SAXO
pandiie dans les pâturages et au bord des iiois : la faxifrageà longxies feuilles {s^ixifraga iiiii ii''iili,i\ à lleurs jaunâtres ; elle ?e trouve dansles montagnes. Une des plus répandues aux Etats-Unis est la SdXi/raga Virginiensis ou saxifrage précoce, qui fleurit abondamment dès les premiers jours du printemps. Citons aussi la saxifrtiga crassifolia.onginaire de Sibérie, à feuilles charnues et presque toujours vertes, et à haute lige florale qui porte au printemps une grosse grappe de brillantes tltfurs roses. Lu saxifrage ombreuse {saxifraga umbrosa) se trouve en .\.ngleterre. — On donne le nom de saxifrage dorée à la dorme a feuilles l^?i"'' alternes {chrysosplenium alttnnfolium).
SAXIFRAGE. ÉE adj. Qui ressemble ou qui se rapporte à la saxifrage. — s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones dialypétales périgvnes ayant pour type le genre sa.^ifrage.
SAXO fGrammaticus, ou LongusI. historien danois, mort veis 1204. Il fut, croit-on, prévôt de la cathédrale de Hœskilde. .\ la prière de l'archevêque Absalon, il écrivit Hisloria Regum Heroumque Danorum, dont la 1"' édit. parut à Paris en 1314.
SAXON, ONNE s. et adj. De la Saxe; qui appartient à ce pays ou a ses habitants. — Saxons, nom donné d'abord par Ptolémée à une petite tribu germanique, résidant entre l'Eider, la Trave et l'Elbe, et dans plusieurs des îles voisines. Plus tard, Eutrope les montre unis aux Francs et redoutables aux provinces romaines, par leurs entreprises sur mer. Carausius, Belge qui usurpa la pourpre en 287. encouragea leurs déprédations sur les eûtes de tous les pays qui répudiaient son autorité. .Mai.'nence, qui avait mis la main sur l'Italie et la Gaule, et assassiné l'empereur Conslance, fit avec eux une alliance en ;JoO, D'autres tribus se joignirent à eux, et ils formèrent à la fin une ligue puissante, rivale de celle des Francs. Au v"' et au vie siècles, ils s'établirent dans la Grande-Bretagne, et s'avancèrent sur le continent; ils combattirent les Thuringiens, altaquèrent le Haut- Rhin, et étendirent leurs ravages au loin dans l'intérieur. A la fin, Charlemagne, après la guerre la plus acharnée et la plus destructive (7'7*-804), les réduisit à l'impuissance et les força de recevoir le christianisme. Les principales tribus saxonnes étaient alors les Westphaliens, les Eastphaliens, les Ditniarsiens et les Holsàliens. Au milieu du ix° siècle se forma le duché de Saxe, auquel la Tliuringe fut annexée. Henii l'Oiseleur, duc de Saxe, devint roi d'Allemagne en 919, et son fils, Olhon i", donna le duché à Herraann Billung, dont la maison y régna pendant un siècle et demi. C'est surtout sous son iulluence que furent fondés les margraviats de Meissen, de la Saxe orientale, et autres, avec des territoires enlevés aux Slaves et aux Danois. Lothaire. de la famille de Supplinburg, étant devenu empereur en Hii, donna la Saxe à Henri le Fier, de Bavière, sous le fils duquel Henri le Lion, ie duché fut aboli. — Le plus important monument qui nous reste du vieux langage saxon est le Hêliaiid (le Sauveur), du is' siècle, qui donne en vers allitérés le lécit évaugélique de la vie du Christ. La première édition a été donnée parSchmeller (I830-'40J, — 'Voy. Allem.agne (R.iaes et langue de V), A.nglo-Saxo.ns et Saxe. — Baume saxon,
SCAB
baume pharmaceutique, acre, odorant, employé eu frictions; on en prend quelquefois 3 ou 4 gouttes sur du sucre, dans les dyspepsies. Il se compose d'un mélange à froid d'huile concrète de muscade av.c des huiles essentielles de lavande, de succiu, d'origan, de sauge, de menthe, de rue, etc.
SAXONIQUE adj. Qui a rapport aux Saxons.
SAXOPHONE s. m. (de Sax. n. pr. et du gr. phôné, voix . Mus. Instrument de cuivre à clefs et à embouchure à bec de clarinette.
SAY iJean-Baptiste) [se], économiste français, né à Lyon le o |aii"v, 1767, mort à Paris le 15 nov. I8:j'2.- .\prè3 avoir collaboré au Courrier de Procence, de Mirabeau, et avoir été secrétaire du ministre des finances, le girondin Clavière. il contribua en 1794, à fonder La Décade philosophique, liliéraire et politique. Apièsle \h brumaire, ildevint membre du tribunat; mais Bonaparte l'élimina bientôt delà vie politique. De 1821 à 1832. il professa l'économie industrielle et politiiiue à Paris. Son fils apublié une nouvelle édition de ses leçons en lS.ï:>. Son fils. Horace-Emile (l794-186U),futaussi un économiste distingué.
SAÏE s. f. Etoile de laine, sorte de serge
légère.
SAYETTE s. f. Etoile de laine pure ou de laine niélaugée de soie.
SAYETTERIE s. f. Fabrication des sayes ou sayettes.
SAYETTEUR, EUSE s. Personne qui travaille d la labncation des étoU'es de laine.
* SAYNETE s. f. (esp. sainete. assaisonnement). Fcute pièce bouffonne qu'on joue en guise d'intermède, après la pièce principale.
* SAYON s. m. [sn-ion]. Saie, espèce de casaque ouverte, que perlaient anciennement les gens de guerre.
SAYORNIS s. m. [saior-niss](de Thomas Say, nom d'un entomologiste américain, né en 1787, mort en 1834; et du gr. omis,
SCAL
pour la faire périr, afin de priver les hommesdes qualités merveilleuses qu'on lui attribuait cest-à-dire de guérir la gale, etc. On là trouve dans nos bois et dans nos pâturac'es humides. Ses fleurs sont pourpres ou blanches. On cultive dans nos jardins la scabieH\-'t
Pewee (Sayornis /uscus).
oiseau). Ornith. Genre de passereaux dentirostres, voisin des tyrans, dont l'espèce principale est le pewf-e [pi-oui] des Etats-Unis {sayornis fusais, Baird).
' SBIRE s. m. (ital. sbirro). Nom qu'on donne en différents pays, et surtout à Rome, à un archer. — Se dit, par ext. et par mépris, des hommes armés qui sont chargés de protéger l'exécution des sentences judiciaires et des mesures de police.
• SCABELLON s. m. (lat. sca6e//«7n). Archit. Sorte de piédestal ou de socle sur lequel on pose des bustes, des girandoles, etc.
* SCABIEUSE s. f. [ska bi-eu-ze] (lai. scabies, gale). Bot. Genre de dipsacées, renfermant plusieurs espèces herbacées ou sous-frutescentes, à racines vivaces, qui croissent surtout dans les régions tempérées de l'ancien continent, La scabieus.: tronquée {i^r.abiosa suc- CiS(i), est vulgairement appelée mors du diable, d'après la croyance que le diable la rongeait
Scabiosa succïsa,
du Caucase (scabiosa Caucasien) et la scabicuse des champs (scabiosa arvensisj. Cette dernière est indigène. Ses fleurs, rougeâtresou bleuâtres, sont portées sur de longs pédoncules.
• SCABIEUX, EUSE adj. Méd. Qui ressemble à la gale : éruidions scabieuses.
SGABIN s. m. Synon. de Echevin.
SCABINAL, ALE adj. Qui a rapport aux scabins ou échevins. — Lettres scabinales, lettres émanant des échevins.
SCABRE adj, (lat. scaiec). Hist, nat. Rude au loucher.
SCABREUX, EUSE adj. (lat. scaber). Rude, raboteux : un chemin scabreux. ^— Fig. Dangereux, périlleux, difficile : c'est une entreprise bien scabreuse. Je ne sais comment je
POURRAI vous FAIRE CE CONTE, IL EST BIEN SCA- BREUX, il est difficile à raconter décemmentr SCABROSITÉ s. f. Etat de ce qui est rugueux. raboLeux.
SCAËR, ch.-l. de cant., arr. et à 28 kil- N.-ll. (Juimperlé (Finistère), sur la rive droite de l'Isole; 5,1139 hab.
SCffiVOLA [sé-vo-la], surnom de plusieurs Romains — I. (Caius-Mucius), héros légendaire de la fin du vi" siècle av. J.-C. Porsenna, de Clusium, ayant assiégé Rome et l'ayant réduite à l'extrémité, Mucius se rendit au camp ennemi, où il tua le secrétaire de Porsenna, le prenant pour le roi lui-même.
Celui-ci le condamna à être enterré vivant, à moins qu il ne livrât le nom de ses complices. Mucius, pour montrer combien il était peu ému de celte menace, mit sa main sur un brasier jusqu'à ce qu'elle fût consumée. Porsenna, étonné d'un telle énergie, le fit mettre en liberté, etsur l'assurance que 300 jeunesRomaiiis avaient juré de se détaire de lui, il lit la paix. Mucius reçut à cette occasion le surnom de Scaevola, ou le gaucher. — II.
(Quintus-Mucius), appelé l'Au^fov, iribundu peuple en l'28 av. J.-C, édile plébéien en 1 '2b, préleur en 1 1\ , et consul avec L, CéScilius Meteilus en 117. 11 se distingua par son éiudllioii de jurisconsulte et par sa modestie. — m. (Quintus-Mucius), le Ponlifn, fut tribun du peuple en 106 av. J.-G., édile curule en 104, consul avec L. Licinius Grassus en 93, et ensuite grand pontife. Les partisans de Marins le massacrèrent en 82. Il est le premier qui composa un traité scientifique sUf le Jus civile. — Scaferlati. (V. 8.)
SCALA(lat. Sca%en), famille italiennodont e pouvoir fut établi à 'Véroné en 1560 par
SCAM
Ma^tino 1" délia Scala, as-assiné en 1279. Son succe-seur le plus célèbre fut l'ami de Dante. Cane I", le Grand (Cansrande), né en 121)1, qui irouverna comme pode^tà jusqu'à sa mort en I.V29. Il vainquit les Padouans, et, en 12IS, fut fait capitaine ;:énéral de la lisue pibeline de la Lorabardie. Sa cour était la plus brillante de l'époque. Alberto II et iMastino II (mort en I3.SI), qui pouvernérent ensemble, étendirent leur puissance jusqu'à Lucques, mais se compromirent dans des querelles avec Venise et Florence. Canirrande II et d'autres personnaires sans talent hâtèrent la chute des Scala, qui fulcon sommée en 1387 par Giovanni Galeazzo Visconti. — Scalnrifonne. (V. S.)
SCALA-SANTA s. f. (mois ital. signifiant csaiiicr saint). K-:calier qui se trouve à Rome et que les pèlerins montent à genoux pour fiaener des indulgences.
' SCALDE s. m. (scandin. skalld, poète). Nom que les anciens Scandinaves donnaient à leurs poètes.
* SCALÈNE adj. (pr. sknlénos, boiteux).
Géom. Se dit d'un trians-le dont les trois côtés sont illégaux : triangle st'aléne.
SCALIGER [ska li-jerr]. I. (Julius-Cœsar), philologue italien, ne à Vérone en 1484, mort à Agen en l.^.ïS II prétendait descendre des Scala de Vérone; mais, d'après ïiraboschi, il était fils de Beiiedetto Bordone, de Venise, qui avait pris le nom de Délia Scala. ' En 1523, Scaliger fut attaché comme médecin à l'évêque d'Agen. Sa réputation attira danscetle ville unemullituded'étudiants. Mais sa vanité était aussi grande que son érudition, et une de ses premières publications fut une virulente attaque contre Krasme. Parmi ses œuvres, il faut citer De cnuais Lingum liitinw (lïiO), le premiei' traite moderne important sur la grammaire latine, et Poetices Libri VII (1561). — II. ( Joseph-Justus i le 10° fils du précédent, né en Io40, mort en 1609. Il embrassa le protestantisme en 1562, se fit précepteur particulier et voyagea beaucoup. En Ici9:{, il succéda à Juste-Lipse comme professeur de belles-lettres à Leyde. Il surpassait son père en érudition, et avait la même vanité, surtout en ce qui regardait sa prétendue descendance de la famille Scala, sujet qui l'entraîna dans une controverse amère avec Scioppius. Ses meilleurs ouvrages sont ceux qui traitent de chionologie : Oinis de emcndntioni Temporum (1S8.3) elThesawus Tcmponiin (lliOy).
SCALIGERANA s. m. Recueil d'anecdotes concernant Scaliger.
SCALPE s. m. Action ou manière de scalper.
* SCALPEL s. m. Anat. Couteau d'une forme parliciilièie, dont on se sert pour disséquer, etc. : bien manier le scalpel.
' SCALPER v. a. (lat. scalpere, inciser). Se dit des sauvages qui arrachent la peau du crine a un ennemi vaincu, après l'avoir coupée circulairement avec une espèce de couteau : ces hommis féroce.^ scalpèrent de mathivreux prisnnniei's.
SCAMANDRE, petit cours d'eau de laTroade, célébré par Homère, qui ditque les dieux l'appelaient Xanthe, et les hommes Scamandre. (Voy. Troie.)
* SCAMMONÉE s. f. Matière méd. Sorte de gomme-re:>ine concrète, très purgative, qui nous vient de l'Orient, et qu'on tire de la racine d'une espèce de liseron : scammonée d'Alep. — Plante qui fournit cette sub>tance : racinede scammonée. — Lascammonéeaaliseron scammonée (convolvulus, scammoniaj est une espèce vivace à racines ligneuses, qui, dans les vieux sujets, atteint deux ou trois pieds de long et de 7 à 10 centim. d'épai.-seur. On la trouve en Asie Mineure, en Syrie'el dans les contrée! voisinea; Smyrne et Alcp aonl Isi
SCAN
principaux ports d'exportations. La scammonée a, depuis longtemps, sa place dans les ditférpntcs pharmacopées. C'est im purgatif drastique puissant; elle s'administre pure à la do-e de 60 centijr. à I gr. On l'associe ordinairement au jalap.
* SCANDALE s. m. (lat. scandnlum). Ce qui est occasion de tombei' dans l'erreur, dans le péché : il eut dit danx l'Ecriture sainte que la prédication de lu croix a été un scandatepour les Juifs. —Occasion de chute que l'on donne par quelque mauvaiseaction, par quelquediscours corrupteur : i7 faut craindre le scandale. — On dit de même, Etre, de\'enir dne occasion de SCANDALE. — Indignation qu'on a des actions et des discours de mauvais exemple : il avança des propositions impies, au scandale, au grand scandalede tous ceux qui l'écoutaient. — Eclat que fait une action honteuse : ceUe affaire fut d'un grand scandale dans tout te voisinage.
' SCANDALEUSEMENT adv. D'une manière scandaltu^e : cet homme vit scandaleusement.
•SCANDALEUX. EUSE adj. Qui cause du soaii iale : une action scandaleuse.
SCANDALISATEUR, TRICE s. Celui, celle qui scanJaliso.
• SCANDALISER v. a. Donner, exciter du ' scandale : i
SCAP
lui une pai.i; qui lui reconnaissait ses possessions. En 1462, il aida Ferdinand de Naples à chasser Jean d'Anjou d'Italie. Le pape Pie II, ayant, en 146.S, proclamé une croisade contre les Turcs, Scanderbergieprit la guerre avec de brillants succès, et les Turcs ne réduisirent l'Albanie qu'après sa mort. Ses descendant^ eurent un duché napolitain. Sa vie. par son ami Marinus Barletius, a été traduite en beaucoup de langues; le D' C.-C. Moore a aussi écrit sa biographie (New-York. 18.S0).
SCANDICINÉ, ÉE adj. frad. scandi.x, du gr. sknndix. cerfeuil). Bot. Qui ressemble ou se rapporte au cerfeuil. — s. f. pi. Tribu d'ombellifères ayant pour type le genre cer feuil.
SCANDINAVES, et adj. De la Scandinavie qui appartient à ce pays ou à ses habitants
SCANDINAVIE, ancien nom de cette partie de l'Europe qui comprend aujourd'hui le Danemark, la Norvège, la Suède et l'Islande
• SCAPHANDRE s. m. [ska-fan-dre] (gr sknphé, nacelle; anér, homme). Espèce de corset garni de liège, au moyen duquel un homme peut facilement se soutenir sur l'eau. (Voy. Plongeur.)
SCAPHANDREDR ou Scaphandrier s. m.
Ouvrier qui travaille sous l'eau a l'aide d'un
scaphandre. — Adjecliv. Un ouvrier scaphan-
dreur. — Encycl. A notre article Plongeur,
- Se scandaliser v.pr Prendre du scandale ' "«f avons décritlecostumedu scaphandreur.
s'oirenser:,7/'LLfc/rffto;r \'^^ T7'' ''r''''^f ■'^î'- .P"'""'^""
revêtus de leur costume et éclaires par une
* SCANDER V. a. (lat. scandcre). Versifie. Me- lanterne que les ouvriers tiennent à la main.
surer un vers dont les picls sunt eoinposés | On a proposé de remplacer cette lanterne
de longues et de
brèves, commt
presqu
suffit à le scandait.^ Tartufe, acte
ont les vers lati et les vers gre pour juger s'il selon les règle scandez ce rt vous verrez qu'il >/\\ manque un pird" — En parlant Wr quelques lan^'uijJ modernes, signi-|| fie, mesurer les vers par le nombre de leurs syllabes.
SCANDERBEGI
{imc.Iskiinder bt-gi ou Bey j , prince j albanais, dont vrai nom élail'J George Castriota.l né vers 1410, niorl] le 17 janv. 1467 Son père était le^ pri nce chrétien ' d'un petit districi d'Albanie, avec Croia pour capitale. 11 devint tributaire d'.Vmurath II, et George lui fut livré comme otage et élevé dans la religion musulmane; il reçut le nomd'lskander(.\lexandre) et s'éleva à de hauts grades dans l'armée turque. Sa principauté ayant été confisquée à la mort de son père, en 1 4 32, il résolut de la recouvrer. En 1443, dans le désordre causé par une défaite qu'il avait ménagée lui-même, il arracha au premier secrétaire du sultan un lirinanqui le nommait gouverneur d'Albanie, et immédiatement après le massacra lui et sa suite, et courut à Croia, avec quelques centaines de partisans. Il abjura l'islamisme, appela les Albanais aux armes, et, trente jours après, il était maître de toutes les forteresses. Il se maintint contre plusieurs armées turques supérieures en nombre jusqu'en 1461, où Mobainmed lIcanclutavKc
Scapb:
par une petite lampe electiique à incandescence qui serait fixée sur le sommet du casque du scaphandrier.
SCAPHISME s. m. (gr. skaphé, barque).
Nom que les historiens ont donné au supplice de l'auge chez les anciens Perses.
SCAPHOCÉPHALEadj. (gr. skaphé, barque; kephalé, lête). Anthrop. Se dit d'un crâne en forme de nacelle.
SCAPHOÏDE adj. (gr. skaphé, barque ; eidos, aspect). Hist. nat. Qui a la forme d'une barque. — Anat. Se dit d'un des os du tarse et du carpe.
* SCAPIN s. m. (ital. scapare, s'échapper). Personnage de la comédie italienne transporté sur la scène française. — Fig. Fourbe, intrigant de bas étage : un tour de Scapin.
SCAR
SCAPINADE s. f. Fourberie à la façon de de SiMpin.
SCAPDLA (Jean), lexico.sraphe, ne en Allenia;.'iie, mort à Paris au conimencenient du xvn" siècle. Il fut correcteur chez Henri Estienne et fit un abrépé furtif de son ThesawiiS lini)iise grxcœ, abréf;»^ publié à Râle en 1579, sous le titre de Lexirttm ijreco-ldtiniim (in-fol.) et souvent réimprimé, tandis que l'œuvre de Henri Estienne n'obtint plus aucun succès. Scapula a laissé en outre : Primoijenix Voces, st'U radius linr/ux grecx (PaLUs, 1612, in-S").
* SCAPULAIRE s. m. (rad. lat. scapula, épaule'. Pièce d'étolTe qui descend depuis les épaules jusqu'en bas, tant par devant que par derrière, et que portent plusieurs religieux sur leurs habits : les bernardins "portent tin scapulairc noir sur un habit blanc. — Se dit aussi de deu.v petits morceaux d'étoffe bénite, qui sont joints ensemble et qu'on porte sur la poitrine à l'aide d'un ruban passé autour du cou : le scapulairc de la Vierge. — Chir. Bande qui s'appuie sur les épaules, et dont les extrémités sont fixées à un bandage appliqué sur le corps de manière à l'empêcher de descendre, de plisser. — Adj. f. Anal. Se dit de diverses parties qui appartiennent ou qui ont rapport à l'épaule ; aponévrose scaptdaire.
SCAPULALGIE s. f. (lat. scapula, épaule; gr. alijùs, douleur). Palhol. Douleur à l'épaule.
SCAPULO, préfixe venant de latin scapula, épaule, fet entrant dans la formation d'un prand nombre de mots, tels que scapulo-humCritl; scapulo-radial ; scapulo-rachidicn.
•SCARABÉE s. m. (lat. scarabseus). Se dit en général des coléoptères, des insectes dont les ailes sont recouvertes par des étuis cornés; particulièrement de ceux qui ont des antennes terminées par plusieurs feuillets :/e hanntton est un scarabée. — Grand genre type d'une nombreuse famille d'insectes coléoptères. Les scarahéides proprement dits, ou coprophagi , comprennent ceux qui vivent dans les excréments et s'en nourrissent. Us sont généralement de formes courtes et épaisses; leur couleur est d'un noir brillant, à éclat métallique. Ils sécrètent une matière huileuse qui empêche les substances au milieu desquelles ils vivent de s'attacher à eux. Ils peuvent creuser le sol rapidement. Au printemps, ils enveloppent leurs œufs dans de petites boules d'ordures qu'ils roulent avec leurs pattes de derrière jusqu'à des trous où ils les déposent. On donne le nom de scarabées aux insectes des genres ateuchus, bousier, péotrupe, dytique, hydrophile, lucane, dermeste, nécrophore, coccinelle, charançon, mcloé, etc.
SCARABÉIDE adj. (fr. scarabée; gr. eidos, aspect). Enlom. Qui ressemble ou qui se rapporte au scarabée. — s. m. pi. Tribu de coléoptères lamellicornes ayant pour type le genre scarabée. (Voy. L.^mellicorne.)
* SCARAMOUCHE s. m. Personnage bouffon de l'ancienne comédie italienne, qui est habille de noir de la tête aux pieds : se déguiser en scaramouche.
SCARBOROUGH i M;ar'-bo-ro']. port de mer du Yoikshire (Anjjlelerre), sur une baie ouverte de la mer du Mord, à 59 kil. N -E. d'York; 33,766 hab. Eaux minérales estimées; bains de mer fréquentés.
* SCARE s. m. (gr. skairein, sauter). Nom d'un poisson de mer connu des anciens, et auquel ils attribuaient la faculté de ruminer. Les naturalistes l'appliquent aujourd'hui à un genre de poissons labroides qui ont de larges mâchoires semblables à un bec de perroquet.
SCARIEUX. EUSE adj. (bas lat. scara, épi-