SIEN
SIEY
SIFF
que les débris forment une pente de facile . souvent en guerre. Elle fut réunie à la Tusaccès. — Parmi les sièges les plus célèbres cane après une longue guerre civile en lo.ïT. de riiistoire sont ceux de Babvlone. de Tyr, SIERRA-LEONE , colonie anglaise, sur la de Svracuse. de (.arlhage, de ^^lnlance et de ^^f^ occidentale de l'Afrique. Elle comprend Jérusalem dans 1 antiquité, et, depuis la de- g^.ioyj ,mg pg^j^g presqu'île montagneuse.
L'ouverte de la poudre à canon, ceuxdeConstantinople, d'.\nvers, de Berg-op-Zoom, de Straisund. de Candie, de Lille, de Bude, de Scbweidnilz, de Saragosse, de Sébastopol, de Vicksburg, de Strasbourg, de Melz et de Paris. — Le Siège de Corinthe. tragédie Ivrique en 3 actes, en vers, représentée à Paris lOpéra) en 1826; paroles de Balocchi et Soumet; musique de Rossini. Celte pièce avait dé|à paru à Naplesenl820, sous le titre de Muhometlo.
SIEGEN [zi'-ghenn], ville de Westphalie (Prusse), sur le'Sieg, à 60 kil. S. d'Arnsberg; 20.240 hab. C'est le centre de l'industrie des cuirs en Westphalie ; on y fabrique aussi des objets de fer et d'acier, et des tissus de fil, de coton et de laine.
SIEGENBECK (Mathieu^ auteur néerlandais, né H Amsterdam, le '23 juill. 1"74, mort à Leide. le 28 nov. I83i. Pendant son professorat à l'université de cette dernière ville, il publia un grand nombre d'ouvrages traitant pour la plupart des questions de linguistique et d'histoire. 11 est surtout connu comme auteur du traité de l'Orthographe néerlandaise, dont les règles furent presque universellement observées jusqu'à la publication de l'Orthographe néerlandaise par de Vries et Te \Yiiikel.
* SIÉGER V. n. Tenir le siège pontifical ou épiscopal : tel pape, tel évéque siégea tant d'années. — Se dit aussi des juges, des tribunaux : la cour de cassation siège à Paris. — Ce n'est p.\s LA QUB SIÈGE LE suL, ce u'est pas là qu'il est établi. — Siemens. (V. S.)
• SIEN, lENNE adj. possessif et relatif de la troisième personne (lat. snus): ce n'est pas mon livre, c'est le sien. — Fam. U.n sien neveu, UN SIE.N AMI, son ncveu, son ami, ou un de ses neveux, de ses amis. — Sien s. m. Son bien : il ne demande que le sien. — Prov. CH.icuN le SIEN n'est p.\s trop. — Fig. Mettre du sien DANS QUELQUE CHOSE, y Contribuer de son travail, de sa peine : il tire vanité de cet ouvvjge comme s'il y avait mis beaucoup du sien. Il signifie quelquefois fam., ajoutera un récit des faits, des détails imaginaires : il a mis du sien dans cette histoire. — Siens s. m. pi. Se dit des parents, des héritiers, des descendants, des domestiques, des soldats de celui dont on parle, et en général de tous ceux qui lui appartiennent, à quelque titre que ce puisse être : c'est un bon parent, il a soin des siens. — Prov. On n'est jamais trahi que par LES SIENS, se dit lorsqu'on éprouve quelque mauvais procédé de la part de ses parents, d'un de ses parents. — Ecrit. Dieu connaît, protège les siens, éprouve les siens, ceux qui se consacrent, qui se dévouent à lui. — Siennes s. f. pi. S'emploie dans l'expression Faire des SIENNES, faire des folies, des fredaines, des tours, soit de jeunesse, soit de friponnerie : ce jeune homme a bien fait des siennes.
SIENNE (ital. Siena ou Sienna). I, province ce'itrale d'Italie, dans la Toscane; elle est arrosée par l'Ombrone, l'Orcia, etc.; 3,794 kil. carr. : .'bO.OOO hab. Le N.-E. est très montagneux. Une grande partie dusolest inculte. Le pays produit cependant du froment, de l'huile d'olive et du vin. L'élevage des bestiaux est une des principales industries. — 11, ville capitale de la province, sur deux collines, au milieu d'une plaine stérile, à 30 kil. S.-Ë. de Florence; 25.336 hab. Belle
terminée par le cap Sierra-Leone, par 8° 30' lat. N. et 15o 38' long. 0., et s'étendanl jusqu'à l'estuaire du même nom; 73,000 kil. carr.; 500,000 h. dont 107 Européens. Le climat est mortel pour ceux-ci. La moyenne des pluies est de 4 m., et celle de la température avoisine 27° C. On exporte de l'huile de palme, des noix, des peaux et du bois de construction. Le gouverneur colonial, qui a le titre d'administrateur en chef, est nommé par la couronne. Cap.. Free-Town. Celte colonie fut fondée en 1787 par des philanthropes anglais, dans le but de donner asile ; ^yec nei aux nègres des différentes parties du monde.
* SIFFLABLE adj. Qui mérite d'être sifaé: une pièce sifflable.
• SIFFLANT. ANTE adj. Qui siffle; qui fait, qui produit un sifflement, ou qui est accompagné d'un sifflement : une respiration siffl'inte. — Phrase sifflante, vers sifflants, phrase, vers où il y a beaucoup d'S, et qu'on ne peut prononcer qu'avec une sorte de sifflement.
* SIFFLEMENT s. m. Bruit qu'on fait en sifflant : le sifflement d'un cocher. — Bruit que quelques animaux font en sifflant : le sifflement des serpents. — Bruit aigu que fait le vent ou une flèche, une balle de fusil, une pierre lancée avec force, etc.: le sifflement du vent, d'une flèche, elc. — Bruit que l'homme et quelques animaux font lorsqu'ils respirent
et de faire progresser la civilisation africaine.
SIERRA MADRE. Voy. .MEXiQup.
SIERRA MORENA. Voy. Espagnk.
SIERRA NEVADA. Voy. Califojinie, montagnes Rocheuses, et Esp.\gne.
* SIESTE s. f. (esp. siesta). Mot emprunté de l'espagnol. Sommeil auquel on se livre après le dîner, pendant la chaleur du jour : faire la sieste.
' SIEUR s. m. [sieurr] (contract. de seigneur). Espèce de titre d'honneur, dont l'usage ordinaire est renfermé dans les plaidoyei's, dans les actes publics, et autres écritures de la même sorte : je plaide pour le sieur un tel, pour les sieurs tels. — Titre qu'un supérieur donne quelquefois à un inférieur dans les lettres missives et autres écritures particulières : vous direz au sieur un tel qu'il fasse... — Un sieur, se dit quelquefois par une sorte de mépris : un sieur Paul est venu me faire je ne sais quelle réclamation.
SIETÈS (Emmanuel-Joseph, comte, mieux connu sous le titre d'.\BBÉ; [si-ièss], homme politique français, né à Fréjus (Var), le 3 mai ■1748, mort à Paris, le 20 juin 1836. Etant vicaire général et chancelier de l évêché de Chartres, il publia trois brochures: Vues sur les moyens d'exécution dont les représentants de la France pourront disposer en 1789; Essai sur les privilèges, où il revendiquait les droits du peuple: et Qu'est-ce que le Tiers-Etat^ C'est la nation, répondait-il comme résumé; et cette réponse le rendit fameux et le fit regarder comme l'oracle de la Révolution. Aux états généraux il insista pour que le tiersétat se déclarât « Assemblée nationale». 11 provoqua l'organisation de la garde nationale, et il proposa dans une brochure l'institution du jury dans les affaires civiles comme dans les affaires criminelles. Il devint président de l'Assemblée en 17a0. Dans la Convention, il s'opposa d'abord au procès du roi, mais finit par voter sa mort sans appel. Pendant le règne de la Terreur, il renonça à son caractère de prêtre et évita soigneusement de se mettre en vue. Il fit partie du conseil des Cinq-Cent?. En 1798, ministre à Berlin, il assura la neutralité de la Prusse. En 1799, il devint membre du Directoire, et bientôt après président; et il poussa au coup d'Etat du 18 brumaire. La Constitution libérale qu'il avait préparée fut modifiée suivant les vues ambitieuses de Bonaparte, et tandis que celui-ci s'emparait du pouvoir absolu, Sieyès, d'abord un des consuls provisoires, fut relégué au Sénat, qu'il présida pendant quelque temps; il reçut le domaine princier de Crosne. Bien que du nombre de ceux que Bonaparte appelait les idéologues, il fut fait comte, et pair
cathédrale gothique; univeriiléjadis fameuse, pendant les Cent-Jours. A la seconde Restau-
lyen ration des Bourbons, il s'enfuit a Bruxelles,
• SIFFLER V. n. (lat. siffilare). Former un son aigu, soit en serrant les lèvres en rond, et en poussant son haleine, soit en soufflant dans un sifflet, dans une clef forée, etc. : 'd siffle bien fort. — Fig. et fam. Il n'a qu'a siffler, il n'a qu'à faire connaître sa volonté pour être obéi. — Il siffle en parlant, sai. prononciation est accompagnée d'un certain sifflement. — Se dit aussi du son aigu que font quelques animaux, comme les serpents, les cygnes, les oies, etc., quand ils sont ea colère : on entendait siffler les serpents.
Le perroquet, dans l'embarras, Se gratte un peu la tète, et finit par leur dire : — Messieurs, je sif/le bien, mais je ne ctiantepas. Flobuk,
— Se dit également du bruit aigu que fait le vent, ou une flèche, une balle de fusil, une pierre lancée avec force, etc.: écoutez le vent comme il siffle. — Se dit encore du bruit que font naturellement ceux qui n'ont pas la respiration libre : on l'entend siffler quand ildort.
— Siffler V. a. Chanter un air en sifflant : il siffle toutes sortes d'airs. — Siffler un oiseau, siffler près de lui pour lui apprendre à siffler des airs : qui est-ce qui a sifflé votre linotte, votre serine — Siffler la linotte, boire plus que de raison, faire la débauche. Il signifie aussi, être en prison. — Siffler quelqu'un. l'instruire de ce qu'il aura à dire ou à faire en certaines occasions : o>i l'a bien sifflé, il ne fera pas d'imprudence. — Témoigner sa désapprobation d'une chose, son mécontentement d'une personne, soit à coups de silflel, soit par quelque autre bruit, et fig., désajiprouver avec dérision, avec mépris : si uoïc; faites cette proposition, on vous sifflera; on a sifflé sa pièce.
SIFFLERIE s. f. Action de siffler; coups de sifflet re pétés.
' SIFFLET s. m. Petit instrument avec lequel on siffle : sifflet de bois, d'argent, etc.
— Un coup de siffler, action de soutfler dans cet instrument, et bruit qui en résulte : je viens d'entendre un coup de sifflet. — Fig. On lls rassemblerait d'un coup de sifflet, se dit en parlaut de plusieurs personnes qui sont éloignées les unes des autres, mais qui se peuvent rassembler facilement, au premier signal. — S'il n'a point d'autre sifflet, SES chiens sont perdus, s'il n'a pas d'autre moyen que celui-là pour réussir dans telle affaire, il y perdra sa peine. — Fig. Improbation manifestée par des coups de sifflet ou par quelque autre marque de mépris : cette pièce a essuyé les sifflets. — La trachéeartère, ou le conduit par lequel on respire; et il n'est usité que dans ces phrases populaires : Couper le sifflet, serrer le sifflet A quelqu'un. — Couper lk sifflet a quelqu'un, le rendre comme muet, le mettre hors d'état de répondre.
• SIFFLEUR, EUSE s. Celui, celle qui siffle : voilà un siffleur importun. — Adjectiv. S'em-
1- et nombreuses sociétés savantes. Au moyc. , .,...„.. — , . , , , . -i r ■ ■■ , -j , • -• ;
âge. Sienne fut une république puissante, et resta à l'étranger jusqu après la révolution 1 ploie en parlant de certains oiseaux : les rivale de Florence, avec laquelle elle était de Juillet 1830. 'oiseaux s^fflcurs. — Art veter. Chev.al sir-
SIGM
KLEUH, ch>./al qui fait eiileiid, ,■ en respirant une espèce de sifflement. On dit autrenjenl, Cheval corneur.
SIFFLOTER v. n. Siffler doucement, légèreiiK'nl. — v. a. — Siyaioti (Xavier). (V. S.)
SIGEAN, ch.-l. de cant., arr. et à 21 kil. S. de iSaiboiine (Aude), près de l'élang poissonneux du même nom, qui a son embouchure dans la Méditerranée; 3,844 liab.
Sigean fut fondé vers l'an 29 après J.-C. sous la protection de Séjan, au bord du lac 7i!(breacus. En 822, les salines de Séjan furent données à Tabbaye d'Aniane par Louis le ■ Débonnaire. C'est près de cetle petite ville que Charles Martel défit, eu 734, l3s Sarrasins commandés par Orner ben Amrou. Sigean fut dclruit par les Espagnols en IbOo.
SIGEBERT, nom de trois rois dAutrasie : I, Iroisiéine fils de Clolaire l'^"', né en 534, roi d'Austrdsie en o61 , épousa Brunehauten 566, (ut assassiné en 575, par les émissaires de Frédégonde. (Vov. ce mot.) — 11, flls de Thierry 11, né en 601, roi en 613, mis à mort quelques jours plus tard par ordre de Clolaire 11. — III. (Saint) deuxième fils de Dagobort !'■■, né en 630. roi en 63S, abandonna le gouvernement au maire du palais Grimoald et ne s'occupa que de fonder des monastères. 11 mourut en 6;i0. Fêle le i" fév.
SIGILLAIRE adj. [si-jil-lè-re] (lat. sigiltaris; de sigillum, sceau). Qui a rapport aux sceaux. — s. f. Genre de plantes fossiles que l'ou trouve en grand nombre dans les roches carbonifères. (Voy. Fossile.)
SIGILLARIÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à la sigillaire. — s. f. lil. Famille de végétaux dicotylédones gymnospermes, ayant pour l) pe le genre sigillaire.
* SIGILLÉ, ÉE adj. (lat. sigitlalits ; desiijillum, sceau). N'est guère usité que dans cetle locution, Teuhe sigillée, sorte de terre glaise qui vient des îles de l'Archipel, et qui ordinairement est marquée d'un sceau.
SIGILLOGRAPHIE s. f. (lat. sigillum, sceau ; gr. ijrajilto, je décris). Description des sceaux.
* SIGISBÉE s. m. (ilal. cicisheo). Homme qui fréquente régulièrement une maison, qui rena des soins assidus à la maîtresse, et qui est à ses ordres. Quelques-uns écrivent et di-en(, CicisBÉE. On l'appelle aussi Gavalieu SERVANT.
SIGISMOND (ail. Sigismund) [zi'-ghismonnlt], empereur d'Allemagne, le dernier de la ligne de Luxemboure, né en 1368, mort le 9 déc. 1437. Il était le second fils de l'empereur Charles IV, et frère de l'empereur Winceslas, et devint électeur du Brandebtmrg. 11 épousa Marie, fille de Louis le Grand de Hongrie et de Pologne, et fut couronné roi de Hongrie en 1387. Battu par le sultan Bajazet à Nicopolis en 1396, il se réfugia en Grèce, et ne revint qu'au bout de plusieurs années. Il eut alors à lutter contre Ladislas de Naples, qui se désista de ses prétentions en l'403. Après la mort de l'empereur Rupert (I400-'10), successeur dr Winceslas et celle de 3odocus de Moravie, son rival, Sigismond fut élu empereur (14H|. H convoqua un concile oecuménique à Conslance, viola le sauf-conduit accordé à Huss et provoqua la grande guerre dfs hussites. 11 succéda à Winceslas en Bohême, devint roi des Lombards en 1131, cl fui couronné à Itome en 1433.
SIGISMOND I, II et III, rois de Pologne. (Voy. Pologne.)
" SIGLE s. m. ou s. f. (bas lat. sigla, abréviations). Paléogr. Lettres inilialesemployées comme signes dbréviatifs sur les médailles, les monuments cl dans les anciens manuscrits.
SIGMA s. m. Dix-huitième lettre de l'alplmbcl grec correspondant à notre S.
SIGN
SIGMARINGEN [zig'-raa-rinng-enn]. Voy.
HollENZOLLEUN.
SIGMATIQUE adj. Qui est caractérise par le sigma.
SIGMATISME s. m. Emploi fréquent de la lettre S ou des autres sifflantes.
' SIGMOÏDE adj. (gr. sigma; eidos, aspect). Anal. Qui a la forme de la lettre grecque appelée Sigm.\. On ne l'emploie guère que dans ces dénominations: Cavités ou Fosses siGuoÏDEs, les deux échancrures que présente l'extrémité supérieure du cubitus; et. Valvules siGMOÏDEs, valvules qui garnisent l'artère pulmonaire et l'aorte.
* SIGNAL s. m. (rad. fr. signe). Signe convenu entre deux ou plusieurs personnes, pour servir d'avertissement : faire un signal, donner le signal. — Fig. Don.ner le sig.nal, se dit de celui qui donne le pr*mie.' l'exemple de quelque chose : c'est lui qtii a donné le signal de la révolte. — Ce qui annonce et provoque une chose : cette émeute fut le signal de la révolution. — Encycl. A bord des navires français, on a adoplé le système de signaux établi par du Pavillon (voy. ce nom) et consistant dans la combinaison d'une série de guidons, de flammes, de trapèzes, etc., dont le nombre, la couleur, et l'arrangement forment des mots d'après un code convenu.- Il y a aussi le télégraphe marin, représentation des 10 chiffres, de 0 à 9 inclusivement, par des pavillons de diverses couleurs. Au moyen de ces dix chiffres, on peut exprimer tous les nombres; et l'on a établi un dictionnaire numéroté dans lequel chaque mot correspond à un nombre. Dans les temps de brume et pendant la nuil, on a recours aux feux(fanaux, coups decanon.fuséesel flammes de Bengale), dont les diverses combinaisons se traduisent par un grand nombre de phrases convenues. Les nations maritimes ont adoplé une espèce de langue universelle, au moyen de laquelle les marins de tous les pays peuvent senlendre entre eu.v; ce langage sémaphorique a été fixé dans le Code internationnl des signaux. La phrase :
QCB-FCPR-DFK.N-FBKS
sera traduite dans toutes les langues par : « Notre fiaiire partira demain soir ». — D'après un aulre système, il n'est besoin que de quatre cônes attachés à un mal de manière à pouvoir êlre ouverts, fermés et changés de position relative, à la volonté de l'opérateur. Les dill'érenls signes peuvent êlre combinés d'une infinité de façons, chaque combinaison ayant sa signification particulière. Pour faire" des signaux pendant le jour, on emploie avec succès des jets de vapeur, les uns longs, les autres courts; pendant la nuit, on a recours à desjets de lumière. On a souvent combiné les jels de vapeur et de lumière de dilférenle duj'ée (Voy. Phare, Sirène, etc.) — A terre, on a imaginé dillé-
SIGN
c'est un héliostat monté sur un pied portatif et qui porte aussi une leiilille au moyen de laquelle le rayon de lumière peut être dirigé vers une stàlion éloignée. En tournant le miroir sur un pivot, on peut produire des jets de lumière qui [laraissent et disparaissent d'api es un système convenu. Ordinairement, on adopte un code de signaux semblable à celui que l'on emploie dans la télégraphie Morse, de façon que les traits et les points de la télégraphie soient remplacés par des intervalles, les uns longs, les aiilrrs courts, entre les éclats successifs de lumière. Cel instrument fut employé avec beaucoup de succès par les Anglais pendant Ipu:s guerres du Zoulouland et de l'Afghanislaii. Lors de leur campagne d'Egypte en 1882, des signaux fuient ainsi envoyés de la grande pyramide au Caire. Le grand avantage, c'e.-t que l'on peut communiquer par-desîus la tète des ennemis et que la ligne de coinmun cation ne peut êlre interceptée. Dans la pratique, l'application de l'héliographe présente quelques difficultés, surtout quand il s'agit de diriger bien exacleinenl le rayon de lumière vers la station amie. L'Iiéliographc
FIp. ).Hi>liogr,iplN-.
rents systèmes de signau.\; h' plus nouveau consiste à employer l'appareil nommé héiiographe (gr. Iiéiios, le soleil; yraphù, j'écris), qui sert à correspondre au moyen des rayons solaires. Dans sa forme la plus simple (fig. 1),
Fig. 2. Hélîngrnphe militaire.
militaire (fig. 2) y obvie. Dans notre dessin, a représente le miroir à signaux; p, l'écran destiné à l'éclipser; c, une vis permettant au miroir de prendre diverses positions; g, une tige horizontale portant à son extrémité h des fils de fer en croix, k. L'observateur regarde par le trou b du miroir, tandis qu'un assistant amène la croix de fils de fer k dans une position telle que le point d'intersection des fils de fer et la station éloignée forment une ligne droite avec l'œil, en 6. On immobilise, au moyen de vis, le bras g et la croix de fils de fer. Un disque blanc est alors placé au centre de la croix de fils de fer, et un disque noir dans le trou 6 du miroir. Si les rayons solaires de a étaient réfléchis sur un écran tenu tout près de ce miroir, ils y formeraient un point noir, cette portion de lumière ayant été absorbée par le disque noir. On fait donc tourner le miroir à signaux jusqu'à ce qu'il envoie cetle ombre du disque noir sur le disque blanc placé au milieu de la croix de fils de fer k, c'est-à-dire dans la direction ix. Si la position du soleil ne permet pas de faire réfléchir les rayons lumineux de a dans la direction i a; de la station amie, on a recours à un second miroir r qui reçoit les rayons solaires et les renvoie en (i. Enfin, au moyen de l'écran p, mis dans une position telle qu'il intercepte les rayons de a, tout est prêt pour envoyer les j( ïs lumineux au camp ami. Un homme se lient près de l'écran p qu'il fait agir à l'aide de la vis d. En France, on a proposé d'employer le lélélogue au lieu de l'héliographe. (Voy. TÉLÉLOGUE.) — Pour les chemins de fer, chaque pays à son système de signaux.
SIGN
On appelle fisiianx manuels ceux qui se font à l'aide de^ bias. Ordinairement le brasdroil élendu lionzonlalement à partir de l'épaule sigiiiTie : « tout va bien » ; verticalement : " attention! » les deux bras élevés au-dessus de la tête : « dani'er ». On emploie aussi dos S'inaphores : « ce sont des bras attachés dans des positions élevées de manière à pouvoir tourner autour d'un centre,, à être élevés, abaissés ou inclinés. Le signal est donné par la couleur et la position du bras, tandis que sa direction indique à quelle ligne se rapporte l'Indication donnée. Pendant la nuit on emploie des feux rouges, verts et blancs, dans des disques ou des lampes mis à la place des scniapliores. Il y a aussi les coups de sifflet de la machine, le son d'une trompe, etc.
'SIGNALÉ, ÉE part, passé de Signaler.
.Marqué : ce jour signalé par tant de victoires.
— .\dj. Remarquable : un service signalé.
• SIGNALEMENTS, m. Description que l'on f.iil de tout rcxlerieur d'une personne qu'on veut taire reconnaître : faire un siynalemcul.
SIGNALER V. a. Faire par écrit une espèce df desi-ription de la personne d'un soldat qu'on enrôle, indiquantson âge, sa taille, la couleur de ses cheveux, etc. : signaler les soldats de recrue. (Vieux.) — Donner le signalement d'une personne qu'on veut faire con- . naître ; cet homme est signalé à la police. — .\ppeler, attirer l'attention de quelqu'un sur une personne ou sur une chose : il fut signalé à l'autorité comme un homme très dangereux.
— Donner avis, par dessignau.v, qu'on aperçoit un vaisseau, une flotte, ete : signaler l'ennemi. — Rendre remarquable : se dit en bonne et en mauvaise part : il a signalé son Courage, sa valeur dans cette occasion. — Se signaler v. pr. Se distinguer, se rendre célèhre : on le dit en bonne et eu mauvaise part : il s'est signalé en diverses occasions.
SIGNALÉTIQUE adj. Qui donne le signalement, la description propre à faire reconnaître.
• SIGNATAIRE s. Celui, celle qui a signé : /ts signataires d'une (étit'ion, d'une protestation.
' SIGNATURE s. f. [gn mll.](lat.si'3na«ura). Le seing, le nom d'une personne écr.t de sa main, misa la lin d'une lettre, d'un billet, d'un contrat, ou d'un acte quelconque, pour le certilîer, pour le confirmer, pour le rendre valable : je connais sa signature. — Action de signer : ce ministre emploie par semaine plusieurs lieures à la signature. — .Mettre,