‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 258 sur 639 · SILO · texte numérisé non relu

SILO

l'an 100. Il fut consul sous Néron, puis se livra à la culture des lettres. Tourmenté par une maladie incurable, il se laissa mourir de faim. Il a laissé un Poème sur la seconde guerre punique, ouvrage longtemps perdu, puis retrouvé en 1414 à l'abbaye de Saint- Gall. Les meilleures éditions sont celles de Rome (1471), d'Ernesti (Leipzig, 179l-'92, 2 vol. in-8°). Il a été traduit en franjais par Lefèvre de Villebrune (Paris, 1781) et par Corpet et Dubois (l837-'38, 3 vol. in-8°).

* SILLAGE s. m. [si-ia-je; Il mil.] Mar. Trace que lait un bâtiment lorsqu'il navigue : les vagues éUiient si hautes, qu'on ne pouvait remarquer le sillage. — Faibe gr.\nd sill.\ge, BON SILLAGE, navi;;uer heureusement et avec rapidité : pendant quelques jours, nous fimes bon sillage. — Ce baïimk.nt double le sill.\ge DE TEL AUTRE, il va Une lois plus vite, il a une marche très supérieure. — Mesurer le sillage d'un BATIMENT, mesurer la vitesse de sa marche.

* SILLE s. m. [si-le] (gr. sillos, aez camus). Poème mordant en usage chez les anciens Grecs : le sille des Grecs répond à la satire des Romains; les silles de Timon de Phiionte, surnommé le Sillograph'!.

SILLÉ-LE-GUILLAUME, ch.-l. decant.,arr.

età 33 kil. N -0. du .Mans (Sarthe); :.l..v hab. Le général Chanzy y livra combat aux .allemands le 15 janv. 1871.

* SILLER y. n. [Il mil.] Mar. Se dit d'un bâlimeiit qui coupe, qui fend les flots en avançant : ce vaisseau sille bien.

* SILLER V. a. Fauconn. Coudre les paupières d'un oiseau de proie, afin qu'il ne se débalte point.

SILLERY, comm. de l'arr. et à 10 kil. de Reims, canton de Verzy (Marne); 611 hab. Ancien marquisat, créé eu 1631. Fameux vin ambré, sec, spiritueux et tonique.

' SILLET s. m. [// mil.]. Luthier. Petit morceau d'ivoire appliqué au haut du manche d'un violon, d'une guitare, ou autre instrument à cordes, et sur lequel portent les cordes : la longueur des cordes se mesure du sillet au chevalet.

SILLON s. m. [si-ion ; Il mil.]. Longue trace que le soc, le contre de la charrue fait dans la terre qu'on labourre ; ces sillons ne sont pas assez profonds. — Fig. Faire son sillon, faire l'ouvrage qu'on est tenu de faire, qu'on s'est imposé l'obligation de faire chaque jour. — Prov. et fig. C'est un bœuf qui fait bien so.N SILLON, se dit d'un homme médiocre et laborieux. — pi. Se dit quelquefois, absol. et poetiq., des campagnes, des champs : trop de sang a inondé, abreuvé nos sillons. — Se dit aussi, fig. et poétiq., des traces que certaines choses laissent en passant : le navire laissait derrière lui un large sillon. — Hist. nat. Kaie ou strie profonde : les values de cette coquille ont dessillons. — Auat. Certaine lente ou rainure que présente la surface de quelques os et de divers organes : sillon longitudinal. — Rides qui se trouvent au palais des grands quadrupèdes, et particulièrement des chevaux.

' SILLONNÉ, ÉE part, passé de Sillonner. hesmontagnes sillonnées deravins. — Adjectiv. Anal, et hist. nat. Se dit des organes, des parties qui sont marquées de stries profondes, de fentes ou raies creuses.

* SILLONNER v. a. Faire dessillons. Dans le sens propre, il n'est guère d'usage qu'au participe ; un champ bien sillonné. — Se dit, lig., de certaines choses qui font des traces en passant, qui laissent des traces de leur passage ; U7i reptde qui se meut en sillonnant la vase, le timon.

* SILO s. m. Cavité pratiquée dans la terre pour y conserver du blé, des graines : des silos.

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