‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 245 sur 639 · SEVE · texte numérisé non relu

SEVE

est trop vieux, il 7i'a plus de sève. — Se dit, fig., dans un sens anal., en parlant des ouvrages d'esprit : il y a de la sève dans cet ouvrage.

SE'VER (Saint-). 1, Castrum Csesaris, ch.-l. darr., à 16 kil. S. de Mont-de. Marsan (Landes), près de la rive gauche de l'Adour, par 43° 45' 38" lat. N. et 2° 54' 42" long. 0. ; 4.li7 / hab. Saint-Sever doit son origine à une abbaye de bénédictins fondée en 983. Les Anglais s'en emparèrent en 1296; les Français en 1426; elle souffrit beaucoup des guerres de religion. Elle fut, un instant, la 1 ap. de la Gascogne, puis celle de la Chalosse. Aux environs, sur le coteau de Morlan, se trouvent les ruines de l'édifice romain appelé Palestrion. Vins, huile, grains, jambons, oies, grasses, marbres, pierres à bâtir et pierres lithographiques. Patrie de Léon Dufouret du général Laniarque. — II, ch.-l. de cant., arr. et à 13 kil. 0. de Vire (Calvados) ; \ 33'< h II doit son nom à saint Sever, évèque d'Avranches. qui y fonda une abbaye de bénédictins en .tOO.

SEVERAC-LE CHÂTEAU, ch.-l. de cant., arr. et à 30 kil. N. de Milhau (Aveyron) ; 3.253 hab. Ruines imposaiiles d'un ancien château féodal, sur une colline qui domine le village.

* SÉVÈRE adj. (lat. severus). Rigide, qui exige une extrême régularité, et qui pardonne peu ou point ; un prince sévère. — Se dit aussi des choses : un jugement, un arrêt sévère. — Austère, fort régulier : une vertu sévère. — Littér. Se dit de ce qui est noble et régulier, sans élégance affectée, sans ornements recherchés : ouvrage d'un genre sévère. — Se dit également d'une figure qui a plus de régularité que d'attrait : une beauté sévère, d'un genre sévère.

SÉVÈRE (Sainte-), ch.-l. de cant., arr. et à It kil. .S. -S.-E. de la Châtre (Indre), sur la rive droite de l'Indre; 1,332 hab.

SÉVÈRE (Alexandre-) (Marcus-Aurelius- Alexianus), empereur romain, né en Phénicie vers l'an £09, mort en 233. Après la mort d'Héliogabale, les prétoriens proclamèrent empereur son fils aJoptif, Alexandre, alors âgé de 13 ans. 11 entreprit, en232, une expédition assez heureuse contre les Perses et fui assassiné, probablement à l'instigation de son successeur Maximin, au moment où il préparait une campagne contre les Germains.

SÉVÈRE (Septime-) (Lccius Septimius Severus), empereur romain né près de Leptis, en Afrique, en 146, moi ta Eboracuin (York), en Grande-Bretagne, le 4 fév. 211. 11 remplit plusieurs fonctions sous Marc-.Aurèle et sous Commode, et s'y concilia l'affection du peuple. Lorsque Commode lut assa3sine(l92), il commandait l'armée de Paniionie et d'illyrie; et, après le court règne de Pertinax et la vente à l'encan de l'empire par la g,irde prétorienne à Didius Juiianus, il fut proclamé empereur par ses troupes et marcha sur Rome. Juiianus fut déposé et tué (193). Sévère désarma et bannit la garde prétorienne, et mit à mort tous ceux qui avaient trempé dans le meurtre de Pertinax. Clodius Albiuus, commandant en Grande-Bretagne, et Pescennius Niger, commandant en Syrie, avaient, chacun de leur côté, été proclamés empereurs en même temps que Sévère. Ils'accocia le premier des deux comme César, et il battit le second d'abord près de Nicée, puis sur le golfe d'Issu^, où il fut tué. Il essaya ensuite de faire assassiner Clodms Albinus, qui, 1 ayant appris, passa en Gaule. Sévère marcha contre lui, et les deux armées, foi tes chacune de 150, ÛoO hommes, se rencontrèrent prés de Lugdunum (Lyon), le 19 février 197. Le choc l'ut terrible, et la victoire disputée avec sicharnement ; mais

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