SIRO
instrument, on active graduellement la rotation du disque jusqu'à ce que le son émis se rapproche du diapason du son dont on veut déterminer le nombre de vibrations. Lorsque les deux sons se trouvent presque au même diapason, l'oreille perçoit des battements distincts produits par l'action combinée des deux sons sur l'air. On augmente alors doucement la rapidité de la rotation jusqu'il ce que ces battements disparaissent. A ce moment, on fait manœuvrer le compteur, et on laisse le disque courir pendant un nombre donné de secondes; puis le compteur est arrêté, et on relève le nombre des révolutions du disque. En multipliant ce nombre de révolution par le nombre des trous, et en divisant le produit par le nombre des secondes, on a le nombre des vibrations par seconde correspondant au son donné. — La sirène peut marcher à la vapeur comme à l'air comprimé. Elle produit un son très intense que peut transmettre un cornet acoustique dans une direction donnée el que l'on entend aune grande distance. C'est le meilleur des signaux en temps de brouillard.
SIRÉNIEN, lENNE adj. Qui ressemble aux sirènes. — s. m. pi. Ordre de mammifères à placenta, comprenant le dugong et le lamantin, autrefois appelés cétacés herbivores.
SIRÉNOÏDE s. m. (fr. sirène ; gr. eidos, aspect). ErpiH. Synon. de .Sirène.
SIRET 1 (Louis-Pierre), grammairien, né à Evreux, en 1743, mort en 1798. Il a laissé : Eléments de la langue anglaise (Paris, 1773), Grammaire italienne (\191), Grammaire française et portugaise (1799), etc. — II (Charles- Joseph-Christophe), né à Reims en 1760, mort en 1»:î8. Il est auteur de \'Epitome historix grœcœ (Paris, 1798, in-12).
SIRHIND [sir-haïnndd]. I, désignation géogrH|ihique s'appliquant à la partie de l'Inde entre les sources supérieures de Sutlej et la Jumna. Elle comprend les districts suivants Pundjaub, Ambala, Loodiana , Ferozepoor, Sirsa, Hissar et Kurnaul, et neufs Etals indépendants du Cis-Sutlej, alliés du gouvernement anglais. Dans sept de ceux-ci, lesSikhs prédominent. Le pays est bien arrosé. — II, ville de l'aliala, par 30'" 36' lat. N. et 74° 03' long. Ë. Elle est aujourd'hui presque toute en ruine.
SIRIASE s. f. (gr. sj'ecios, qui brûle). Palhol. Coup de soleil ; inflammation du cerveau causée par une insolation.
• SIRIUS s. m. [si-ri-uss] (mot lat.). Astron. La plus brillante desétoiles fixes, dans laconstellation du grand Chien (Caî»'« iUnJor). Examinée au speclroscope, elle paraît posséder une constitution analogue à celle de notre soleil. Elle est accompagnée d'un satellite qui opère autour d'elle sa révolution en un peu plus de 49 ans, et qui en est éloignée d'environ "28 fois la plus grande distance de la terre au soleil.
SIRMOND (Jacques), écrivain français, né à Riom en 1oo9, mort à Paris en 1631. Il fut jésuite, secrétaire du général de son ordre à Rome, et, à partir de 1637, confesseur de Louis XIII : On a de lui Concilia antiqua Gallise (1629, 3 vol. in-fol.), Hisloria Pœnilentix pu6/iCcB (1651), et beaucoup d'éditions des auteurs ancien».
* SIROCO s. m . (ital .seiroco). Nom qu'on donne sur la Méditerranée au vent du S.-E. qui apporte une chaleur sulfocante et desséchante. A certains intervalles, et surtout au printemps et à l'automne, il souffle avec une grande violence sur les îles de la Méditerranée et sur les cotes méridionales de l'Italie, pendant 36 ou 48 heures de suite, et quelquefois pendant une semaine ou davantage, et il exerce une influence très |icrnicieuse sur la vie des végétaux et des animaux. On le regarde comme
SISM
analogue au simoun, bien qu'il dnie plus longtemps et qu'il se tempère en passant sur la Méditei'ianée.
'SIROP <. m. [si-ro] (ilal. siroppo). Liqueur formée iJune dissolution de sucre, à laquelle on ajoute le suc de certains fruits, de certaines herbes, de certaines fleurs, etc., et qu'on fait cuire jusqu'à certaine consistance : sirop de groseilles, de mûres, de grenades, de limons, etc. — Les sirops sont des liquides visqueux formées par une solution concontrée de sucre, simples ou chargés de principes médicamenteux. Les plus employés sont ; le sWop ajitiscorbutique ; le sirop des cinq racines (diurétique) ; le sirop de chicorée (purgatif des enfants) ; le sirop de cuisinier (dépuratif); le sirop diacode et le sirop de morphine calmants); le sirop d'hypophosphate de cAa«x (reconstituant); le sirop de groseille (tempérant); le sirop de gomme (émollient); le sirop de f«/j('/^iir<,' (expectorant) ; le sirop d'erl^ymum (pectoral); le sirop de quinquina, le sirop de rhubarbe et le sirop d'écorces dora/iges amères ^toniques).
SIROPER V. a. Edulcorer avecuu sirop.
'SIROTER V. n. Boire avec plaisir, à petits coups et longtemps : il se plait à siroter. — V. a. Siroter son vin.
' SIRSACAS s. m [sir-sa-ka]. Etoile de coton faljnquée aux Indes ; une robe de sirsacas.
• SIRTES s. f. pi. (gr. surlis). Mar. Sables mouvants, tantôt amoncelés, tantôt dispersés et souvent très dangereux.
•SIRUPEUX, EUSEadj. Pharm. Qui est
de la nature ou de la consistance du sirop. ' SIRVENTE s. m. [sir-van-te] (du lat. servire. servir,. Sorte de poésie ancienne des troubadours et des trouvères, ordinairement satirique, et qui est presque toujours divisée eu strophes ou couplets propres à être chantés lies sinenteset les tensons.
•SIS, ISE [sij(ba5lat. sessus]. Participe du verbe Seoir, qui n'est plus en usage, ^e s'emploie guère que comme adjectif et en style de pratique, où il signifie, situé, située : un domaine' sis à tel endroit, dans telle commune.
SISMAL, ALE (gr. scismos, choc). Phys. Se dit de lalignequi suit l'ordre d'ébranlement, dans un tremblement de terre.
SISMIQUE adj. Qui a rapport aux tremblements (Je lerre : mouvement sisynique.
SISMOGRAPHE s. m. (gr. seismos, choc; graphein, décrire . Instrument qui sert à mesurer l'intensité des oscillations produites par les tremblements de terre.
SISMOLOGIE s. f. (gr. seismos, choc; logos, discours). Science qui s'occupe de l'étude des tremblements de terre.
SISMOLOGIQUE adj. Qui se rapporte à la sismologie : société sismologique.
SISMONDI Jean Charles-Léonard Sismonde DEi, historien fiançais, ne à Genève le 9 mai 1773, mort le 2ojuin IS4:';il fut exilé avec sou père, pasteur protestant, pour avoir donné asile à un réfugié politique. Revenu à Genève en 1800, il devint secrétaire de la chambre de commerce, et publia le Traité de la richesse commerciale, ou principes d'économie politique (1S03, 2 vol.), où il soutient les principes d'Adam Sinith, qu'il répudia plus lard. iM°"= de Staël, qu'il accompagna eu Allemagne et en Italie, et les amis de M™= de Staël lui inspirèrent de l'intérêl pour les travaux historiques, et il y révéla son ardent amour de l'humanité. Les principaux ouvrages sont ; Histoire des républiques italiennes du moyen âge i\S():-'lS, 16 vol., nouv. édit. 1840, 10 vol.j, La Littérature du midi de l'Europe (IS13, 4 vol., 4' édit. 1840, 4 vol.}, Nouveaux principes d'économie politique (1819, i vol.;
SITT
nouv. édil., 1827, 2 vol.\ Histoire des I-'ra/içais(l821-'44, 31 vol.; les deux derniers par Amédée Renée), Histoire de la renaissance de la liberté en Italie (iSM, 2 vol.), Chute de l'empire romain (IS3o, 2 vol.).
* SISON s. m. [si-zon] (gr. sisôn). Bot. Genre d ombellifères, dont deux espèces sont employées en médecine comme aromatiques.
SISSONNE, ch.-l. de cant., air. et à 20 kil. E. de Laon (Aisne); 1,443 hab. Toiles de chanvre. Autrefois titre de comté. Commerce de tourbe.
SISTERON, Segustero ou Secustero, ch.-l.
d'arr., à 40 kil. N.-O. de Digne (Basses- Alpes), sur un rocher qui domine le confluent duBuechetdelaDurance,par41'>iro7"lat.iN.
et 3° 36' 25" long. 0.; 3,905 hab. Sa citadelle couronne pittoresquemenl le rocher sur la déclivité duquel s'élève la ville. Restes des vieilles murailles; église .Notre-Dame (xi= siècle); pont jeté sur la Durance pour relier la ville au faubourg de la Baume. Patrie de Deleuze.
SISTOVA ou Shistov, ville de Bulgarie, sur une hauteur dominant le Danube, à 00 kil. O.-S.-O. de Ru.-lcliuk; 9.000 hab. La citadelle ou château tombe en ruine. Une paix entre l'Autriclie et la Turquie fut conclue à Sistova le 4 août 1791. En 1877, une partie du gros de l'armée russe traversa le Danube à cet endroit, les 26 et 27 juin, et força les Turcs à la retraite. Sistova fut ainsi leur première base d'opération dans la région des Balkans.
* SISTRE s. m. (lat. sis^rum). Antiq. Instrument de musique dont les Egyptiens se servaient à la guerre et dans les cérémonies religieuses d'Isis :./e sistre était un petit cerceau de métal, traversé de plusieurs' baguettes, qui produisaient un son, lorsqu'on les agitait.
\ SISYMBREs. m. [si-zaim-bre] (lat. swî/mbrium . Bot. Genre de plantes de crucifères, auquel appartiennent le Cresson de fontaine et la Roquette s.\uvage.
^ * SISYPHE s. m. [si-zi-fe] (de Sisyphe n. pr.). Est employé dans ces phrases : Le rocher de Sisyphe, une tâche ingrate, interminable. Un TRAVAIL DE SisYPHE, uu travail qui se défait et qu'il faut sans cesse recommencer.
SISYPHE (Myth. gr.) [si-zi-fe], fondateur légendaire de Corinthe et des jeux i.-lhmiques fils d'Eole et d'Enarète, mari de Mérope, et père de Glaucus, etc. Sisyphe et les membres de sa famille passaient pour le type de la fausseté parmi les hommes. 11 fut puni dans les enfers par l'ubligatiou de rouler jusqu'au sommet d'une colline un énorme bloc de marbre, qui retombait sans cesse.
' SITE s. m. (lat. situs). Partie de paysage considérée relativement à l'aspect qu'elle présente : un site agréable, riant, sauvage, agreste, etc.
SITIOLOGIE s. f. [si-ti-o-] (gr. sition, aliment; logos, discours). Traité sur l'alimentation.
SITKA. Voy. Alaska.
SITOPHAGE adj. (gr. sitos, blé; phagein, manger;. Qui se nourrit de blé.
* SITÔT adv. de temps (de si et tôt). Aussi promptement : je n'arriverai pas sitôt que vous. — De sitôt loc. adv. Si prochainement: il ne viendra pas de sitôt. — Sitôt que loc. conj. Dès que, du moment que ; sitôt qu'il apprit cette nouvelle, il partit.
Ah ! c'eât un beau joueur, ud joueur admirable; Sitét gu'il est assis, on fait cercle à sa table.
BlBTBBLEVT.
SITTÈLE s. f. [si-tè-le] (dirain. du gr sitté, pic). Oruilh. Sous-famille d'oiseaux téuuirostres de la famille des grimpcuis, rô-