‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 246 sur 639 · SÉVI · texte numérisé non relu

SÉVI

l'armée d'Albinus fut mise en déroute et il se tua de sa propre main. Sévère marcha peu après contre les Partlies et prilCtésiphon et d'autres villes, qu'il livra au pillai-'e. 11 fut moins heureux contre les Arabes. Revenu à Rome en 202, il donna des spectacles et fit des dislributions d'argent avec une profusion sans exemple. Les dernières années de son règne furent troublés par les désordres et les débauches de ses fils, Caracalla et Géta, qu'il s'associa à l'empire avec le titre d'Âui-'uste. En 208, une guerre ayant éclaté en Grande-Bretagne, il s'y rendit avec eux. Son armée parcourut la Calédonie; mais le plus grand nombre de ses soldats périt sous la riyueur du climat et sous les attaques d'ennemis difficiles à saisir; il se retira donc vers le sud, et bâtit la muraille qui porte son nom. 11 se préparait à une nouvelle campagne, lorsqu'il mourut.

* SÉVÈREMENT adv. D'une manière sévère, avec séveril.' : chdtUr sévèrement.

SÉVERIN (Saint}. I, pape; il succéda à Honorius en 640 et ne gouverna TE^Mise que deux mois. — 11, abbé d Agaune, mort en 508. 11 vint à la cour de Clovis et se retira ensuite dans une solitude près de Sens. Une église de Paris a été placée sous son vocable. Fête le 1 1 février.

* SÉVÉRITÉ s. f. Rigidité, rigueur : la s vérité dts lois. — Austérité, grande régula rite : la sévérité de son caractère, de se-, mœurs.

SEVERN [sév'-eurnu], le plus grand tleu\e de l'Angleterre après la Tamise, long de 320 kil. 11 uait dans le pays de Galles, a une direction N.-E.-S., et S.-O. et tombe dans le canal de Bristol, à 17 kil. S.-O. de Bristol 11 est navigable pendant 'l''6 kil.

SÉVEUX. EUSE adj. Bot. Qui a rappoit a la sève; qui constitue la sève.

* SÉVICES s. m. pi. (lat. ssevitia; de ssetus, cruel). Jurispr. Mauvais traitement que fait un mari à sa femme, ou un père à ses enfants, ou un maître à ses serviteurs, et qui va jusqu'aux coups : cette femme veut se faire séparer de corps et de biens d'avec son mari, pour cause de sévices.

SÉVIGNÉ Marie de Rabutin-Chant.vl, marquise de), connue sous le nom de Jf™ de Sévigné, femme auteur française, célèbre par ses lettres : née à Paris le 6 fév. 1626, morte à Grignan (Provence) le 14 janv. 1690. En 1644, elle épousa le marquis Henri de Sévigné (tué dans un duel en 1651), et lui donna un fils et une fille. Ses relations avec la famille de Retz la compromirent pendant les troubles de la Fronde. Sa beauté et ses talents lui valurent un grand nombre d'admirateurs, dont quelques-uns parmi les personnages les plus illustres. Elle quitta la cour après la mort de son mari et se consacra à l'éducation de ses enfants. Ses fameuses lettres à sa fille, la marquise de Grignan, sont considérées comme des modèles de style épislolaire, et font connaître les mœurs, les modes et l'étiquette de la cour de Louis XIV; elles ne furent imprimées qu'en 4726. Une des éditions les plus complètes est celle des Grands écrivains de la France, sous la direction de M. Régnier (1862-66 , 14 vol.). On a publié à Paris, vers le commencement de 1877, une nouvelle série de lettres à M™° de Grignan, dont on venait de découvrir le manuscrit

(2 vol.;.

SÉVILLAN, ANE s. et adj. De Séville; qui appdiii'jut à cette ville ou à ses habitants.

SEVILLE (esp. S'il 4//a[sé-vi'-lia]). 1, province du S.-O. de l'Espagne, dans l'Andalousie; U,06i kil. carr. ; bio.OOO hab. Le .N. et le S. sont montagneux; le reste consiste principalement en plaines fertiles arrosées par le

SEVR

Guadalqiiivir et ses arihients. On y trouve de l'argent, du fer, du cuivre, du plomb, de la houille, du marlDre et des pierres calcaires. Vins et huile de qualité supérieure. Après la capitale, la ville principale est Ecija. — II, ville capitale de la province du même nom et de l'Andalousie, sur le Guadalquivir, à 95 kil. N.-N.-E. de Cadix: 13-2,7!)S hab., y compris les faubourgs. Elle est enceinte de murailles mauresques ruinées, de 66 tours et de 14 portes. Les rues sont presque toutes étroites et tortueuses, mais bien éclairées. La cathédrale, une des plus grandes et des plus belles de l'Espaiine, terminée en 1319, contient des tableaux célèbres, par Murillo et d'autres artistes. La tour principale, la Giralda, élevée en 1196, était à l'origine la

SEXA

La Giralda de Scville.

tour du muezzin de l'aucienne mosquée; elle n'avait alors que 2o0 pieds ; mais on y a ajouté en 1368 un superbe beffroi, etellea aujourd'hui 3oO pieds environ. Citons encore VÀlcazar ou château mauresque, le palais archiépiscopal, Ihôlel de ville et lesautres édifices du gouvernement. Séville possède une université, des écoles de droit, de médecine et de commerce, et une académie nautique. Elle exporte surtout de l'huile, des oranges, du vin, de la soie, des cuirs, du vif-argeul, du cuivre et du plomb. — Séville (appelée par les Phéniciens Sep^'icla, et par les Romains Hispalisj fut prise par Jules César en 4o av. J.-C. Les Maures s'en emparèrent en 711, et, sous eux sa population s'éleva jusqu'à 300,000 âmes. Ferdinand 111 de Castille et de Léon, s'en rendit maître après un long siège en 1248, et ce fut dès lors la résidence ordinaire delà cour jusqu'au règne de Charles V. Elle se rendit aux Français commandés par Soult, le 1=' fév. 1810, et fut mise au pillage. Les Anglo-Espagnols la reprirent le 27 août 181 2.

* SÉVIR V. n. (lat. sxvire). Traiter avec rigueur, punir, châtier un coupable: on ajustement sévicontre ce scélérat. — Se ditaussi en parlant des choses : les lois ne sauraient trop sévir contre ce genre de crimes. — Jurispr. Se dit des mauvais traitements d'un supérieur à l'égard d'un inférieur; comme d'un père à l'égard de son fils, d'un mari à l'égard de sa femme, d'un maître à l'égard d'un domestique : cette femme se plaint que son mari a sévi plu!:i-:urs fois contre elle.

* SEVRAGE s. m. A.ction de sevrer un enfant :je rt mettrai lestvrage de mon enfant au mois de mai. — Temps nécessaire pour accoutumer un enfaut à se passer de teter et à prendre une autre nourriture : mon fils esi en

sevrage. — Maison de sevrage, pension où l'on prend des petits enfants pour les sevrer, pour 'es soigner au temps du sevrage.

SEVRE, nom de deux rivières, dont l'une, a Sèvre Nantaise, Sunvedria, prend sa source dans le dep. des Deux-Sèvres, arrose lesdép. de la Vendée et de la Loire-Inférieure, passe à Mortagne et à Clisson et se jette dans la Loire à Nantes après un cours de 120 kil. L'autre, la Sèvre Niortaise, Sépara, prend sa source à Sepvrel (Ueux-Sévres), passe à Saint- Maixent, à Niort et à Marans et se jette dans l'océan Atlantique, à 6 kil. 0. de Marans après un cours d'environ 170kil., dont82 navigables.

' SEVRER V. a. (lat. separare). Oler à un enfant lusage du lait de sa nourrice, pour le faire passer à une nourriture plus solide : on 7i'a sevré cet enfant qu'à deux ans. — Se dit aussi en parlant des animaux : sevrer un veau, un chien, etc. — Sevber une marcotte, la séparer de l'arbre, de la plante quil'a produite. — Priver, frustrer quelqu'un de quelque chose : on l'a sevré des avantages que cette place lui procurait. — Se sevrer v. pr. Le mnlfieur des temps l'a obligé à se sevrer de bien des choses.

' SEVRES s. m. Porcelaine faite à la fabrique de Sèvres : un service de sèvres. — Vieux sèvres, porcelaine fabriquée dans l'ancienne fabrique de Sèvres au xvui« siècle.

SÈVRES, ch.-l. de cant. et ville du dép. de Seine-et-Oise, sur la Seine; à 10 kil. S.-O. de Paris, sur la rive gauche de la Seine. 7,317 hab. On y trouve la célèbre manufacture de porcelaine, qui est une propriété de l'Etat iepuis 1 756. Un établissement nouveau y a été "ivert en 1876. Un musée et une école de inosaïquesont attachés à la manufacture. Les Allemands ont occupé Sèvres le 19 sept. 1870. Les Français la bombardèrent le o oct. elles troupes de la Commune l'attaquèrentle 4 avril 1871. Le riche mu=ée céramique, contenant des spécimens de tous les temps et de tous les pays, a été détruit en 1870; mais on l'a rétabli.

SÈVRES (Deux-), dép. de la région occidentale de la France; entre les dép^de Maine-et- Loire, de la Vienne, de la Charente, de la Charente-Inférieure et de la Vendée: doitson nom aux deux principales rivières qui y prennent leur source; formé de diverses parties des provinces du Poitou, de l'.^unis et de la Sainlonge et des Marches; 5,998 kil. carr. ; 346,694 hab. Une chaîne de coUiues sépare le dép. en deux parties : celle du N., dite la G(iti7ie ou Bocage, est montueuse et coupée de vallées profondes; elle est traversée par une chaîne saillante qui forme le partage des eaux de la Loire et de la Sèvre Nioitaise (point culminant, 272 m.); celle du S., dite la Plaine, est marécageuse et très fertile en céréales. Bœufs, chevaux, mulets. Fer, marbre, granit, salpêtre. — Ch.-l., Niort; 4 arr., 31 cant., 334 comm. Ce département forme avec celui de la Vienne le diocèse de Poitiers, siège de l'évèque, suffragant de Bordeaux. Les tribunaux sont du ressort de la cour d'appel de Poitiers; ch.-l. académique, Poitiers. — Ch-1. d'arr. : Niort, Bressuire, Melle et Parthenay.

* SEVREUSE s. f. Femme qui a le soin de sevrer nu enlant : une bonne sevreuse.

* SEXAGÉNAIRE adj. [sè-gza-jé-nè-re] (lat. sexagetiarius ; de sexaginta). Qui a soixante ans : un homme sexagénaire. — Subslantiv. : C'est un sexagénaire.

•SEXAGÉSIMAL, ALE, AUX adj. (lat. sexagesimus). Mathemat. Qui se rapporte au nombre soixante.— Fiiactio-Ns sexagésimales, fractions dont le dénominateur est une puissance de soixante.— Division sexagésimale, la division du cercle en 360 degrés. — Degré sexagésimal, la li-ois cent soixantième partie de la ciroouférence.

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