‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 228 sur 639 · SEME · texte numérisé non relu

SEME

flan* l'éjrlise pendant la semaine saiiili!, peu- 1 "SEMBLANTS, m. Apparence. Ne se dit danl la (juinzaine de Pûiiiies : imprimer une qu'en pailanl des personnes : î'i m'a trahi Romaine sainte. — PriÈri'.u .\ la rmiK sii-iiAiNi:, | 40»s un semblant d'amitié. — Faire semblant tirer un intérêt e.xlioibilant d'une petite de, FAfiiE semul.ant que, feindre de, feindre somme remboursable à un terme très court, que : ccl homme fait semblant de dormir. — Se dit souvent en parlant de certaines l'ani. Ne iaiuk semblant de rien, prendre un

fonctions dont on est charge ù son tour pendant une semaine : il est de semaine pour servir au réfceloire. — Suite de sept jours que l'on commence à compter de quelque jour que ce soit : j'ai passé à la campti'jne une .semaine entière. — Travail que des ouvriers font pendant une semaine : cette réparation serait la semai)ie de quatre homntes. — Payement que les ouvriers reçoivent du travail de leur semaine : cet ouvrier recevra demain sa semaine. — Petite somme que l'on donne à un enfant pour ses menus plaisirs de la semaine.

•SEMAINIER. 1ÈRE s. Celui, celle qui est de scmanii' pour onicier dans un chapitre ou dans une cornriuinanlé reli^'ieuse. — (Comédien qui est charjîé pendant une semaine de tous les détails relatifs à la composition et à l'exécution du répertoire ; les deux semainiers de la Comédie-Française.

SEMAISON s. f. Action de semer; temps des semailles : a l'époque de la semaison.

' SÉMAPHORE s. m. [sé-ma-fo-ro] (gr. sema, signe; phoros, qui porte). Sorte de télégraphe établi .-ur les côtes, pour servir à faire connaître l'arrivée, les manœuvres, etc., des bâtiments venant du large, navigant ou croisant à la vue des côtes et devant les ports.

* SEMBLABLE adj. (fr. sembler). Pareil, qui ressemble, qui est de !a même nature, de même qualité : ces deux choses sont semblables. — Géom. Trl^ngles semblables, ceux qui ont leurs angles égaux, chacun à chacun; et, Figures semblables, celles qui ont leurs angles égau.x, chacun a chacun, et dans lesquelles, outre cela, les côtésqui comprennent ces anples sontproportionnels. — s. Se joint toujoui's avec l'adj. poss. : c'est un homme qui n'a pas son semblable. — Se dit souvent d'un ou de plusieurs hommes, par rapport aux autres hommes : l humanité nous obliijc à avoir | pitié de noire semblable, de nos semblables.

' SEMBLABLEMEKT adv. Pareillement, aussi : euiis êtes de cet avis, et moi semblablement. (Peu us.)

SEMBLANÇAY (Jacques DE Beaune, sei<jneur de), suiinlciidanl des linancos, né à Tours en 144o, pendu aMontfaucon en ViiH. 11 remplit les fonctions de surintendant des finances sous Charles VllI, Louis XII et François 1='. Louise de Savoie, ayant détourné l'aigent destiné aux troupes du .Milanais, accusa Semblançay de malversation; ce dernier se disculpa auprès de François I", mais il perdit sa charL'e en Ib'i") pour avoir refusé de prêter au roi la somme nécessaire à une nouvelle expédition dans le Milanais. Louise de Savoie, qui conservait au surintendant une rancune implacable, profita de l'absence du roi pour suhorner des témoins, fit accuser Semblançay de péculat et le lit traduire devant une commission composée [lar son confident Duprat. Il fut condamné et pendu. Fort de son innocence il marcha au supplice avec courage et fermeté, ainsi que l'attestent ces vers de Marot :

■ M;iiJI:iril, juge (l'enfer, menoit

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■ rà

vous le fiiire ciitcmlre, l.iil llummc que mort va prendre; El Scnibbne;i\ fut si ferme veitlard, Que l'on cuidoit pour vrai qu'il mena pendre .\ Montfaucon le lieutenant .Maillard.

Le roi Ut réhabiliter sa mémoire et rctalilil son fils dans tous ses biens.

SEMBLANCEs. f. Appaionre d'un., rlin--. ressemblance.

air indifl'érent, avoir attention à ne rien dire, à ne rien faire qui puisse donner à connaître ce que l'on pense, le dessein qu'on a : si vous Voulez réussir dans celte affaire, ne faites semblant de rien.

' SEMBLER V. n. (lat. simulare). Paraître avoir une crrtaine qualité ou une certaine manière d'être. Se dit des personnes et des choses : ces ehoses-lci me semblent belles et bonnes. — Est souvent impersonnel : il semble â vous entendre parler que vous m'ayez rendu service. — Par manière de parenthèse. Ce me semble, selon moi, à mon avis : il faudrait, ce me semble, user d'indulgence. On dit quelquefois dans le même sens. Ce semble. — Il me semble, il vous semble, etc., C'i-'E, je crois, vous croyez, etc., que. Il me semble qle JE le vois, je crois que je le vois. — Il me SEMBLAIT QUE CELA ÉTAIT AINSI, je crovais que cela était ainsi. — Il vous semble donc? vous croyez donc? — A ce qu'il vous semble, à ce que vous croyez. — Se joint aussi avec la prép. DE : que vous semble de cette uffai Que vous stmblc-l-il de ce tableau ? Que vous en semble ? Je lui ai dit ce qu'il m' en semblnit. Dans ces phrases, que vous semble ? que vous en semble^ ce qu'il m'en semblait, peuvent .se fendre par. Que croyez-vous ? qu'en croyezvous? ce que j'en croyais; ou par. Quelle est votre o[)inioii, quel est votre avis? etc. — Se joint encore avec le mot bon : si bon lui semble ; si bon leur semble.

* SEMÉ, ÉE part, passé de Semer. - L'.n

DISCOURS, UN iicRlT SEMÉ D'|X.1URES, DE l'OI.NTES,

oit il y a beaucoup d'injures, de pointes, etc., etc. — Blas. Un écu semé de fleurs de li-, SEMÉ DE trèfles, "etc. Cela ne se dit que lorsque les pièces dont on parle sont répandues sur l'écu de telle sorte que, vers ses bords, elles ne sont point entières. — Vén.UN ceuf MAL SEMÉ, un cerf qui a plus d'andouillers d'un côté que de l'autre.

SÉMÉIOGRAPHIE s. f. (gr. semeion, signe ; graphein, décrire). Méthode sténographique en u?age chez les anciens.

" SÉMÉIOLOGIE ou Séméiotique s. f. Partie de la médecine qui traite des signes indicalifs des maladies et de la santé.

SÉMÉLÉ (Mythol. gr.), fille de Cadmus, aimée de Jupiter. Junon, jalouse, lui persuada de demander à son amant qu'il lui apparût revêtu des attributs de sa puissance. Il y consentit à regret, et se montra à elle sous les traits du dieu du tonnerre, et elle fut consumée par les éclairs qui l'entouraient. Mais Jupiter sauva l'enfant qu'elle portait dans son sein, en l'enfermant dans sa propre cuisse jusqu'au terme de sa naissance, (let eiifanl est Dionysios, ou Bacchus.

■ SEMELLE s. f. Pièce, ordinairement de cuir, qui fait le dessous du soulier, de la botte, de la pantoulle : .wulier à simple semelle. — Morceau d'étoU'e dont on garnit le pied d'un bas de laine, de colon, de soie, etc. : mettre des semelles à des bas. — Semelles de Lii-;GE, DE FEi.'TRE, morccaux de liège, de loutre taillés en semelles, qu'on met dans les souliers pour garantir les pieds de l'humidité. Semelles de crin, espèce de coussinets de crins qui on! la même forme et qui servent au même usage. — Sauter tant de semelles, sauter un espace de terre qui contient tant de fois la longueur du pied d'un homme. — Kscr. Keculer d'une semelle, nu.Mi'RE LA SEMELLE, Teculer de la longueur du pied. — Pop. Battre la semelle, voyager a pied. Si' dit ordinairement .les artisans (im coureiil le jiays en exerçant leur nietier.

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