SCOT
uvuué. Il fui ijlcvé à la lianlc école elà l'iinivei-silé d'lidinil)oui-g, cuira coiniiiR clerc ilans l'iHiide .le son père en 1780. clTul iiiscril au liarrcau écossais en t"'J2. Il publia d'abord des Iraduclions en vers de la Liunorc el du Chasseur farouche de Biirpcr (1796). l'.M 1799, il m parailrc une Iraduclion de Gœlz de Burlichingen. Il avail épousé (1797) CliarloUe Margarel Carpenlcr, el jouissail d une forlunc indépcndanlc. Lu 1802, parurcnl les dcu.v preini^rs volumes de Mins- Irclsij o/'tlij Scottish Border, suivis en 1803 du '■>•' volume, cl un ISO't d'une édilion annotée lie Sir Trhtrem. Le Lay of Ihe Lnst Minstrel MSOo) cul un succès d'enthousiasme. Déjà >liériirsubstilu: du Selkiikshire, il lulnomnié ou 1806 à l'uni! des charges de judicalure les plus giasscnienl payées. Celte même année il donna une colleclioii de liallads and LyriraiPicccs, et, en 1S08, une édition complète des œuvres de Drydcn, avec une vie de ce poète. Hlm-mion, a Taie of l'todden Vield est de la même époqur, el lut suivi en 181 Ode The Ladi/ of Ihe Lake. Us autres poèmes, Thé Vision nf Don lloderiek (1811), Rukcby (1812), T/ie Bridai of Trierimiin {iSWi], The Lordofthe Isles (1814), The l'ieid of Walerijo (1815) elHnroldthe Daî(ii<tos (1817), sont bien inféi'ieurs. ijuoiqu'ils renferment des passages d'um' grande beauté. Il avait publié anonymement en 1814 son premier roman, Wavcrley, or lis Sixiy YearsSince, qui excita une admiraliun el une curiosité très vives; mais il garda soigneusement son incognito. Kn 1811, il acheta une pelile ferme sur la Tweed ; il lui donna le nom d'AbliolsIord, et, par des acquisitions successives, il en fit peu à peu un vaste domaine, en même temps qu'il changeait sa modo=te demeure dos premiers jours en un grand château gothiiiuo crénelé. Ses romans se succédèrent dès lois avec rapidité : Guy Manneriny (I8lô), T/ic Antiqwiry, The Black Dwarf el OUI Morlalily (1816, Bob Boy (\M'), The Heart of Mid-l.oihian (I81S. Tke Bride of Lammermoor, A Leiiewl ofMontrose; hanhoe (1819), The Monas- 'tcry, The Abhot{\SiO), Kcniliuorth, The Pirate I ISï'l), The Fortunes of Nigel (lSi"2), Peveril of Ihe Peak, Quentin Dunvard, Saint-Bona?is' Well (18-23), "hed'jaimllcl (1824), Talcs of the Cn«(irfei-s, qui comprennent The Bctrothcd el The Talisman (182j). Tous, cinq exceptés, étaient signés «par l'auteur de \i/averky ». Kn 1809, il édita les S(a(e Papers and Lettcrs of sir Ralph Sadlier; en 1809-'I2 la Collection of Tracts de Lord Somer (13 vol.), et en 1814 les œuvres de Swift, en 19 vol., avec une biographie de l'auteur. Il menait à Abbotsford la vie d'un grand propriétaire àlacampasne, sans paraître se laisser éblouir par sa renommée littéraire. Le titre de baronnet, ijue lui conféra George IV en 1820, lui causa sans doute plus do plaisir que toutes les louanges du public. En 182o, la faillite de .■,e3 éditeurs, Constable el C'e, et celle de ses imprimeurs, James Ballaiityne cl G'", le iaisbèrentà découvcrlde l.'iO, 000 liv. sterling par suite d'avances et d'engagements souscrits aux premiers et de son association avec les :;Cconds. 11 refusa le concordat que ses créanciers lui olVraicnt, cl àooans entreprit de les rembourser intégralement par ses travaux iittéi aires. En 1826, parut \yoodstoi:k el en 1827, la première série des Chronieles of Canowjate et Life of Napoléon Bonaparte. C'est en 1S"27 qu'il se reconnut comme le seul auteur des Waverley Novcls, vérilé dont le public était convaincu de[)uis longtemps. Ses autres oeuvres sont: la seconde série des Cttronicles of Canonsjate (1828); Talcs of a Grandfathcr (1827-'29), consacrés à l'histoire de l'Ecosse ; Anne of Geicrstein[\i'î^), Th: Doom of Devoirrjûil; The Aw hindrane Tragedy (1830); une Hislory of Scotland (l829-'30, 2 vol.); Lcllcn on Dcm'iiwinijy and Wilchcraft (1830), une autre série des Talcs of a Graiidfilhcr, con-
SCRÎ
sacrée à l'histoire do l-'ranco (1830): iincqua- Iriènie série des Taies of my Lnndlord, qui comprenaient déjà les cinq ouvrages restés en dehors des \Vaverlcy Novcls, el qui s'enrichirent alors de Count Robert of Paris el de Castle Dangcrous. DaiM l'hiver de 1830-':il des symptômes de paralysie do plus en plus forts commencèrent a se manifester. On lui interdit tout travail intellectuel, el en octobre 1831, il partit pour l'ilalie. Il visita Rome, Naples et d'autres villes, et, sentant ses forces rapidement décroître, il demanda à être ramené sans relard dans sa patrie. Il arriva a Abbolsford le H juillet 1832, et retomba bientôt dans un état d'insensibilité dans lequel il mourut, après ijuelques intervalles de lucidité. H avait payé plus de 100,000 livres de ses dettes, et peu après sa mort tous ses créanciers furent intégralement désintéressés. Lockhart, gendre de WaUer Scotl, aécrit une complète biographie du grand romancier. — Les œuvres de Waller Scott ont été traduites en français par Defaucoiipret (l830-'32, 30 vol. in-S"), Albert .Monlémonl{l837, 30 vol. in-8°), etc.
SCOTTISH s. f. [sko-tich] (angl. scotlish, écossais). Daiue qui tient à la fois de la valse et de la polka et qui fut importée en France vers 1845. j
SCOTTISME s. m. Ensemble des opinions pbilosujdiniurs de Duns Scott.
SCOTnSTB adj. Qui concerne Dnns Scol.
— Substantiv. Partisan des doctrines de Scott.
SCRANTON [scrann'-tonn], ville do Pennsylvanie (Et.ats-UnisJ, àl60 kil. N.-O. de Philadelphie; 100,000 hab. Elle doit son importance à sa situation dans le plus septenlrional dos bassins d'anthracite. Exportation de houille; sa prospérité date de 1844.
* SCRIBE s. m. (lai. sci-iba). l'armi les Juifs, un appelait ainsi les docteurs qui enseignaient la loi do Moïse, el qui l'interprétaient au peuple : les so'ibes elles pharisiens.
— Copiste. Homme qui gagne sa vie à écrire, à copier : c'est un bon, un mauvais scribe. — Chez les Juifs, les scribes formaient un corps savant. Leur devoir était de tenir 1rs annales ofiicielles du royaume, de faire des transcriptions de la loi, de l'exposer cl de l'enseigner. Dans le Nouveau Testameiil ils apparaissent comme un corps de fonctionnaires élevés, membres du sanhédrin.
SCRIBE (Augustin-Eugène), auteur dramatique français, ne à l'aiis le 24 déc. 1791, mort le 20 févr. 1861. Apres des échecs répétés, il trouva le succès en collaboration avec Poirson dans Une Nuit de la Garde nationale, el surtout, en 1816, dans Le Nouveau Pourccaugnac et Le Solliciteur. De 1821 à 1830, il mil aujourpinsde cent pièces pour le théâtre de Poirson, el il en est pluiieurs telles que La Reine de seize a7is et Le Mariage de raison que 1 on regarde encore comme des chefsd'œuvre. Dans beaucoup de ces ouvrages, il oui pour collaborateur Germain Delavigne, MolesvillQ , Dupin, Variicr , Carinouche, Bayard el autres. Plus tard, parmi ses pièces les'mieux connues, on cite Le Verre d'eau (1842J et Adrienne Lccouvrcttr, en collaboration avec Logouvé, 1849. Il a écrit les librelli de La Dame blanche, Pra Diavolo, Le Domino Noir, Robert le Diable, Les Huyuemls, Le Prophète, L'Africaine, etc. Il a aussi conifiosé plusieurs romans qui ont eu du succès. Il fut reçu à l'Académie en 1836. Ses pièces de théâtre, au nombre de plus de 3a0, lui assurèrent une grande fortune. On a entrepris la publication de ses œuvres complètes en 00 vol. (IS:4-'77).
SCRIBITUR AD NARRANDUM , NON AD PROBANDUM, Inc bit. qui m,-iiiIip : Un cent iht^totrc pour raro iter, non pour prAivcr
SCRO
• SCRIPTEUR .-. m. (lat. scriptor, écrivain). Cliancoll. rom. Officier qui écrit les bulles : il y a cent scriplctirs à Rome, ^uisonl comme étaient les secrétaires du roi en Vrance.
SCRIPTURAIRE adj. (rad. lat. scripturu, éciituro). Oui a rapport a l'ccriture.
SCRIPTURAL, ALE adj. Qui se rapporte à lEcrituro sainte, à la liible.
SCRIVERIUS ou Schrijver (PicanEi, savant néerlandais, né à Unarliin le I2jaiiv. i;)76, niDi'l aveugle à Oudewatrr, 30 avril lOO:). Historien et poète, il a écrit : Oad-Bitaciè flOOG), Batavia illustrata (1009), Gediehtcn (1738), etc. Il a édité les œuvres de beaucoup d'autres auteurs, tels que Doiiza, Scaliyer, Heinsius, Janus Sccundus, etc.
* SCROFULAIRE ». f. (rad. scrofule). Bot. Genre de scrofulariées, comprenant plusieurs espèces d'herbes ou de sous-arbris-eaux. dont la principale, la scrofulaire noucufc iscrofularia 77odosa), est une plante vivace, à tige carrée, haute de deux ou trois pieds, qui croit dans les lieux ombragés, les laillis,elc., el qu'on a beaucoup vantée autrefois contre les écrouelles ou scrofules. — ScnoruL.iiRE AQUATIQUE [scrofuluria aquatica), plante qu'on appelle encore HtniiE ou siège, et dont les propriétés sont les mêmes que celles de la scrofulaire terrestre.
SCROFULARIÉ,ÉE ou Scrophularié. ée alj.
(rad. ir. scrofule). Bot. Qui ressemble ou se rapporte à la scrofulaire. — s. f. pi. Eamille de planles dicotylédones gamopétales iiypogynes ayant pour type le genre scrofulaire, el comprenant, en outre, les genres nioièiie, celsic, nuitlier, linaire, paulownia, gratiole, digitale, véronique, euphraise, mélampyre, pédiculairc, rhinanlhe, etc.
SCROFULE s. f. (lat. scrofuta). Palhol. Nom que les nn/decins donnent aux écrouelles. — * L'Acadcniie admet ce mot au pluriel seulement. — Les scrofules ou humeurs froides sont une alfeclion constitutionnelle ayant des maiiifebtalions diverses, telles que l'engorgement des ganglions lymphatiq ics, des abcès froids, des ulcères strumcux, l'ophtalmie scrofuleuse, le gonflement des os, le rachitisme et la pthisie. Cette alfeclion a pour causes principales tout ce ijui peut détériorer la constitution : l'allaitement artificiel, le virus syphilitique, le manque de soins, l'habitation des lieux humides, l'habitude de dormir sur terre el surtout l'hérédité. Les personne^ qui y sont prédisposées ont les lèvres épaisses, les ailes du nez tuméliées et écrasées, les yeux bleus ternes, des chairs blanches el molles. Les sujets scrol'uleu.x ne sont pas toujours atteints dès leur enfance, mais tôt ou lard ils auront des maladies scrofuleuses et ils mourront probablement scrofuleux. Les scrofules se manifestent d'abord par des tumeurs indolentes, dures, mobiles, qui se forment aux glandes du cou, de l'aisselle, de l'aine; ces tumeurs s'accroissent, se ramollissent, donnent lieu à des ulcères blafards et suppurent longtemps. Les abcès se ferment el s ouvrent à plusieurs reprises ; ils fornionl des trajets lislulcux el enfin des cicatrices indélébiles. En même temps, il y a jiresque toujours de la boultissure au visage, des yeux à bords rouges, des écoulements purulents par les oreilles, une haleine fétide, une altération des dents, puis de la maigreur. Souvent les articulations du genou, de la hanche, du coude s'engorgent et constituent des tumeurs blanches où l'on voit des caries diverses. La marche ilo cette maladie est généralement lente. — Traitement. Il n'est pas possible de guérir tout a fait la dialbèse scrofuleuse ou lymphatique, mais on peut au moins en l'ctaider 1 évolution cl même la loulenir indéliniment. Les principaux autiscrofuleux dont il faut faire usage, non pas toute la vie, mais de lemps en temps, quand
SCRU
la constitulion faiblit, surtout l'hiver et au printemps, sont : l'huile de foie de morue (de une à trois cuillerées par jour), les préparations iodo-iodurées, l'arséniate de soude, l'extrait de ciguë, l'hypophosphile de chaux, les pastilles de Lavie, la fuoojrlyoine, les ferrugineux. On les alterne ou on les prend en même temps. On y ajoute les soins hygiéniques : bon air, exercice au soleil, habitation saine, réginfe fortifiant (viande, œufs, café), bains salins à l'eau de feuilles de noyer et, s'il est possible, bains de mer; eaux d'IIriage et de la Bourhoule — Le public est porté à regarder ces tempéraments comme ayant une provision d'humeurs; il pense qu'une fois cette provision épuisée par des vésicatoires, le sujet sera guéri. Il n'en est pas toujours ainsi. Les vésicatoires sont parfois très utiles pour détourner le principe scrofuleux, mais ils ne peuvent en prévenir la formation incessante dépendant du sang même qu'il faut modifier par les antiscrofuleux.
R. lodure de potassit
Tuiolurc d'iode.
Eau dMilléc. 230
En donner 10 à 20 goutte:
malin et soir, dans un pei d*e.m sucrée. En fi ictions e en compresses sur les engor gcments.
lOgr.
R. Houblon. 20 gr.
Hacine de gentiane,
coupé. 50
Faire macérer 5 jours dans un litre d'cau-de-vie ; .ijoulcr 10 gr. de carbonate de potasse, passer cl sucrer â volonté et en prendre deux ou trois cuillerées par jour.
• SCROFDLEUX. EUSE adj. Méd. Qui cause ou accoiiipagiie la nuiladie nommée Ecbouel- LEs ou ScROFL'LEs : Itiimiiir scrofuleuse. — Se dit aussi des personnes qui ont îles écrouelles. Dans ce sens, on l'emploie souvent comme substantif : régime firopre aux scrofuleux.
SCROFULIDE s. f. Pathol. Aftection cutanée résultant du vice scrofuleux.— La peau peut aussi être le siège des manifestations soi ofuleuses; elles leçoivent alors le nom de scrofulides et sont dites, suivant la l'orme, phlegmoneuses, érythémateuses, tuberculeuses, etc.
SCROFULOSE s. f. Pathol. Ensemble d'affections se rattachant d'une manière quelconque au vice scrofuleux.
SCROTAL, ALE adj. (rad. scrotum}. Anat.
Oui appartient au scrotum.
SCROTIFORME adj. (fr. scrotum et forme). Bot. Qui a la toroie du scrotum.
• SCROTOCÉLE s. f. (fr. scrotum; gr. kêié, tumeur). Chir. Hernie complète qui descend jusqu'au scrotum.
" SCROTUM s. m. [skro-tomm] (lat. scrotum, bourse). .Kual. Enveloppe commune ties testicules : c'est ce qu'on appelle Tulgairement Les bour.=es.
• SCRUPULE s. m. (lat. scrupulum). Petit poids de vingt-quatre grains, c'est-à-dire, du tiers d'un gros : un scrupule de rhubarbe. — .\stron. Très petite partie de la minute.
• SCRUPULE s. m. Peine, inquiétude de conscience, qui fait regarder comme une faute ce qui n'en est pas une, ou comme une faute très grande ce qui n'en est qu'une légère : il faut porter la probité jusiju'au scrupule. — Grande exactitude à observer la règle, à remplir ses devoirs : U s'attache aux moindres règles avec scrupule. — Grande sévérité d'un auteur, d'un artiste dans la correction d'un ouvrage : il corrige, il retouche \ ses ouvrages avec beaucoup de scrupule. — I Grande délicatesse en matière de procédés, de mœurs ; cette action peut n'être pas répréhensibtc, mais je m'en ferais scrupule, un Scrupule. — Reste de difficulté, nuage qui reste dans l'esprit après réclairciss"i.'ment dune question, d'une affaire : vous n'avez pas encore assez instruit votre rapporteur, il lui reste quelques sa upulcs dans l'esprit.
■ SCRUPULEUSEMENT adv. D'une manière
SGUD
scrupuleuse : il s'attache scrupuleusement aux formalités.
' SCRUPULEUX, EUSE adj. Qui est sujet à avoir des scrupul. s : il est fort scrupuleux.— Substantiv. C'est un scrujmleux, U7ie sa-upuleuse.
SCRUPULOSITÉ s. f. Etat ou caractère de de ce qui est scrupuleux.
* SCRUTATEUR s. m. (lat. scrutator). Celui qui scrute : un sage scrulaleur de la nature, des merveilles, des secrets de la nature. — Se dit. dans les assemblées, dans les compagnies où l'on fait des élections par suffrages secrets, de ceux qui sont désignés pour prendre part à la formation du scrutin, à sa vérification et à son dépouillement : le président et les scrutat'Urs d'une assemblée électorale. — Adjectiv. Des regards scrutateurs.
•SCRUTER v. a. (lat. scrutare). Sun. le.-, examiner à fond, chercher à pénétrer dans les choses cachées : l'Ecriture dit : Celui qui scrute la majesté divine en sera accablé.
* SCRUTIN s. m. Manière dont les assemblées, les compagnies donnent leurs sutt'rages secrets dans les élections ou dans les délibérations, soit par billets plies, soit par petites boules : on procède à l'élection d'un pape, d'un député par voie de scrutin. — Scrutin i.N'DiviDUEL, ou u^'INOMlN,^L, celui où les votants ne désignent chacun, sur leur bulletin, qu'une seule personne. Scrutin de liste, celui où les votants écrivent chacun, sur leur bulletin, autant de nomsqii'il y a de nominations à faire. — Législ. «Le scrutin de liste par département, et le scrutin uninominal par arrondissement ou par circonscription électorale ont tour à tour été adoptés en France, pour la nomination des députés. Le premier de ces modes donne à l'élu plus d'indépendance, tandisquele scrutin uninominal laisse trop de force aux intliiences locales et fait du député l'agent d'atlaires exclusif de la circonscription. Celui-ci est alors porté à oublier qu'il est député de la France pour se considérer comme le représentant des intérêts particuliers de ses mandants. L'auteur de la constitution de 1832 eut soin d'abolir le scrutin de liste et de le remplacer par le scrutin uninominal, afin de fausser le suffrage universel au moyen des candidatures officielles. Dans la constitution de iSTo, la majorité de l'Assemblée nationale adopta aussi le scrutin uninominal, dans l'espoir que la restauration d'une monarchie en serait facilitée; mais la nation ne répondit pas à cette attente. En IbS-', le rétablissement du scrutin de liste avait été proposé par Gambetta; mais celte proposition lut rejetée, et c'est seulement depuis la loi du 16 juin 18S.i> que les députés sont é'us au scrutin de liste par département. L'élection des sénateurs a lieu aussi au scrutin de liste par département, conformémentaux dispositions de la loiconstitionnelle du 2i lév. lS;b, modifiée par celle du 9 décembre i884. En ce qui concerne les élections des conseillers généraux et des conseillers d'arrondissement, on a recours au scrutin uninominal par canton; mais les élections muiucipales se font au scrutin de liste dans chaque commune, excepté à Paris (L. 0 avril 1884, art. tt).(Voy. Election, etc.) Tout citoyen qui, étant chargé dans un scrutin du dépotîilieiueut des sufl'rages, a été surpris falsifiant des billets ou en soustraj'ant de la masse, ou y en ajoutant, ou in-crivant sur les billets des votants non lettrés des noms autres que ceux qui lui ont été déclarés, est puni de la dégradation civique (C. pén. Hl ».
(Ch. y.)
SCUBAC s. m. Liqueur spirilueuse dont le s.tiian est la base. Quelques-uns disent
EsCUB.iC. et USQUEBAC.
SGUDÉRY ou Sc-idéri. l. ^Georges de), écri-
SCUL
vain français, né au Havre vers 1601, mort en lfi67. Il attaqua le Cid de Corneille, et se mit dans les bonnes grâces de Richelieu, qui fit de lui un académicien et lui donna le i'ouvernement d'une petite forteresse près de .Marseille. Jl se prétendait l'auteur des livres de sa célèbre sœur. B lileau porta le dernier coup au prestige éphémère de ses pièces de théâtre et de son poème épique intitulé Alaric. —II. (Madeleine de\ sœur du précédent, née au Havre en 1607, morte en 1701. On l'appelait une autre Sapho, et la dixième muse, mais Boileau satirisa son mauiérisme exagéré et sa sentimentalité excessive. Ses volumineux romans, où se retrouvent des caractèies contemporains, eurent néanmoins une très grande popularité, surtout Arlaméne, qui servit de base à Cousin dans son livre sur la Société française du xvn» siècle. Parmi ses autres ouvrages, on a le Discours sur la Gloire (1671) et les Conversations (l680-'88,8 vol.). Ses lettres, qui n'ont jamais été recueillies, sont pourtant, peut-être, les plus brillantes productions de sa plume. Un choix de ses écrits, sous le titre de Esprit de Miidirmoiselle de Scudéry (1766), a eu de nombreuses éditions.
SCULPTABLE adj. Qui est susceptible d'être sculpté.
SCULPTAGE s. m. Action de sculpter.
* SCULPTÉ, ÉE part, passé de Sculpter.
Taille avec le ciseau. — Qui est orné de sculptures : un meuble sculpté.
' SCULPTER V. a. [skul-téj (lat. sculptare). Tailler, faire avec le ciseau quelque figure, quelque image ou ornement de pierre, de marbre, de bois, de métal, etc. : voilà qui est bien sculpté.
' SCULPTEUR s. m. [skul-teur] (lat. sculptor). Celui qui fait avec le ciseau des statues, des bas-reliefs, des ornements, etc., de quelque matière que ce soit : sculpteur en marbre.
' SCULPTURAL, ALE, AUX adj. Qui appartient à la sculpture.
• SCULPTURE s. f. [skul-tu-re] (lat. sculptura). .\rt. de sculpter : il s'adonne à la sculpture. — Ouvrage du sculpteur : la sculpture de cette bordure est fort belle. — Encycl. La sculpture est, à proprement parler, l'art de tailler ou de découper une substance quelconque en figures. On emploie généralement ce mot pour désigner tout procède par lequel les formes des objets sont représentées au moyen de substances solides; il comprend, par conséquent, outre la sculpture proprement dite, le modelage, la fonte au moulage, soit de métal, soit d'autre matière, et la gravure en pierres fines. Les figures sculptées .sont ou complètes et isolées, ou partielles, ou en groupes, et c'eit ce qu'on appelle techniquement la ronde bosse; ou bien ce sont des figures attachées à un fond sur lequel elles saillent plus ou moins, formant, suivant le degré de relief qu'elles affectent, le haut relief, le bas-relief ou le moyen relief: enfin les figures, au lieu de faire saillie sur le fond, peuvent avoir leurs linéaments creusés dans ce tond même sur les mêmes principes que le bas-relief; cette méthode se présente surtout dans la sculpture égyptienne etpeut être désignée du nom de gravure en intaille. Le sculptjur emploie presque toutes les matières susceptibles d'être taillées, fondues ou moulées. Comme matières à tailler, le porphyre, le basalte, le granit, les différents marbres, l'albâire, l'ivoire, l'os et le bois sont en usage depuis des temps liés reculés; les Egyptiens se servaient surtout des trois premières de ces substances, et les Grecs principalement du marbre. Celui que les anciens estimaientle plus était le marbre blanc pur de l'île do Pai-os, après lequel venaient ceux des
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monts PontéliquoetHvilloUe.ddnslësdnvlrtihs d'Athènes. Le plus beau niarbro italien claiL et est étlcore Iti Carrare; mais beaucoup de scillftleilts rdthains travailltlicnt des illarbres vèlius d'Afrigtie. Polir rtloilcler, dès les premiers jdliKs de l'Elrt, titl s'est servi d'arpile, de stuc, dt; plâtre et de ril'e ; les figures d'arpile cilile, ou léi-re cditfe, lurent ihdêlininiËtit multipliées au moven de moules de même matière, dans lesquels on comprimait de l'argile iliolle. La terre cuile lut employée à une inlinité d'Usages, en dehol'S de la statuaire, principalelhënt à faire de petits objets, d'drdiii.iité revêtus de couleurs, et qui, par là ctiissdii, ac(}upraient une dureté presque égale à celle de la pierre. Les métau.^ ernployéspUllb la fonte sont : l'or, l'argent, le fer, rêlàin, le cuivre, le plomb et leurs alliages. L'électruni, matière formée d'une partie d'or et do quatre parties d'argent, était déjà en usage aux temps horrléiiqueS; mais la coniposiliun appelée par les Grecs Z«),xo;, par les Romains œs Pi par les modernes bronze, a été préférée de tout temps à tous les autres métau.*!, et c'est de celte matière que .-Ont faits la plupart des statUes et des ornements sculptés antiques subsistatlt encore aujourd'hui. Les sculpteurs dé l'dutiquité avaient, comme leurs ouvrages l'attestent, une habileté pour jeter en bronze qui n'était pas inférieure à l'art moderne. Cependant les statues de métal, au moins celles des époques les plus î'Bculées, n'étaient pas toutes jetées au moule; on les faisait de petites plaques battues au marteau et attachées par des rivets. — La sculpture a probablement été le premier des arts d'imitation qui se soil développé. Elle ne semble pas avoir eu de lieu d'origine spécial; mais elle se manifesta sponlanémenL dans toutes les contrées du monde. Les E^'yptiens, plus peul-être qu'aucune autre nation de l'antiquité, associaient la pratique de la sculpture au culte religieux ; c'est ce qui fait que la plupart de leurs ouvrages sont des représentations, suivant des types convenus et invariables; de divinités, ou des attributs de celles-ci. De récentes découvertes montrent cependant que leurs plus anciennes sculptures étaient libres de toute cdnlrainte hiératique, et représentaient avec une grande exactitude les formes animées et iiianihléeë; La statue de bois de Ra-em-ke, conservée au mUSée dé Boulacq, piès du r.aire, et assignée à l'ère de la cinquième dynastie (4001) âv. J.-C, d'après Mariette) eil est un remarquable exemfde. Cet art primitif disparut avec la sixième dynastie. A partir de la oliziéme, c'est-à-dire de la formation du moyen empire, vers 3000 av. J.-C, la sculpture égyptienne est ordinairement peinte; les artistes égyptiens forment une sorte de cot-poratlon héréditaire, dont le ll-avail est soumis à Un code de lois rigides prescrites par l'autorité sacerdotale. La sculpture étrusque est une transplantation de la sculpture grecque. Entre les mains des Grecs, lasculplure futportécàun degré de perfection rarement atteint dans les temps modernes; ils y excellèrent comme dans la littérature et dans les aUtresarts d'imitation. Les œuvres de la bonne éjjoquc ont presque toutes un caractère entièrement public, et sont destinées à riustruction inorale ou religieuse du peuple, ou à exciter dans les cœurs le désir des nobles actions. Lorsque le séulpleur cessa de seutir ces intluences, son art commença à décliner, de même qu'en des conditions semblables l'art italien languit après la brillante épdquo de Raphaël et de Michel-Ange. On ]ieut distinguer dans la sculpture grecque plusieurs périodes : une période semi-mythique ou aicliaique, une période de grandeur et de puissance, une période de raffinement ou de beauté physique, et une période de décadence. On e.'iéculait, dès les temps homériques, des ligures sculptées -ur les monuments
SCUL
aiTliilecturaux, tels que les deux lions en l'clief do l'ancienne porte de Mycéne. La plus ancieiiile statue grecque de métal dont les auteurs fassent rtienlion est une statue de Zeus. en bronze, par Learchus de Hht'gium, qui florissait, suppose-t-on, en 700 av. J.-C. Elle était cpnslruite de plaques minces rivées ensemble. La culture héréditaire de la sculpture, sous l'influence de laquelle les types cdlivenliontiels se transiiiettaient soigneusement de génération en génération, cessa vers le milieu du vi" siècle, époque où se termina la première période, et dès lors les artistes furent individuellement libres de suivre les inspii-ations de leur propre géiiie. Les désastreuses
conséquences qu'eut pour l'art asiatiaue la révolte ionienne contre Darius, fils d'Hystaspe. et l'esprit patriotique éveillé par l'invasion des Perses, donilérenl Une vigueur croissante à la sculpture dans la Grèce propre, où la dureté et la raideur de la première période s'effacent sous la grandeur et l'idéale beauté des productions de Phidias et de ses contemporains. C'est su it ou t par leurs statues de dieux etdc héros, par leurs groupes historiques pour les temples, les portiques, les théâtre^ et les gymnases que sont connus les grands sculpteurs de celte période : Hegias, P'ylhagoras de Rhégium; Calamis, Ageladas, Phidias et ses deux élèves, Agoracritus et AlcameneSjMyron, Polyclète. Leurs œuvres portent l'empreinte de la dignité et du calme presque impassible qui sont les caractères des âf.'es héroïques, aussi bien que du but élevé pour lequel travaillait l'artiste. Phidias d'Athènes, dont le nom est attaché aux plus grandioses monuments de l'ère de Périclès, est généralement Considéré comme lepremier de tous les sculpteurs grecs pour la sublimité de l'in-ipiration et la beauté sévère de l'exécution. Polyclète, le chef de l'école argienne, rivalisa avec son grand contemporain d'Athènes, en tout, hors pour la re|irésentation des dieux, pour laquelle Phidias n'eutjamais d'égal. Il l'emporta même sur lui avec une statue d'amazone. Ses athlètes passaient pour réaliser la perfection même de la beauté mâle, et certaines de ses statues, comme celle du jeune porteur de lance, servaient dé modèles aux autres sculpteurs. La prospérité et le luxe amenèrent une période de raflihemenl et de recherche de la beauté sensuelle, qui commence vers l'an 400 av. J.-C, et pendant laquelle fleurirent Scopas, Pra.titèle et Lysippe. L'art y al teint une perfection presque absolue au point de vue de la grâce des formes et de l'expression etdes qualités techniques d'exécution. Scopas excellait dansles ligures isolées ou les groupes, combinant la force de l'expression et la grâce, plutôt que dans la sculpture arrhiteclurule. On lui attribue le célèbre groupe de Niobé du musée de t'Iorence. Quant à la Venus Viclnx ou 'Vénus de Milo, du Louvrej il est plus vraisemblable delà regarder comme appai tenant au style sublime de l'époque de Phidias. Les écoles de Praxitèle et de Lysippe étaient en pleine prospérité vers 320 av. J.-C, bien que les artistes se contentassent d'imiter leurs prédécesseurs plutôt que d'ouvrir à l'art des voies originales. Aussi la sculpture commença-t-elle à décliner, et sa décadence fut hâtée encore par les troubles qui suivirent le démembrement de l'empire d'Alexandre. 11 ne semble pas, cependanl.qu ily aileupenurie de bons artistes jusqu'au milieu du iii« siècle av. J.-C. j de nouvelles écoles se fondèrent à Rhodes, à Alexandrie, à Pergame, à Ephèso et en d'autres lieux de l'Orient; mais trop souvent des lors le talent des sculpteurs servit à llalter grossiereme.it les souverains ou so prêta à d'autres buts aussi indignes. L'école de Rhodes se glorifiait de Charès, le sculpteur qui lit le Colosse. C'est à cette période qu'on assigne généralement le laocoon d'Agosander, l'Apollon du Belvédère,
SClTf.
Vitcrrule Farnèse, et le Gludlatenr mniir^ml. La réduction de la Grèce en province romaine porta à l'art le dernier coup; il n'y eut plus dès lors que de l'habileté manuelle. Les Grecs, n'ayant plus les moyens de pratiquer la sculpture daiis leur pays, transportèrent, au i*' siècle après J.-C, l'e.xercice de leur art en Italie. — Dès le consulat de P. Cornélius Scipion Nasica, en 162avJ. C, Rome po^sédait de nombreuses statues de dieux et d'hommes publics, œuvres de sculpteurs grecs. Jules César était un amateur éclairé de la statuaire, et, sous Auguste, cet art fut libéralement encouragé par l'empereur et d'autres puissants protecteurs. La nature énergique de Trajan donna une vie nouvelle aux arts eri Grèce et à Rome, et l'on a appelé son règne et ceux de sessuccesseui's, Adrien etAntonin le Pieux, l'âge d'or de la sculpture italieime. La sculpture à Rome fut une continuation de la sculpture grecqui;; les meilleurs artistes étaient Grecs, et l'on ne cite pas une œuvre de mérite par un sculpteur de race latine. L'Italie peut poui-tanl revendiquer l'honneur d'avoir été le foyer de la renaissance, non seulement de la sculpture, mais de tous les arts d'imitation, dans les temps modernes. (/est avec lesPisani, au xni" siècle, que commence proprement l'histoire de la sculpture moderne. Ils furent suivis d'Orcagna, de Masucci, de Ghiberti et de Donatelio (mort en 1466). Au commencement du xvi" siècle, l'artiste le plus extraordinaire destempsmoderne produisit ses chefs-d'œuvre de formes. Les œuvres de Michel-Ange Buonarrotti sont, sans comparaison, les grands efforts de l'art plastique moderne, et son colossal Moïse du njonument de Jules II, ses statues monuraehtales de Laurent et de Julien de Médicis, son groupe appelé La Pietà à Saint-Pierre, montrent que l'influence de l'antique, réveillée à la lin du xv« siècle, était impuissante à détruire ses conceptions originales pour le caractère et le dessin. A partir de ce temps l'art, bien qu'illustré encore par des talents éraiiients, déclina graduellenient en Italie; et, au commencement du xvm« siècle, il étale devenu uniquement ornemental, l'habileté mécanique y ayant plus de part que le goiit ou l'originalité. Dans la dernière moitié du siècle, les efforts éclairés des papes Clément Xl'V et Pie 'VI, et ducardinal Albani, les publications de Winckelmann, et les fouilles de Pompéï etd'Herculanum, eurent pour effet de ranimer l'amour de l'antique. Quelquesuns des premiers ouvrages de Canova (nS"/- 1H22) reflètent le véritable esprit de l'antiquité; mais il rechercha plus tard une grâce sensuelle et corrompue des formes, surtout dans ses figures de femme, et tumba dans un maniérisme Irivole et bas. — L'histoire delà sculpture italienne peut être regardée dans ses traits généraux comme l'histoire de cet art chez les autres nations. Partout il reçut l'impulsion d'artistes italiens; il suivit des phases presque semblables de progrès et de décadence, il fut influencé par les mêmes modes, et ne porta que trop légèrement l'empreinte particulière de l'esprit national pour qu'il soit nécessaire de l'indiquer ici. C'est encore en Italie que se trouvent les principaux chefs-d'œuvre de l'art antique et moderne; aussi est-ce là que se rendent, pour étudier, les sculpteurs des autres pays. Dans le cours du présent siècle, les sculpteurs allemands ont su mettre dans leurs œuvres monumentales etdansleurs portraits une certaine dose de sain réalisme. Parmi eux, l'on peut citer: Ranch, DannekerelSchwanthaler. Le Danemark a lUoduilThorwaldsen , qui joint le sentinieiit religieux à la sévère simplicité de l'art antique. En An^'leterre, la sculpture aétéjusqu ici pratiquée surtout par des étrangers; le premier sculpteur anglais de vrai talent a été Flaxman, qui, dans l'exécution de ses conceptions idéalement pures, manifeste
SCUT
une étroite affinité avec l'esprjt del'anliquité. Ses dessins pour illustrer Homère sont, à ce point de vue, une des plus remarquables productions de i'art moderne. — Les débris de sculpture que l'on a découverts dans l'Amérique centrale et dans l'Amérique du Sud, ont, comme ceux de l'Asie orientale et de l'Inde, de la valeur, surtout pour l'archéolocue; elles se distinguent par la grandeur de leurs proportions, une certaine fantaisie grotesque, et, quelquefois, par une beauté et une symétrie de formes remarquables chez des peuples à demi civilisés. — l,a sculpture française ne date puère que du régne de François l". Parmi nos premiers artistes, il faut citer ; Jean Goujon, fierniain Pilon, Jean Cousin, Fr. Sarrazin, Fr. Angujer, Michel Anguier, Puget, Girardon, Coysevos, les Coustou. Le ïviii" siècle a produit : Bouchardop. Falconet, Houdon, Allegrain, Pigalle, Moilte, Cartelier, Ctiaudef, Dupaty, Lemot. Le xii° siècle a été illustré par des maîtres qui ont placé l'art français au premier rang : Pradier. Rude, David d'Angers, etc.
SCURRILITÉ s. f. (lat. scurrilitas). Plaisanterie liasse et de mauvais goût.
SCUTARI 1, ville de la Turquie d'Asie (turc, Uskuder; anc. Chrysopolis] . sur le Bosphore, vis-à-vis de Constantinople, et le plus grand faubourg de cette ville; 70,000 hab. EU e est bâtie sur plusieurs collines, contient un palais impérial et des cimetières célèbres, et est un grand centre de commerce entre la capitale et les provinces a.?iatiques. — II, ville forte de la Turquie d'Furope (alban., Skodra; turc, hk'-nderieh) . dans l'Albanie septentrionale, sur la Boyana, à l'extrémité S.-E. du lac de Scutari, à "24 kil. de la côte de l'Adriatique; Gl.OfO hab. Cotonnades, armes à feu, constructions navales. Le commerce y est considérable. — Le lac de Scutari ou de Zan\a. [auc. Lnbeatis). qui s'étend jusqu'à la frontière S.-O. du Monténégro, a environ 30 kil. de long du S.-E. au N.-O. et 10 Uil. de large. 11 reçoit la Moralcha, qui vient du Monténégro; il abonde en poissons et surtout en carpes.
SCDTELLAIRE adj. [sku-tèl-lè-rej (laL^cutellum, écusson). Qui est en forme d'écusson. -s. t. penre delà-
SCYT
cljer. — s. m. pi. Ordre de mollusques gastéropodes, dont les branchies sont protégées paruns.w<!/m ou bouclier.
SCUTIFOLIÉ. ÉE adj. (lat. scutum, bouclier; f'ditim, leuillej. Bot. Dont les feuilles sont en forme de bouclier.
SCDTIFORME adj. (lat. scutum, bouclier; fr. fvrmr). Qui a la forme d'un bouclier.
SCUTUM s. m. [sku-tomm] (mot. lat.).
Bouclier romain de l'orme rectangulaire convexe. — Entom. Pièce de l'écusson des insectes.
* SCYLLA s. rn. Nom d'un écueil situé sur le littoral de la Calabre. (Voy. Charïbde et
SCIGLIO.)
SCYROS, île de la mer Egée (auj. Skyro), au iN.-E. de l'Eubée.
* 5GYTALE s. f. [si-la-le] (gr. skutalé; de skutos. peau). Antiq. gr. Chilïre dont les Lacédéiponiens se servaiefil pour écrire des lettres mystérieuses; il consistait en unp bande étroite de parchemin sur laquelle .on écrivait après l'avoir roulée en spirale autour d'un cylindre de bois; on l'envoyait déroulé, et ceux auxquels il était adressé ne pouvaient le lire qu'en l'appliquant de la même manière sur un cylindre d'égal diamètre.
■ SCYTALE s. m. Genre de serpents venimeux, comprenant trois espèces qui habitent l'Inde et l'Egypte.
SERA
biées, comprenant une quarantaine d'espèces, largement répandues dans les pays tempérés et sous-tropicaux. La scuteltairecommiineiscutellaria gnlericida- (u) vient fréquemnientdansleslieux humides et om
a eu quelque réputation comme plantemédicinale, ainsi qu'une espèce plus fréquente 'encore, lasraitV/am lateriflora, que l'on a cru être un remède pour l'hydrophobie. La vérité est que çe^ plantes ont (Je l'intérêt pqur le bo^niste, mais n'ont aucune valeur en médecme.
SCUTELLE s. m. (lat. sciiteUurn, écusson). Bol. Forme particulière du réceptacle des
lichens.
SCUTELLIPORME adj. [-tèl-li-] (lat. scu- (cUum, écusson ; Ir. forme). Hist. nat. Qui a la forme d'un bouclier.
juclier ; incliies
ScutcUaire commune [Scutellaria galericiilata}.
SCUTIBRANCHE adj. (lat. scutum.
Lrauchiie, branchie?). Qui a le^ piotçg''es par une L-oqiiille en form
SCYTALIDE s. f. (gr. skiilalis). Antiq. gr. Espèce de dard enllammé.
SCYTHE s. et adv. De la Scythie, qui appartient a ce pays ou à ses habitants.
SCYTHIE [si-tî] (Géogr. anc), vaste pays, aux limites indéterminées, dans l'Europe orientale et l'Asie occidentale. Telle que la décrit Hérodote, elle compienail proliablemenl tout le pays depuis les Carpathesorientales jusqu'au bas Don. Les Sarmales ayant imposé leurautoriteauxautres tribus scyllies, le nom de Sarmalie fut donné à la Scythie d'Hérodote, et les Grecs appliquèrent ce dernier nom à la région asiatique au N. de l'Oxus et du Jaxarles, depuis la Caspienne jusqu'aux contins de la Chine. Hérodote représente les Scythes comme des tribus nomades, vivant de chair, entre tenant de grands troupeaux de chevaux, el excellant dans l'art du cavalier et de l'archer. Ils envahirent l'empire mède vers la fin du vu' siècle av. J.-C. Darius 1='' fil contre eux une expédition désastreuse. On croit que les Parthes étaient de racescythe. Les hordes qui, vers 2Q0 av. J.-C, vinrent des confins occidentaux de la Chine, et ravagèrent le Turkeslan et la Perse moderne, étaient aussi des Scythes. Quelques savants soutiennent que les Scythes étaient des populations touraniennes , d'autres qu'ils bragés, et a beau- ' étaientIndo-Européens.Kawlinson pense que coup d'éclat; elle )es Grecs et les Romains donnaient ce nom à toutes les races nomades. Parmi les principales tribus que nomment les anciens sont les Sacse, les .Massagètes, les Dahœ, les Agathyi'sj et les Neuri. — Pour la faqiille de langues à laquelle beaucoup de philologues appliquent le terme scythique, voy. Touuanien.
SCTTHIQUE adj.Qqi appartient au? Scythes ou à la Scythie. — Golfe scythique, nom donné par les anciens à l'océan glacial j^rctique.
SCYTHOPOLIS [si-to-po-lissl, ancienne ville de Palestine, à 20 kil. environ S. de la iper de Galilée et à 7 kil 0. du Jourdain. Le village qui occupe aujourd'hui cet efiiplacemenl s'appelle Beisan, nom où l'on retrouve l'ancienne dénomination biblique, Bethshean. Elle appartenait à la tribu de Manasté, mais ne lut jamais une véritable cité juive. Son nom grec lui fut donné sans doute après l'invasion des Scythes. C'était une des
villes de laDécapole. On y Iroiive de? nuinc^ de terpples, de murailles, etc.
* SE (lat. se), pronom de la troisième personne, qui est de tout genre et de tout nombre. Il précède toujours le verbe dont il est le régime direct ou indirect. 11 est régime direct dans ces phrases : se rétracter, s'emh'irrasser, se perdre; et il est réa-ime indirect dans les phrases suivantes : se domier dn mouvement, se faire une loi, se prescrire un devoir. — S'emploie avec les verbes proiinminanx, réciproques, réfléchis, et quelques gramrriairiens lui donnent aus^i le pom de pronqm rélléchi de la Iroisième personne. (Vpy Pbonouin.\l, RjjcirpoQUE. Réfl|'xhi.) — Sert aussi a donner au verbe actif ui)e si^'nification passive : il se trouve là dç belles choses.
' SÉANCE s. f. (rad. seoir). Droit de s'asseoir, de prendre place dans une compagnie réglée : sa place lui donne le droit de séance dans cette assemblée. — Temps pendant lequel un corps politique, un Conseil, un tribunal ou autre compagnie réglée est assennblée pofir s'qccuper de ses travaux, et réunion a.^semblée même des piembres de ce corps, de cette compagnie, etc. : cette affaire occupa la Chambre' des députés ' pendant une ■séqnce entière. — Séance tenante, dans le cours de la séance, avant que la séance soit terminée : il fut décidé que la loi serait discutée et votée séan'C tenante. — Temps pendant lequel un dessinateur, un peintre travaille de suite d'après une personne pour faire son portrait : ce peintre fait ^n portrait en trois séances.
' SEANT, participe présent deSpoia, yerbe qui n'est plus en usage. Se dit dan~ certaines phrases de chancellerie et de palais, ofi il signifie qui siège, qui tient actuellçipent ou habituellement séance en quelque lieu : le parlement était alors séant à Tours. Queluuesuns le font adjectif, et disent, au féminin. Séante: la cour royale séante à. . . — s. mi Situation, posture d'un honime qui est assis dans son lit. On ne l'emploie qu'avec l'adjectif possessif : il était couché, on le fit mettre sur son séant, en son séant.
' SÉANT, ANTE adj. Décent, qui sied bien, qui est cpnvenable : il ^'est pas séant à un homme de sa dignité, àe faire tefle chose.
"SEAU s. m. [sô]i\0Li. sitellus). Vj^isseau ordinairement fait de bois, qui sert à puiser, tirer, porter de l'eau ; des seaux dt boi^. — Vaisseau de toute sorte de niatière propre à contenir de l'eau : mettre, rafraietiir du vin dans un seau d'argent, dunsun seau de povce- Iqine. — Seal'x uelavills, ou Seaux a incendie, seaux d'osier garnis de cuir en dedans, dont on se sert pour porter de l'eau dar.s les jpcendies. — Quantité de liquide contenue dans un seau : un seau d'eau.
• SÉBACÉ, É£ adj. (lat. sébum, suif). Anat. Se dit, de certaines glandes q'iii filtrent une humeur dont la consistance est à peu près semblable à celle du suif. i\e dit aussj de cette humeur : glandes sébacées; humeur sébacée.
SÉBASTIAÎJI iFrapçois-Horace-Çastien , çoMTEJ, maréchal de France, né à Porto iCorse), lelOnov. J'/TÎ, niprt le 21 jiiillet IS-'il. il se distingua dans les panipagpes dp Bonaparte en Italie, et assista ceUij-ci ac 1^ b>'uipaire. Après Aysterlitz (tSlJo), i| fut nommé général de division. En 1806, il fut envoyé conijTie ambassadeur à Constantinople, et ensuite il servit en Espagne. Pendant la campagne de Hussie(l812),el dans les batailles de I SI 3 et de 1814, il déploya une grande yaleur. Après la première abaication de Napoléon, il se rallia aux Bourbons, et plus tard revint à l'empereur. En 1819, il fut élu à la Chanibre dont il resta membre pendant longteqips.