SCIL
c\a.id, Elooe de Claude Bernard, lu à l'Académie de médtciw le 19 mai ISSo.) — Que pourrions-nous ajouter à ces éloquentes paroles, et que dire qui ne parût terne et incolore à cûtc du langage des maîtres de la science. » (Cil.'Y.)
SCIÉNE s. f. (lat. scisna). Icbt. Genre d'acanthoptérigiens sciénoides, caractérisé par une tête bombée que soutiennent des os caverneux; la principale espèce est le maigre d'Ewope (sciaiiia aquila), poisson qui atteint quelquefois i mètre de long et qui abonde sur nos côtes; sa chair est déficale. Lemaigre de l'Aunis {seiœna umbru) atteint souvent plus de "2 mètres.
SCIÉNOÏDE adj.ffr. sciéne; gr. eidos, aspect). Icht. Qui ressemble ou se rapporte à la sciène. — s. m. pi. Tamille d'acanthoptérigiens, qui .'le distinguent des perco'ides par l'absence de dents au vomeret aux palatins. Cette famille comprend les genres principaux suivants : sciène, ombrine, tambour, chevalier, etc.
•SCIENTIFIQUE adj. Qui concerne les
sciences : s or, iipcr de matières scientifiques.
' SCIENTIFIQUEMENT adv. D'une manière 5cienlitii|iie : il a traité cette matière scientifiquement.
* SCIER V. a. (lat. secare, couper). Couper, fendre avec une scie : scier du bois, de la pierre, du marbre, etc. — Se dit aussi en parlant des blés qu'on coupe avec la faucille : c'est le temps de scier les blés. — Mar. Ramer à rebours pour rétrograder, revenir sur son sillage.
* SCIERIE s. f. [si-ri]. Espèce d'usine où plusieurs scies, mises en mouvement par quelque aL'ent naturel ou mécanique, scient le bois en long pour en faire des planches.
* SCIEUR s. m. Celui dont le métier est de scier : scie»)' de boi-i à l'riibr. — Celui qui scie les blés : on a mis les scieurs dans les blés.
SCIGLIO ou Scilla [chi'-lio; chil'-la] (anc. Seijllœiim, ou Sylla'/.l, promontoirede l'Italie méridionale, se projetant hardiment sur une hauteur de 20O pieds à l'endroit le plus resserré du détroit de .Messine, en face des rochers et des écueils de ChaiybJe. C'était la teneur des marins de l'antiquité. — 11, ville sur ce promontoire,à 1i kil. :N.E. de Reggio; 7,b00 hab. Grandes manufactures de soie ; pêcheries importantes; vin fameux. Le tremblement de terre du .H fév. 1783 ensevelit près de la moitié de ses babitants et la détruisit presque.
* SCILLE s. f. 'Il mil.] (lat. .'Cilla]. Bot.
SCIN
pays chauds, sur les plages sablonneuses, et a une racine fort grosse qui passe pour un puissant diurétique : oignon, bulbe de seille.
— Cette plante est aujourd'hui Vurginea maritima de Baker. Elle est originaire de la région méditerranéenne. Elle a un gros bulbe ressemblant à un oignon, en forme de poire et pesant quelquefois "2 kilog. Ce bulbe, coupé en tranches et séché, foi-me un médi-^ camenl diurétique et expectorant, qui, à larges doses, devient émétique et pursatif. On attribue ses effets à un principe qu'on appelle scillitine, mais qu'on n'a pas encore pu isoler. On s'en sert quelquefois, macéré dans du vinaigre ou de l'acide acétique dilué.
— On le recommande contre l'hvdropisie et l'hydrotborax, à l'intérieur de 10 à 50 centigr. en poudre: de 10 à 30 gouttes de teinture; de S à 30 gr. d'oxymel scillitiquc.
' SCILLITIQUE adj. [sil-li-j. Pharm. Qui est fait ou modilié avec la seille : vinaigre scillitique.
SGILLY (Iles) [sir-li], groupe d'îles à l'entrée occidentale de la Manche, appartenant à la Cornouailles (Angleterre), à environ oO kil. O.-S.-O. du Lanrf'.sE«rf (Finistère); 2,090 hab. Le groupe a une forme circulaire, et contient environ 140 iles et îlots, outre de nombreux rochers. Le sol est généralement stérile, et les arbres ne croissent que dans certaines places abritées. Les habitants sont pour la plupart pêcheurs, pilotes et marins. La plus grande du groupe est Saint-Marv, ayant pour cap. Hughtown. — Les îles SL-iliv sont généralement regardées comme identiques au.x Cassitérides ou iles d'Etain des anciens; mais comme on n'y trouve pas ce métal aujourd'hui, l'on pense que l'extrémité 0. de la Corn ouailles était aussi comprise sous ce nom.
SGINCOÏDIEN, lEKNE adj. (fr. scinque; gr. eidus, aspect). Qui res>emble ou qui se rapporte au scinque. — s. m. pi. Famille de sauriens, caractérisée par des membres courts, une langue non extensible et des écailles égales se recouvi-anl comme des tuiles. Cette famille comprend les genres scinque, seps, bipède, chalcide, bimane, etc.
* SCINDER v. a. [sain-dé] (lat. scindere). Couper, divi-er. N'e.-t d'usage qu'au figuré et dans ces phrases : Scindcr u.n'e qukstion,
SCINDER LNIC PROPOSl lluN.
SGINDIA ou Sindia. Voy. Gw,\lior.
* SCIKQUE s. m. [sain-kej (lat. scincus). Erpél. Genre de scincoïdicns. dont l'e-péce type, le scinque des phnrmaci'n'; {seineus officinalis) est une sorte de lézard du Levant, couvert d'écaillés luisantes: on l'employait beaucoup autrefois en médecine contre les poisons et comme aphrodisiaque. 11 mesure de 2'l ;i 22 centim. de long; son corps est gin-, «e-
iritima).
Genre de liliacées dont l'espèce principale. seille m'iritime {scilla maritima] croit dans
Scinque des pharmaciens (Se.
membres sont courts et épais, et sa queue, relativement petite, est très épaisse à la base. Ses veux sont petits, placés haut et très en arrière. Ses couleurs varient depuis le jaune d'argent jusqu'au biunâtre, avec sept ou