‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 254 sur 639 · SIEG · texte numérisé non relu

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dinaire à âme lisse. Comme les murs d'escarpe sont masqués aux assiégeants par des terrassements, l'objet des travaux du siège est d'atteindre, à couvert, à des positions où l'on puisse pratiquer des ouvertures dans la muraille, soit par des batteries de brèche, soit par des mines; il faut aussi qu'à l'abri de ces approches on puisse conduire les troupes assez prés pour donner l'assaut par les ouvertures pratiquées. On classe ordinairement les opérations d'un siège en trois périodes. La première période comprend l'investissement de la place, et le campement de l'armée assiégeante autour de la ville assiégée; la seconde, tous les travaux depuis l'ouverture des tranchéesju^qu'à l'achèvement de la troisième parallèle; et la troisième, toutes les opérations qui suivent jusqu'à la prise de la place. L'investissement s'effectue en détachant un gros corps de troupes qui, par des mouvements rapides et dissimulés, entoure à l'improviste la place, se saisit de toutes les avenues et des approches, coupe toutes les communications, et prend possession de tout ce qui pourrait servir à la défense Le gros de l'armée vient ensuite, et se retranche autour de la place hors de la portée du canon. Ordi'nairement, les retranchements forment deux lignes, entre lesquelles l'armée assiégeante place son camp; on les appelle lignes de circonvallation etde contrevallation. Elles sont ou continues ou coupées d'intervalles; la ligne extérieure est destinée à arrêter les secours, et la ligne intérieure à résister aux attaques de la garnison. Cette méthode, usitée chez les anciens, tomba en désuétude pendant le moyen âge. Elle l'ut reprise au xvi'^ siècle par les princes de Nassau, et on l'a toujours pratiquée depuis, plus ou moins. La seconde période commence par 1 ouverture des tranchées, ce qui se fait en creusant un fossé à une distance plus ou moins grande du point le plus avancé des fortifications, profond de 3 à 4 pieds et large de 10 à 12, et en rejetant la terre en forme de parapet du côté de la place assiégée. Comme tous les travaux de campagne, la tranchée doit offrir un abri contre le feu de l'ennemi et permettre à ceux qui l'occupent d'employerleurs armes efficacement. On ménage des communications entre les parallèles et les dépôts, à l'arriére, au moyen de tranchées d'une forme analogue, mais disposées de façon à éviter l.s leux d'enlilade; et les approches se font par des tranchées en zigzag, n'ayant, en règle générale, pas plus de 100 m. de long, et qui, débutant à la première parallèle par un front de 00 m., n'eu ont plus que 30 à la troisième. Ces parallèles relient les tranchées d'approche. Vauban veut qu'il y en ail au moins trois. Elles servent de places d'armes où stationnent des soldats pour proléger les ouvriers, et de cominuincatioiis entre les approches, en permotlant d'empêcher les ouvriers d'être inquiétés dans leur travail. A Sébastopol, les Français en lirentsept; à Fort Wagner, le général Gillmore en employa cinq. Jusqu'à ce point, les travaux de siège se poursuivenlsans grande difficulté et sans grand danger. A partir de ce moment, il faut avancer sous le leu des assiégés. On procède alors par assaut ou par approches régulières. L'assaut part de la troisième parallèle que l'on dispose intérieurement de manière a permettre aux assaillants d'en sortir brusquement au signal donné. Mais ce procédé n'est indiqué que dans les castrés pressants, lorsqu'un jour de gagné peut décider du sort de la ville. Autrement, on pratique des approches régulières en faisant partir de la troisième parallèle des sapes, des tranchées avancées, ou des galeries souterraines aboutissant au fossé et pernieltant d'y descendre. La breciie est considérée comme praiicable lorsque l'intérieur de l'ouvrage est à découvert sur une largeur égale au front de la colonne d'attaque, et

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