‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 266 sur 639 · SING · texte numérisé non relu

SING

tarapes, sans savoir dessiner. C'est ce qu'on appelle autrement Pantographe. — Machine qui sert à élever et à descendre des fardeaux, et qui est formée d'un treuil tournant sur deux chevalets ou sur deux montants. — »v Argot typogr. Nom donné aux compositeurs, à cause du mouvement de leurs mains et de leurs doigis quand ils lèvent la lettre. — Encycl. Dans la méthode du Cnvier, le nom de singe désigne la première famille des quadrumanes, caractérisée par 4 dents incisives droites à chaque mâchoire, des ongles plats, des dents molaires à tubercules mousses comme celles de l'homme; des canines plus longues que les autres dents et conformées en crocs plus ou moins forts. Celle famille se subdivise en Singes proprement dits ou de I'ancien continent (.t dents molaires de chaque côté a chaque mâchoire; narines séparées par une cloison mince) et Singes du nouveau continent (li dents molaires de chaque côté à chaque mâchoire; narines séfiaiées par une large cloison). La première subdivision comprend les genres orang, gibbon, cercopithèque ou guenon, semnopithèqne, macaque, magot, cynocéphale, mandrill; la deuxième subdivision se compose des genres alouate, atèle, lagothriche, sapajou, saki, sairairi, sagouin ou callithriche, nucthoie ou nyctipithèque. La classification aujourd'hui admise est celle d'Isidore Geoffroy, d'après laquelle la grande famille des singescom prend 4 tribus: les piTHÉciENs, les cynopituéciens, les cébiens et les HAPALiENS. p. Gervais a classé les singes de la façon suivante,

en 3 tribus : 1° pithéciENs, comprenant 5 sections, savoir : singes anthropomorphes ou anihroijoîdes [génies chimpanzé, gorille, orang, gibbon, pliopiihèque) ; singes semnopitliéques (seuinopithèque, colobe) ; 'inrnous (cercopithècjue); macaques {mdn- ^abey, macaque, majol, cynopithèque) ; I ijnnréjihales ( nian iJiill, cynocéphalej; 2" CÉBIENS (genres hurleur, lagotricbe, ériode, atèle, sajou, calli- Iriche, sa'imiri, nyctipithèque et saki); 3"

HAPALIENS ;ouistiti).

* SINGER v. a. Imiter, contrefaire : singir tes manières d'un autre.

' SINGERIE s. f. Grimace, gestes, tours de malici' : )'; a fait mille singeries. — Imitation gauche ou ridicule : toute cette gravité apparente n'est qu'une singerie.

SINGEUR, EUSE ou GERESSE adj. Qui singe, qui imile servilement. — Substantiv. De vils singeurn.

' SINGULARISER v. a. (rad. lat. singularis, singulier). Rendre singulier, extraordinaire : ayez une conduite qui vous distiniiuc, et non qui vous singularise. — Se singulariser V. pr. Se distinguer, se faire remarquer par quelque singularité, par des opinions, des actions, des manières singulières. Ne se dit guère qu'en mauvaise part : il est dangereux de se singulariser.

' SINGULARITÉ s. f. (lat. singularitas). Ce qui rend une chose singulière : la singularité de cet événement. — .Manière extraor.linaire d'agir, de penser, de parler, etc., ditl'érente de celle de tous les autres : il croit se faire admirer par cette sinyulai-ité.

• SINGULIER. 1ÈRE adj. (lat. singularis]. Particulier, qui ne ressemble pointauxautres: un cas singulier. — Rare, excellent : vertu

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piété singulière. — Bizarre, caprimeux. affeclanl de se distinguer : il est singulier dans ses opinions, dans ses expressions, dans sa manière d'agir, de s'habilter, etc. — Extraordinaire, et se dit pourruarquer, en bonne ou en mauvaise part, son élonnement de quelque chose : voilà un fait bien singulier, une aventurée singulière. — Combat singulier, cn^nbal d'homme à homme : autrefois, en malièr- judiciaire, on pei'mettait les combats singuliers pour découvrir la vérité. — Gramm. Nombre SINGULIER, ou subslaiiliv. Singulier, par opposition à Nombre pluriel, ou Pluriel, nombre qui ne marque qu'une seule personne, qu'une seule chose : ce n'est pas là un pluriel, c'est un singulier.

* SINGULIÈREMENT adv. Particulièrement, spiTialt-mi'iil, iiniicipalement, beaucoup, sur toutes choses : il nous a recommandé ses enfants, et singulièrement l'uiné, qui e.'<t d'une santé délicate. — D'une manière affectée, d'une manière bizarre : il parle, il marche, il s'habille singulièrement. — Il s'est conduit singulièrement D.\Ns cette AFF.4IRE, d'une manière extraordinaire, difficile à expliquer.

SINGULTUEUX, UEUSE adj. (rad. lat. singultus, sanglotj. Qui a le caractère des sanglots.

SINIGAGLIA [si-ni-fra'-liaj (anc. Sena Gallica), ville forte de l'Italie centrale, sur l'Adriatique, à .'JO lui. N.-O. d'.\ncône; 22.197 hab. Il s'y tient annuellement une foire fameuse pour la soie, qui dure du iO juillet au 8 août. Le port n'admet que de petits navires.

* SINISTRE ■dài.{\a.l.sinister). Malheureux, fune-te; qui cause des malheurs, ou qui eu fait craindre : un événement sinistre. — Chironi. Ligne sinistre, ligne qui présage des malheurs. On disait, dans le même sens, eu astrologie. L'aspect sinistré des astres. — Avoir la physionomie sinistre, avoir quelque chose de sinistre dans la physionomie, avoir ùansla physionomie quelque chose de sombre et de méchant. On dit aussi. Avoir le regard SINISTRE. — Méchant, pernicieux : cet homme a des projets sitiistres. — s. m. Se dit des pertes et dommages qui arrivent aux objets assurés, surtout des incendies : évaluer le sinistre.

SINISTRÉ. ÉE adj. Qui a subi un sinistre. — Substantiv. Les sinistrés.

' SINISTREMENT adv. D'une manière sinistre : vous jugez toujours sinistrement de iét'it de vos affaires.

SINNAMARI. tleuve de la Guyane française, qui se jette dans l'Atlantique, à 90 kil. N.-O, de Cayenne, après un cours de iSO kil. Il donne son nom à un quartier de la colonie.

SINOLOGIE s. f. (lat. Sina, Chine; gr. logos, discours.) Philol. Etude de la langue, de l'écriture et des mœurs de la Chine.

' SINOLOGUE s. m. Qui connaît la langue, la littérature des Chinois.

* SINON conj. (contract. de si et de non). AuUeiuent, faute de quoi, sans quoi : faites ce qu'il souhaite, sinon n'en attendez aucune grdce. — Si ce n'est : il ne lui répondit rien, sinon que . . .

SINOPE (turc, sinulj), ville forte de l'Asie Mineure, sur la rive nii'ridionale de la mer Noire, à .520 kil. E.-N.-E. de Constantinople; 7.102 hab. Elle est bâtie sur un isthme à l'esirémité du cap Sinope, qui forme une rade présentant le meilleur mouillage de la côte. Elle a un arsenal, et la seule cale de construction pour les navires qu'il y ait en Turquie, à l'exception de celle de Constantinople. — Sinope, dans l'ancienne Paphlagonie, devint importante vers 630 av. J.-C, et resta indépendante jusqu'à sa prise par Pharnace, roi de Pont, qui en fit sa capitale (183).

siou

Mithridate le Grand l'embellit, Rome s'en | empara, et César y établit une colonie. Les Turcs la prirent en 1461. Les Russes, commandés par Nakhimolf, y détruisirent la flotte turque tout entière à l'exception d'un seul bateau à vapeur, le 30 nov. 18.Ï3. La ville elle-même fut bombardée et eut beaucoup à souffrir.

* SINOPLE s. m. (portug. èinopla). Blas. Couleur verte : il porte de sinople à l'aigle d'argent.

SINTO ou Shinto. Voy. Japon.

SINTOISME s. m. Culte japonais qui a précède le buuilJhisme.

SINT UT SUNT, AUT NON SINT, loc. lat.

qui signifie : Qu'ils soient comme ils sont ou qu'ils ne soient pas. (Voy. Ricci.)

* SINUÉ. ÉE adj. (lat. sinus, cavité). Bot. Se dit des parties, etparticulièrement des feuilles dont le bord a des sinuosités : feuilles sinuées.

* SINUEUX, UEUSE adj. (lat. sinus, cavité). Tortueux, qui fait plusieurs tours et détours. N'est guère usité que dans la poésie : les replis sinueux d'un serpent, d'une couleuvre. — Chir. Ulcère sinueux, ulcère étroit, profond et tortueux.

SINUOLÉ, ÉE adj. Se dit des organes qui ont les bords légèrement sinués.

* SINUOSITÉ s. f. Tours et détours que fait une chose sinueuse ; état de ce qui est sinueux : celte rivière a beaucoup de sinuosités, fait beaucoup de sinuosités. — Chir. Cette PLAIE A BEAUCOUP DE SINUOSITÉS, elle fait des tours et des détours.

SINUPALÉAL, ALE adj. Dont le manteau

présente une cavité.

' SINUS s. m. [si-nuss] (mot lat. qui signifie pli). Mathémat. La perpendiculaire menée d'une des extrémités d'un arc, sur le rayon qui passe par l'autre extrémité : table des sinus, des tangentes et des sécantes. — Sinus verse, partie du rayon comprise entre le sinus et l'extrémité de l'arc. — Sinus total, sinus d'un arcou d'un angle de quatre-vingtdix degrés, lequel est égal au rayon.

•SINUS s. m. [si-nuss]. Anat. Se dit de diverses parties qui forment une cavité, ou qui se courbent et se recourbent en divers sens. Ainsi on appelle Sinus frontaux ou souRCiLiERs, les deux cavités situées entre les deux tables de l'os frontal au-dessus du nez et des sourcils; Sinus maxillaires, les cavités des os de la mâchoire supérieure, au-dessus des alvéoles de cette mâchoire; Sinus de la VLiNE PORTE, le tronc de la veine porte ; Sinus laiteux, la réunion de tous les canaux excrétoires des glandes qui forment les mamelles ; Sinus de la dure-mère, canaux veineux, plus ou moins considérables, qui parcourent la dure-mère dans plusieurs points de son étendue. — Chir. Cavité, espèce de poche, de petit sac qui se fait aux côtés ou au fond d'une plaie, d'un ulcère, et où s'amasse du pus, de la matière : en sondant sa plaie, on trouva, on découvrit un sinus.

SION, Sediinum, Civitas SedunorUm; ail.

Sitten, ch.-l. du cant. du Valais (Suisse), sur laSionne, à9(J kil. E. de Genève; b, 447 hab. Evêché, cathédrale. Le poitre et le crétinisme affligent sa population. Les Valaisiens y battirent les Savoisiens en 1413. Les Français la prirent en 1798 et en firent le ch.-l. du dép. du Simplou.

SION, une des montagnes de Jérusalem et, par ext., Jérusalem.

SIOUA ou Syouah (anc. Amman ou Ammonium), oasis dans le N.-O. de l'Egypte, à oiS kil. O.-S.-O. du Caire, et à 236 kil. delà Méditerranée; 8,000 hab. Elle se compose de plusieurs bandes de terrain détachées, dont la plus grande peut avoir ii kil. sur 4. Dans

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l'E. le sol est très fertile; on y récolte surtout des dates. Le climat est délicieux. Les habitants sont des Berbères et des nègres, tous mahumétans. La ville principale, Siouah, est défendue par une citadelle, surun roc, et par de fortes murailles. A environ 3 kil. au S.-E., sont les ruines de l'ancien temple de Jupiter Ammon, qu'Alexandre le Grand visita en 331 av. J.-G.

SIOULE (La), rivière qui prend sa source dans le dép. du Puy-de-Dôme, au lac de Servières, coule au N., entre dans le dép. de l'Ai lier et se jette dans l'Allier, après un cours de 160 kil.

SIOUT ou Osiout [si-outt'](anc. Lycopolis), ville d'Egypte, cap. de la province du même nom et résidence du gouverneur de la haute Egypte, près de la rive gauche du Nil, à environ 400 kil. au-dessus du Caire ; 42,076 hab. Siout était autrefois très fréquentée par les caravanes de l'intérieur. Sa t;rande industrie est la fabrication des fourneaux de pipe. Il y a de vastes tombeaux dans le roc et d'autres antiquités. La ville était jadis vouée au culte du loup; de là son ancien nom grec.

SIOUX ou Dakotas, tribu d'Indiens, qui habitaient près des sources du Mississipi (1640). Us combattirent les Français avec les Renards; les Chippeways en repoussèrent un grand nombre le long du Mississipi. Quelques-uns restèrent sur le Saint-Pierre ou dans les environs. En 1831, la nation céda aux Etats-Unis toutes ses terres à l'E. d'une ligne tirée du lac Otter Tail au confluent dii Rig Sioux et du Missouri. Des guerres successives les repoussèrent au N. et jusque sur le territoire anglais. En 1873, on comptait encore 50,000 Dakotas. En 1876, on obligea avec beaucoup de difficulté les Sioux à céder leurs droits sur les collines noires. Le général Custer trouva la mort dans la lutte qui eut li&u à ce Sujet.

SIOUX CITY, ville de llova (Etats-Unis); sur le Missouri, à i'o kil. N.-O. de Des Moines; 39,000 h. Grand commerce avec le N.-O. de riowa, le N.-E. du Nébraska et le S. du Dakota.

• SIPHILIS s. f. Voy. Syphilis.

• SIPHILITIQUE adj. Voy. Syphilitique.

SIPHNOS, auj. Siphno ou Sifanto, l'une des

(^.yclades septentrionales, à l'O. de Paros, 8,000 hab. Elle fut colonisée parles Ioniens, et après avoir appartenu aux Romains et à l'empire grec, Siphnos fit partie du duché de Naxos. Elle est auj. comprise dans le uôme des Cyclades.

• SIPHON s. m. [si-fon] (lat. sipho). Tuyau recourbé, dont les branches sont inégales, et

dont on se sert principalement pour pomper une liqueur dans un Vase et la faire passer dans un aaire:siphon de verre.

— Tourbillon ou nuage creux qui descend sur la mer en forme de colonne, etqu'on appelleainsi dans fidée qu'il enlève et pompe l'eau dans là mer. (Voy. Trombe.) — Vase de grès ou de verre en fdrmè de bouteille, dans lequel on met de l'eau chargée d'acide carbonique et que l'on tient hermétiquement fermé.

SIPHONIE s. f. (rad. siphon). Bot. Genre d'euphorbiacées crotonées, comprenant plusieurs espèces d'arbres dont le sue laiteux renferme du caoutchouc. Ces végétaux croissent au Brésil et à la Guyane. La siphonie élastique (siphonia elastiea), de la Guyane et des régions voisines, est l'espèce la plus remarquable du genre. On la trouve sur les bords des lacs et des rivières. Elle apparte-

Siphon.

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