SCIE
l'extrémité; on a trouvé de ces scies profondément enfoncées dans la charpente des navires. Les Pohnésiens s'en servent comme d'ôpée. La scie commune est le prislis aniiquorum (Lalh.). qui atteint une long-ueur de 12 à l'i pieds, dont un tiers pour l'arme, qui a lie 20 à 30 dentelures de chaque côté; elle e-t d'un gris noiràlre sur le dos, et plus pâle en dessous.
• SCIEMMENT adv. [si-a-man] (fr. science). Avec cunnaissauce de ce que l'on fait, avec réflexion : il a fait cela sciemment.
•SCIENCE s. f. [sian-se] (lat. scientia). Connaissance qu'on a de quelque chose : î'o sais cela de science certaine. — Particul. Ensemble, système de connaissances sur quelque matière : les sciences naturelles; les .•e/cnccs exactes. — Savoir qu'on acquiert par la lecture, par la méditation : il a ')eaucoup de science. — Connaissance de certaines choses qui servent à la conduite de la vie ou à celle des affaires :
Est toujours d'i
J. Kacikb.
— EacycL « Ce qu'on nomme la science est .. une conquête de l'esprit humain; elle se (1 t'ait lentement et lahorieusement par le • concours de tous, et procède toujours de la « même manière. Elle commence par l'obser- (. vation des faits particuliers, puis elle les " iToupe, résume leurs conditions communes, « eu un mot découvre les lois plus ou inoins I' générales qu'ils suivent; enfin, s'élevant " toujours du parliculier au général, découvre 1. un principe qui embrasse toutes les lois, u tous les faits d'observation. Alors lascieoce 11 est faite, puisqu'on peut redescendre du 1. L-éncral au particulier, expliquer et calculer u les lois et les faits, et résoudre tous les pro- « lilèmes que l'on rencontre. » (M. Jamin, Les Comètes, Revue des Devx-Mondes, l" oct. 1881). — « L'enfant se plait dans le rêve, et u 11 en est de même des peuplesqui commen- 11 cent; mais rien ne sert de rêver si ce n'est 11 à se faire illusion à soi-même, .\us5i tout I. homme, préparé par une éducation suffi- 11 sanlo, accepte-l-il d'abord les résultats de 11 la science positive comme la seule mesure u de la certitude. Ces résultats sont aujour- 11 d'hui devenus si nombreux que, dans Il l'ordre des connaissances positives, l'homme 11 le plus ordinaire, ponivu d'une instruction Il moyenne, a une science inliniment plus 1. étendue et plus profonde que les plus grands 1. hommes de l'antiquité et du moyen âge. » (M. Marcellin lîerthelot , iîerîte des Deux- Mondes, 4o nov. 1863.) o L'univers est reven- 11 diqué par la science, etpei-sonne n'ose plus 11 résister en face à cette revendication. La 11 notion du miracle et du surnaturel s'est Il évanouie comme un vain mirage, un pré-
I jugé suranné. ») Même auteur, Les Origines lie l'Alchimie, préface, IsSij). — « Les chemins
II qui conduisent à la vérité sont longs et difli- 11 ci les ; mais, confiante dans la sûreté de ses u méthodes, la science a le pressentiment r que l'avenir lui appartient; elle est patiente, u car elle a le temps pour elle. Un siècle à 11 peine nous sépare de l'époque mémorable 1. uii s'est ouverte la voie féconde qu'elle parc court aujourd'hui, et les découvertes no 1. cessent de succéder aux découvertes; tout I. progrès accompli enfante un progrès nou- 1. veau, et chaque jour voiléclore d'éclatantes 1. merveilles. Domptées et disciplinées par le 1. génie de l'hotiime. les forces aveugles delà 1. nature ont été mises au service de la rai- 11 son; les germes de mon qui nous entourent 1. et nous pénètrent sont devenus des germes 1. de vie. Eclairée par la science, détendue et 1. protégée par elle, la vie de l'homme de- 1. vient plus longue, plusdouce.plus heureuse; 1. la loi se lait plus juste cl plus humaine: la Il science est l'âme du corps social. » (.M. Bé-