit des différents tissus qui peuvent supporter le savonnage, qui n'y perdent point leur couleur leur consistance : cette étoffe, celte dentelle se savonne, pe"tse savonner, ne se savonne pas.
qu on acùelait pour acheté une savonnette à vilain.
^^SAVONNEOR, EUSE s. Personne qui sa-
• SAVONNEUX, EUSE adj. Qui tient de la qualité du savon : il y a quelques eaux minéralesquisontsavonneuses. — TERKEs.KvomEvsE terre argileuse, très fine et douce au loucher' telle que la terre à foulon.
• S.4V0NNIER s. m. Fabricant de savon. -^ Bot Arbre du Brésil et des Antilles, dont le Iruil rend eau blanche, écumeuse, et propre a blanchir le linge.
SAVONNOIR s. m. Feutre dont on se sert pour savonner les cartes à jouer.
-SAVOUREMENT s. m. Action de savourerle savoureinent des viandes. (Peu us.)
• SAVOURER V. a. Goûter avec attention et avec plaisir : savourez bien ce vin-là. — Fi" Jouir de quelque chose avec délectation, avec une sorte de lenteur qui prolonge le plaisir • savourtr les plaisirs.
SAVOURET s. m. Gros os de trumeau de
bœul, que les pauvres gens mettent dans leur pot, pour donner du eoùt, de la saveur au bouillon; os de porc safé qu'on fait cuire avec des choux pour leur donner de la saveur. SAVOUREUSE (La), rivière de Franceprend sa source dans les Vosges, à 4 kil de Giromagny, coule au S., arrose Belfort et se jelte dans l'Allaine près de Montbéliard aorès un cours de 42 kil.
• SAVOUREUSEMENT adv. En savourant -
manger savourriiseinent. (Peu us.)
SAVOUREUX, EUSE adj. Qui a une bonne
saveur, une saveur agréable : un mets savoureux.
; SAVOYARD, ARDE s. et adj. De la Savoie; qui appartient à ce pays ou à ses habitants! — Pop. Homme grossier : quel savouurd: — Ramoneur. » "•
SAX s. m. [sakss] (de Saxe, nom d'un fabricant d instruments, né à Dinan en 1814 fixe a Pans depuis 1836 et inventeur de divers instruments de cuivre). Mus. Famille
d instruments à ventdontSax est l'inventeur: fwte Sax.
• SAXATILE adj. [sa-ksa-ti-le] (lat. saxatihs]. H<sl. nat. Qui se trouve, qui croit parmi des pierres : poisson saxatile.
SAXE s. m. [sa-kse|. Porcelaine de Saxe: service de vieux saxe.
SAXE (lat. Saxonia; ail. Sachsen), royaume de 1 empire d'Allemagne, borné au N et au N -E. par la Prusse; au S.-E. et au S. par la Bohême ; au S.-O. par la Bavière, et à l'O. par la Thuringe et la Prusse; 14993 kil. carr.; 3.781.9.16 hab. Des contreforts des Fichtelgebirge et des Erzgebirge en traversent la partie méridionale; et ces derniers formetit la frontière du côté de la Bohême. La région pittoresque où ces contreforts approchent l'Elbe s'appelle la Suisse saxonne. Les montagnes de Lusace sur la rive droite unis>ent les Erzgebirge aux Riesengebirge.
SAXE
SAXE
SAXI
La partie S.-O. de la Saxe prend le nom de duché de Vai-^nvie. Le congrès de Vienne ne j pose d'une chambre, conipUnl 21 membres, Voigtland. Les principaux cours d'eau sont : | lui laissa qui la moilié rie ses possessions aile- ' rionl Golha choisit l'i. et Cobourg 7. Le duc l'Elbe et ses tributaires. l'Elster, le Mlilde et i mandes; l'aïUiv moilié fut distribuée a la actuel, Ernest II (né en 1818) étant sans la Spree. Pays fertile, produisant beaucoup Prusse, et an duché russe de Varsovie. Son enfants, l'héritier présomptif est son neveu, de céréales, de fruits, de lin, de bestiaux. 1 frère, Antoini? 1"' (l82T-'.36) accorda en 1831 le duc d'Edimbourg. L'industrie minière Test très importante. Les une constitution, et l'état se joignit au [ SAXE-LAUENBURG Vov Laue.niilrg laines fines de la Saxe sont parliculieremenl Zollverein. Sous le règbe de son neveu, Fre- ■ ■•
renommées. Plusdelamoiliédela|iopulation déric-Augusle II {1836'.n4), une révolution S AXE -MEINI NGEN -HILDBURGHAUtravaille aux manufactures; tissus de toile line, éclata, que les troupes prussiennes étouf- SEN^maï'-uinng-enn-hildd'-bour^'-hau-zenn]. de soie et de laine, passementeries et bro- fèrenl (I84M). Son frère et successeur, duché de l'empire d'Allema^-'oe, en Thuderies, porcelaine, quincaillerie, machines etc. Le commerce de librairie elles foires de Leipzig sont fameux. L'instruction publique est aussi avancée en Saxe qu'en Prusse. L'université de Leipzig et l'école des mines de Freibert' .jouissent d'une célébrité universelle. La Saxesediviseen districlsde : Dresde, Leipzig, Zwickau et Bautzen; cap., Diesde. Le gouvernement, depuis 1831, est une monarchie héréditaire constitutionnelle. Le roi est catholique romain, mais 98 p. 100 de la population sont protestants. Les Wendes, de race slave (50,000 environ) habitent presque tous en Lusace, et il n'y a guère que 3,400 Juifs. Le corps législatif se compose d'une chambre haute et d'une seconde chambre, où siègent 3o représentants. Le pouvoir exécutif appartient au roi, assisté d'un conseil d'Etat et de six ministres. La Saxe a quatre votes au conseil fédéral d'Allemagne, et 23 députés au reichstag. La dette puldique est d'environ 700,000,000 fr.; les revenus et les dépenses se balancent à peu près à 125,000,000 de fr. On regarde les Hermunduri germaniques comme les habitants primitifs. Après eux vinrent les Sorabes slaves, qui, au ix° et au x° siècles, furent écrasés par les Saxons. Ceuxci fondèrenlle margraviat de.MeLssen(.Vlisnie), qui au xiis siècle, sous la famille de Weltin, devint un des Etats les plus florissants de l'Allemagne. Après une longue lutte, le margrave Fredéi'ic le Mordu fut, en 1308, reconnu comme souverain de .Meissen et de ïhuring 11 y ajouta une partie de la Francouie, et pour les services rendus pendant ia guerre des Hussites, la maison de NVettin obtint, en 1423, la dignité électorale, qui avaitété portée par la maison de Saxe-Wittumberg. (Voy. Saxons.) Les fils de Frédéric le Batailleur, le premier électeur (I428), se partagèrent ses possessions, qui, réunies pendant un temps, .lurent encore partagées par ses petits- ' (USJi). Ernest eut les parties occidentales compris le Witteraberg et la ïhuringe, avec la dignité électorale; et Albert eut l'Urient, avec la plus grande partie de la Saxe actuelle. Frédéric le Sage cl Jean le Constant, lils d Ernest, furent les prolecteurs zélés de Luther. Le fils de Jean, Jean-Frédéric, un des chefs de la ligue de Smalcalde, succomba àMUhlberg(l.i47) devant une alliance entre son cousin Maurice et Charles-Quint. Maurice succéda à l'électoral, prenant possession en même temps de la plupart ûes domaines de la branche Ernestine, tandis que le reste passait finalement à la Thuriii; Jean-George l'i'(l (il l-'56) pendant la guerre de Trente ans, plongea ia Saxe dans des diflicultésinextricables. Fiédéiic-Âugustel"(1 1)94- 1733) se fil catholique romain pour pouvoir se faire élire au trône de Pologne (Augusti il dans ce pays). Sa guerre avec Charles XII amena l'invasion suédoise. Le règne de son lils, Frédéric-Auguste 11 en Saxe, et Auguste! Il en Pologne (l733-'C3j, et les guerres avec la Prusse, surtout la guerre de Sept ans, causèrent des désastres plus grands encore. Une ère meilleure commença .sous la régence du prince Xavier (1763-68), pendant la minorité de Frédéric-Auguste m (électeur: 17113-1800;
roi, premier du nom, lS06-'i7j el pendant trouvent les pics les plus élevés de la furCt de arctiques, surtout aux altitudes alpestres. — le règne de ce dernier, qui lui surnommé le Thuriuge. Les cours d'eau sont: la Géra, le Nous avons en France plus de 40 espèces de Juste. S'étant alliée avec la Prusse contre la Nesse, l'L'usLrut et l'Uni. Céréales, lin et bois saxifrages; nous citerons la sa.mfrage gra- Fraiice en 1 806, la Saxe l'ut conquise par de charpente. Fabriques de toiles, de lainage, nulée {sasifruya ijramdata). appelée, aussi sa- Napoléon, qui en fil un royaume, au sou- de coutellerie, de porcelaine, de sucre de nick de montagne ou casie-pierre, haute de verain duquel (1807) il donna aussi le grand- 1 canne, d'objets en fer, etc. La diète sccom- ; 30 cciitiin., à Iburs blanches terminales, ré-
(1 Jean, prit p.irti pour l'Autriche en 1^66, el vit les Prussiens envahir la Saxe le 16 juin. La Prusse fil la paix le 21 oct., moyennant une grosse indemnité el le droit de mettre garnison dans Kœnigstein. Beusl, le principal in^lig'ateur de la guerre, laissa le service de la Saxe pour celui de l'Autriche, et la Saxe entra dans la confédération de l'Alleiiiagne dn Nord. En 1871, elle fut incorporée à l'empire, après avoir vaillamment pris part à la guerre franco-allemande, sous le prince Albeit. qui monta sur le liône à la mort de son frère Jean {"29 oct. 1873).
SAXE, province de la Prusse centrale, sur les frontières de la Saxe; 23,240 kil. carr. ; •2.500.000 hab. Le pays est généralement plat; néanmoins à l'O., s'élèvent les montagnes du llartz, el au S., la forêt de Thuringe. Les principaux cours d'eau sont: l'Elbe, la Saaie, le Mulde, l'Unslrut, la ilode et la Havel. Tissus de laine et de coton, cuirs, toiles, etc. Jusqu'en 1815, la plus grande partie de cette province appartenait au royaume de Saxe. Cap., Magdeboorg.
SAXE (Maurice, comte de), maréchal de France, ne a Dresde (Allemagne) en 16!)6, mort au château de Chambord en 17.50. li était fils naturel d'Auguste le Fort, électeur de Saxe et roi de Pologne, el de la comtesse deKœnigsmaïk. Il apprit de bonne heure le métier des armes sous son père et sous le prince Eugène. En 1720, il entra au service de la France. En 1726. il était élu duc de Courlande, mais l'opposition de la Russie et de la Pologne l'obligèrent i se réfugier en France. 11 lut rappelé en 1728 par la duchesse Anna Ivanovna, et il ne dut qu'à sa propre inconstance de ne pas partager avec elle le trône de Russie. Après de brillantes actions, il fut fait maréchal de France en 1743. En 174i, il déleiidil les conquêtes françaises en Flandre contre un nombre triple d'ennemis, et en l74o, il y fut nommé général en chef avec 100,0110 "hommes. La campagne commença par le siège de Tournay, el liliil malgré sa mauvaise sauté el les eltorls des ennemis, parsa mémorablfcvictoirede Fonlenoy (11 mai i74o) sur les alliés que commandait le duc de Cumberland. et par la conquête rapide de presque tous les Pays-Bas autrichiens. Louis .VV lui donna la propriété de Chambord, valant 100,000 fr. de revenu, et après la victoire de Raucoux sur -Cliaries de Lorraine et les alliés (Il oct. 1746), il fut fait maréchal général. Ses succès dans les campagnes de 1747-'48 amenèrent la paix -d'Aixla-Chapelle (1748i. Il a écrit Mes Rêveries (17i)7, o vol. in-4'')qui contiennent beaucoup de vues précieuses sur l'art de ia guerre.
SAXE-ALTENBURG. Voy. ALTENBinc.
SAXECOBOURG. Voy. Cobouhg.
SAXE COBOURG-GOTHA, duché de l'empire d'Allemagne, se coin|io=ant de l'ancien duché de Gotha au N., el du duché de Co^ourg au S.; 1.958 kil carr : 216.603 hab., presque tous protestants. Partout on trouve de belles vallées et de belles forêts, et c'est dans le duehé de Saxe-Cohourg-Gotha que se se tiennent dans les régions tempérées et
nnge, comprenant l'ancien duché de Meiningen, les principautés de Hildburghauseii et de Saalfeld et quelques autres territoires plus petits; 2,468 kil. carr.; 234,005 hab. presque tous prolestants. Pays montagneux, coupé de vallées fertiles el traversé par la Werra, la SaaIe et l'Ilm. Colonnades grossières, toiles, poterie de fer et de terre, verreries. La diète se compose d'une chambre de 24 membres. Le duc régnant e^t Georges II, né en 1826. Princip. villes : Meinin- ;.'en , la capitale, sur la Werra; Saalfeld, Hildburghausen, Soniioberg et Eisfeld.
SAXE WEIMAR-EISENACH rvaï-'mar-aî'-zé-
nakh], grand-duché de l'empire d'Allemagne, composé des principautés de Weimar et d'Eisenach, et du district de Neustadt ; 3.61b kil. carr.; 339.217 hab., en majorité proleslants. H est traversé par des prolongements de la forêt de Thuringe, et par les cours d'eau la SaaIe, l'Ilm, la Géra el le Werra. Céréales, lin el chanvre; le grand article de production et de commerce est la laine. La diète se compose d'une chambre de 31 membres. Le grand-duc régnant est Charles-Alexandre (né en 1818). C'est dans ce grand-duché que se trouve laville d'Iéna avecsou université. Cap., Weimar.
SAXHORN s. m. [sa-ksorn] (de Snx, n. pr. ail. horn, corne, cornet). Instrument de cuivre à embouchure et à pistons, inventé par Sax. — Saxicole. (V. S.)
• SAXIFRAGE adj . [ sa-ksi-fra-je] fiai. saxmn. pierre; /Wni^pre. briser). Méd. Seditdes médicaments qu'on a crus propres à dissoudre la pierre dans la vessie. Est synonyme de LiTuoNïRiPTiQUE, mais beaucoup moins usité.
* SAXIFRAGE s. f. Bot. Genre desaxifragées comprenant environ 160 espèces de plantes grasses, le plus souvent vivaces, les unes servant d'ornement, les autres employées en médecine. Les saxifrages croissent ordinairement dans les crevasses des rochers et passaient naguère pour les désagréger; elles
Saxifrage ombreuse (Saiifraga
osa).