SÉLA
de l'eau, tandis que l'arfrent métallique basique s'unit au radical (N G') pour former du nitrate d'argent. — Il y a trois variétés de sels qui dépendent des proportions relatives du radical au basique ou, en termes ordinaires, de l'acide à la base. On les appelle sels neutres ou normaux, sels .acides, et sels basiques ou sous-sels: 1° sels neutres. On dit communément qu'un sel est neutre lorsque les caractéristiques de l'acide et de la base se sont neutralisés les uns les autres: on admet généralement que cette condition existe lorsque le sel n'a les effets ni des acides ni des alcalins sur certaines couleurs végétales. Mais il y a quelques sels qui sont regardés comme neutres à cause de leur composition, ou, pour employer un terme plus approprié, comme normaux et qui cependant ont la propriété de rougir les bleus végétaux, et vice versa. Il y a quelques acides (on les regarde aujourd'hui comme des sels d'hydrogène) qui ne contiennent qu'un atome d'hydrogène lequel peut être déplacé par un atome d'un métal monadique. Ces acides sont dits monobasiques, et parmi eux, se trouvent l'acide hvdrochlorique H Cl, l'acide nitrite H N 0', et "l'acide acétique H C^ H" OK Lorsque ces acides s'unissent à des bases, ils ne peuvent former que des sels monobasiques, c'est-à-dire contenant un seul atome de base. D'autres acides contiennent deux atonies d'hydrogène, qui peuvent être déplacés par deux atomes d'un métal monadique comme le potassium, ou pour un équivalent d'une dyade, comme le zinc. Ces acides sont appelés biijasiques; parmi eux, sont l'acide sulfurique H'^ S 0*, et l'aride tartrique H^ C" H' 0*. D'autres acides encore contiennent trois atomes d'hydrogène, qui peuvent être remplacés par trois atomes d'un métal monadique ou jiar un atome d'une triade; ou les appelle tnbasiquos; tels sont l'acide phospiiorique H^ P 0*, et l'acide citrique H^ C' H^ O''. Les acides et les sels qui contiennent plus d'un équivalent de basique sont dits polybasiques. En général, lorsque tous les atonies de l'hydrogène basique de l'acide sont, dans la fornfiatioii du sel, remplacés par un nombre équivalent d'atomes du basique métallique, le sel ainsi formé sera normal, ou, pour employer le langaire ordinaire, neutre; 2° sels acides. Lorsque les atomes de l'hydrogène basique ne sont remplacés que partiellement par une base métallique, le sel ainsi formé est un sel acide; 3° sels basiques. Ce sont ceux qui contiennent un plus grand nombre d'atomes de métal basique qu'il n'y avait d'atome- d'hydrogène basique dans l'acide. Il n'y a que certains acides et certaines bases qui aient de la tendance à la formation des sels basiques. Les monades basiques ne forment pas de sels basiques; 4° sels doubles. En considérant les acides et les sels polybasiques, on a vu qu'un des atomes d'hydrogène basique d'un acide bibasique peut être remplacé par un atome d'un métal basique monadique. Un sel acide semblable peut être regardé comme un véritable double sel d'un métal et d'hydrogène. Mais on peut former un double sel normal, en remplaçant une moitié de l'hydrogène basique par un métal monadique, et l'autre moitié par un autre métal monadique. Un exemple de ces doubles sels est le sel de la Hochelle (tartrate de potasse et de soude), K.NaCMl*0<'-f4Aq.
SEL (Le), ch.-l. de cant., arr. et à 51 kil. N.-E. de Bedon (lUe-et-Vilaine) ; G7u liab.
SÉLACIEN, lENNE adj. (gr. sclarhos, poisson cartilagineux). Icht. Synon. de (^ii.i.n-
DltOPTERYGIEN. — ' S. 1)1. pi. NOIll ap[diqué,
depuis Aristote jusqu'à nos jours, aux familles de poissons cartilagineux ei à branchi(!s fixes, tels que les raies et les requins, (Voy. Pla-
GIOSTOUES et ClIO.NDROPTERYGlENS.)