SEMO
Sem ou Shem. Les Araménns (Syriens et Chaldéens). les Hébreux et les Phéniciens de la derniéie époque sont classés conimc Sémites septentrionaux, et les Arabes du centre ou Ismaélit'^s. les Arabes du Sud ou Joklanites, et les Ethiopiens ou Abyssiniens, comme Sémites du Sud. On les appelle tous ensemble Sémites propres ou Eusemites. Mais le terme sémite embrasse en outre presque tout le i^rand moupc de peuples appelés d'ordinaire Chamites. en raison des généalogies bibliques. Les Sémites charaitiques, ou Dyssémites, oomiirennent, outre es Assvricns primitifs, les Babyloniens et les Plu-nii-irns, les trois branches suivantes : épvptienne (y compris les Coptes); libyenne (Berbères. Touarcps, Kabvles.ntc), etl'ethiopienne (Bogos, Foulabs, Gallas, etc.). Les lacunes énormes que l'on trouve dans les commencements historiques des diverses divisions do la famille cbaiiiito-séraitiqiie, rendent futiles tous les ellorls pour établir une liane de migration les reliant toutes les unes aux autres, ou pour leur assitmer un berceau commun. Les Chamites furent une race surtout aL'ricole. Ils s'organisèrent promplemcnt en étals et en empires avec un pouvoir executif centralisé. Ils érigèrent des monuments et des édifices colossaux. Leur matérialisme trouva son expression dans les rites lascits de Babvlone et dans les cultes étranges de l'Egypte. Les peuples désignés sous le nom de Sémites propres étaient généralement nomades, et vivaient sous un f.'ouvernemeiit patriarohal. Les Hébreux et les Arabes cependant ont manifesté une souplesse de nature particulière, qui leur a permis d'édifier des Etats sous des formes diverses, de s'approprier les arts et les sciences des autres nations, d'avoir degrandeslittératures, et de produire les religions dominantes du monde. Le mahonjétisme est l'idée maîtresse des conceptions religieuses des Sémites propres, et le lyrisme est l'élément essentiel de leur poésie. C'est aux peuples chamitosémitiques que le monde civilisé doit l'art de l'écriture. (Voy. Er.iurriiE.) — Langues. L'opinion que la langucassyrio-babylonienne des inscriptions cunéiformes est le sanscrit de la faniillo sémitique repose sur des bases très incertaines. Le lien réciproque des idiomes sémitiques est très fort et très marqué. Ce qui le caractérise avant tout, c'est la trililéralité des racines qui, dans les langues indo-européennes, sont presque toujours monosyllabiques. Dans le sémite, la voyelle est sub'oràoniiéo et l'inflexion est changeante, tandis que la consonne ne l'est pas. La voj'clle détermine seulement la manière d'être ou la forme de l'idée ou de la chose conçue, qui est en elle-même représentée pur les consonnes. 11 y a des raisons de croire qu'à l'origiiic, les racines ne com|)taient «iue deux consonnes. Tous les systèmes graphiques phonétiques des Sémites, dans lesquels ne sont pas compris lus hiéroglyphes égyptiens et les caractères (•unéllormes assyriens ne sont Composé^qiH; de consonnes. (Voy. Ai.i'H.\ui.;T.) Outre les modilications de voyelles jiour modifier le srns du même mot, les langues sémitiques font un grand usage d éléments formatifs c.vtérieurs, préfixes et suffixes ; ils (•Miploient aussi, mais plus rarement, des infixés ou lettres ot syllabes insérées dans le corps d'un mot. La conception sémitique de
l'ordre du temps diU'ôre tellement de la j taiivc.
A leur place, le verbe admet un grand nombre de conjugaisons qui lui donnent un «en"! transitif, causal, intensif, itératif, coniieclif, réfléchi, etc. Chaque conjugaison a ses formes spéciales de noms et d'adjectifs verbaux, d'infinitifs et de participes. Ce système n'est pas toujours également développé ; mais, comme on le voit dans l'arabe, un verbe peut avoir jusqu'à quinze formes de conjugaisons. Excepté l'arabe, aucune langue sémitique ne distingue de cas, et l'arabe n'indique que le nominatif, le genitit et l'accusatif. D'ailleurs, les noms sont ou masculins on féminins, et admettent le singulier, le pluriel et le duel.
SÉMITISME s. m. Caractère sémitique.
SÉMITISTE s. m. Savant versé dans la connaissance des langues et des peuples sémitiques.
SEMI-VOYELLE s. f. Nom donné par les Grecs au.\ consonnes l, m, n, r, z, X, ps; par les Boniains aux consonnes f, l. m, n, r, s. x; par les grammairiens français à la iiremiere voyelle des diphtongues proprement dites.
SEMLER (Johann-Salomo) fzemm'-lcurj, théokwien alloiiiand, né en 172.Ï. mort en l^gt.Profes.seuràHalleen 17ï)2.ilfut nomme directeur du séminaire en 1737. D'abord piétiste, il devint un des chefs du rationalisme; mais il combattit toujours le déisme. Ses œuvres comprennent : Seleeta capila hisloriai ucclesUisticœ (1767-'69, 3 vol.); Commcntationes historiœ de antiquo i-hristwnorum statu (1771 -'72, 2 vol.); Abhandlunij von der Untersuchiinij der Kanons (1771-75, 4 vol.); Apparalus ad liberaUm Vcteris Te&lammli mterpretationem{ill3), et une autobiographie ('l781-'82, 2 vol.). — Semliki. (V. S.)
SEMLIN [zemm-linn'l (slave Zemiin; hongr. Zimony), ville du royaume de Hongrie, en Slavonie, au confluent de la Save et du Danube, à 8 kil. N.-O. de Belgrade en Serbie; 12,000 bah. C'est le principal entrepôt de coiiimeiTe entre l'Autriche et la Turquie.
SEMMERING ou Sœmmering [zemm'-mériiiiig; zeuiiiin'-mé-rinng], branche de la chaîne iNorique des Alpes, entre l'Autriche propre et la Styrie; 4,500 m. de haut. Elle contient les principaux passages entre la basse Autriche et les provinces plus méridionales de l'empire autrichien. On a construit, en 1848-'o4, un chemin de fer de 45 kil, inii la franchit à une élévation de â,8',i:j pieds, par un tunnel long de 1,500 m. et qui est un ouvrage très remarquable.
* SEMOIR s. m. Agric. Sac où le semeur met le grain qu'il répand sur U terre. — Se dit aussi de machines inventées pour distribuer la semence avec plus d'exactitude et d'économie qu'il n'est possible de le faire quand nu sème à la main.
' SEMONCE s. f. (de semons, anc. part, passé de Sctiioiidrc). Invitation faite dans les formes pour (piel(iu(! cérémonie: lestoiivs supi'iieurs se trouccrcnt à la cérémonie, après la scmowe qui leur en avait été faite. (Vieux.) — Avertissement mêlé de reproches, fait par qiiclqu un qui a autorité : il lui a fait une semonce, une forte, Kiic verli: stmnnce.
* SEMONCER v. a. Faire une semonce, une réprimunde : .vu mère l'a semonce d'impor-