‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 213 sur 639 · SCIP · texte numérisé non relu

SCIP

huit bandes Iransversalos. Il est oris-inaire d'Egypte, de Nubie, d'Arabie et de l'Afrique septenlrinnale et occidrnlale.

* SCINTILLANT, ANTE adj. [sain-til-lan].

Qui sciiUille.

* SCINTILLATION s. f. [saintil-la-si-on]. Astron. Vit iiiDUvement d'agitation qu'on obseive dans ia lumière des étoiles, surtout lorsque l'atmosphère n'est pas tranquille, et dont la rapiilité produit l'illusion de véritables étincelles : la scintillalion des étoiles.

' SCINTILLEMENT s. m. [-le-manj. Action de scintiller ; k scintillement d'une pierre précieuse.

' SCINTILLER v. n. [sain-til-lé] (lat. scintillare). Astrun. Avoir un mouvement de scintillation, étiiiceler : les étoiles scintillent.

SCIO[chi-o](°T. anc. K/os ou Chios; gr. mod. Kliio; ital. Scio; turc Saki-Adassi ou île du Mastic). (Voy. Cmo.)

* SCIOGRAPHIE s. f. (gr. shia, ombre; graphe, je décris). Archit. Représentation de l'intérieur d'un bâtiment.

SCIOLTO adj. m. [cbiolto] (mot. ital.)- Litlér. Qui n est pas rimé : les Italiens ont des vers blancs qu'ils appellent sciolti.

' SCION s m. [si-on] (lat. seclio, section). Apric. l'elil brin, petit rejeton tendre et très tlexiblc d'un arbre, d'un arbrisseau : un selon de pécher.

SCIONE, anc. ville de la péninsule macédonienne de Palène. Possession athénienne, lors de la puerre du Péloponèse, elle se révolta, reçut du secours de Brasidas et résista à Cléon, qui la prit, fit éfrorger tous ses défenseurs, vendit comme esclaves les femmes et les enfants, et donna son territoire aux Platéens.

SCIONNER V. a. Fi-apper avec un scion.

SCIOPTIQUE adj. (f;r. skia, ombre; fr. opiiqve). (Jui a rapport a la vision dans l'ombre.

SCIOTE s. et adj. De Scio; qui appartient à cette île ou à ses habitants.

SCIOTO [si-o'-to], rivière de l'Ohio. qui nait dans le comté de Hardin, coule d'abord à l'E. puis au S.-E. ju^qu'à Golombus, et de là au S. jusqu'à l'Ohio, qu'elle atteint à Porlsmouth. après un cours de 3iO kil., dont 200 sont navigables. — Le petit Scioto est un petit cours d'eau qui se jette dans l'Ohio, à 14 kil. au-dessus de Portsmouth.

SCIPION (lat. Scipio), famille palricienne appartenant à la gens Cornelia. — I. (Publius- Cornelius, SciPio Africanus Major), né vers 2;U av. J.-C, mort vers 183. Il était fils de P. -Cornélius Scipion, qui fut défait et tué en Espagne par les généraux carthaginois Magon etAsdrubal (211). Kn 2I2, il tut fait édile curule. Après la mort de son père, il prit le commandement des armées romaines en Espagne, comme proconsul. Il s'empara de Carthagètie en 210, et, en 209, il gagna, diton, une grande victoire à Bœcula sur Asdrubal, sans cependant pouvoir l'emiiêcher d'aller au secours d'Annibal en Italie. En '207, une nouvelle victoire de Scipion mit lin à la puissance des CarUiaginois en Espagne. En 200, il revint à Rome et fut nommé consul pour l'année suivante. En 204, il alla en Afrique et mit le siège devant Utique, mais fut contraint de le lever. L'année suivante, il anéantit presque, grâce à un stratagème, les armées qu'on lui opposait. Les Carthaginois réunirent de nouvelles troupes qui lurent encore complètement battues, et alors ils rappelèrent d'Italie Annibal et Magon. La gramle victoire remportée parles Romains près de Zama (202) mit lin à la seconde guerre Punique et à la puissance de Carthage. Scipion revint à Rome en 201, et reçut le surnom d'Africain. 11 fut censeur en 199,

SCLÉ

consul de nouveau en 194, et plusieurs fois priweps scnatus. Il eut pour fille Coniélia, la mère des Gracques. Son frère Lncius (Asiaticus) vainquit Antiochus le Grnnd, de Syrie, à Magnésie, en 190. — II. (Publius- Cornelius, Scirio-jEuiUANUS Africanus .Mi- NORJ, né vers 18'i av. J.-C., mort en 127. Fils de L.-iEmilius Paulus, le conquérant de la Macédoine, il fut adopté par P. Scipion, fils du premier Africain. En 181, il alla en qualité de tribun militaire en Espagne, où il acquit une grande réputation. En 149, lorsque éclata la troisième guerre Punique, il suivit l'armée en Afrique avec la même charge. En 147, il fut élu consul, et au printemps de 146, il prit la ville de Carthage et mit fin à la troisième guerre Punique. H revint à Rome, oti on lui décerna le triomphe et le surnom d'.\fricain. En 142, il fut lait censeur. En 134, il fut élu censeur pour conduire la guerre en Espagne, et en 133, il prit Numance et reçut le surnom de Numantin. L'approbation qu'il donna au meurtre de Tibérius Gracchus lui aliéna le peuple, et en 12S», le lendemain du discours qu'il prononça contre la loi agraire, on le trouva mort dans sa chambre. Il fut un des littérateurs les plus accomplis de son temps. — m. (Quintus-Cœcilius. Metellus Plus), mort en 40 av. J.-C. Il était lils de P. -Cornélius Scipion Nasica, et le fils adoptif deMetellus Plus. Il devint tribun en 00. Lorsque le sénat permit que Pompée fût le seul consul, ce chef de parti qui était son gendre, le choisit pour collègue (52). Il administra fort mal la province de Syrie, et, après la bataille de Pharsale, il s'enfuit en Afrique, où il prit le commandement de l'armée d Attius Varus. En 46, César mit en déroute les troupes de Scipion et de Juba, roi deNumidie, à Tapsus, et Scipion se poignarda et se jeta dans la mer pour ne pas être fait prisonnier.

* SCIPIONIEN, lENNE adj. Qui concerne Scipion.

■SCISSILE adj. [siss-si-le] (lat. scissilis). Minéral. Qui peut être fendu ; l'alun de plume est scissile.

' SCISSION s. f. [siss-si-onj {]al. scissio). Séparation, division dans une assemblée politique, dans un parti, etc. : ;/ y eut scission flans l'assemblée le lendemain même de soninslallation. — Partage des opinions ou des voix dans les compagnies : il y a eu une grande scission entre les opinants.

* SCISSIONNAIRE adj. Se dit de ceux qui font scission dans une assemblé politique : les membres scissionnaires. — Substantiv. Les scissionnaires.

SCISSIPARE adj. [siss-si-] lat. scissus, coupé; pa>'('o, j'enfante). Synon. de Fissipare.

SCISSIPARITÉ s. f. Voy. Fissiparité.

* SCISSURE s. f. [siss-su-J (lat. sci.'isurn). Anat. Se dit de certaines fentes qu'on observe sur les os et sur divers organes ; la scissure glénoidale, — Scitaminè. (V. S.)

* SCIURE s. f. Espèce de poussière qui tombe du bois ou de toute autre matière dure que l'on scie : de la sciure de bois.

SCIURIEN, lENNE adj. (lat. sciurus, écureuil). Qui ressemble ou qui se rapporte à l'écureuil. — s. m. pi. Famille de rongeurs ayant pour type le genre écureuil.

SCLÉRECTOiaiE s. f. (fr. sclérotique; gr. tômé, section). Chir. Section de la sclérotique.

SCLÉREUX, EUSE adj. (gr. skleros, dur).

Se oit des tissus fibreux, cartilagineux cl osseux, qui sont les plus durs de l'organism ;.

SCLÉRODERME adj. (gr. shleros, dur; derma, peau). IJui a la peau dure.

SCLÉROMÉTRE s. m. (gr. s/i/ei'os, dur; metron, niesurej. Phys. Instrument dont on se sert pour mesurer la dureté des corps par

SCOL

l'effort qu'il faut pour les rayer à l'aide d'une pointe. — Instrument qui sert à mesurer la densité des poteries.

'SCLÉROPHTALMIE s. f. (gr. skleros, dur;

fr. o/fhtalmic. Mrd. Ophtalmie avec rougeur, douleur, dureté et difficulté de mouvement dans le globe de l'œil.

SCLÉROSE s. m. (gr. skleros, dur). Pathol. Induration des tissus.

•SCLÉROTIQUES, f. {gr. skleros, dur). Anat. Nom d'une membrane fibreuse qui enveloppe l'œil entier.

SCLÉROTITE s. m. Pathol. Inflammation

de la sch-rotique.

SCLOPIS DE SALERANO (Paolo-Federigo, comte) [skio-piss dé sâ-lé-rà-no], matiistrat, écrivain et homme d'Etat italien, né à Turin en 1798, mort à Turin le 8 mars 1878, 11 prépara le code civil sarde de 1837, fut, en 1848, ministre de la justice et du culte, devint en 1849 membre du sénat qu'il présida, jusqu'en 1861, pour priMidre ensuite la présidence du sénat d'Italie jusqu'en 1864. En 1872, Victor-Emmanuel le nomma arbitre à Genève, en vertu du traité de Washington, et il présida la cour d'arbitrase. Le gouvernement américain lui fit don d'un service en vaisselle plate en 1874. Son ouvrage principal est une histoire de la législation italienne (1S40-'37, 3 vol.).

SCOBIFORME adj. (lat. scobs, sciure; fr. forme;, but. Qui ressemble à de la sciure de bois.

SCODINGUE (Pays de), Pagus Scudensis, petit pays de l'ancienne France, dans la Franche-Comté; ch.-l.. Salins.

* SCOLAIRE ou Scholaire adj. (lat. schola, école). Qui a rapport aux écoles : année scolaire.

' SCOLARITÉ s. f. Jurispr. N'est guère usité que dans cette locution. Droit de scolarité, droit que les écoliers des universités avaient d'en réclamer les privilèges. Se dit aujourd'hui d'un certain temps d'études obligatoires: une scolarité de quatre années est exigée pour être reçu docteur en médecine.

* SCOLASTIQUE adj. Appartenant à l'école. Ne se dit guèri- que de ce qui s'enseigne suivant la méthode ordinaire de l'école : théologie scolastique. — s. f. La théologie scolastique : il était plus savant dans la scolastique que dans la positive.' [Voy. Philosophie.) — s. m. Celui qui traite de la théologie scolastique : c'est l'opinion des plus savants scolastiques.

' SCOLASTIQUEMENT adv. D'une manière scolastique : cela est écrit trop scolastiquement.

* SCOLIASTE s. m. Celui qui a fait des scolies sur quelque ancien auteur classique : le

scoliaste d'Aristophane.

'SCOLIEs. f. (lat. scolium). Philol. Note de grammaire ou de critique, pour servir à l'intelligence, à l'explication des auteurs classiques, et particulièrement des auteurs grecs : les anciennes scolies sur Aristophajic sonctrés estimées. — s. m. Géoin. Remarque qui a rapport à une proposition précédente : premier scolie.

* SGOLIE s. f. Antiq. gr. Chanson de table chez les anciens grecs : la scolie deCallistrate sur Harmodius et Aristogiton.

SCOLIOSE s. f. (gr. skolios, courbe). Pathol. Déviation naturelle de l'épine du dos.

SCOLOPACIDÉ, ÉË adj. (gr. skolopax, bécasse ; eidos, a.-pect). Ornith. Qui re.^semble ou qui se rajiporte a la bécasse. — s. m. pi. Famille d'échassiers ayant pour type le

genre bécasse.

* SCOLOPENDRE s. f. [-pan-dre] (gr. skolo-

SCOR

penrfrn). Bot. Espèce dieapilUiiredont lesfeuilles sont larges d'un àdeux pouces, longues de douze à quinze, et qui croit dans les puits, les fossés humides, etc. — Eutom. Genre d'articulés, de la l'imille dos . lyriapodes qui ont le corps loug et très étroit, et qui vivent sous les pierres, dans le bois pourri, etc. : on trouve uttx Indes et nux Antilles des scoloijendres qui ont plusieurs pouces de longueur.

SCOLOPISE s. f. [-pi-ze] (gr. skolops, pieu). Allât. .Suture d'une forme particulière qui existe dans le crâne.

SCOLYTE s. m. (gr. skoluptô, je déchire). Genre de coléoptères tétranières xylophages, comprenant plusieurs espèces de petits insectes de forme cylindrique et de couleur sombre. Les larves des scolytes vivent dans le bois et y pratiquent des boyaux circulaires dont elles augmentent le diamètre à mesure qu'elles grossissent. L'espèce la plus nuisible, le scolyte typographe, est aujourd'hui classé dans le genre bostryche.

SCOMBÉROÏDE adj. (lat. .«comber, scombre; gr. eidos, aspect.) Icht. Qui ressemble ou qui se rapporte au maquereau. — s. m. pi. Famille d'aeanthoptérygiens ayant pour type le genre scombre ou maquereau et comprenant, en outre, les genres espadon, centronote, vomer, dorée, coryphène, etc.

* SCOMBRE s. m. (lat. scomber). Icht. Grand genre de sconibéro'i'de, caractérisé par un corps épais, fusiforme et comprenant, entre autres espèces, le maquereau, le thon, etc.

SCOPAS [sko'-pass], sculpteur grec du iv' siècle av. J.-C.. né à Paros. Il était contemporain de Praxitèle et il fut avec lu: à la tèle delà plusrécenie école attique de sculpture. Le groupe de Niobé à Florence et la Vénus de Milo à Paris lui sont attribués, bien que le dernier morceau appartienne probablement à l'école de Phidias. Son chel-d'œuvie, d'après Pline, était un groupe représentant Achille conduit à l'ile de Leucé par des divinités marines.

SCOPS s. m. [skopss]{gr. skops, chouettes). Ornith. Genre d'oiseau de proie nocturne, caractérisé par des oreilles à fleur de tète, des disques de plumes imparfaits autour des yeux, des doigts nus, et sur la tête des aigrettes analogues à celles des hiboux et des

Seops d'Ameriqui; ^btops asio).

ducs. Nous avons en France le petit duc (strix scops), qui habite les collines boisées près des habitations; il se rend utile en détruisant une multitude de mulots, de chenilles et d'insectes. Son plumage est cendré, nuancé de fauve et marqué de raies noires. Le scops d'Amérique {scops asio) se trouve aux Etats- Unis.

* SCORBDTs. m. [scor-bu]{holl.sc/ieur6uift). Sorte de maladie qui corrompt la masse du sang, et qui se manifeste ordinairement pai l'enllure et le saignement des gencives : les

SCOR

matelots, dans les voyages de long cours, sont sujets au scorbut. — Le scorbut est une alieclion cachectique non fébrile, caractérisée par un aft'aiblissement remarquable, par la tuméfaction fongueuse et le saignement des gencives, par des ecchymoses livides à la peau, et par une grandedisposition aux hémorragies passives. Celte allection consiste dans une sorte d'appauvrissement ou d'altération du sang, résultant de causes débilitantes, telles que l'air froid et humide, les affections morales tristes, la mauvaise nourriture, l'agglomération d'individus. Elle est commune surlout chez les gens de mer. L'invasion du scorbut est annoncée par une grande faiblesse musculaire : les individus atteints se fatiguent et s'essoufflent au moindre exercice. Leur visage prend une teinte plomhée. Les gencives deviennent livides, molles, saignantes au moindre contact ; l'haleine est fétide; ce sont là, pour beaucoup de personnes, les principaux ou les seuls caractères delà maladie. A un degré plus avancé, on observe des ecchymoses, despétéchies.de l'œdème aux extrémités, des hémorragies passives, la chute des dents, des syncopes, etc. — Comme traitement, il faut commencer par soustraire les malades aux causes de la maladie en les entourant de soins hygiéniques (bon air. propreté, exercice, habitation salubre, nourriture reconstituante), donner des antiscorbutiques, surtout le perchlorure de fer, le cochlearia, le cresson, la teinture de quinquina, le jus de citron; toucher les gencives tous les deux jours avec la pierre infernale ou avec l'acide hydrochlorique

■ SCORBariQUE adj. Qui tient de la nature du scorbut : il ist attaqué d'une maladie scorbutique. — Qui est malade du scorbut; dans cette acception, il est souvent employécomme substantif : c'est un scorbutique.

SCORFF, rivière qui prend sa source à 5 kil. >i. de Guéméné (Morbihan) et se jette dans la rade de Lorient, après un cours de 63 kil.

* SCORIE s. f . (gr. skoria, crasse). Chim. et Minéral. Substance terreuse ou pierreuse vitrifiée, qui nage comme une écume à la surface des métaux en fusion : te mâchefer est une scorie. — Scobies volc.\niques, se dit de certains produitsdes volcans, quire^semblent aux scories des métaux, et particul. d'une espèce de lave du genre de la pierre pouce. On dit aussi Mmpl. Scories.

* SCORIFIGATION s. f. Action de réduire en scories, ou résultat de cette action : une matière parvenue au dernier degré de scori/ieation.

' SCORIFICATOIRE s. m. Têt ou écuelle à scoiilier, dont on se sert dans la coupelle en grand.

* SCORIFIER V. a. (lat. scorificare). Séparer d'un métal lis scories que la fusion y a produites : s-Oii/ier une mine.

* SCORPIOÏDE s. f. (fr. scorpion; gr. eidos, aspect). Bot. Plante légumineuse dont la gousse est hérissée, roulée sur elle-même, et a quelque ressemblance avec la queue d'un scorpion.

' SCORPIOJELLE s. f. Huile de scorpion.

* SCORPION s. m. (lat. scorpio). Arach. Genre d'arachnides pulmonaires pédipalpes, comprenant plusieurs espèces d'animaux venimeux, dont le venin se communique par la blessure qu'ils font avec un crochet dont leur queue est armée : la piqûre du scorpion est dangereuse. — Hdile de scorpion, huile dans laquelle on a fait mourir des scorpions. — Nom d'un des douze signes du zodiaque, de celui qui est entre le signe de la Balance et le signe du Sagittaire. — Encycl. Lesscorpionase nourrissent d'insectes, qu'ils relien-

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