SEME
et quelquefois des vagabonds : il a bien bitlu la semelle. — Charpent. Pièce de bois eoiichée horizontalement sous le pied d'un étai, ou servant d'enlrait dans un comble : semelle d'étai. — Mar. Pièces de bois plates nii^es scus un corps pesant, pour servir à le faire glisser : on met des semelles sons les bignei destinées à mdter et démdter, afin de pouvoir les faire glisser de l'aviint ù l'arrière quand il le faut. — Artill. Planchette de bois fort épaisse, qui se place entre les deux Uasques d'un alfùt. et sur laquelle le canon pose.
* SEMENCE s. f. fse-man-ce] (lat. snnen). Grain que l'on sème. !\e se dit piopreinenl que du froment, du seigle, de l'orge, de l'avoine et de quelques autres plantes céréales : blé de semence. — Tout ce qui se sème, par la main de l'homme ou naturellement, grains, graines, noyaux, pépins, etc. : les graines sont la semence des herbes et des légumes. — Les quatre semences froides, les graines de melon, de citrouille, de concoiiilire et de courge. Les quatre semences chaudes , les graines d'anis, de fenouil, de cumin et de carvi. — Fig. Cause d'où il doit naître, avec le temps, de certains effets : tes instructions qu'on donne il cet enfant, à ce jeune homme, sont des semenecs de vertu. — S[ierme, ma-
?iliéi'edunt les animaux sont engemlrés. — Semence de perles, très petites perles dont ordinairement quatre ou cinq ne pèsent qu'un grain : la semence de perles se void à lonee. — Semence de diamants, se dit de très petites parcelles de diamants, dont on orne des bijoux. — Fspèce de clous fort petits.
• SEMENCINE s. f. Pharni. L'une des trois princiiiairs sortes de semen-contrat.
* SEMEN CONTRA s. m. [sé-mènn-kon-tra] (lai. scmen, semence ; contra, contre, sousentendu vermes, les vers]. Nom pharmaceutique d'une g-raine acre et aromatique fort usitée comme vermifuge et qui est pioduile par diverses espèces d'armoises. On la nomme autrement santoline. — Le scmen-contra est un vermifuge estimé contre les lombrics et les ascarides vermiculaires. On l'associe à des substances sucrées pour en masquer l'odeur désagréable. Poudre, 2 à 5 gr. en pilules. On lui préfère son principe actif, la sanloninc, à la dose de 20 à 40 centigr. en potion ou en dragées.
SEMENDRIA {sevhe Smederevo), \\\[c forte de Serbie, sur le Danube à 43 kil. E.-S.-K. de Belgrade; G.'JSO hab. On y fait de bonnes armes à feu. C'était autrefois la capitale de la Serbie, etaprès l'avoir prise et perdue maintes fois, les Turcs l'ont gardée jusqu'en 1867.
* SEMER V. a. Epanrlre de la graine ou du grain sur une terre préparée, afin de les faire produire et multiplier; mettre des semences en terre : setner du blé, de l'orge. — Absol. C'est le temps de semer. — Se dit, fig , en parlant de certaines choses que l'on répand, que l'on jette çà et là, que l'un dissémine : ii «cmait so« argnit le long des chemins sans s'en apercevoir. — Fig. Semer de-î pièges sur les pas de quelqu'un, lui tendre de secrètes embûches. — Fig. Répandre : semer de mauvaises doctrines.
SEMESTRAL, ALE adj. Qui se fait, ijui a lieu cbaiiue seineslrc.
* SEMESTRE s. m. (lat. scmeslris). Espace de six niins l'onsécutifs : il rend compte de sa gestion a la /in de chaque semestre. — Se dit aussi des rentes mêmes, des traitements, etc., qui se payent par semestre, à la lin de chaque semestre : pai/er te semestre échu. — Semestre de janvier, le semestre qui commence le premier jour de janvier. Semestre de juillet, le semestre qui commence le premier jour de juillet. — Se dit, particul., en parlant de certains emidois qu'on est obligé de remiilii' pendant la moitié de l'anuoe :
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servir par semestre. — Se dit, par ext., de ooiix qui oiU obtenu un conEré de semestre : riipiKler les semestres. On les nomme autrement Seuestkiers. — Chaque moitié dune compagnie judiciaire qui servait par semestre : assembler tes semestres, tes deux semestres. (Vieux.)
' SEMESTRE adj. S'est dit des compagnies qui servaient par semestre, comme le g-rand conseil, la chambre des comptes de Paris, etc. : on rendit tel parlement semestre. — S'est dit également de certains fonctionnaires publics qui ne servaient que par semestre dans une compagnie : conseiller d'Etat semestre.
' SEMESTRIEL. ELLE adj. Qui se fait, qui a lieu par semestre, à la fin de chaque semestre : piuciiicnls semestriels.
' SEMESTRIER s. m. Militaire absent de son corps par un congé de six mois : les semestricrs rejoir/nent le corps. — Semet. (V. S.).
* SEMEUR s. m. Celui qui sème du grain. — Fig. Semeur de discorde, semeur de zizanie, etc., celui qui se plait à brouiller, à diviser les esprits; et. Semeur de f.\us bruits, celui qui répand de fausses nouvelles.
' SEMI, mot pris du latin, et qui signifie, demi. 11 se joint toujours à un autre mot, et n'entre guère que dans les expressions suivantes : les senti-pélarjiens ; les semi-ariens; un semi-ton, en musique; os, cartilage semilunaire; les eartaux semi-circulaires ; une fête semi-double; une semi-prébende; tin scmi-prébendier ; une semi-pite; une semi-preuve ; une fleur semi-double, semi-flosculeuse ; un recueil semi-périodique.
•SÉMILLANT. ANTE adj. [Il mil.]. Remuant, extrêmement vif: enfant sémillant.— Fi:;. Un esprit sémillant.
SÉMILLER v. n. [Il mil.]. Etre sémillant.
Ci-t étourdi qui court, sautfî, sémille.
* SEMINAIRE s. m. ihit. stminurium). Lieu destiné pour élever, instruire, former des ecclésiastiques dans la piété et dans les autres devoirs de leur état : le séminaire de tel diocèse. — Se dit aussi de tous les ecclésiastiques qui demeurent dans un séminaire : tout le séminaire assistait à ce sermon. — Temps déterminé qu'on doit passer dans un séminaire, pour être admisaux ordres sacrés : il commence, il finit son séminaire. — Se dit quelquefois, par ext., des lieux où l'on se forme à une profession quelconque: cette école est un séminaire de bons officiers. — Lègisl. « L'article 11 du concordat du 26 messidor an I.\ porte que « lesévêques pour- « ront avoir un séminaire dans leur diocèse, « sans que le gouvernement s'oblige à les « doter ». Les règlements intérieurs de chaque séminaire diocésain doivent être approuvés par le chef de l'Ktat. Les professeurs doivent avoir souscrit la déclaration faite par le clergé de France en 1 682 et s'être soumis à enseigner la doctrine qui y est contenue; les évêques sont tenus d'adresser au directeur des cultes une expédition enferme de cette soumission, etde lui envoyer chaque année le nom de tous les élèves "(L. 18 germinal an X, art. 23, 24, 23). Ces séminaires i diocésains, que l'on nomme aussi grands séminaires, sont capables de posséder, d'ac- ' quérir, etc., comme tout autre établissement public (voy. Etablisseme.nt) ; mais ils sont | soumis à quelques règles particulières (Décr. 6nov. 1813, art. 67 et s.), lly a aujourd'hui, en France, Si séminaires catholiques diocésains. Un décret du 30 septembre 1807, institua dans ces séminaires des bourses payées par l'Etat; mais, par suite de l'inexécution des conditions imposées par la loi organique de l'an X, ces bourses ont été d'abord réduites, puis elles ont été supprimées par prétérilion au budget de 18So. Ce budget a seu- 1
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lement conservé un crédit de 20,000 fr. pour bourses dans les séminaires protestants, et un crédit de C,oOO fr. pour celles du séminaire Israélite. La loi du 23 ventôse an XII accordait une maison nationale à chacun des- séminaires métropnlilains destinés à donner une instruction tliéologiqne supérieure : ces séminaires ont été remplacés par les facultés de théologie que le décret du 17 mars 1808 a créées et qui ont été supprimées par prétériliou lors du vole du budget de l'exercice 1885. — Les écoles secondaires ecclésiastiques, auxquelles on donne aussi le nom de petits séminaires doivent être gérées par le bureau d'administration du séminaire diocésain (Décr. 6 nov. 1813, art. 63). Une ordonnance royale du 16 juin 1828 porte que « nul ne peut être chargé soit de la direction « soit de renseii.'nemenl dans une école se- « condaire ecclésiastique, s'il n'a affirmé par « écrit qu'il n'appartient à aucune congré- « gation religieuse non légalement établie « en France ». Une seconde ordonnance du même jour limitait le nombre des élèves des petits séminaires, et exigeait que leurs directeurs eussent été agréés par le gouvernement. Cette ordonnance créait dans lesdites écoles, 8,000 demi-bourses de loO fr. chacune, lesquelles ont été supprimées par une ordonnance du 30 septembre 1830. Les législateurs de 4 850, plus favorables au clergé que ne l'avait été le gouvernement de Charles X, accordèrent les plus grandes facilités pour la fondation d'établissements pai'ticuliers d'enseignement secondaire. En outre les petits séminaires n'ont plus été astreints à aucune condition, sauf à celle de rester soumis à la surveillance de rEtat(L. 15 mars 18o0,art. 60 et s.). Celte surveillance est réglementée par les instructions ministérielles des 10 mai IS.'iO, 28 janv. 1852, et 30 sept. 1885. Depuis 1850, les écoles secondaires tenues parle clergé séculier et par les congrégations se sont multipliées, sans que les petits séminaires aient cessé de subsister. Tous ces établissements préparent leurs élèves aux examens de l'Université et à ceux d'admission dans les écoles spéciales du gouvernement. Les dangers que cette direction congréganiste ou séculière présente pour l'avenir se sont déjà manifestés. Une partie de la jeunesse ainsi élevée se trouve nécessairement imbue des doctrines ultramontaines, et portée à combattre les principes sur lesquels repose l'existence des sociétés modernes et que condamne le Syllabus. Il est donc urgent que l'on mette en vigueur des lois qui sont depuis longtemps préparées dans le but d'arrêter le développement de ces levains de guerre civile. (Voy. Université.)» (Ch. Y.)
* SÉMINAL, ALE, AUX adj. Anat. Qui a rapport a la semence : les vésicules séminales. — Bot. Lobes séminaux, les deux corps charnus qui sortent de la semence des dicotylédones, lorsqu'elle germe; et qui, dans plusieurs de ces plantes, se transforment en deux feuilles, appelées Feuilles séminales.
SEMINARA, ville du rovaume d'Italie, à 36 kil. N.-E. de Reggio ; 4,Ô00 hab. En 1493, les Français, commandés par d'.\ubigny, y battirent les troupes de Gonzalve de Cordoue et y furent défaits par ce même général en 1303. En 1807, ils y remportèrent une victoire sur les Napolitains. Deux tremblements de terre, l'un en 1638, l'autre en 1783, détruisirent cette ville.
* SÉMINARISTE s. m. Celui qui est élevé, instruit dans un séminaire : un séminariste de Saint-Sulpî-:'j, de Saint-Nicolas, etc.
SÉMINATION s. f. (lat. seminatio). Bot.
Phénomène naturel par lequel les semences ou graines des végétaux se dispersent et germent.
SÉMINIFÉRE adj. (lat. semen, semence;
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fcro, je porte). Bot. Qui porte des semences,
des graines.
^ SÉMINOLES {Variabonds\ nation d'Indiens de la Floride, composée de bandes de Creeks et de nègres. Us prirent parti pour les .^^nglais pendant la guerre de l'indépendance. Us renouvelèrent la guerre en 1812, et y perdirent leur chef. Ring Payne. Après de's luttes prolongées, les Séminôles abandonnèrent, par le traité de Fort .Moultrie (18 sept. 1823), presque tout leur territoire. A la fin. au printemps de 18.37, ils se décidèrent k émigrer. Un de leurs chefs, cependant. Osceola, se retira dans les forêts et recommença la guerre, mais il ne tarda pas à être fait prisonnier. En 1842, les Séminoles de la Floride n'étaient plus qu'au nombre de 300. Le traité du; août 1836. entre les Etals-Unis, les Creeks et les Séminoles, reconnaît ceux-ci comme nation et leur donne des terres à l'O. des Creeks. On pense qu'il y a environ 2,350 Séminoles sur le territoire Indien, et 330 dans les Everglades de la Floride.
SÉMINULE s. f. (dimin. du lat semen, semence'. Bot. Petite semence. — Physiol. Atome séminal.
SÉMINULIFÉRE adj. (fr. séminule ; lat.
fero, je porte). Qui porte, qui produit des
séminales.
SEMIPALATINSK [sé-mi-pa-Ia-tinnssk']. I, province de la Russie d'Asie, dans la division de l'Asie centrale, confinant à la Sibérie et à la Chine; 487,673 kil. carr. : 600,000 hab. Elle comprend une partie du pays des Kir- L'hiz. — II, cap. de la province, sur Tlrtish, à 750 kil. S.-O. de Tomsk; 26,000 hab. Ville fortifiée et où il se fait un grand commerce.
SÉMIRAMIS [sé-mi-ra-miss], reine d'Assyrie, qui, d'après les traditions fabuleuses, régnait vers 2000 av. J.-C. Les assyriologues supposent que c'est la reine Sanimuramit, femme d'Iva-Lush, qui vivait vers 800 av. J.-C. La Sémiramis légendaire, femme de Ninus et mère de Ninyas, après avoir bâti Babyloue, soumit l'Egypte et la plus grande partie de l'Ethiopie ; et elle aurait conquis l'Inde si les éléphants de guerre du roi Stratobatis n'avaient mis en iuite son armée. La réelle Sanimuramit fit exécuter quelques grands travaux à Babyloue, mais son règne n'eut que peu d'importance politique. — Cette reine puissante et belliqueuse a prêté son nom à une cinquantaine de pièces de théâtre, parmi lesquelles nous citerons une tragédie de Crébillon (1717), une tragédie de Voltaire (1748), un opéra de Gluck et .Métastase (1748), un opéra de Rossini et Russi (1823; Paris, 1825)
SEMIRIETCHENSK, province de la Russie d'Asie, dans le Turkestan, sur les frontières de l'empire chinois et du Turkestan oriental; 402,202 kil. carr., 600,000 hab. Pays montagneux, arrosé par l'ili et le Naryn. On y trouve le lac Issikkoul. Cap., Viernoye.
•SEMIS s. m. (fr. semer). Agric. et Jardin. Plant d'arbrisseaux, de plantes, de fleurs, venant de graines el qui ont été semées. Se dit aussi du travail que fait le jardinier pour former cette sorte de plant : j'ai un beaîi semis d'œillets.
SÉMITE s. m. (de Sem, fils de Noé). Homme d'une race comprenant tous les peuples qui parlent ou ont parlé l'hébreu, l'arabe ou une autre langue de la même famille.
* SÉMITIQUE adj. Se dit des langues qu'on regarde coinnie ayant été parlées par les enfants de Sem, et par leurs descendants. — Encycl. La race sémitique forme une des plus considérables divisions de la grande famille caucasienne. Le nom de sémitique (proprement shéraitique) a été étendu de nos jours au delà du cercle des peuples que la Genèse représente comme descendants de
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