‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 248 sur 639 · SEYM · texte numérisé non relu

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formé par les deux objets est le double de l'inclinaison dis deux miroirs ; cet angle e^t montré par l'index sur l'arc gradué. On attribue l'inveiilion de cet instrument à John Hadleyfvoy. IIadleïI; mais le principe en était connu avant lui. On l'appela d'abord quadrant ou octant, parce que l'arc gradué avait parfois 90» et parfois 4li". — Pour les grandes mesuralions terrestres, on préfère un cercle complet, qui peut avoir les formes suivantes: 1° un simple cercle à réflexion fait en prolongeant l'arc du sextant jusqu'à former la circonférence entière, et en établissant l'index de manière à ce qu'il puisse porter un vernier à chaque extrémité ; 2° le cercle répétiteur à réflexion, qui ne dilière du précédent qu'en ce qu'il a sa lunette d'horizon et son télescope fixés au bras qui tourne autour du centre de l'instrument, au lieu d'être attachés à un point immobile du châssis ; 3» les cercles prismatiques répétiteurs et à réflexion, qui ne dilfèrent des seconds qu'en ce qu'ils substituent à la lunette d horizon un prisme de verre, fixé sur la ligue vi.suelle derrière, et non devant le verre de l'index.

* SEXTE s. f. [sèk-sle] (lat. sextus, sixième). Lilurg. cathol. Une des heures canoniales, appelées ordinairement Les petites heures, laquelle, selon l'institution, devait se dire à la sixième heure du jour, a compter depuis le soleil levé : prime, tierce, sexte, none.

' SEXTE s. m. Nom donné dans le moyen âge au sixième livre des Décrétâtes, rédigé par ordre de Bouiface VIII.

* SEXTIDI s. m. [sèk-sti-di| (lat. sextus, sixième; rf/es, jour). Le sixième jour de la décade, dans le calendrier républicain.

* SEXTIL. ILE adj. [sek-stil] (lat. sextilis). Astiol. Se dit pour marquer la dislance de doux planètes éloignées l'une de l'autre de soixante degrés : aspect sextil.

SEXTILLION s. m. [-li-on], Nombre de niillu (|uiiitilliûns.

SEXTO adv. (rad. lat. sextus, sixième).

Sixièmement.

" SEXTULE s. m. (lat. sexlula). Poids de droguiste, qui pesait une drachme et un scrupule, ou quatre scrupules.

* SEXTUOR s. m. [sek-stu-orj (du lat.

sextus, sixième). Mus. Morceau de musique pour six voix ou pour six instruments.

•SEXTUPLE adj. (lat. sextuplex). Qui vaut six fois ai;tant : douze est sextuple de deux. — s. m. Le sextuple de deux est douze.

' SEXTUPLER V. a. Rendre six fois plus grand, mulliplier un nombre par six.

SEXTUS EMPIRICUS [sek-stuss an-pi-rikuss], philosophe grec de la première moitié du iii« siècle, ne à Mylilène. Il ne reste de lui que ses PyrrhoniœHypoly'poses, exposition des doctrines des sceptiques, et en même temps traité contre les mathématiciens, où il attaque toutes les sciences physiques et métaphysiques. Ce qui nous reste de Sextus Empiricus a été traduit en français par Huart (Amstc:rdam,172.jJ.

SEXUALISME s. m. Physiol. Etat d'un être

ayant dr> (jrganes sexuels.

SEXUALITÉ s. f. Caractère sexuel.

•SEXUEL, ELLE adj. [sé-ksu-èl] (lat.

scxualis). Qui caractérise le sexe dans les animaux et dans les plantes : les qualités sexuelles. — Qui tient au sexe : inslinct sexuel.

SEYCHELLES (Iles). Voy. Mauiutius. i\ . ^~.

SEYMOUR [^é•-meur^. I. (Edward), duc de Somerset; liummc d'Iitat anglais, connu sous le nom de « protecteur de Somerset », né vers loOO, nî<>rt le 22 janvier toîiâ.

SFOR

Après le mariage de sa sanir, Jane Seyniour, avec Henri VIII, il fut fait vicomte B-auchamp etcomtede Hertford, et il devint par degrés un des nobles les plus puissants de la cour. En foi?, il fut créé duc de Somerset et comte maréchal d'Angleterre, et nommé par lettres patentes protecteur et gouverneur du roi (Edouard VI) et de ses royaumes. Il remporta une brillante victoire sur les Ecossais à Pinkie, le 10 sept. Mais il se perdit auprès de la noblesse par ses essais de réforme sociale, et auprès du peuple, par son ardeur à pousser à l'exécution de son frère, lord Thomas Seymour, accusé de haute trahison. Le 14 oct. fb49,il fut dépouillé du protectorat et enfermé à la Tour, d'où il fut relâché le 16 fév. f.ïoO. Arrêté de nouveau en oct. lo.ïl, par l'influence de Warwick, et convaincu de félonie pour avoir tenté de faire emprisonner celui-ci, il fut exécuté. — II. (Lady Janel, sa sœur, troisième femme de Henri VIII, née vers lofO, morte en i:-i37. Elle était demoiselle d'honneur de la reine Anne Boleyn lorsi[ue le roi devint amoureux d'elle ; elle l'épousa le lendemain de l'exécution d'Anne, et elle mourut 12 jours après avoir donné naissance à Edouard-VI.

SEYNE,ch.-l. de ranl, arr. et à 42kil. N. de Digne (Basses-Alpes); 1,786 hab.

SEYNE (La) [sè-ne], ville maritime du cant. d'Olhoules (Var), à 7 kil. S.-O. et au fond de la rade de 'roulon ; 16,341 hab. Vastes chantiers de construction navale, les plus importants de la Méditerranée.

SEYSSEL. 1, ch.-l. de canl., arr. et à 29 kil. i\.-E. de Belley (Ain), sur la rive droite du Rhône, en face de Seyssel (Haute Savoie) ; 1,o:i2 hab. Beau pont suspendu traversant le Rliûne, et réunissant les deux Seyssel ; spbalte, bitume. — II, ch.-l. de cant., air. et à 35 kil. S.-O. de Saint-Julien (Haute- Savoie), sur la rive gauche du Rhône, en face de Seyssel (Ain); 1.510 hab.

SÉZANNE, Sczannia, ch.-l. de cant., arr. et à 44 kil. S.-O. d'Epernay (Marne); 4,801 hab. Ruines pittoresques du château féodal de Broyés. Eglise Saint-Denis, mon. hist. du XII" siècle.

SFAX, ville maritime de Tunisie, sur la côte sept, du golfe de Gabès, à 302 kil. S.-E. de Tunis; 42,0J0 hab., dont 4,(J0Û chrétiens. Grande production de burnous ; culture en grand du jasmin pour la fabrication de l'essence de cette plante.

SFORZA [sfor'-tsa], famille italienne, dont plisieurs membres furent ducs souverains de Milan au xv° et au xvi° siècle. I. (Giacomuzzo- Attsndolo), fils d'un paysan et le lonJatour de la maison, né en 1369, mort en fii'i. Devenu un redoutable chef de mercenaires {condottiere), il reçut te surnom de Sl'orza à cause de sa force musculaire. La reine Jeanne II de Napfes le lit grand connétable, ctle pape Martin Vcointe. En 1420, il secourut Louis III d'Anjou contre la reine, mais à la fin il protégea Jeanne contre Alphonse d'Aragon. — 11. (Francesco), duc de Milan, fils naturel du précédent, ne en 1401, mort en 1466. 11 succéda à son père en 1425 dans le commandement de ses mercenaires, s'enrôla au compte de Filippo-Maria Visconti, duc de Milan, et fut battu par Carniagnola en 14?7; mais il le délit à son tour en 1431. 11 cnlevaAncône au pape, et, après avoir combattu avec succès au service de différents gouvernements, il battit Visconti en 1440, envahit son lerritoire, épousa sa fille naturelle, Bianca,. et lui procura la paix de l'.apriana (1441). Visconti forma traitreusement une ligue contre lui avec presque tous les princes italiens; mais Slorza les mit en déroute (1444) et Cosme de Médicis lui envoya des secours suriisants pour lutter contre le nombre de ses ennemis. Sfuiza, api es avoir

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servi la répul)lique établie à la mort de Visconli eu 1447, se retourna contre elle, et, en 1430, fut proclamé duc de Milan. 11 bitlit le? Vénitiens, qui refusaient de le reconnaître, fit alliance avec Alphonse d'Araçon, roi de Naples, s'empara de Gênes en 1464, et acquit une influence dominante sur toute l'Italie. Il encouragea les sciences. les lettres, les travaux publics et patronna les savants erecs, exilés de Constantinople. — 111.

Galeazzo-Maria). fils et successeur du précédent, né en 14*4, mort eu 1476. Il s'adonna à la débauche, et fut accusé d'avoir empoisonné sa première femme et sa mère. Sa seconde femme fut Bonne de Savoie. Il lut assassiné, et son fils, Giovanni Galeazzo, âgé d'environ huit ans, fut proclamé duc sous la régence de sa mèie. — IV (Ludovico) surnommé li. Mord ^Ludovic le More), frère du précédent, né en l4ol, mort vers 1310. Kn 1479, il prit le litre de régent. Ferdinand de Naples armait contre lui, lorsqu'il invita Charler VllI à la conquête de Naples. Galeazzo (Galéas) étant mort peu après, Ludovic se proclama duc. H forma alors une lisue entre tous les Etats septentrionaux de l'Italie, pour empêcher Charles de revenir de .Naples, mais Charles déjoua ses efforts. En 1499, Louis Xll. qui prétendait au duché de Milan comme descendant des Visconti, attaqua Ludovic, qui se réfugia à Innspruck, auprès de l'empereur Maxirailien. Les Français esaspérérent les habitants du Milanais, et Ludovic, avec rapfini des mercenaires, reconquit son duché. Mais, lors d'une nouvelle invasion des Français en 1500, Ludovic fut fait prisonnier et confiné pourla vie dans' le château de Loches. — V. (Massimiliano), nis du précédent, né en 1491, mort en 1530. Il fut fait duc par la « sainte ligue » en 1312, après l'expulsion des Français; mais il fut renversé quand ils revinrent en 1313. Après la défaite de l'armée française, à Novare, il rentra dans Milan ; mais la victoire de François P' à Marignan, en 1313, eut pour résultat son abdication en faveur du vainqueur, qui lui fil une pension, elil vécutdésormaisen France. — VI. Francesco II), frère cadet du précédent, né eu 1492, mort en 1333. Il reçut le duché de .Milan en fief de Charles-Quint en 1322, et se rendit odieux par la lourdeur des taxes qu'il imposa à ses sujets. Il mourut sans poslérité, et le duché fil retour à Charles.

SFORZANDO adv. [sfor-dzan-do] (mot ital). Mus. Se met sur les partitions pour indiquer que l'on doit passer graduellement du piano au forte.

S. G. D. G., abréviation des mots sans gmantie du gouvernement; on place ces lettres a la suite du mot breveté.

• SGRAFFITE s. m. Voy. GR.\fFrrE.

SHAFTESBURY [chaflss'-"Der-iJ. I. (Anthony .\sHLEY-CoopEa, premier comte de,, homme d'Etat anglais, né en 1621, mort en 1683. Pendant la guerre civile, il soutint d'abord Charles I"; mais, en l6t4,ilcombatlit pour le parlement. Il siégea dans les parlements de Cromwell;etle parlement Barebone le nomma au conseil dElat. Il se retira du conseil en 1634, s'employa activement à la restauration de Charles II, et fut nommé gouverneur de l'île de Wight, lord lieutenant du Dorselshire, chancelier de l'échiquier et conseiller privé. Eu 1661, il fut ciéé baron Ashley, et en 1667 un des commissaires de la trésorerie, en même temps qu'un des membres du ministère de la cabale. (Voy. C.\b.u.e). En 167i, il fut fait comte de Shaftesbury et lord chancelier. Mais ayant commencé à faire de l'opposition, le roi le renvoya eu 1673. Son opposition prit alors un caiaclèie très violent, et, en 1677, il fut renfermé à la Tour, où il resta plus d'un an. 11 reprit le pouvoir à loccasion du complot

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papiste d'Oales, rédigea le bill du test de'

1678, devint le chef nominal du gouvernement comme président du nouveau conseil permanent, et prépara la loi d'kabean corpus de 1679. Le parlement fut dissous, et Shaflesbury consédié. Dans le parlement de

1679, il fit passer des résolutions contre le duc d'York, et proposa de nouveau le bill d'exclusion, qui passa facilement à la chambre basse, mais fut rejeté par la chambre ! des lords. Le roi prononça de nouveau la dis- ' solution du parlement. Un autre parlement se réunit à Oxford. .Mais comme Shaftesbui-y était encore tout puissant à la chambre des communes, il fut bientôt dissous (1681). Le comte fut arrêté sous l'inculpation de haute trahison, puis remis en liberté. Il se relira alors à .\msterdam, où il mourut. — 11. (Anthony Ashley-Cooper, troisième comte de), petit-fils du précédent, né en 1671, mort en 1713. 11 entra au parlement en 1693, et à la chambre des lords en 1700 ; il soutint les actes de Guillaume III, et, à la mort duroi, se retira. C'était unphilanthrope et un libre-penseur. On a publié la collection complète de ses œuvres sous le titre : Charaeleristics of Men, ilanners. Opinions and Times (1713, 3 vol.).

SHAKER s. m. [ché'-k'rj, membre d'une secte religieuse américaine, qui s'intitula « Société unie de croyants dans la seconde apparition du Christ »" Les shakers prirent naissance en .\nglelerie vers 1770, mais on ne les trouve plus qu'aux Etals-Unis, où ils ont 17 sociétéscompiantenviron 4,000 membres. Leur secte fut fbndée par une certaine Ann Lee, membre d'une congrégation dissidente de la société des .\mis^ et qui prétendait recevoir des révélations. Ses sectateurs regardent MolherAnii (la mère Anne) comme ayant été inspirée par le Christ de l'ordre femelle, de ia même manière que Jésus avait été inspiré par le Christ de l'ordre mâle. Leurs établissements se composent de deux à huit « familles » ou « ménages», comprenant chacun de 30 à 130 personnes des deux sexes. Chaque ménage possède eu communauté. Un des anciens prononce une harangue sur un sujet de doctrine ou sur quelque vertu pratique; après quoi ils chantent une hymne ; puis ils se forment en cercle autour d'un chœur de chanteurs, les deux sexes séparés et placés en face l'un de l'autre, et ils se mettent à danser. Ils se croient souvent sous l'influence directe d'un esprit supérieur; aussi tiennent-ils en haut honneur Swedenborg, et ont-iissalué l'apparition duspiritisme comme une préparation à leurs propres doctrines.

SHAKESPEARE ou Skakspeare (William) [chekss'-pirrj, le plus iilust:--- aes poètes dramatiques anglais, ué à Siralford-sur-Avon (Warwickshire), en avril 1364, et mort au même lieu le 23 avril 1616. Son père, John Shakespeare, était un riche bourgeois, qui devint premier alderman de la ville, mais qui ne savait pas écrire son nom. On a beaucoup discuté pour savoir quel degré d'instruction Shakespeare avait reçu avant d'entrer dans la vie active. Il est probable qu'il avait quelques notions de latin, et peut-être même de grec. Il semble avoir appris un peu d'italien et de français dans sa jeunesse et dans les premières années de sa vie d'homme. Un peu avant 1378, les affaires de John Shakespeare devinrent très embarrassées, et la tradition nous dit qu'il travailla d'abord avec son pèrecomme marchand de laine et comme boucher, et qu'il l'ut ensuite maître d'école et clerc d'avoué. En 1382, il épousa Anne Hathaway, de huit ans plus âgée que lui, qui, six mois plus tard, lui donna une fille. Nous ne savons rien de positif sur Shakespeare, depuis sa naissance jusqu'à son mariage, et à partir de ce moment, nous ne connaissons

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que la naissance de trois enfants, jusqu'à ce que uous le trouvions acteur à Londres, vers 1389. Il y arriva probablement en 1383 ou 1386, et entra bientôt dans la troupe d'acteur? du théâtre des Blackfriars, connus sous le nom de « serviteurs du lord Chambellan ». 11 s'éleva rapidement à une grande réputation, non comme acteur cependant, car il ne parait pas avoir jamais dépassé sur le théâtre ce qu'on appelle les utilités. La tradition le fait jouer le Spectre dans son H'imletel aussi des rôles de roi, pour lesquels son élégance et son port le rendaient particulièrement propre. Il fut sans doute employé de bonne heure comme écrivain, mais non pas dans des compositions originales. De son temps, les pièces dont le sujet était populaire étaient fréquemment récrites pour être mises au niveau d'un goût et d'une critique plus avancés. Il y a quelque lieu de croire qu'il commença sa carrière d'auteur dramatique en collaborant avec Robert Greene et Christopher .Marlowe, lesquels écrivaient surtout pour une autre compagnie appelée les « serviteurs du comte de Pembroke ». C'est avec eux qu'il semble avoir écrit une partie de Tuming of a Shrew, de The First Part of the Contention belwixt the two famous Houses of York and Lancaster, et de The Irue Tragedy of Riehird Duke of York, qu'il récrivit plus tard seul, et donna en son propre nom, sous le titre de The Taming of the Shrao et la seconde et troisième partie de King Henry YI. A l'âge de 28 ans, six ou sept ans après son départ de Stralford, il était déjà devenu célèbre. De ce moment jusqu'à la fin de son séjour à Londres, on ne sait guère de lui que ce que nous apprennent ses pièces de théâtre et ses poèmes, et encore la date de ces productions est-elle, dans laplupartdescas, matière à conjecture..Avant cette époque, laissant de côté ses travaux de collaboralion et de rajeunissement de pièces anciennes, il avait sûrement écrit Titus Andronicus, Love's Lnbor's Lost, The two gentlemen of Veromi, The comedy of Etrors et peut-être une première version, non publiée, de Romeo and Juliet et une partie de A Midsummer Night's Dream. En 1393, il publia son premier poème : Venus and Adonis, dédié au comte de Soulhampton, qui aimait la littérature et le drame, etpatrounait les hommes de lettresetlesauteurs.En 1594,il piihlia. Lucrèce, aussi dédiée au comte de Soulhampton. Entre 1392 et 1596, il écrivit probablement, dans l'ordre où nous les donnons, ses pièces intitulées Richard III, Ails Well thut Ends Welt, qui semble s être appelé d'abord Love's Labor's \\on, A Midsummer Night's Dream dans sa forme définitive, King Richard II, et The Merchant of Venice. — King John, Romeo and Juliet, tels que nous l'avons, la première et la seconde partie de King Uewy IV, The Merry Wives ùf Windsor, As Yoti Like II , Much Ado about Nothing, King Henry V, Twelfth Night et Hamlet, dont il trouva probablement le sujet dans une vieille pièce, paraissent s'être succédé rapidement de 1396 à 1600. Ses grandes tragédies furent composées, avec deux comédies, entre 1600 et 1610, probablement dans l'ordre suivant : Troilus andCressida, The Taming ofthe Shrew, Measure for ileasure, Othello, King Lear, Macbeth. JuliusCiesar, Anthony and Cleopatra, et Coriolanus ; cependant, cette dernière fut peut-être écrite après 1610. King Lear, la plus majestueuse production de son génie, peut être attribué avec certitude à l'année 1603. De 1610 à 1613, il compose Ci/m*c/inr, Timon of Athens, The 'Winters Talc, The Tempest et King Henry VIII. X partir de cette dernière année Shakespeare cessai peu près d'écrire. Perictes, publié de son vivant com.me étant de lui, est indiibitabiemeal l'oeuvre d'un autre, qu'il entreprit d'embellir. Outre les ouvrages que nous avons énumérés, Shakespeare a écrit : A Lover's Complaint, char-

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parfois, dép

poésies du même genre de la langue an Tlaise. A qui étaient- ils adressés, ou pour nui furent-ils écrits? C'est là un des problèmes littéraires les plus difliciles à résoudre. Ils lurent puliliés en 1609. On croit généralement que Shakespeare a été négligé et méprisé de son temps, et qu'il doit sa gloire a la découverte que ses critiques postérieurs auraient faite de son génie. Il en est tout autrement. Ses sonnets eurent 3 éditions dans les 10 années qui suivirent leur apparition, et nous savons que ces pièces étaient aussi goûtées du public que des critiques qui n'élaienl pas ses rivaux. Ses succès lui assurèrent naturellement la fortune. Dès 1597, il avait acheté, dans sa ville natale, une belle maison appelée New-Place. Nous ne savons rien de ses relations avec les acteurs et les hommes de lettres de son temps, si ce n'est qu'il mérita que le bourru Bon Jonson dit de lui dans ses Discoveries : « J'ai aimé cet homme, et j'honore sa mémoire, en deçà des | bornesde l'idolâtrie, autant que pas un ». On 1 suppose que Shakespeare abandonna le théâtre vers 1604, et qu'il retourna à Stratford pour y demeurer entre 16!0 et 161.3.11 fut enterré le second jour après sa mort dans le chœur de l'église de Stratford, du côlé du nord. Sur son tombeau se trouve une pierre plate avec cette inscription, qu'il écrivit, diton, lui-même :

Good fiTiid for lesus sake forbeare To digg Ihe dust encloased hcare :

Ble:t bc y" man yl sparcs Ihes stoacs. And curst be he y' mo-ves mj bones.

(Doux ami, pour l'amour de Jésus, abstienstoi de fouiller la poussière enclose ici : béni soit l'homme qui épargne ces pierres, et mau dit soit celui qui remue mes os !) On lui a élevé, avant 1623, le long du mur septentrional di chœur, un monument composé de son bust^' encadré dans une arche. Ce buste, de grandeur naturelle, était jadis peint. C'est, avec le portrait gravé parDroeshout pour la première édition de ses œuvres, le seul portrait authentique que l'on ait de lui. Sa femme lui survécut sept ans. Son fils Haranet étail mort en 1596, à l'âge de 11 ans. Sa fille aince épousa le D' John Hall, à qui elle donna une fille qui se maria à Thomas Nash, et, après la mort de celui-ci, à sir John Barnard et mourut sans enfant (1670). Sa seconde lille, Judith, épousa Thomas Quiney et eut trois enfants qui, tous, moururent sans postérité. — Le monde civilisé tout entier s'accorde à placer Shakespeare au premier rang de la littérature de tous les peuples et de tous les temps. L'imagination, la fantaisie,

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SHAKESPEARIEN , lENNE adj . [ehék-spiri-ain). Qui concerne Shakespeare.

•SHAKO s. m. [cha-ko] (mol hongr.). Sorte de bo .net à l'usage des hussards et qu'ont porté longtemps fa plupart des corps d infanterie. Son introduction dans l'infanterie date de 1792; il devint la coiffure des grenadier? en 1804 et celui de toute l'infanterie en 1806. Il a perdu peu à peu de la largeur qui le distinguait à l'origine.

* SHALL s. m. Voy. Chale.

SHANGHAI [chang'-haî]. orthographe anaise de Chang-Hai. (Voy. ce mot.)

TrnSc/i'etLoc/TOe. Le quatrième in-foho date] Qi'i'f";;"'^,'',t' "=,__„,, ^, ^ ^„ ^^„,i^ h«

peare. .Malheureusement le peu de soins apporté à l'impression et les mauvais testes sur lesquels on travaillait ont laissé beaucoup de faute? et de passages erronés dans cette première édition. Une troisième, qui parut en 1664. contient, en outre, Perio/es et six pièces atlribuées à Shakespeare par des libraire- de son temps, mais répudiées par ses amis el ses camarades de théâtre ; ce sont : The London Prodigal , Thomus lord Cromwell, Sir John

de 168j. On a, de notre temps, reproduit en fac-similé, par les procédés nouveaux, les premières éditions de Shakespeare. — L'émon-

mont Cuilcagh, dans le N.-O. du comté de I Cavan, et se dirige au S.-O., à travers Loughs I Ree et Derg, jusqu'à l'Atlantique, qu'il atteint

au-dessus de Limerick, en formant un large

suivant la coutume de son temps, le sujet de la plupart de ses drames est emprunte a d'autres pièces, il excelle dans l'unité et la consistance de ses caractères. Tous les per-

dation du texte de Shakespeare occupe de- i»^- --■--■■ --^^ ■ ^.,.„,|,^„ 400 U,|.

puis plus d'un siècle e demi 'es erud.lsel es estua re a^^^ g,^^^^^^ ^^^ ^^ ^^^^j^. .^ ^.^^^.^ critiques et a entante toute une ''^terature, | ^^^^.F^^^ ^^^^^^ ^^ \.^srgMS, l'Inny, la Brosna,

le Mulkear el le Maig. Les vaisseaux de 400 tonneaux remontent jusqu'à Limerick.

SHARJA [char'-ja], ville de l'Oman (Arabie), sur le golfe Persique, à 3.S0 kil. N.-O. de Ma-cate; 25,000 hab. C'est le principal port d'exportation pour les marchandises de la Perse, et son trafic est considérable, quoique ce soit un médiocre mouillage. La ville est indépendante de fait.

SHARON SPRINGS [ché-ronn sprinngz), village de l'état de New-York, à 80 kil. N.-O. d'Albany ; 520 hab. Ville d eaux à la mode, qui possède quatre sources minérales, l'une chalybée, l'autre contenant de la magnésie, 1 autre du soufre blanc, et l'autre du soufre bleu.

\ SHARP (Granville) fcharpp], philanthr ope anglais, né en 1734, rhort en 1813. En 1772, dans une affaire où l'on réclamait un nègre comme esclave, il fit décider par la cour du banc du roi qu'un esclave ne pouvait être ni possédé en Angleterre, ni transporté hors de ce pavs ; et il consacra dès lors tous ses efforts à détruire l'esclavage et la traite. Il tut un des fondateurs de la colonie anglaise de Sierra-Leone. Il combattit aussi le recrutement des matelots par la presse, et soutint la réforme parlementaire et l'émancipation politique de l'Irlande. Il a publié : Représentation ofthe liijustice and danrjeroua Tendency of tolerating slavery in England (1772) ; Reoù beaucoup de science, d'ingéniosité, d'es- marks on tke Uses of the définitive Article vi. prit philoloaique et philosophique, se mêle the Greck Testament (1798); Three Tracts on à l'ignorance, à la sottise, a la frivolité et à the Syntax and Pronunciation ofthe Uebrew l'intolérance. Le meilleur index pour guider Tongiie (1804), etc.

dans la connaissance de la littérature shakes- | shawNEES [châ'-niss], tribu erratique de pearienne est celui de Franz Thimm(t<^edit., j^ famille algonquine. Une légende dori- 4872). Parmi les récerites éditions i-emar- gi,ie récente les identifie à l'origine avec la

nation Kickapoo. On sait que les Iroquois les ayant rencontrés au S. du lac Erie les chassèrent et qu'ils se dispersèrent en plusieurs directions sous des noms divers, Savannah, Yemassees, tantôt se réunissant, tantôt se dispersant de nouveau. Penn fit des traités avec eux en 1682 et en 1701. Après la chute

Tombeau de Shakespeare.

la connaissance de l'homme, la sagesse, l'es- quables par le texte ou les commentaire^s, ci prit , l'humeur, le pathétique, la force , la tons celles de Knight, de Collier, de Hudson, souplesse, le bonheur de l'expression, la musique du vers, et ce je ne sais quoi qui fond toutes .ses facultés en une et les fait tendre à la même fin, sont portés chez lui à un degré que nul n'a surpassé ni ne surpassera. Si,

de Dyce, de Hafliwell , de Mary Cowden Clark'e, de Richard Grant White et de Clark et Wright. Les œuvres de Shakespeare ont été traduites dans toutes les langues, mais

on a réussi surtout en allemand. La version ^,^^ ^„^ ^„ .„„ „^

qui a été donnée par S^chlegel et Tieck est (j^ Cauada,ilssuiviient Pontiac. Bien qu'ayant sans doute le plus parfait exemple de la j.,,^^.. ^ ,^ -^ ^^ ,73^^ y^ prirent part à la transfusion de la pensée dune langue dans 1;^^.^.^ des Miami ; mais ils lurent réduits ics pei- une autre. — On trouve, dansles manuscrits ^^^ j^ général Wayne, et se soumirent au sonnages de son théâtre ont leur vie propre, du temps, le nom de Shakespeare epele de ^^.^■^^^ ^^ Greenville (179.5). Les Shawneps du leur âme individuelle; ils expriment leurs toutes les différentes manières qui peuvent J^jJ5g^,.j cédèrent leurs terres au gouvernepensées et leurs sentiments, non ceux du représenter un son approchant ; mais luipoète. Il a, de ce côté, une puissance presque même et son ami Ben Jonson, quand ils 1 imsurnaturelle. De ses 37 pièces, 17 furent im- primaient, lépelaient comme il l'est ici. Les

primées de son vivant, à part, en format QEuures comp/èto de Shakespeare ont été trajn-4°, et, semble-t-il, sans sa participation, le duites par Lelourneur, Catuelan el Malherbe plus souvent sur des copies frauduleusement (Paris, 1776-82, 20 vol. in-8»; nouv. edit.

plus souvent sur des cop obtenues. Aussi le texte en est-il généralement très corrompu et imparfait. En 1623, deux de ses compagnons de théâtre, John Heminge et Henry Condell, prépareront la

1821, 13 vol. in-S"); par Francisque Michel (1839-'4ii); [lar Benjamin Laroche (l841-'43); par François-Victor Hugo (1860, 8 vol. in-S"); par E. Monlegut (1867, 2 vol. in-i»).

ment en 1825, et ceux de l'Ohio eu ^^3l. En 1.S54, il y en avait 800 sur une réserve du Kansas; ceux-ci abandonnèrent leur vie indienne et divisèrent leurs terres. En 1876, il en restait environ 750 sur le territoire Indien.

SHEBA ou Saba (Géogr. anc), capitale des Sabéeus dans l'Arabie heureuse. Son emplacement exact est inconnu. Le territoire de.s

SHEL

Sabéens se trouvait près Je la mer Morte et allait jusqu'aux confins du désert. Ils eurent pendant des siècles le monopole du commerce entre l'Europe et l'Inde, et entre rEjrvpte et la Syrie, et ils étaient célèbres par leur opulence et leur luxe. La renommée de Salomon attira une reine de Saba à Jérusalem (I Rois, X, 1-131. Les Sabéens finirent par être soumis par les Himyarites.

SHEBOYGAN [ohi-boî'-trannj, ville du Wisconsm (Etats-Unis) sur le lac .Miehig-an, à l'embouchure du Sheboygan, à 80 kil. N. de Milwaukee: 16.359 hàb Bon port , qui expédie annuellement à Buffalo environ jOO.OOO boisseaux de froment.

SHEERNESS [chir-ness'], ville du Kent (Angleterre), dans l'ile de Sheppey, à l'embouchure de la Medway, à 60 kil. S.-E. de Londres, 13, Oit hab. Grand arsenal défendu par des batteries comptant 100 canons. Cet établissement a coûté, depuis 1813, 13,000,000fr.

SHEFFIELD [che'-fildd], ville du Yorkshire (Anj:leteiTe), au confluent de la Sheaf et de trois autres cours d'eau plus petits avec le Don; à UO kil. iN.-N.-O. de Londres; 32i.2'S bab. L'éslise de la paroisse primitive a été bâtie sous Henri 1°'. L'école gouvernementale des arts et métiers est une des

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