‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 216 sur 639 · SEC · texte numérisé non relu

SEC

SECC

Sous Louis-Philippe, il fui successivement SEBDOU ou Tafraoua, port militaire et Ce vin est sec, il n'est point liquoreux. - Cr ministre de la marine et ministre desafïaires ' point slnitéjriqus de l'Algérie, formant avec | cheval a la tête sèche, il n a pas la lête char

étrangères (1830). Son dévouement aveugle à la politique de paix à tout prix préconisée par le roi amena sa retraite en 1832. mais il rentra sans portefeuille dans le cabinet. Il prit définitivemeutsa retraite le l"avril 1S3i, au fu et de son traité d'indemnité avec les Ktats-Unis 11 fut ambassadeur à Londres de d833-"40, et, après son amba^sade, il fut créé maréchal.

SÉBASTIEN (Saint), martyr romain, né en Gaule vers ioS, mort en 288." Capitaine de la garde prétorienne et zélé chrétien, il fut appelé devant l'empereur Dioclétien et sommé d'abjurer le Christ: sur son refus, il fut exposé à une voIec de flèches et laissé pour mort; mais les soins d'une femme chrétienne le rendirent à la vie. Ayant osé reparaître devant Dioclétien pour lui reprocher ses cruautés, il périt sous le bâton. Les artistes le représentent d'ordinaire attaché à un arbre et percé de flèches. Sa fête se célèbre le SOjanv.

SÉBASTIEN (Dom), roi de Portug-al, né en loni, murt en 1578. Il succéda à son erandpère Jean 111, en 1557. En 1578, il fit voile vers l'Afrique avec une grande flotte portant de 15 à 20,000 soldats, pour soutenir Mul-y Mohammed, que sou oncle, Muley Maleck, avait renversé du trône du Maroc. Les forces alliées mirent le siège devant Alcazar. Muley Maleck attaqua le 4 août, et, après une bataille acharnée, l'armée de Sébastien fut mise en déroute et presque totalement détruite; lui-même disparut dans le combat. Les Portugais ne voulurent pas croire que leur roi avait été tué, et un grand nombre d'aventuriers se firent ensuite passer pour Sébastien.

SÉBASTIEN (Saint-) (Esp. San Sebastun), ville maritime très torte d'Espagne, cap. de Guipuzcoa, sur la baie de Biscaye,, à 60 kil. N.-iN.-O. de Panipelune: 27.800 hab. environ. Elle fut prise parles Français eu 1719, 1794 et 1808. Les Anglais, qui y essuyèrent de grandes pertes, v entrèrentle 31 août 1813. A la suite ûi' celte" bataille, la plus grande partie de la ville fut brûlée.

SÉBASTOPOL ou Sévastopol, ville forte de Hiissie, en Crimée, sur une péninsule, du côté sud de la rade du même nom, qui est une expansion de la mer Noire, à 290 kil. S.-E. d'Odessa; 40.000 hab. Son port célèbre mesure 5 kil. de long et de 600 m. à 1 kil. et demi de large. J\.u lieu où se dresse aujourd'hui Sébastopol, il y avait jadis un petit village nommé Aktiar; Catherine II y fonda une ville qui fut, plus tard, fortifiée par le colonel anglais L'pton. Sébastopol estcélèhre surtout par la résistance de il mois qu'il opposa aux armées alliées perdant la guerre de Crimée. Aussitôt après la bataille de l'Aima (20 sept. 1854), l'armée franco-anglaise marcha sur Sébastopol et prit position sur le plateau qui se trouve entre cette ville et Balaclava. Le bombardement commença le 17 oct. 1854, mais sans succès. Après de nombreuses attaques de jour et de nuit, un grand assaut fut résolu pour le 8 sept. 1855 sur la lourMalakott et sur les Redans, fortifications les plus importautes du sud de la ville. (Voy. Malakofp.) LesFrançais réussirent à s'emparer de Malakotf et à le conserver, pendant que les Anglais étaient repoussés devant le petit et le grand Redan, après une lutte désespérée. Pendant la nuit, les Russes abandonnèrent la (irincipale partie de la

Dhava, Saida et Frenda. la ligne de défense du tell oranais, sur la limite des hauts plateaux: ch.-l. d'un canton et d'une commune mixte: àOoSm. d'altitude, sur l'oued Sebriou, affluent de droite de la Tafna: à 41 kil. S. de TIeuicen. à 56 kil. S.-E. de Lalla-Marhnia et à 83 kil. 0. de Dhaya. Sebdou, entourée d'une belle forêt de chênes verls, ne se compose encore que d'un fort à double enceinte renfermant le tiureau arabe, les casernes et l'hôpital, et de quelques maisons de colons. 11 s'y tient, tous les jeudis, un marché assez fréquenté. L'hiver y est froid et l'été fiévreux malgré l'altitude' du lieu. La commune mixte dont Sebdou est le ch.-l. comprend 14,873 hab.. dont 324 Européens, presque tous Français, les autres Arabes Au S. de Sebdou s'étendent, à perte de vue, d'immenses plaines d'alfa. (V. L.)

* SÉBESTE s. m. (ar. sebesten). Fruit du sébestler.

* SÉBESTIER s. m. Bot. Genre d'arbres de la famille des borraginées dont une espèce, le sébestier officinal [cordia myxa], croît en Egypte et porte un fruitsemhlableà une petite prune, qu'on employait beaucoup autrefois pour les tisanes pectorales.

SÉBIFÈRE adj. (lat. sébum, suif; fero, je porte). Qui produit du suif ou de la graisse.

* SÉBILE s. f. Vaisseau de bois qui est rond et creux : tei boulangers mettent la pâte dans des yébiles, quand elle est pétrie.

SEBKHA s. f. (ar. terrain salsugineux). Nom donne, dans le Sahara, à des cuvettes naturelles plus ou moins vastes dans lesquelles s'amassent les eaux pluviales. Ces eaux, imprégnées de sels provenant du lavage des plaines environnantes, disparaissent promplement par le double fait de leur absorption par le sol spongieux et de leur évaporation; en s'évaporaut elles déposent les sels qu'elles contiennent en dissolution et ceux-ci, s'accumiilant avec le temps, forment des couches souvent très épaisses. La sebkha est, par le fait, une sorte de lagune ou de lac sans écoulement: c'est ce qui la diU'érencie du chottli. (Voy. ce mol ou Melrbir.) Par extension on donne aussi le nom de ^ebkhas aux bas-fonds des chotths dans lesquels les sels s'amassent en plus grande quantité, comme aussi à toutes les parties basses et salsugineuses des plaines sahariennes. C'est improprement toutefois que la grande dépression du Gourara est appelée se(/A/ia; considérée dans son ensemble, cette dépression est un cholth formé par la réunion de plusieurs cours d'eau descendus de l'Atlas, et qui se déverse souterrainemeut dans l'oued Saoura. C'est dans les sebkkas, dans les chotths et dans toutes les plaines basses et salées du grand désert que se produisent les plus beaux eUets de mirage. (V. L.)

SEBONCOURT, village de l'arr. et à 20 kil. déSaini-Uuentin (Aisne); 2,210 hab. Châles, nouveautés, fils et cotons.

SÉBUSÉEN s. m. [sé-bu-zé-ain]. Membre d'une secte de Samaritains qui avaient changé le temps prescrit par la loi pour la célébration de certaines grandes fêtes.

• SEC, ÈCHE adj. [sèk] (lat. siccus). Aride, qui a l'eu ou point d humidité : sec comme du bois. — Est quelquefois opposé à vert, frais, récent, lorsqu'on parle des herbes, des plantes ; des herbes sèches. — Se dit également de certaines choses que Ion rend par art moins

ville qui se trouve au sud on portetse relire- ' humides qu'elles ne l'étaient: des fruits secs rent dans la portion septentrionale, après ! — Confitures sèches, fruits confits, conservés

ée de chair; et, Il a les jambes sèches les jambes nerveuses, peu chargées de chair; ce dernier se dit aussi des hommes. On dit, dans un sens anal.. Un homme sec, dn grand HOMME SEC. et même substaiitiv.. dans le langage familier. Un grand sec — Pain sec, pain TOUT sec, du pain pour tout aliment: manger son pain sec. — Messe sèche, récitation des prières de la messe qui n'est point accompagnée de la consécration. — .Maçonn. Mukaille DE pierres sèches, muraille faite de pierres mises l'une sur l'autre, sans chaux, sans plâtre, sans mortier. On dit de même. Construire EN pierres sèche. — Par ext. Un habit sec, un habit râpé, qui montre la corde. 11 est peu usité. — Fig. Un coup sec un coup donné avec promptitude, sans appuyer ni rester sur l'objet frappé. — Graveur. Graver a la pointe SÈCHE, faire des traits ou des hachures sur la planche avec une pointe aiguë, au lieu de se servir du burin, et sans employer l'eau-forte.

— Fig. Argent sec, argent comptant. — Peint, et Sculpt. Un ouvrage sec, un ouvrage où les conlours sont marqués durement, sans agrément et sans moelleux. On dit dans un sens anal.. Des contourssecs, un coloris sec, un faire sec, une manière sèche, etc.

— Fig. Un esprit sec, un esprit dénué d'agrément. Cet auteur, ce poète est sec, il n'a ni douceur ni grâce. Ce style est sec, il est dépourvu d'ornements, il est sans charme. On dit, dans un sens anal.. Cette narration est BIEN sèche. — Fig. Cette matière est sèche, elle oU're peu de ressources, pour la traiter avec agrément, avec intérêt. • — Fig. Une AME sèche, une âme froide et peu sensible. On dit de même, Un cœur sec. — Cet homme est SEC, il a une humeur un peu dure, il n'est point ali'able, gracieux, riant.— Fig. Mine sèche, mine froide, qui annonce quebjue mécontentement, quelque dépit : il m'a fait une mine scche. une mine assez sèche, fort sèche. Fig. RÉPONSE SÈCHE, réprimande sèche, réponse, réprimande froide, désobligeante et brève. On dit de même. Parler, répondre d'un ton sec — Sec s. m. Le sec et l'humide.

— Du fourrage sec, c'est-à-dire, te foin, la paille et l'avoine : établir des magasins de sec,

— Prov. et fig. Employer le vert et le sec, emplover toutes sortes de moyens pour réusrir à quelque chose. — Tirer des confitures AU SEC, les tirer de leur sirop. Une corbeille, une assiette de sec, une corbeille, une assiette remplie de confitures sèches, et que l'on sert au fruit dans un repas. — S'emploie comme adverbe dans ces phrases : Boire sec. bien boire, boire sans eau; et. Répondre sec, parler sec a quelqu'un, lui faire une réponse rude, brusque, rebutante. — A sec loc. adv. Sans eau : mettre un étang, un fossé à sec. — Fi", et fam. Etre a sec, se trouver a sec, n'avoir plus de bien, avoir perdu tout son argent : le pauvre homme est à sec. — Mar. Aller a sec, aller a mâts et à cordes, sans aucune voile, comme on fait durant les tempêtes. — Tout sec loc. adv. et fam. Uniquement, absolument: son revenu consiste tout sec en cinquante écus de rente.

' SÉCABLE adj. (lat. secabitis). Qui peut être coupé : les atomes ne sont sécubles que par la pensée.

SÉCANT, ANTE adj. (lat. secans). Qui coupe.

* SÉCANTE s. f. Géom. Ligne ou surface qui en coupe uue autre. — Droite menée du centre d'un cercle à I exirémité d'un arc, et terminée à la tangente de cet arc.

SÉCATEUR s. m.lnstrumenlde jardinage ux branches croisées se termi-

avoir détruit où brûlé le reste de leur flotte. 1 hors du sirop. - Se dit encore par opposi- f°"V'p'f foî'mp de ciseaux courbes oui sert à Depuis la guerre de 1870-'71, Sébastopol a tion à moitefà mouillé, à onctueux, a gras, | "f/ >'' '"Xc, <^ouvbc>, qui seri

été de nouveau fortifié d'après un plan per- ' etc. ; avoir la bouche sèche, la langue sèche, la '■'""'^' le» a .

fectionné. go, ge séehe, le gosier sec, les lèvres sèches. — [ SECCHI {Pietro-Angelo) [sek -ki], astro-

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nome italien, né à Reggio en ISI8, mort à Rome le 26 février 187S. 11 s'.iffilia aux jésuites en 1833, enseigna la physique à Lorette, étudia la théologie à Rome et au collège de Georgetown, où il professa la phvsique elles mathématiquesjusqu'en 1830. Il deviiit alors directeur de l'ohservatoire du collège romain, le reconstruisitsurun nouvel emplacement et d'après un plan nouveau, inventa et perfectionna un système d'observations météorologiques et publia un bulletin mensuel jusqu'en'' 1873. Il acheva le relevé trigonométrique des Etats du Pape, commencé par BoscovicU en ITiil. Après la fermeture du collège romain et l'expulsion des jésuites {l870-'73),Secchi fut autorisé à conserver son poste, et continua à faire des cours d'a--tronomie dans les écoles ecclésiastiques de Rome. Ses découvertes en analvses speclroscopiques et dans la physique solai're et steliaire, sont particulièremenl remarquables. Parmi ses œuvres, il faut citer un savant ouvrage en français sur le soleil (1870) ei Dell' unità délie forze fiskhe (1875).

* SÉCESSION s. f. Action de se retirer, de se séparer. Se dit en parlant des états de la confédération américaine qui se séparèrent du gouvernement fédéral en 1861 et furent ramenés de force dans l'Union après une liuigue résistance : la guerre de la sécession dura quatre ans.

SÉCESSIONNISTE adj. Qui fait sécession.

— Sub^ta]Ulv. Lis sécessionnistes.

' SÉCHAGE s. m. Action de faire sécher.

• SÈCHE ou Seiche s. f. (lat. sepia). Moll. Genre de céphalopodes, voisin des poulpes, caractérisé par une plaque large, oblongue et ovalaire, spongieuse, friable et de nature calcaire, qui est entièrement cachée dans une grande lacune de la peau du dos. Celte plaque protège les viscères; on l'appelle vulgairement biscuit de mer. Elle sert à polir les métaux peu durs et à aiguiser le bec des oiseaux. La sèche est pourvue de 8 bras cl de i tentacules longs qui rayonnent les

: .lulrj^ ,"!ilour de la bouche. Les

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ble : il lui parla, il lui répondit sèchement, bien sèchement. — Fig. EcninE sèchement, avoir un style sec, dénué d'agrément. — Pei.ndue sècbement, peindre en marquant durement les contours.

■ SÉCHER V. a. (lat. siccare). Rendre sec : le soleil sèche les prairies. — .Mettre à sec : la chaleur a été si violente, qu'elle a séché les ruisseaux. — v. n. Devenir sec : la plupart des arbres séchèrent à cause du grand hâte, des grandes chaleurs. — Fig. Sécher sur i'ied. se consumer d'ennui de tristesse, ou être agité d'une vive impatience, d'une grajide inquié-i lude, qui cause une sorte d'abattement. La même chose se dit, par plaisanterie, d'une nile qui ne trouve point à se marier. — Se sécher v. pr. Ces habits commencent à se sérher.

' SÉCHERESSE s. f. Etat, qualité de ce qui est sec : la sécheresse de la terre fait grand tort artx moissons. — Disposition de l'air et du temps quand il fait trop sec : il fit une grande sécheresse cette année-là. — Manière de répondre avec une froideur marquée à quelqu'un, soit de vive vois, soit par écrit: on lui avait parlé, on lui avait écrit avec beaucoup d'honnêteté, il a répondu avec sécheresse. — Se dit aussi, lia., en parlant des ouvrages d'';sprit qui manquent de douceur, de giàee et d'ornements : il y a beaucoup de sécheresse dans ce discours. — Se dit également en parlant des ouvrages de peinture, où les contours manauent de moelleux, etsont marqués durement ": cela est peint avec une grande sécheresse. — Etat de l'âme qui ne sent point de consolation dans les exercices de piété : Dieu le laissa longtemps dans cette sécheresse pour l'éprouver.

' SÉCHOIR s. m. Lieu où l'on étend, où l'on suspend les toiles, les cuirs, les papiers, etc., pour les faire sécher. — Carré de buis où les parfumeurs font sécher leurs pastilles, leurs savonnettes, etc.

SECKERiThomas][sè'-keur], prélat anglais, né en 1093, mort en 1708. 11 fut d'abord médecin, =6 distingua comme prédicateur, et fut nommé à l'éveehe de Bristol en 173G, à celui d'Oxford en 1737 et à l'archevêché de Canterbury en 1738. Ou a recueilli ses écrits en 6 vol. (1811).

SECLIN, ch.-l. de cant., arr., et à 12 kil. S de Lille (Nord) ; 6,245 bab. Brasseries, tanneries, tilatures.

* SECOND. ONDE adj. ordinal, [se-gon] (lat. secundMS). Deuxième, qui est immédiatement après le premier : il n'est pas le premier, il n'est que le second.

Jupin, pour chaque état, mit deux tables au monde; L'udroit, le -vigilant et le foi l sont .issis .K la première, et les petits

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rc, et le; .

nt leur reste â la seconde.

La Fontài;

Sèche offic.nale et son o?.

tentacules sont pourvus de ventouses. Les bras sont des moyens de locomotion pour ces animaux qui marchent la têleen bas au fond de la mer; ces mêmes organes leur servent à nager; mais les sèches ont une plus grande force de propulsion quand elles rejettent l'eau par leurs branchies. Elles ont pour moyen de d>^fense une poche à encre. En cas d'alarme, la sèche obscurcit l'eau qui l'environne, se dissimule aux regards et s'esquive. La sèche officinale {sepia officinalis), longue de 35 à 40 centim., se trouve abondamment sur toutes les côtes d'Europe. Sa chair mollasse sert d'appât. Son encre forme une belle couleur connue sous le nom de sepia.

* SÈCHEMENT adv. D'une manière sèche, en lieu ïec : ((' faut t nir les ccuifitures sèchement. — D'une manière froide et peu agréa-

— Chim. Eau seconde, eau-forte affaiblie. — Avoir, acheter une coose de la seco.nde main, l'acheter à celui qui l'a lui-même achetée au produdeuc : je n'ai ces marchattdises que de la seconde main. — Ne te.nir une nouvelle QUE DE LA seconde MAIN, uc l'avoir apprise que par un intermédiaire. — Poétiq. Valeur,

BEAUTÉ sans seconde, A NULLE AUTRE SECONDE,

vakur, beauté sans égale, sans pareille. — Second s. m. Second éiage d'une maison : j'occujie lesecond. — Celui qui tient le second lieu d'un côté : il ne prime pas bien, mais il est bon second. — Jeu de paume. Ouverture de la galerie qui est entre le dernier et la porte": la chasse est au second. — Celui qui accompagnait un homme dans un duel, et se battait contre 1 homme amené par l'adversaire : celui qu'il avait pris pour second. 11 n'est plus en usage dans ce sens : on dit aujourd'hui. Les témoins, lesquels ordinairement ne sebaltentpns. - Mar. Officier qui est immédiatement après le capitaine : le capi-

taine et le second. — Quelqu'un qui en aide un autre dans une affaire, dans un emploi : vous pourrez bien réussir dans rette entreprise, vous avez un bon second. — En second loc. adv. Qui marque subordination, infériorité, et qu'on emploie surtout en parlant d'un homme qui sert sous un autre : il ne ti^ut pas ht première place, il 7Ïcst qu'en sceond. — Capitmne EN SECOND, Capitaine qui doit commander au défaut du capitaine eu pied. On dit, dans le même sens. Colonel en second, lieutenant en seco.nd. — Signer en second, se dit d'un notaire qui signe avec celui qui a reçu l'acte. — Secind. lAlbéric). (V. S.)

SECONDAIRE adj. [se-gon-dè-]. Accessoire, ([ui ne \](in[([\-\'vn second '.motifs secondaires. — Astron. Planètes secondaires, se dit quelquefois par généralisation, pour désigner les satellites : la lune est une planète secotidaire.

•SECONDAIREMENT adv. D'une manière seconijaire, ac'''essoirenient.

* SECONDE s. f. [se-gonde-dej. Classe qui précède la rhétorique : !/;; écolier qui est en seconde. — Mus. Intervalle de seconde, ou simplement Seconde, intervalle compris entre deux sons différents à distance l'un de l'aulre d'un seul degré, tels que Ut. ré. mi, fa, etc. : l'intervalle de seconde se compte toujours en montant. — Escr. Estocade de seconde, ou simplement Seconde, botte semblable à la botte de tierce, excepté que la lame passe sous le bras de l'adversaire. On la nomme aussi Tierce basse. — 60' partie d'une minute, soit heure soit degré. Les minutes étant la première division de ces unités, s'appellent dans les vieux traités de mathénialiq'ues, primes, et sont marquées'; les secondes (miniitose secondas), par ".

SECONDE (Sainte), vierge et martyre, moite dans le m" siècle de notre ère. Fête le lOjuillet.

* SECONDEMENT adv. En second lieu : Je vous dirai premièrement que... secondement que. . .

* SECONDER V. a. Aider, favoriser, servir quelqu'un dans un travail, dans une affaire : seconder les cœiw de quelqu'un. — Jeu de paume. Servir de second dans une partie : prenez ce joueur-Ut, il vous secondera bien.

SECONDIGNY, ch.-l. de cant., arr. et à 14 kil. S.-Û. de Parthenay (Deux-Sèvres). 2.45'd hab.

•SECONDINES s. f. pi. Accouch. L'arrièrefaix.

SECÛUADE s. f. Action île secouer. Fig. Vive léprimande.

"SECOUEMENT s. m. ou Secoùment. Action de secouer.

* SECOUER V. a. (lat. succutare). Remuer quelque chose fortement et à plusieurs reprises, en sorte que toutes les parties en soient ébranlées : secour un arbre pour en faire tomber la fruits. — Secouer la tète, faire un mouvement de la tête, pour refuser quelque chose, ou pour se moquer de quelqu'un. Secouer les oreilles, ne pas tenir compte de quelque chose, s'en moquer : quand on lui représente son devoir, il secoue les oreilles. Se dit aussi d'un homme en place qui ne veut point accorder quelque chose qu'on lui demande : à cette proposition il secoua l'oreille, les oreilles. — Il ne fait qu'en secouer les OREILLES, se dit d'uu homme à qui il arrive un accident fâcheux, qui reçoit quelque injure, quelque afl'ront, et qui témoigne n'y 'être pas sensible. — Se défaire de quelque chose par un mouvement violent : le taureau a secoué le joug. — »* Rudoyer : il l'a bien Sicoué. — Se secouer, s. v. pr. Se remuer fortement pour faire tomber quelque chose qui vous incommode : les chiens se secouent quand ils sont mouillés. — Fig. et fam. Il faut sk

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SECO

SECOUER, se dit à une personne à qui l'exercice, I en nature et les souscriptions deslinps aux

le mouveninnl est né.'ossaire. Dans un sens plus fis-uré, cette phrase signifie, i! faut agir dans celte circonstance, il ne faut pas demeurer oisif et spectateur indiil'érent.

SECOUEUR. EUSE s. Personne qui secoue.

* SECODRABLE adj. (fr. secours). Qui aime à secourir les autres, à les soulager dans leurs besoins : c'est un homme fort s>xourable. — Se dit passivement d'une place de guerre qui peut être secourue; et, en ce sens, il s'emploie plus ordinairement avec la négation : cette place est si bien investie, qu'elle n'est plussecourable.

SECOUREUR, EUSE s. Celui, celle qui porte secours.

• SECOURIR V. a. (lat. succurrcre). Se conjugue comme Counm, aider, assister, donner aide, prêter assistance à qui en a besoin : secourir les pauvres.

' SECOURS s. m. Aide, assistance dans le besoin : si^cours considérable.

N'appelons pas te peuple au secours des pnrtis, Si nous ne voulons pas être tous engloutis.

PoNSÂHD. Cliarlotte Corday, acte P', se. n.

— Se ditparticul., des troupes qu'on envoie ou qui viennent secourir, défendre, seconder ceux qui sont trop faibles pour résister avec avantagea des ennemis : envoyer du secours.

— Corps d'armée qui vient secourir une place assiégée : le secours est entré dans la place. — Porte de secours, porte d'une citadelle qui donne dans la campagne, et par laquelle on peut recevoir du secours ou se retirer. — Eglise bâtie pour la décharge d'une paroisse, à cause du grand nombre des paroissiens, ou de la distance des lieux, ou tic la difficulté des chemins : cette église n'est pus une paroisse, ce n'est qtt'itn secours. On dit, plus ordinairement ScccuBs.^LE. — Secours aux blessés militaires. Ei\cYt;L. « Les sociétés de secours aux blessés militaires, dont l'origine remonte à peu d'années, ont une mission reconnue de tous les peuples civilisés. Par la Convention de Genève du iiaoûl 1864, seize gouvernements se sont engagés à respecter et à protéger les représentants de ces sociétés. Par suite d'adhésions postérieures, trente- trois puissances sont liées par cette convention. — Les ambulances et les hôpitaux militaires sont déclarés neutres, et le bénéfice de celte neutralité est conféré à tout le personnel atïeclé au service des blessés. Il en est de même de toute maison qui a recueilli des blessés et de toute voiture qui les transporte. Le signe distinclif adopté pour les ambulances, les hôpitaux et les objets consacrés au transport, e^t un drapeau portant croix rouge sur fond blanc, lequel doit être accompagné du drapeau national. Les personnes attachées au seivice des blessés secourus par les sociétés portent un brassard qui, de même que le drapeau, se distingue par la croix rouge sur fond blanc. Les sociétés de secours aux blessés militaires ont déjà rendu de grands services à l'humanité, en apportant dans plusieurs guerres un concours précieux, qui a suppléé jusqu'à un certain point, à l'insuffisance des moyens dont les armées disposent. En France, la Société nationale de secours aux blessés des armées de terre et de mer (dont le siège est à Paris, rue Matignon, 19) a été reconnue comme établissement d'utilité publique, et un décret du 3 juillet 1884 l'a autorisée à donner son concours au service de santé militaire. Celte société se charge aussi de distribuer aux militaires malades les dons qui lui sont adressés

militaires malades ou blessés, el on les faisant parvenir aux armées en canipaijne. Telles sont: VVnion des Femmes de France (à Paris, rue du Faubourg-Poissonnière, 40 bis], et i' Association des Oames françaises (rue J.-J. Rousseau, 1d). — Sociétés de secours mutuels. Les sociétés de secouis mutuels semblent tenir lieu à notre époque des anciennes corporations de métiers qui étaient établies autrefois dans toute la France el que la loi du 14 juin 1791 a définitivement supprimées el interdites. Elles n'ont pas les graves inconvénients que présentaient ces corporations fondées sur le privilège, el dont les léglemenls oppressifs apportaient tant d'entraves à la liberté du travail el à celle du commerce et de l'industrie; mais elles oifrenl de très grands avantages à leurs membres, en leur permettant de ne pas rester dans l'isolement et en leur assurant les moyens d'être secourus saiisavoir recours à l'aumône ouàl'assistance publique. (Voy. Assist.\n'ck.J Pendant longtemps après la Révolution, le souvenir de lacontrainte tyranniqiie à laquelle avaientélé assujettis les membres dss anciens corps de métiers, fut un obstacle à la constitution des sociétés de secours mutuels. D'un autre cô lé, les gouvernements monarchiques, se défiant de ces associations, leur imposaient une réglementation trop rigoureuse; el il ne leur etail pas permis de se constituer librement, en présence de l'article 291 du Code pénal et de la loi du 10 avril 1834. Néanmoins, on comptait en 1847, dans toute la France, plus de -2,00.) sociétés de secours mutuels organi>ées. La liberté d'association ayant 61 é proclamée en 1848, ces sociétés se multiplièrent alors très rapidement; mais la loi du Ib juill. 1830 et surtout le décret-loi du '26 mars i8o2 leur ont retiré en grande paitie les droits dont elles jouissaient. En 1870 (Décr. "27 ocl.), le gouvernement de la Déténse nationale leur a rendu la faculté d'élire leurs présidents; mais il est urgent qu'une lui nouvelle vienne apporter en celle matière les changements nécessités par le progrès des mœurs. Suivant lalégislation aujourd'hui envigueur, il existe trois classes de sociétés de secours mutuels. Ce sont : 1° les sociétés reconnues comme établissements d'ulililé publique par décrets rendus en Conseil d'Etat (L- liJ juill. 1S50,etdécr. régi. Ujuill. 1«'^l).Cessociétes, en très petit nombre, ont la faculté d'être propriétaires d'immeubles, el celle Je recevoir, sauf autorisation adminislralive, des dons ou legs, quelle qu'en soit la valeur. 2° les sociétés approuvées par le prétél, dans les conditions du décret du 26 mars l«o2. Lorsqu'elles ont leur siège dans le département de la Seine, elles doivent être approuvées par le ministre de l'intérieur. Ces dernières sociétés ont le droit de prendre des immeubles à bail el de posséder des valeurs mobihères; mais elles ne peuvent, à moins d'y être autorisées spécialement par un décret, recevoir un don ou un legs dont la valeur excèderaito,OOOfr. 3° Lessociétéssimplement autorisées à se réunir en vertu d'une permission que le préfet accorde conformément aux articles 291 et 29"2 du^Code jsénal. Ces dernières sociétés n'ont qu'une existence de fait el ne sont aptes à faire aiicun des actes pour lesquels la personnalité civile est indispensable. Elles jouissent seulement d'un privilège qui leur est coiiimufi avec les précédentes el qui consiste â pouvoir faire des dépôts (l'argent dans lès caisses d'épargne, jusqu'à concurrence de 8,OO0 fr. (L. 3o juin

dans cette intention. iNous devons citer en- 1851, art. 4J. Les sociétés de secours mutuels

core d'autres sociétés de secours aux blessés militaires, lesquelles sans se donner, comme la précédente, la mission d organiser et de desservir des ambulances portant le drapeau de la croix de Genève, rendent néanmoins de très grands services en recueillant les dons

onl pour but d'assurer des secours tempo raires à leurs sociétaires malades, blcisés ou infirmes, et de pourvoir à leurs frais funéraires. Non seulement elles fournissent les secours médicaux et pharniaceutlques aux honim.'s, l'emmes uu enfanls qui onl été

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admis au titre d'associé participant; mais la plupart d'enli-e elles allouent une indemnité journalière à celui qui chôme de travail par suite de maladie. Les sociétés reconnues oi| approuvées peuvent, par des versements à h caisse des dépôts et consiirnations, constituer un fonds de retraites el au moyen du revenij spécial que produit ce fonds, elles servenj. alors des pensions à ceux de leurs sociétaire? qui y ont droit. Chaque pension ne peut être inférieure à trente francs, ni e.vcéder le dé: cuple de la cotisation annuelle. Les membres honoraires sont des personnes qui versent t^ la société une cotisation annuelle mais ne prennent aucune pari aux avantages de l'association. Une dotation constituée par l'Etat, et dont le capital excède aujourd'hui dix millions, sert a répartir chaque année des subventions entre toutes les sociétés reconnues ou approuvées, dans la proportion des sommes que chacune d'elles a versées à son fondsde retraites pendant l'année précédenle. Tous les capitaux el les excédents de receltes mis en réserve par une société approuvée, et qui sont versés à la caisse des dépôts et consignations, produisent un intérêt de 4 1/2 p. 100 par an. La commune est tenue de procurer gratuitement a toute société de secours mutuels régulièrement constituée un local pour les reunions des sociétaires, de fournir les livrets et les regisires, et de consentir une réduction des deux tiers du droit municipal perçu sur les convois funéraires. Les sociélés approuvées sont dispensées de tout droit de timbre (sauf de celui des quittances) et de tout droit d'enregistrement, pour les actes qui les concernent. Une société peut être su?pendue ou dissoute par le préfet, lorsqu'elle viole les règlements ou ses propres statuts; mais une société reconnue ne petit être dissoute que par décret ou par une dé-; libération de l'assembiéj générale dés sociétaiies. » (Ch. Y.)

' SECOUSSE s. f. Agitation, ébranlemeni de ce qui est secoué : rude secousse. — Fig. .\lteinle portée à la santé, à la fortune, au crédit, à l'ordre établi dans un Etat, etc.: la colique lui a donné de violentes secousses.

' SECRET. ETE adj. (lat. sen-etum). Qui n'est connu que dune ou de fort peu de personnes; que 1 on tient caché, dont on dérobe la coiinaisst^nce aux autres : affaire seerèle. — Sciences secrètes, prétendues connaissances que quelques gens se vantent d'avoir, principalement sur l'alchimie, sur la magie el sur la nécromancie. — M.\l.%die secrète, maladie honteuse, qui est ordinairement le fruit du libertinage : ce médecin s'occupe particulièrement des maladies secrètes. — Partie SECRÈTE, se dit d'une personne qui agit, qui sollicite contre une autre, soit dans un procès, soit dans quelque autre affaire, etqui ne veut point paraître : c'est sa partie secrète. — Un dit, dans le même sens. C'est son l.\nesii SECRET. — Se dit aussi des personnes qui savent se taire, et tenir une chose secrète: c'est un homme à qui vous poueez tout confier, il est fort secret. — Secret s. m. Ce qui doit être tenii secret, ce qu'il ne faut dire a personne : garder un secret. — Etre du secret, dans le SECRET, avoir part à quelque résolution, à i quelque dclibératiou où peu de gens sont admis, à quelque dessein caché. — Avoir le SECRET DE QUELQU'UN, savoir soii secrel. On dit de même, Ce mi.\istr|5 a le skcrkt de telle

NÉGOCIATION, ou ai)SOl., Il A LE SECRET, il est le

seul des ministres employés dans cette négociation, qui connaisse les véritables intentions du prince. — C est le secret de la comédie, se diL d'une chose qui esl sue de tout le niopde, et dont quelqii'un veut faire un secret. Un dit a peu pies dans le même Seps,

C KSr LE SECRET DK PoLlCULNELLE. — Ç KSf MON

si.cuET, se dit à une per-uiine pour lefusérde lui doniicr connaiïsaiiee d une chose. — Dis.

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crétion, silence sur une cliose confiée •.je'vmis demande le secret. — Moyen connu d'une seule personne ou de peu de personnes pour faire de certaines choses, pour produire de certains effets : secret pour guérir la goutte. — Moyens qu'on met en usage pour venir à bout de quelque chose, pour y réussir : le secret de plaire. Par plaisant., Il a trouvé LE SECRET DE SE RUINER. — Se dit cncore, dans quelques arts mécaniques, de certains ressorts particuliers, qui servent à divers iisases : on ne peut ouvrir ce coffre-fort, si l'on n'en sait le secret. — Cache pratiquée dans un coffre-fort, dans un secrétaire, dans un cabinet.— Lieu séparé où on enferme le prisonnier, en ne lui laissant de communication qu'avec le geôlier : mettre un prisonnier au secret. — En secret loc. adv. En parliculier, sans témoin : je lui ai parlé en secret. — D'une manière secrète, cachée : il feint de l'aimer, mais en secret il le déteste. — Législ. « Il est des cas où l'obligation morale du secret est sanctionnée par la loi. Le secret des délibérations intérieures, soit des jurys, soit des cours et tribunaux, est rendu obligatoire par la loi sur la presse, sous peine d'une amende de 100 à 2,000 fr. La même peine est appliqui^e à ceux qui ont rendu compte, soit des procès en diffamation dans lesquels la preuve des faits n'est pas autorisée (voy. Diffamation], soit des procès civils, lorsque les cours ou tribunaux en ont formulé l'interdiction, soit des procès en divorce ou en séparation de corps; mais ces défenses s'appliquent aux débats et non au texte des arrêts ou jugements (L. 29 juilletlSSl, art. 34; L. ï7 juillet 1884, art. 3). — Les secrets de fabrique sont garantis par l'article 418 du Gode pénal, lequel punit d'un emprisonnement de trois mois à deux ans et dune amende de 16 à 200 fr., tout directeur, commis ou ouvrier qui a communiqué à autrui les secrets de la fabrique dans laquelle il est employé. Si le secret a été communiqué à des étrangers ou à des Français résidant à l'étranger, l'emprisonnement doit être de deux à cinq ans et l'amende de 500 à 20,000 fr. — Le secret des lettres confiées à la poste est assuré par l'article 187 du Code pénal. (Voy. Lettre.) Cet article s'applique également à la correspondance télégraphique (L. 29 nov. 1850, art. o). — Le secret professionnel est imposé à toute personne, à l'égard des faits dont elle est instruite à cause de sa fonction ou de sa profession. Ainsi, tout fonctionnaire public, tout agent, tout préposé du gouvernement, ou toute autre personne qui, étant chargée ou instruite officiellement ou à raison de son état du secret d'une négociation ou d'une expédition, a livré ce secret aux agents d'une puissance étrangère, doit être condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée. Avantlaloi duiOjuiu 1850, ce crime était puni de la peine de mort (G. pén. 80). Les médecins, les sages-femmes et toutes les autres personnes qui sont dépositaires par état ou par profession des secrets qu'on leur confie et qui ont révêlé ces secrets, sont punis d'un emprisonnement d'un mois à six mois et d'une amende de 100 à 500 fr. {id. 378). Les notaires ne peuvent, à moins d'une ordonnance du président du tribunal, donner connaissance des actes dont ils ont la garde à d'autres personnes qu'à celles intéressées en nom direct dans ces actes, à leurs héritiers ou à leurs ayants droit, sous peine des dommages-intérêts, d'une amende de 20 fr. pour la première fois, et d'une suspension de trois mois eu cas de récidive (L. 25 ventôse an XI, art. 23; L. 16 juin 1«24, art. 10). Les agents de change doivent garder le secret le plus inviolable aux personnes qui les ont chargés de négociations, à moins que les parties ne consentent à être nommées, ou que la nature des opérations ne l'exige ;Air. -27 prairial an X, art. l9;Arr. casg. 29 juin 1885). — La mise au secret d'un in-

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culpé est l'intordiclion de communiquer, prescrite par le juge d'instruction ou |iar le président de la cour d'assises. Cette interdiction ne doit pas être ordonnée pour plus de dix jours, mais elle peut être renouvelée. (C. inst. crim., art. 613, modifié par I,. 14 juin. 1865). » (Cm. Y.)

SECRETA s. m. pi. [sé-kré-ta] (mot lat qui signifie fftoses sécrétées). Méd. Sécrétions excréments, urine, exhalation cutanée ou transpiration et perspiration, crachats, mucosités.

' SECRÉTAIRE s. m. Celui dont l'emploi

est de taire et d'écrire des letti-es, des dépêches pour une personne à laquelle il est attaché, dont il dépend : il m'a fait écrire pur son secrétaire. — Secrétaire d'Etat, titre de chacun des ministres qui ont un département, et qui contresignent les ordonnances ou les décrets du chef de l'Etat : le secrétair d'Etat ministre de l'intérieur. — Secrétairh d'ambassade, celui qui est nommé par le chef du gouvernement, et qui reçoit un traitement du Trésor public, pour faire et pour écrire les dépêches de l'ambassade. — Celui qui rédige par écrit les délibérations de quelque assemblée : secrétaire de la Chambre des députés. — Sbcuétaire général du Conseil d'Etat, D UN ministère, d'une PRÉFECTURE, employé supérieur qui a principalement le soin de garder les aichives, d'entretenir la correspondance, et d'expédier les actes du Conseil d'Etal, d'un ministère, d'une préfecture : te secrétaire^ général de la préfecture de la Seine.

— Seckétaire d'une mairie, celui qui Cït chargé de tenir les legislres de la mairie, et d'en donner des extraits. On dit également, dans les places de guerre, .Secrétaire de place; et, au Palais, Secrétaire du parquet.

— Bureau sur lequel on eei'lt et où l'on renferme des papiers : secrétaire d'acajou, de noyer. — Adm. « Le cadre des secrétaires d'ambassade ne comprend pas seulement des fonctionnaires attachés aux principaux dignitaires diplomates, qui représentent la France à l'étranger; il compiend aussi des Ibnctionnaires de l'administration centrale du ministère des allaires étrangères. L'équivalence des grades est déterminée par un décret du 21 fév. 1880. — Les secrétaires d'Etat ne sont autre chose que les ministres. (Voy. Ministre.) — Les secrétaires généraux de préfecture ont pour attribution de remplacer le préfet, soit en cas d'absence ou d'empêchement, soit envertu d'une délégation spéciale ; ils remplissent en outre les fonctions de ministère public auprès des conseils de préfecture. (>es fonctionnaires ont été institués par la loi du 28 pluviôse au VUl. Ils ont été supprimés trois fois : en 1817 (Ord. 14 avril), en 1832(Ord. 8 mai), et en 1848 (Décr. 18 nov.); et ils ont été rétablis en dernier lieu par un décret du 2 juillet 1853, lequel a été confirmé par la loi du 21 juin 1865. Les secrétaires généraux des prélectures pourraient être, sans inconvénient, remplaces par les membres des conseils de prélecture. » (Gh. Y.)

* SECRETAIRE s. m. Ornith. Genre d'oiseaux de proie ignobles, dont l'espèce la mieux connue est le sccrelarius reptitiiorus Daud. {gijpogeratrus serpentarius , 111). H mesure environ 3 pieds de long, et habite les plainea sablonneuses de l'Afrique du Sud; sa couleur générale est un gris bleuâtre, les pennes, les cuisses, la crête et l'abdomen plus ou raoin.- marqués de noir. Sa tête est surmontée d'une lo.igue crête érectile, qui, lorsqu'elle est basse, ressemble aux plumes que les commis portent derrière l'oreille; de là son nom de secrétaire. Il se nourrit surtout de serpents; il court à grands pas, d'une allure rapide. On voit ordinairement ces oiseaux par couples. On les domestique à demi et oa les introduit dans les bassescuurs où ils dévorent les rats, les serpents et

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