SCHE
SCHAMYL ^Samueli, chef caucasien, né vers I ;fl7, mort a Médine en 1871. Dans sa jeunesse, il embrassa les doctrines de Kasi Mollah, sorte de mysticisme énergique fondé sur le Soufisme. En 1834, à la mort de Hamsad bey, succes.seur de Kasi Mollah. Schamyl fut choisi comme chef de la secte. Il organisa une sorte de théocratie parmi les montagnards du Caucase oriental, et entreprit contre la Russie une guerre qu'il poursuivit pondant plusieurs années avec des succès divers. Après 18'i2, l'indilférence religieuse toujours croissante, et les dissensions politiques, sapèrent son pouvoir ; all'aibli par la défection d'un ïrand nombre de tribus, il finit par être accablé et fait prisonnier au siège du fort de Ghunib,dans les montagnes, le 6 sept. 18.Ï9. (Voy. Caucase). Alexandre 11 le traita avec égard, et lui assigna sa résidence à Kaluga, avec une pension de 10,»00 roubles. Avec l'autoi'isation du gouvernement russe, il partit pour la Mecque en 1870 et mourut à Médine.
* SCHAH s. m. [châ|. Titre que les Européens donnent au souverain de la Perse : le schah de Perse.
' SCHAKO s. m. Voy. Shako.
' SCHALL s. m. Voy. Chale.
SCHAPSKA ou Tchapska s. m. Shako polonais dont la partie supérieure est carrée.
SCHAUMBURG- LIPPE [ chaoram'-bourglip'-péj, princi|iautr de l'empire allemand, enclavée dans la Prusse; 340 kil. carr.; 41,224 hab. Arrosée par des afUuents du Weser. Sa diète se compose d'une chambre de lo membres. Le prince régnant s'appelle Adol[ihe (né en 1817). Cap., Biickeburg.
SCHEELE (KarI-'Wilhelm)[ché-le], chimiste suédois, né en Puniéraïue en 'I74i, mort en i78t). Il était apothicaire à Kœping. Après Priestley, c'est sans doute lui qui découvrit le plus grand nombre de corps nouveaux, entre autres l'acide tarlrique, le manganèse, le chlore, le baryte et levert de Scheele. Dansses Observations chimiques et Expériences sur l'air et le feu, il donne à l'oxygène le nom d'« air enipyréen ». Son Traité de iair et du feu (Upsal, 1777) a été traduit en français par Diétrich (1783). — 'Vert de Soheele, arsénile de cuivre obtenu en dissolvants parties de carbonate de potasse et 4 partie d'acide arséaieux joint à environ 7 parties d'eau, dans une dissolution bouillante de 3 parties de sulfate de cuivre et de 20 d'eau. C'est un violent poison dont on doit éviter l'emploi, particulièrement dans l'impression des papiers de tenture.
SCHEFFER [chefr']. I. (Ary), peintre français, ne à Doit (Hollande) le 10 févr. iT9o, mort à Argenteuil le Ib juin 1858. Il eut Guérin pour maître, et se lixa à Paris. Ses œuvres les plus caractéristiques sont des tableaux de piété, par exemple son Christ mort, sa Mater dotorosa, sa Tentation. La gravure en a populaii-e beaucoup d'autres, et surtout Dante et Virgile, Faust, Françoise de Rimini, Mignon, Dante et Béatrice, etc. Il a peint les portraits de Lafayctte, de Talleyrand, etc. Sa vie a été écrite par Grote (2 vol. 1860).— II. (Henri), son frère; peintre, né en 1708, mort en 1862. Parmi ses nombreuses toiles, il faut citer Charlotte Corday, Jeanne d'Arc à Orléans , les portraits de Carrel, d'Arago, dAugustiii Thierry, etc.
' SCHELLINGs. ra.[che-lain](angl.sAi«H!5r; ail. seldiiiii'j). Monnaie d'argent en usage en Angleterre, qui vaut environ un franc vingt centimes de France : vingt schetlings font la livre sterling. — Nom de diverses monnaies de Hollande, de Flandre et d'Allemagne, qui ne sont ni du poids ni au titre du schelling d'.\ngleterre : le schelling de Danemark est de cuivre, et vaut trois ccntimei.