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SCHELLING ( Friedrich --Wilhelm - Joseph
V0D)[chBl-linng], philosophe allemand, ué près de Stuttgart en 177b, mon le 20 août 1834. Son premier essai raétaphy-ique (17'i.t) fut bieiuôt .suivi de sa fameuse disserta'ion Vom Ich ats Princip der Philosophie et d'- ses Philosophische Briefe ùber Dogmatismus'unk Kriticismus, où il exposait son système particulier, destiné à remplacer la philosophie critique de Kant et l'idéalisme subjectifde Fichte. Après avoir quitté J'université de TubiniJue, il enseigna pendant deux années a Leipzig, et éciivit,à propos des doctrines de Fichte, ses Illustrations de l'Idéalisme de la Théorie de la science. En 1799, il alla à léna, où, se séparant tout à fait de l'idnalisme de Fichte, il donna une suite de brillantes leçons qui excitèrent le plus vif enthousiasme. Il publia avec ses collègues Fichte et Hegel le Kritisches Journal der}'hilosophie. C'est là que se développa laseconde phase des spéculations de Schelling, sa philosophie de la nature et son idéalisme transcendant. Il fit paraître coup sur coup : Ideen zu einer Philosophie der Natur ( ï" vol 1797); Von der WcUseele (1798; les éditions postérieures sont augmentées de : Ueber das Verhaeltnisses des Realen und Idealen in der Natur); Erster Entwurf eines Systems der Naturphilosophie (1799) avec une introduction, et System des transscendantalen Idealismus (1800). Le choix qu'il faisait delà nature comme sujet de ses spéculations indiquait la révolte de son esprit contre les tendances subjectives.il soutenait que tout est comme pénétré par une loi, la loi d'évolution et que c'est une loi de polarité, ou de forces polaires. Ces forces agissent et réagissent perpétuellement, comme on le voit dans les phénomènes du magnétisme, de l'électricité et des agents chimiques. Il appliqua le même principe.de polarité en un sens plus universel dans son « Idéalisme transcendant ». La troisième division de ce traité, est consacrée à la philosophie de l'art, où il développe dans leurs conséquences les suggestions contenues dans la critique du jugement de Kant, et où il déifie presque l'art. 11 exposa plus au long les mêmes vues dans son remarquable essai Veber dus Verhaeltniss der bildenden Kûnste zur Natur {[Si)l). La troisième phase de l'évolution de son système philosoiihique a reçu le nom de philosophie de l'identité. Il pose son système d'après la méthode géométrique, suivant l'exemple de Spinoza, et, en fait, le pôle réel et le pôle idéal sont parallèles aux deux « modes » de la pensée et de l'extension dans l'éthique de Spinoza. En 1803 , il fut appelé a Wuizbourg, où il professa deux ans. En 1808, il fut nommé secrétaire de l'académie des arts du de-.sin à Munich, et en 1820, il se retira à Erlangen pour écrire sa Philosophie der Mythologie et sa Philosophie der Offenbarung. Lorsque l'université de Landshut fut transférée a Munich, en 1826, il y accepta une chaire et attira des étudiants de maints pays. Dans Dariegung des wahren Verhaeltnisses der Naturphilosophie zur verbesserten Fichte'schen Lthre (1806), il donne une place plus prépondérante à l'élément theosophique. Dans l'écrit contre Jacobi intitulé Denkmal [\m) , \{ nie qu'il puisse y avoir deux sortes de philosophies; et insiste sur la nécessité d'un théisme scientifique. Pendant près de 20 ans, il ne publia rien dimportanl, mais rompit enfin le silence en écrivant une préface pour la traduction d'un essai de Cousin sur la philosophie allemande, où il accusait Hegel de construire tout son systènie sur une mauvaise conception du véritable sens et de la valeur du sy-tème d'identité. En 1841, il fut a;ipelé à la chaire autrefois occupée par Hegel à Berlin. Les leçons de Schelling flirent publiées, sans soii consentenieiil, par Fianenslaedt et Paulus;
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et il ne tarda pas à se retirer de la vie active pour perfeclioiiiipr les détails de son système. Deux de ses fils, Karl-Friedrich-Aupust et Hermann, ont publié une édition de Sfs œuvres réunies ( ls:-)6-'61, 14 vol.); Schel- Jing a eu beaucoup de disciples et de partisans, et le développement qu'ils ont donné à ses principales doctrines a fait donner à leur école le nom de néo-schellingisme.
SGHÈMEs. m. [skê-me] (sr. sAéma). Figure de mots. — Théol. Proposition rédigée pour être .soumise à un concile.
SCHEMNITZ fchcnim'-nitss] (hongr. Selmi'cz-hciiiya], ville minière du N.-O. de la Hongrie, dans le comté de Hont, surleSchemnitz, 'à im kii.N.-O. de Pesth; 15,280 hah. Elle est étroitement entourée de collines. Les mines d'or, d'arj:ent, de plomb, de cuivre, de fer, de soufre et d'arsenic, autrefois parmi les plus importantes de l'Europe, ont beaucoup décliné, bien qu'elles emploient encore environ 8,000 pei'sonnes.
SCHEN (Louis), architecte allemand, né le <" août 1830. mort en 1881 ; il restaura la cathédrale d'Ulm et plusieurs autres monumenlsdu Wurtemberg.
• SCHÈNE s. m. [skè-ne] (gr. schoiiws, corde dejonc). Anticj. Mesure itinéraire en usage chez les anciens, surtout en Egypte, el qui valait environ 10,500 mètres.
SCHENECTADY, ville de l'ctat de New-York, sur la rive méridionale du Mohawk, et sur ie canal de l'Erie, à 30 kil. N.-O. d'Albany; 19,902 hab. Ville très industrielle, possédant 'de grandes usines, des fonderies, des filatures, des fabriques de tricot, des fabriques de machines, etc. Le 9 l'évr. 1690. les Indiens et les Français massacrèrent les habitants, n'épargnèrent que 60 vieillards et enfants; et, en 1748, elle fut reprise et un nouveau massacre eut lieu.
SCHÉRER (Barthèlemy-Louis-Joseph), général, né à Uelle, prés de beitorl, le IS déc. I'i47, mortàChauny le lli aoiil 1801.11 s'engageadansles troupes autrichiennes, déserta au bout de 11 ans et entra dans l'armée française, avec le grade de capitaine, lit toutes les guerres de la Révolution, passa général de division en 1794, prit Landrecies, le Qiiesnoy, Condé et Valenciennes, commanda l'ar-iiée des Pyrénées-Orientales, puis celle d'Italie, gagna la bataille de Loaiio, céda le commaiidement à Bonaparte, prit le porteleuille de la guerre (1797), commit des malversations, se retira en 1799, reçut un instant la direction des troupes d'Italie, se laissa battre à Magnano,prit la fuite pour éviter une mise en accusation, et se retira, après le 18 brumaire, dans sa terredeChauny.
SCHERIA, dans l'Odijssée, était une ile située à l'extrémité occidentale de la terre et habitée par les Phéaciens. Les anciens l'identifiaient avec Coi'cyre.
• SCHÉRIF s. m. Voy. CHÉnip et Shérif.
• SCHERZO s. m. [sker-zo] (mol. ital. qui signilie : badinagc). Mus. Morceau de musique léger et badin qui fait partie d'une symphonie où il remplace ordinairement le menuet.
SCHEVENINGEN [skè'-venn-inng-enn], ville balnéaire des l'uys-Bas, sur le rivage de la mer, à 8 kil. iN.-O. de la Haye; 15,000 hab. La Hotte anglaise, commandée par Monk, a liattu, non loin de là, Van 'i'ronip, qui y périt (10 août 16o3).
SGHICK .Gottlieb) [chik], peintre allemand, né a Sluttgari eu 1779, mort en 1812. On cite de lui David devant Saûl irrité, {a&Avtiùns de grâce de Noé, et Apollon parmi les bergers.
SCHIEDAM[ski-'dammJ, ville delà Hollande méridionale (Pays-lias), piès du confhien t de la Meuse et de la Shie, ii 6 kil. 0. de Kolterd.iin;
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2j,0J:; hab. Prés de 300 distilleries, surtout de gin ou genièvre, connu sous le nom de schiedam.
• SCHIITE s. m. [chii-te]. Voy. iv Chiites.
SCHILLER I Johann - Christoph - Friedrich
von), poélc allemand, né à Marbach ;\Vurtcniberg\ le 10 nov. 1759, mort à Weimar, le 9 mai 1805. En 1780 11 fut nommé chirurgien dans l'armée. En 1781 , sa tragédie Die hœuber causa une immense sensation. Le duc de Wurtemberg, craignant l'influence de cette pièce, qui idéalisait le brigandage, ordonna à l'auteur de s'en tenir à sa prole-sion de chirurgien. Schiller cependant refondit son drame; il fut arrêté à Stuttgart, s'échappa, et trouva un refuge chez M"° von Wolzogen, près de Meiningen. Il fut attaché pendant 18 mois au théâtre de Mannheim, traduisit Macbeth, écrivit les tragédies Die Verschwœrung des Fiesco, el Kabale undLiebe, fondée sur la Rlieiniscite Thdia, et publia Phihsophische liriefe. En 178.5, il alla à Leipzig, puis à Dresde, où il termina la tragédie de Don Carlos, et, enfin, en 1787, à Weimar. Il y rencontra Charlotte von Lengefeld (qui devint sa lemme), Ilerder, Wieiand et Goethe. En 178s par-it le premier et seul volume de sa Gcschichte des abfalls der Niederlande. En 1789, il fut nomméprofesseur d'histoire à léna, et, en 1791, il termina son Histoire de la guerre de Trente atis, qui est, d'après Carlyle, « la meilleure œuvre historique dont l'Allemagne (luisse se vanter >>. La philosophie de Kantle poussa à de profondes recherches esthétiques. Il collabora aussi au.t Horen, et édita le Musenalinanacli , où Goethe et lui ripostaient à leurs criliques en épigrammes rythmées {Xenien'). PeniJant quelque temps, il écrivit presque pendant toute la nuit, ce qui mina sa santé. C'est à cette époque que parurent presque foules ses belles ballades. En 1799, fut publié son drame de Wullcnstein, une de ses œuvres les plus considérables, divisée en Wallenstein's Lager, Die Piccoloinini, et Wallcntein's Tud. Bientôt après, il se transporta à Weimar. De 1799 à 1801, il produisit les drames de Marie Stuart, Die Jungfrau von Orleayis. et Die Draut von Mcssina, el Das Lied von der Glncke, sans compter bien d'autres exquises poésies. En 1804, il acheva Guillaume Tell, la dernière et la plus noble de ses œuvres dramatiques. L'édition la plus complète de ses œuvres a été publiée sous la direction de Goedeke (1867-'75). Sa correspondance avec le duc Frédéric-Charles de Schleswit'-Holstein a été éditée par Max Mûller (1876). Ses Poésies ont été traduites par Marinier el son Théâtre par de Barante (Paris, 1821, 6 vol. in-8».)
SCHINDERHANNES , surnom de Johann BiicKLER, chef d'une bande de chauffeurs, qui tint la dernière, dans les départements situés sur les bords du Rhin, à cause de la facilité qu'elle avait de se transporter sur l'une ou l'autre rive du fleuve. Biickler fut pris enfin el exécuté à Mayence, avec 19 de ses complices, en nov. 1803. 11 était né à .Mastetten (comté de Kalzen-LIlbogen eu 1779. (Voy. Cu.\UFFiiCHs.)
SCHINAS (Constantin-Démétrius), littérateur et homme politique grec, né vers la fui du .siècle dernier, mort en 1870. Il publia à Paris en 1829 une Grammaire élémentaire du grec moderne, devint, en 1843, minisire de la justice à Athènes, puis ambassadeur à Munich et à Vienne. On lui doit aussi un Dictionnaire français-grec.
SCHINE s. f. Bot. Genre d'anacardiacées, voisin des pistachiers, dont la principale espèce, la schine molle (schinus molle), appelée aussi jioiericr d'Amérique, est originaire de l'Amérique du Sud et est aujourd'hui cultivée en Californie. Toutes ses parties sont aromatiques; son fruit possède presque exaclemeiil l'odeur et le guùt du poivre noir.
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Au Pérou, on se sert de sa racine en médecine, et l'on niàche une sorte de résine qui suinte de sa tige, pour se raffermir les
Schine molle (Sch'mus molle).
gencives. C'est aussi un purgatif. Ses baies servent à fabriquer une sorte de vin.
SCHIMEL (Karl Friedrich) |chinn'-kèul], architecte allemand, né en 1781, mort en 1811 . Il a exécuté quelques-uns des plusbeaux travaux de Berlin, où il devint professeur à l'académie des beaux-arts en 1820. Il excellait aussi comme peintre d'histoire et de décors. Le Schinkel Muséum, à Berlin, contient beaucoup de ses ouvrages.
SCHIPKA (Passe de), passage des Balkans, entre Gabrowa en Bulgarie et Kcsanlyk en Rouillé lie, célèbre comme ayant été le théâtre de luttes sanglantes pendant la guerre russoturque de 1877-'78. En juillet 1877, Sulciman Pacha y livra plusieurs assauts aux positions des Russes. (Voy. Sulkiman Pacu.^.)
SCHIRAZ. Voy. Chir.w.
SCHIRMECH, village de i Alsace-Lorraine, à 39 kil. N.-E. de Saint-Dié; 1,600 hab.
• SCHISMATIQUE adj. [chiss-ma-]. Qui fait schisme, qui est dans le schisme, qui se sépare de la communion d'une religion : la plupart des Grecs sont schismatiqucs pai rapport à l'Eglise romaine. — Substantiv. les sciiismatiques.
SCHISMATISER v. a. Rendre schisraatique.
"SCHISME s. m. [chiss-me] (gr. skisma, division). Division, séparation du corps et de la communion d'une religion. Se dit surtout en parlant de ceux qui se détachent ou se sont détachés d'une communion pour en former un nouvelle : les Turcs regardent les Persans comme ayant fait schisme dans la religion Muhomélune. — Le grand schismk d'Occident, la division qui eut lieu, dans l'Eglise catholique, durant une partie du xive et du XV" siècle, el pendant laquelle il y eut à la fois plusieurs papes qui se prétendaient légitimes. — Se dit, par anal., en matière do politique, de morale, de littérature, etc. : il est l'auteur du schisme qui divise en ce moment la Utiératurc.
• SCHISTE s. m. [chiss-le] (gr. schistos, fendu). -Minéral. Se dit de certaines pierres qui peuvent aisément se partager en lames ou feuilles, comme l'ardoise. Les schistos se composent surtout de quartz et ne contiennent pas de feldspath. La roche la plus importante de cette classe est le micaschiste. On distingue parmi les schistes argileux l'ardoise (voy. ce mot), le mica (vov.), la hornblende et le schiste bitumineux ou hydrosilicate d'alumine, espèio de houille grise, ordinairement associée au charbon de (erre el produisant à la distillation de la paraline et de l'huile d'éclairage appelée huile de schiste.
• SCHISTEUX, EUSE adj. Miner.il. Qui peut
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se diviser en lames ou feuilles : roche schis-
■ SCHLAGUE s. f. [chla-ghe] (ail. schtagen, batui,-). .Mol enipruiilé de l'alleniand. Il se ilil eu parlant des coups de baiiucUe qu"on diiriMC aux so'dats de certains pays du Nord, iUKuid ils ont commis une infraction à la discipline : ilonni'y, recevùir la schiague.
SCHLAGDER v. a. Donner une schiague.
SCHL.4GDEDR s. Ceiuiqui schlasue.
SCHLEGEL [chlc-gheul]. I. (August-Wilhelm von , ériidil allemand, né à Hanovre en ITiiT, mort en ISlo. Il devint professeur à léna, et, avec son frère. Triedricli, il écrivit des essais qui en litléralurc mirent en avant récole romantique. Séparé de sa femme, fille de .Micliaélis, il se retira en 1802 à Berlin, et en ISOG il accompagna .M™" de Staël dans ses vovaires. En 130S, il lit à Vienne des conférences sur lart dramatique, et manifesta son culte pour Shakespeare (I809-"1', 3 vol.). Ayant visité Stockholm en ISI2, il devint secrétaire de Bernadette. Il rejoignit .M"' de Staë! à Paris en 1815, et resta avec elle jusqu'à sa mort, en 1817. En 1S19, il devint professeur d'histoire a Bonn. Son second ni.Ti-iage, celte niC-me année, avec une fille de Paulus de Heidelberg, aboutit également à une séparation. Il a traduit 17 pièces de Shakespeare, les 5 principales pièces de Caldoron, des poésies espagnoles, italiennes et porlu;;ais2s, et il est, dit-on, le premier qui ait composé des sonnets en allemand. Il fut aussi un orientaliste remarquable. Ses écrits comprennent Sacmmlliche Werke (l846-'*7,
12 vol.), Œiiars écrites en français (1846, 3 vol.). et OpiiS'iila Lalina (ISiS), où se trouve sa Irjdix ion de Ramayana. — 11. Friedrich-Karl-Wilhelm von . son fière, né en 1772, mort en IS29. En ISOO, il devint maître de conférences et de philosophie à léna; puis il professa à Paris. S'étant converti au catholicisme, il alla en 1808 à Vienne et, en 1809, il accompagnaà la guerre Tarchiduc Charles en qualité de secrétaire. Il fut plus tard attaché a l'ambassade autrichienne à Francfort, ensuite il professa à Vienne, puis à Dresde (l8'2S-'29). Il fut, avec son frère et Tieck, un des chefs de l'école romantique, et se distingua comme critique et comme penseur. Ses œuvres, réunies en
13 vol. (IS22-'46J comprennent une histoire de la poésie grecque et romaine et de la liltéiature ancienne et moderne. Il a publié plusieurs ouvrages écrits par sa femme, fille de .Moses .Mendcisohn.
SCHLEIERMACHER ( Friedrich -Daniel- Ernst; chiai-eur-makh-eur j . théologien allenianO. ne à Breslau eu 1768, inoit en ISii. H fut aumônier de i'hôpital de la Charité à Berlin de 1796 à 1802. En 1799, il publia Reden ùber die Religion an die Gebildeten wit.r ihren Vtrxchtern ^nouv. édit., 1887). qui marque le passaçe de la théologie allemande de la spéculation a la foi positive. Sa piété était cependant fortement teintée de panthéisme spinoziste. Dans ses ilonolugcn (I80I.I), il reproduit l'idéaiisme subj.-clif lie Fichle. En 1802, il fut nommé prédicateur de la cour à Stolpe; c'est là qu'il commei.ça sa traduction de Platon (l804-'28, 6 vol. , œuvre inachevée, mais qui suffit pour le placer au premier rang des hellénistes de l'.Mleraagne. ies Grundlinien einer Kritik der bifherigen Sittenlelire {ISOSJ ouvrirent une voie nouvelle à la philosophie morale. En ISU4, il devint professeur extraordinaire de philosophie et de théologie à Hahe, et, en iSOii, il retourna à Berlin coramepasteur de l'église de la Trinité. En IslO. Il fut élu premier professeur de théologie a l'université de Berlin. 11 contribua puissamment à soulever daus toutes les classea les sentiments de patriotisme qui aboutirent à la libération
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de son pays et à la chute de Napoléon; et dès lors il se déclara l'adversaire de l'absolutisme. Il aida à lunion de la confession luthérienne et de la confession réformée en Prusse (1817). Il a écrit sur la morale philosophique, la dialectique, la psvchologie. la politique, la pédagogie, l'histoire de l'Église, l'herméneutique, la mora'c chrétienne, la dogmatique , la théologie pratique , sans compter ses sermons. On a publié la collection complète de ses œuvres en 3) vol.
SCHLEIZ ^chlaittss]. Voy. Redss.
SCHLESWIG [chléss'-vijh], ou Sleswick (dan. Slc^vig.. I, autrefois duché indépendant rouverué par le roi de Danemark; aujourd'hui partie de la province prussienne du Shleswig-Holstein. Henri \" d'.\llpma^ne y créa vers 9:i4 un margraviat, qu'Othon le Giand réorganisa en 9*8, et qui fut cédé à Canut le Grand de Danemark en 1027, lorsque l'EiJer devint la frontière entre les deu.\ pays. Le roi Waldemar II (I202-'41) le donna à son fils Abel, dont les descendants le gouvernèrent jusqu'en 1373. .Vprès l'extinction de la ligne d'Abel, les comtes de Holstein élevèrent des prétentions sur le Schleswi;.', et en 1386, Gerhard VI le reçut en qualité de fief danois. Bien que le Holstein fût un fief de l'empire, l'Iiisloire des deu.x pays est depuis lors intimement unie. — 11, "ville, jadis capitale du Schleswig, au fond d'une baie étroite appelée le Schlei, à 35 kil. de la Baltique, età 1 10 kil. N.-N.-O. de Hambourg; 15.000 hab. Elle est presque complètement entourée d'eau. Lainages, cuirs, dentelles et porcelaine. Le port, en se comblant peu à peu, a grandement diminué l'importance commerciale de la ville.
SCHLESWIG-HOLSTEIN [hol-chfaînn], province de Prusse, formée en I8G6 et composée des anciens duchés de Schleswig, de Holstein et de Lauenbourg, ce dernier ayant été incorporé aux deu.x autres en IS76. Elle est limitée par le Danemark, la Baltique et la mer du Nord; 18,287 kil. carr.; 1.100.000 hab., la plupart protestants. Dans le N. du Schleswig, près de 150,000 personnes parlent le danois; Dans le S. et dans le Holstein, on parle surtout l'allemand. Villes princ. : Alloua, Kiel (la capitale), Reiid>burg, et Glûckstadt dans le Hols;ein : Scliiesn-ig et Fleiisbiirg, dans le Schleswig. Outre lEIbe, on remarque, parmi les cours d'eau, l'Eiàer, qui sépare le Schleswig du Holstein, la l'rave et le Stoer. La province contient plusieurs îles, entre autres Alsen et Femern. Le pays es», plat et très fertile. Les chevaux sont renommés pour le service de la grosse cavalerie, et on en exporte un grand nombre. — Eu I8.;6, les comtes de Holstein reçurent le Schleswig comme fief danois. Leur famille s'étant éteinte, les Etats du Schleswig-Holstein élurent pour souverain (1460 Christian d'Oldenbourg, roi de Danemark. En 1490, malgré les conventions qui garantissaient ruuitê du Holstein, deux maisons souveraines se fondèrent. Elles furent réunies sous Frédéric 1", mais en 1o4i, il s'en forma jusqu'à trois, et depuis 1580, il y a eu trois branches principales : la branche royale oànoise, appelée Holstein-Glucksladt; la branche de Holstein- Goltorp, dont, depuis 1762, le czar de Russie est le chef; et celle de Hoisteiii-Sunderhurg, qui n'a aucune importance territoriale. En 1616, les Etats abandonnèrent leur droit d'élection, et la succession fut réglée suivant la loi de primogéniture, avec réversion aux branches collatérales. En 1802-'06, les Etats furent tormelleraent abolis. Eu 4 815, le roi de Danemark entra dans la confédération germanique comme duc de Holstein, et en IS34, on créa des chambrei pour les deux duchés. -Mais des masLires répressives et les etl'orts faits pour repousser la langue alïe-
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mande, continuèrent à créer du méconlenlcment. La maison royale était sur le point de s éteindre dans la ligne mâle, lorsque le roi étendit les lois saliques danoises à tous -es domaines (8 juillet 1816), et, malgré une op- = position générale, Frédéric VU incorpora le Schleswig au Danemark, le 2i mars 1848. Une guerre de trois années s'ensuivit od les duchés furent un moment secourus par la Prusse. En janvier 1851, l'Aulriclio cl la Prusse intervinrent, licencièrent l'armée du Schleswig-Holstein, et le 18 fév. 1832 livrèrent le Holstein au Danemark. A la conférence de Londres, en mai IS5J, le prince Christian de Schleswig-Holslein-Sunderbourg- Glûcksburg fut désigné comme héritier de la couronne; mais ni les duchés ni la diète permanique n'y donnèrent leur assenlimenl. En 1851, on accorda des constitutions au Schleswig-Holstein, sans satisfaire les populations; et, en nov. 1863, le parlement danois incorpora formellement le Schleswig au Danemark. Le même mois, le roi mourut et le prince de Sunderbourg-Glucksburs lui succéda sous le nom de Christian I.V, tandis que le prince de Schleswig-Holstein-Sundcrbourg- Augustenburg, que les duchés resardaicnl comme l'héritier légitime, prenait le gouvernement à Kiel. La diète germanique déclara que le Iraité de Londres était violé parle Danemark, et une armée austro-prussienne entra dans le Holstein. Les Danois furent chassés du Schleswig' et les .\llemands occupèrent même le Jutland. Une seconde conférence de Londres n'aboutit à rien, et, au traité de Vienne, le 30ocL 1864, Cbrislian L\ renonça à tous ses droits sur le Schleswig- Holstein, et aussi sur le Lauenbourg. La convention de Gaslein, le 14 août 1865, assigna le Holstein à la garde de l'Autriche et le Schleswig à celle de la Pru.^se; mais après jla guerre de 1866, la Prusse s'annexa les deux duchés. L'article du traité de Prague stipulant que les populations du Schleswig de langue danoise seraient rendues au Danemark si elles votaient daus ce sens, a été mis de côté jusqu'ici.
SCHLETTSTADT [chlett'-statt], ou Schelestadt. ou ScaLi;sr.\DT, ville d'Allemairne, dans la basse Alsace, sur l'ill, à 44 kil. SÏ-S.-O. de Stra.,bourg; 9,700 hab. Cuirs, cotonnades, potasse. Schletistadt devint cite impériale au xiii" siècle; elle fut prise par les Suédois en 1632, annexée à la France en 1618 et prise, en oct. 187u, par les Allemands qui en démolirent les fortilicalious.
* SCHLICH s. m. [chlik] (mot. ail.) .Minerai écrasé, lavé et préparé, pour être porté au fourneau de fusion.
SCHLITTAGE s. m. Opération qui consiste à faire aescenrire les pentes aux troncs d'arbies coupés dans les forêts en se servant de schlittes.
SCHLITTE s. f. [chli-te] (ail. schtitten, traîneau,, rraîneau en usage dans les Vosges.
SCHLITTER v. a. Faire descendre au moyen
de schliues.
SCHLITTEUR s. m. Ouvrier chargé de la
maiiœuNre des schlittes.
SCEMID ^Christoph von) [chmitt], dit le CiiAKoi.NE ScHMiD, écrivain allemand né à Dinkelsbiihl (Bavière), le 15 août 1768, mort à Augsbourg le 3 sept. 1834. H était prêtre catholique et écrivit, pour les enfants, des contes moraux remplis de charme : Histoires bibliques {\ugshouri:, 1801, 6 vol.; trad. franc, de llaguenau, 1828, 3 vol. in-18), Contes moraux (ISIO-'20), Petit Théâtre, etc. Parmi les trad. franc, de ses contes, nous citerons celle de r.eribeor de Medelshoim, avec illustrations de Gavarni ilSi3, 2. vol. in-S°).
* SCHNAPAN s. m. Voy. Che.napan.
scHœ
SCHNAPS s. m. [cliiiapss] (mot. ail.) Kaudo-vie.
SCHNEIDER (Eugène) [chnè-dèrr|. industriel et homme politique, né à Nancy en avril 1805, mort le 27 nov. 1875 ; il fut charfié de la direction des forges de Bazeilles, devint ensuite avec son frère (mort en 1845) gérant des établissements raélallurgiqiies du Creuzot, qui atteignirent, sous leur aclniinistralion, au plus haut degré de prospérité; il fut élu député en 1845, ministre du commerce en 18.Ï1, plusieurs fois président du Corps législatif de 1867 à la chute de l'Empire. Une statue lui a été élevée au Creusot cil 1878.
SCHNEIDER (Eulogius) , révolutionnaire, né àWipléld, près de Schweinfurt, le 20 oct. 17ri(), guillotiné à Paris le 1" avril 1794. Il fut tour à tour récollet, prédicateur catholique à Augsbourg, prédicateur à Stutlfiard, el professeur de grec à Bonn. Chassé d'Allemagne, en raison de ses sympathies pour la Révolution françai>e, il se rendit à Strasbourg, y fut nommé graud-vicaire de l'évêque constitutionnel (1791), quitta la prêtrise, publia l'Argus , journal dirigé contre les prêtres et les nobles, devint maire de Haguenau, puis accusateur public prés le tribunal criminel du Bas-Rhin. Accusé de conspiration par l.ebas el Saint-Just, il fut conduit à Paris et condamné à mort. lia laissé quelques ouvrages en allemand. Sa biographie a été écrite par Lersch (184o) et par Heitz (ISBi).
SHNETZ (Jean-Victor) [chness], peintre, né a Versailles en 1787, mort à Paris eu 1870. Il fui pendant longtemps directeur à l'Académie française à Rome. Parmi ses productions les plus- populaires, on cite : le Christ appelant à lui les petits enfants; le Médecin capucin; le Moine priant.
SCHNICK s. m. Autre orthographe de Che-
KiyUK.
SGHNORR VON KAROLSFELD ( Julius )
fchnor-fonn-ka'-rolsâ-lélt], peintre allemand, né à Leipzig en 17'J4, mort en 1872. Elève de son père, Yeit Hans von Schnorr, il fut employé à Rome de 1 8 1 8 à 1827. Il devint ensuile professeur a Muiiicb, puis à Dresde en 1 846. Il fonda une nouvelle école qui adhérait, au contraire de ciille de Kaulbach, aux règles strictes de l'art. Ses œuvres les plus célèbres sont les fresques et les peintures des Nibelungen, et ses peintures historiques à l'encaustique, toutes dans le palais royal de Munich; Luther à la diète de Worms, également à Munich ; ses dessins pour les fenêtres de la cathédrale rie Saint-Paul à Londres, et pour la Ritiel in Ijild.rn et les Nibehmgenlicd. — Son frère, Ludwig Ferdinand. (1788-1853), directeur eu chef du la galerie du belvédère à Vienne, fut un bon peintre de l'école romantique el a admirablement illustré le Faust de Goethe.
SCHŒFFER (Pierre) , Pietrus Opilio ou Pitrre de Gernskeim, l'un des créateurs de l'art typographique, ni^ à. Gernsheim (landgraviat de Uarnistadl), vers 1430, mort vers loOO. Il e.\erça d'abord le métier de scribe à Paris, entra au service de Fust, de Mayence, cl inventa, à l'msu de celui-ci, les poinçons, les matrices, l'entonnoir el le moule, ce qui lui permit de fondre des caractères mobiles en métal. Lorsqu'il montra à son maître le premier abécédaire, résultat de son inspiration, Fust en fut telleiiimt ravi que dans le transport de sa joie, il |iromit sur-le-champ sa lille unique, Chnsline, à l'ingénieux inventeur, qui l'épousa peu de temps après (1453). Plus heureux que Guleiiberg, dont il avait perl'ej-.tionné la divine invention, et qui fut forcé d'abandonner à son jeune rival le résultai de ses longs travaux (voy. Gutkn- BtttG), Schœil'er resta en société avec son riche beau-père, auquel il succéda vers 1466.
SCflO
Il établit un dépôt considérable de livres à Paris, d'où ses agents se répandaient dans les provinces. Tous ses ouvrages sont remarquables par la beauté de l'impression et la netteté des caractères. Son fils, Johann, lui succéda (1503-'31) et imprima principalement des livres religieux.
SCHŒNBEIN ( Christian - Friedrich )
[cbeunn'-baiiinj , chimiste allemand, iié à Mitzengen (Wûrlemberg) en 1799, mort à Baden-Baden le 30 août 1868. Il fut nomn)é professeur à Bâie en 18î8. En 1839, il découvrit l'ozone, et en 1S45 il trouva la fabrication du colon-poudre. Il a publié de nombreux ouvrages, dont l'un sur l'ozone.
SCHŒNBRUNN [cheunn-brounn], village d'Autriche, à 6kil. S.-O. de Vienne; 400 bab. Fameux palais construit par Marie-Thérèse (1744), avec grand jardin botanique el ménagerie.
SCHŒPFLIN (Johann-Daniel), historien, né à Salzboiirg, margraviat de Bade-Hochberg, le 8 sept. 1694, mort à Strasbourg le 7 aoilt 1771. Il fut professeur d'histoire à Strasbourg. Sa réputation repose sur son Alsada illuUrata (17ai-'61 , 2 vol.), traduit en français, par Ravenez, sous le titre à'Alsace iZ/ustrés (Mulhouse, 1.S49-':i2, 5 vol. in-8°).
* SCHOLAIRE , Scholie, et leurs dérivés.
(Voy. ScomitE. Scolik, etc.)
SCHOLASTIQUE (Sainte) [sko-], sœur de saint Benoil de Nursie, morte en 543. Retirée au mont Cassin, elle fonda l'ordre des Bénédicllne^. Fête le 10 févr.
SCHOMBERG. 1. (Gaspardde)[chon-bèr],officier français, né en Saxe en 1540, mort à Pans en 1599. 11 étudiait à l'université d'Angers, quand les catholiques vinrent assiéger cette ville, qu'il défendit, à la tête des huguenots. Il entra ensuite au service de Henri 111 el de Henri IV, comme capilaine des reitres. — II. (Georges de), frère du précédent, tué dans un uuel en 1578, à l'âge de IS ans. Il n'est connu que par sa liaison avec les mignons de Henii 111. — III. (Henri, comte de), maréchal de France, né a Paris vers I5T4, mort en 1632. Il descendait des Schomberg allemands. H fut nommé surintendant des finances el grand-mailre de l'artillerie en 1619. et de 1621 à 1624 il fut tout-puissant comme premier ministre. Richelieu le supplanta, mais le fit maréchal (1625). Il chassa les Anglais de l'île de Ré en 1627, se distingua a la Rochelle, se couvrit de gloire dans la campagne d'Italie, dont il a écrit la Relation {Pavn, 1630, in-4°J, fit le duc de Montmorency prisonnier à Caslelnaudary, le (""■sept. 1632, etful nommé gouverneur du Languedoc. — IV (Charles, duc D'H.^.LLUh\), fils du précédent, néàNanteuil-le-Haudoum, eu 1601, mort à Paris en 1656. Sucesseur dr son père dans le gouvernement du Langu. doc, il fut créé maréchal de France, prit Perpignan en 1642 et commanda l'armée qui envahit la Catalogne en 1648. Sa seconde femme, Marie de Hauteport {1616-'91), favorite de Louis XIII, est célèbre sous le nom de maréchale de Schomberg. (Voy. lUuTEFonT.)
SCHOMBERG (Frederick-Hermann, duc de) [chunim'-bèrg], maréchal de Fiance, né à Heidelberg vers 1616, mort le l°''jiiillcl 1690 (vieux style). Sun père clail le comte allemand Johann-Meinhardt von Schomberg, et sa mère une fille de sir Edward Siilton, loid Dudley. Il se distingua dans les armées hollandaises el françaises, el en 1675 Louis .\1V le fil maréchal. 11 quitta le service de la France après la révocalion de l'édit de Nantes, en 1685. Le prince d'Orange lui donna le commandement en second a son déjiarl pour l'Angleterre en 1688, el eu 16.S9 il le créa duc de Schomberg et maître de l'artillerie. Il périt à la bataille de la Boyne.
SCHO
— Son second fils, Meinhardt, duc de Leinster, fut le troisième duc de Schomberg, et mourut sans di'scendant mâle en 1719.
SCHOMBDRGK (Sir Robert-Hermann)
[chomm'-beurk], voyageur anglais, né en Prusse en 1804, mort en 1865. H commença comme associé dans une manufacture de tabac de la Virginie. En 1830, il alla aux Indes occidentales, et rendit de tels service en décrivant les endroits dangereux des côtes, que les Anglais lui donnèrent les moyens d'aller explorer la Guyane anglaise, où il déiîouvril le grand lys, Victoria regia. En 1841 -'44, il fut mis à la tête d'une commission anglaise pour relever la frontière entre la Guyane et le Brésil. En 1S4o. il fut fait chevalier, et de 1848 à 1857, il fut consul el chargéd'affairesprèsdela république Dominicaine, el ensuite, jusqu'en 1S64, consul général à Bangkok. 11 a publié Description of Bristish Guiana (Lond., 1840); Views in the Intcrior of Guiana (1840); History ot Barbadoes (\>>il) ; The Discooeri/ of the Empire of Guiana, par sir Waller Ralleigh (I84S), etc.
— Son frère, Moritz-Richard, qui l'accompagnait dans sa dernière expédition, en a publié la relation en allemand (1847-'48, 3 vol.)
SCHOOLCRAFT Henry Rowe) [skoul'-kraftt], écrivain américain, né dans l'état de New- York en 1793, mort en 1864. Géoloi-'iste, il explora le lac Supérieur el le haut Mississipi en 1820, et fui pendant longtemps a^ient du gouvernement chez les Indiens. Il épousa la fille d'un de leurs chefs (1823). En 1832. il découvrit la source du Mississipi, et en 1836 négocia avec les Indiens la cession de 16 millions d'acres de terre aux Etats-Unis. En 1847, résidant à Washington, il fut chargé par le gouvernement de rédiger un ouvrage inlitulé Historial and Slatistical Information respecting the History, condition and Prospects of the Indian tribes of the United States (Philadelphie, 1851 -'57, 6 vol. in-4"'). On a aussi de lui de nombreuses relations de ses explorations et de ses négociations avec les Indiens.
* SCHOONER s. m. fchou-nèrr] (mol holland. signifiant p/i<s beau). Petit bâtiment.
gréé comme une goélette, et ayant deux mât^ inclinés, qui portent, outre deux voiles, un hunier à leur parlie supérieure.
SCHOPENHAUER (Arthur) [cho'-pénn-haoeurj, philosophe allemand, né Danlzig en 1788, mort le 21 sept. 1 860. Sa mère, Johanna Frosiiia (1770-1838), était une romancière de talent. En 1813, àléna, il soutint une thèse qui contenait en germe sa philosophie future. Goethe l'initia à Weimar à ses études sur les couleurs, et, en 1816, il publia Ueber Sehen and Farben. De 1814 a 1818, il demeura à Dresde et systématisa ses vues philosophiques
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une édition complète de ses œuvres avec sa biographie (1874, 6 vol.). Helen Zimmer a aussi écrit sa vie (1876).
SCHORL s. m. [chorl] (mot ail.}. Nom donné à uii très grand nombre de minéraux fusibles au chalumeau.
SCHREVELIUS ou Schrevel (Cornalius) [skré-vé'-lius.s], orudit holandais, né en I6I.T, mort en 1664. 11 fut recteur du collège de Leyde. Son Lexicon manuate grxco-latimiin et latino-grœcum (1654} a été longtemps en usage.
SCHUB ART ( Christian - Friedrich - Daniel)
[chon'-bartt], poète allemand, né en 1739, mort en 1791. Chassé d'Augsbourg pour ses sarcasmes contre le clergé, il subit près de
10 années de prison pour avoir annoncé faussement àUlni la mort de Marie-Thérèse.
11 devint, en 1787. directeur du théâtre à Stuttgart, et y conlinua une publication périodique commencée à Augsbourg et à Ulra. Il a écrit un grand nombre de chants religieux et autres poésies. Ses Gesammelte Schriften itnd Schicksale ont paru en 8 vol. (l839-'40).
SCHUBERT (Franz) [chou'-bertt], compositeur allenjand, né près de Vienne en 1797, mort en IsiS. 11 fut l'élève favori de Salieri. lin 18I3-'16, il aida son père dans l'école que celui-ci dirigeait, et composa plus de 100 chants, 6 opéras et opérettes, des pièces symphoniques, sans compter de la musique d'église et de chambre. En 1 8 1 8, il entra comme précepteur dans la famille du comte Esterhâzy, et c'est alors qu'il composa un srrand nombre de ses meilleurs quatuors et chants; mais les Viennois préferaient des ouvrages inférieurs aux siens. Au printemps de 1S28, il donna son premier et unique concert, qui e.vcita le plus vif enthousiasme ; mais lesencouragementsvenaienttroptard. lia laissé un nombre étonnant de compositions. Le Lied allemand a été élevé par lui à un rang musical qu'il n'avait jamais occupé. Sa gloire, presque entièrement posthume, n'a fait que s'accroître depuis sa mort. Kreissle von Hellborn (1864; et Reissmann (1874) ont chacun écrit une vie de Schubert.
SCHUBERT (Gotthilf-Heinrichvon), mystique allemand, ne en Saxe en 1780, mort en 1860. Après avoir tenté bien des carrières, il devint professeur de sciences naturelles à Erlangen (1819), puis à .Munich. Disciple de Schelling, il publia de nombreux ouvrages où il interprète les phénomènes naturels à un point de vue mystique et où il expose un système d'idéalisme objectif. Il a aussi publié des manuels d'histoire naturelle, des récits de voyage, des nouvelles, des biographies et une autobiographie (I8o3-'.t6, 3 vol.).
SCHULTZ-SCHULTZENSTEIN(Karl-Henrich)
[choultiss-choultts-enss-siaiii], physiologiste allemand, né en 1798. mort en 1871. 11 était prolesseur à l'université de Berlin. Il a beaucoup écrit sur la micrographie, sur le mouvement de la sève et l'organisation intérieure des plantes, sur la physiologie, sur un nouveau système de psychologie qu'il s'efforçait de créer et ûont le rajeunissement de la vie au moyen des influences morale était un des traits particuliers, et sur l'histoire de la médecine et la théorie de la maladie.
SCHULTZE iMax) [choul'-tsé], anatomiste allemand, né vers 1823, mort en 1874. Il était professeur à Bonn. 11 a développé, dans plusieurs ouvrages, la théorie du protoplasme.
SCHULZE(Ernst-Konrad-Friedrich)[choul'tséj, poète allemand, ne à Oll^ eu I7s9, moit en 1817. Après avoir combattu contre la France en 1814, il écrivit Die bezauberte Rose (H« édit., 1867), ouvrage traduit en français et en anglais. Ses oeuvres, y compris
SCHU
son poème romantique Cxcilie, ont été éditées par Boiiterwek (1822, 4 vol.) et par Marggrair (l8oo, 3 vol.).
SCHULZE-DELITZSCH (Hermann), philanthrope allemand , fondateur des banques coopératives (voy. Coopération) , né à Delitzsch (Saxe prussienne), le 29 août 1808, mort le 30 avril 1883. 11 fut magistrat dans sa ville natale, qui l'envova à l'Assemblée nationale de Berlin, en "l848. Il fut élu en 1861, à la chambre des députés par la ville de Berlin, puis au reich^tag, en 1871. Désireux de comballre l'influence des communistes et des socialistes d'Etal, dirigée par Karl Marx, il créa d'abord des sociétés coopératives de consommation et imagina ensuite le système des banques populaires, dont le succès fut immense. L'ouvraj;e le plus remarquable de Sehuize-Delitzseh est son Cours d'économie politique à l'usage des ouvriers et des artisans, traduit en français par Rampol (Paris, 1874, 2 vol. in-12).
SCHUMACHER (Heinrich-Christian) [chou'makh-eui], astronome danois, né eu 1780, mort en 1830. 11 fut profe^seur et directeur de l'observatoire de Copenhague ; en 1821, il alla se fixer à Alloua, et fit partie de plusieurs comm.'ssious scientifiques, entre autres celle de 1824, chargée de déterminer la différence de longitude entre Greenwich et Alloua, et celle de 1830 pour déterminer la longueur du pendule à secondes. En 1822, il publia des calculs e.\acls établissant les distances de Vénus, de Jupiter, de Mars et de Suturne à la lune.
SCHUMANN (Robert) [chou'-mann], compositeur allemand, né à Zwickau en 1810, mort en 1856. En 1821, il éciivit de petits ouvrages pour chœur et orchestre; mais ce ne fut qu'en 1828 qu'il reçut une véritable instruction musicale à Leipzig. Pour rendre les musclesde sesmains flexibles, il soumit ses doigts à une machine de son invention qui en paralysa un pour toujours. En 1834, il fonda le Neue Zettschrift [ûr ilusik, qu'il dirigea longtemps dans un esprit large et généreux. Il épousa, malgré la vive opposition de Friedrich Wieck, son professeur, la fille de cet artiste, qui était,elle-mênie,uneéminente pianiste (1840). A partir de ce moment, il composa, outre sa musique de piano, à laquelle il s'était borné jusque-là, 138 chants ou romances, dont beaucoup sont devenus classiques. Entre 1840 et 1834 apparurent ses symphonies, sa quintette 44, et son quatuor 47, le Paradis et ta Pcri, le Pèlerinage de la Rose, et beaucoup d'autres ouvrages de premier ordre. De 1850 à 18.33, il fut directeur de musique à Dii^seldorf. Il avait déjà donne des signes de dérangement mental, et, en fév. 1854, il se jeta dans le Rhin. On le sauva, mais il ne recouvra jamais la raison. Une seconde édition de se.- Gesammelte schriften uber Musik und Mutiker a paru en 1875 (2 vol.).
SCHURMAN (Anne-Marie von), femme
savante néerlandaise, née à Cologne, de parents anversois, le 3 novembre I6U7, morte à Wieuvert (Frise), le 4 mai 1678. Outre les langues modernes, elle parlait et écrivait le latin, le grec, I hébreu et était très versée daus plusieurs langues orientales. A de vastes connaissances daus tout le domaine de la science : théologie, histoire, médecine, mathématiques , astronomie, physique, elle alliait le don de la poésie et des arts. Elle sculptait, peignait, gravait sur verre, etc., et trouvait encore le temps de correspondre avec les savants lea plus célèbres de son époque. Ses ouvrages les plus remarquables sont EuiXrjpia, site melioris fiartis electio (1673 et 1683); Paelsteen van de iyd onzes Levens (1639). De capacttate muliebris ingenû ad scientias, etc. — Schutzenberger. (V. S.)
SCHW
SCHUYLKILL [skoul'-kil], rivière de l'E. de la Pennsylvanie, qui va du comté de Schuylkill se jeter au S.-E. dans la Delaware," à Philadelphie, après un parcours de I9U kil.
SCHWALBACH ou Langensohwalbach
[lanng'-enn-chval'-bakh], ville d'eaux de la Hesse-Nassau (Prusse), à 13 kil. N.-O. de Wiesbaden; 3,000 hab. Elle touche à Schlangenbad et possède les plus fortes de toutes les sources chalybées. Ces eaux sont un important objet d'exportation.
SCHWANTHALER (Ludwig-Michael) [chvann'-ta-leur], sculpteur allemand, né ;i Munich en 1802, mort en 1848. 11 devint professeur à Munich en 183.3. Ses œuvres comprennent les douze statues de la « bataille d'Arminius », pour le Walhalla; la statue colossale de la Bavière, à Munich, resiée inachevée, et la statue de Mozarl, à Salzburg.
SCHWARTZENBERG. Voy. Schw.^rzenberg.
SCHWARZ (Berthold) [chvartss], alchimiste allemand du xiV siècle, dont le vrai nom était probablement Konstantin AncUlitzen, né à Freiburg, dans le Bri^gau. C'était un moine franciscain connu sous le nom de Berthold. Le surnom de Schwarz (noiri, lui vint de ce qu'il cultivait l'art noir, l'alchimie. 11 découvrit, dit-on, la poudre à canon pendant qu'il était emprisonné sous une accusation de sorcellerie ; mais cette composition était indubitablement connue avant lui.
SCH-WARZBURG-RUDOLSTADT [chvartss'bourg-rou'-dol-chtatt], principauté de l'empire allemand, en Thuringe, sur les frontières delà Prusse; 940 kil. carr. : 88,083 hab., presque tous luthériens. Pays en partie montagneux, traversé par la Saale, l'ilra et la la Schwarza. Il produit surtout des minéraux et des bois. La diète se compose de 16 membres. Cap. : Rudolstadt, sur la Saale, à 30 kil. S. de Weimar; 12,000hab. Le prince régnant est Geori-'e-Albert (né en 1838), qui a succédé au pouvoir en 1869.
SCHWAZBURG-SONDERSHAUSEN [zonn'deurss-haô-zenn : , principauté de l'empire allemand, au iS. du précédent, entourée par la Prusse et Gotha ; 862 kil. carr. ; 78,074 hab. Arrosée par le Géra et l'Ilm. Lin, bois et minéraux. La diète est de 13 membres. Le prince régnant estGunther-Frederick-Charles (né en 1801, prince depuis 1833). Cap.; Sondershausen, à 45 kil. N.-N.-O. dErfurt; 7,200 hab.
SCHWARZENBERG [ chvar' - tsen-berrgg ].
I. (Karl Philipp), prince et duc de Kruinau; général aiiUiihien, né en 1771 , mort en I S20. il se distingua contre les Turcs et contre les Français et, en 1794, à Cateau-Cambrésis, il se fraya, à la tête de son régiment et de 12 escadrons anglais, un chemin à travers une ligue de 27,000 hommes. Il fut envoyé comme ambassadeur en Russie en ISOS, et en France, après la bataille de \Vai;ram et la paix de Vienne. En 1812, il commandait le contingent autrichien de l'armée française contre la Russie, et, à la demande de Napoléon, l'empereur François le créa maréchal. En 1813, il reçut le commandement en chef des troupes alliées de la Russie, de l'.\utriche et de la Prusse; et, après la victoire de Leipzig, il marcha sur Paris. Pendant les Cent-Jûurs, il conimaiida sur le Haut-Rhin. —
II. (Felix-Ludwig-Johann-Friedrich, prixce DE), neveu du précèdent; homme d'Etat, né en 1800, mort en 1852. Etant à Londres, avec une ionction diplomatique, il enleva lady Ellenborough (IS30), qui fut divorcée d'avec son mari. En 1848, il commanda en Italie sous Nugent. Après la répression de la révolution d octobre a Vienne, il devint premier ministre. Pendant son administration, il obtint l'aide de la Russie pour réduire la
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