SIXT
SIVAÏSTE s. m. Nom sous lequel on désignait les adorateurs de Siva.
SIVAS[3i-vass]. I, vilayet de Turquie, dans l'Asie Mineure, sur la tner Noire ; Gi,275 kil. carr. ; 600,000 bah. Son principal port est Samsun. Des hranchesderAnti-TaurusIe traversent, et il rst arrosé par le Kizil liniak | (anc. Hnlys), l'Yeshil Irmak {fris) et d'autres ^ cour- d'eau. Le sol est presque partout excessivement fertile, mais mal cultivé. Les pâtarages y sont abondants; le sel aussi. Ce pays faisait autfefois partie du Pont et de ia'Cappadoce. — 11, ville capitale (anc. Sebastia), sur le Kizil Irmak, à 704 kil. E.-.S.-E. de Constantinople; 40,000 ha b. Commerce actif par la mer Noire.
SI'VEL (Henri-Théodore), célèbre aéronaule, né à Sauve iCard), le 9 nov. 1834, mort dans leballon leZ('/!(<À, le 1o avril I87.T. 11 entra dans la marine en qualité de mousse, devint capitaine au long cours, et s'occupa de navigation aérienne. Il fit plus de '.iOO ascensions, pendant l'une desquelles il périt, ainsi que Grocé-Spinelli. (Voy. Ascension.) On lui doit l'invention du cône-ancre et du guiderope à flotteurs et à arrêt progressif, dont nous avons parlé an mot Aérostation.
SI VIS PACEM, PARABELLUM loc. lat. qui sigiiilie : Si vuus voulez la paix, préparez-vous à la ijuerre.
' SIXadj. num.[si devant uneconsonne ou une /( aspirée : si-pains ;siz devant une voyelle ou une /t muette: si-zhommes ; siss quand il est pris substantiv. : le siss du mois] (lat. sex]. Nombre pair composé de deux fois trois, et qui se place entre cinq et sept. — Sixième : jia(jc six. — s. m. Le produit de six multiplié par deux. On dit de même, Le nombre six. — Lk six DU MOIS, LE SIX DR SA MALADIE, le sixième jour du mois, etc. : sa lultre est datée du six janvier. — Cette femme est dans son six, dans le sixième mois de sa grossesse. — Caractère qui marque en chilïre le nombre six : le chif/'re six{>j). — Jeu. Carte, côté du dé marqué de six poiiits : unsix de caur, de carreau. — DocBLEsix. le dé qui porte deux fois le point six : poser le double-six. — Mus. Mesure a six-quatre, mesure composée de six noires; .Mesure a six-huit, mesure composée de six croches; et. Mesure a six-seize, mesure composée de six doubles croches formant deux temps.
SIX NATIONS (Les). Voy. Iroquois.
* SIXAIN s. m. [si-zain], Voy. Sizain.
SIXAINE s. f. [si-zè-ne]. Collection de six
huses.
SIXENER v. n. [si-ze-né]. Durer six ans en arlaiit des plantes ou des semences.
*SIXIÊMEadj.[si-ziè-ine]. Nombre ordinal de six ■ le sixième rang. — La sixième partie d'un tout, chaque partie d'un tout qui est ou que l'on conçoit divisé en six parties. — Sixième s. m. Le .dixième jour d'une période: lcsi.i:u:me de janvier. — Ou dit plus ordinairement, Lk six de janvier. — La sixième paiiie d'un tout : il est héritier pour unsixiéme. — Sixième s. f. Jeux de cartes. Suite de six caries de même couleur : une s'xiémede roi. On dit plus ordinairement, Seizh-.me. — Absol. La sixiÈsiB, la sixième classe d'un collège, par laquelle on commence ordinairement le cours de ses études ; et la salle où sellent cette classe : cet écolier est en sixième. On dit aussi, C'est un sixième, pour désigner un écolier qui est dans cette classe : ce rhètoricien a fait une faute de sixième.
' SIXIÈMEMENT adv. En sixième lieu :
cinquièmement, sixièmement.
* SIXTE s. f. [si-ksle]. Mus. Intervalle de deux sons dill'éreiils, à distance l'un de l'autre do six degrés en montant, comme OT, Lk, RÉ, SI, ui, ux : il y a trois espèces de
SKAT
sixtes : la sixte majeure, comme d'ut naturel à \aLnaturel; la sixte mineure, comme d'ut naturel à \a. bémol; et la sixte augmentée, appfléc autrefois sixte superflue, comme d'ut naturel à la dièse.
SIXTE, nom de cinq papes : I. (Saint), pane de 1 19 à I2,H. Fête le 6 avril. — II. (Saint), pape de 2")7 à 2o9. 11 était Athénien de naissance et .-ubit le martyre sous ValéHen. Fête le 6 août. — 111, pape de 4.'i2 à 440. Il travailla avec saint Cyrille à la réunion des Eglises d'Orient et d'Occident. — IV. (Francesco d'Albescola della Rovere), né en 1414, mort le 13 août 1 4SI. Il devint général des franiscainsen 1464, et fut élu pape le 9 août 1471 . Il leva une dîme sur toutes les propriétés de l'Eglise dans tous les pays chrétiens, pour équiper une flotte contre les Turcs, laquelle, grossie des contingents de Venise et de Naples, ne réussit qu'à prendre Srayrne. 11 éleva successivement au cardinalat cinq de ses neveux. Deux de ceux-ci l'enlrainèrent dans les affaires politiques de Florence, et il mil cette ville sous l'interdit. La France, Venise et Milan soulenaientla république; les autres souverains italiens prirent le parti du pape; la lutte se termina en 1480, Sixte s'engagea aussi dans une guerre peu heureuse avec Hercule d'Esté, duc de Ferrare, qu'il aurait voulu déposséder en faveur de l'un de ses neveux ; mais il dut céder en 1484. Pendant cesdissension.- les Turcs assiégeaient Rhodes etravageaient la côte méridionale de l'Italie, prenant la ville d Otrante et y massacrant ■12.000 hab. Sixte a construit de nombreux édifices publics, parmi lesquels la chapelle Sixtine, au Vatican. On lui a attribué Regulse cancellaride Romanx. 11 a aussi laissé des traités et des lettres en latin. — V. (Sixte- Quint). (Fklice Peretti), né en 1.d2I, mort le i'i août IjOO. Franciscain et auteur d'ouvrages mystiques et philosophiques, il devint inquisiteur général à Venise en 1557 et cardinal en l.oTO, et fut élu pape à l'unanimité le 24 avril I.SS.ï. 11 se distingua également comme pape et comme prince séculier jiar sa prudence, sa sévérité et son énergie. U rétablit l'ordre dans les Etats pontilicaux avec une impitoyable rigueur. 11 évita les guerres avec les princes chrétiens autant qu'il le put, bien qu'il soutint Henri 111 contre les Huguenots et Philippe U contre l'Angleterre, et qu'il lançât des analhèmes contre le roi de Navarre et contre Elizabelh d'Angleterre. Il laissa un trésor considérable dans le château Saint-Ange, avec des instructions précises pour son emploi.
SIXTINE (Chapelle), célèbre chapelle du palais du Vatican, décorée de fresques par les plus grands artistes de la Renaissance. Son nom lui vient de son fondateur Sixte IV, qui la fit construire vers 1480.
' SIZAIN s. m. Petite pièce de poésie composée de six vers : un tel amis plusieurs maximes de morale en sizains. — Paquet de six jeux de cartes.
SIZERIN s. m. (onomat. du chant de l'oiseaii). Oinith. L'un des noms de la petite linulte ou cabaret. (Voy. Linotte.)
* SIZETTEs. f. Sorte de jeu de cartes, ainsi iiominé parce qu'il se joue à six personnes, et que chaque joueur y reçoit six caries : jouvr à la sizetie.
SIZUN, ch.-l. de cant., arr. et à 32 kil. S.-O. de Morlaix (Finistère) ; 3,577 hab.
SKAGER-RACK, bras de la mer du Nord, entiela fieninsule danoise du Jutland et la côte de Norvège; il réunit le Cattegat il la mer du Nord. Sa direction est du N.-E. au S.-O.; il a environ 2,ï0 kil. de long cl près de 132 kil. de large. — S/i«yW"y. (V. S.)
SKATING s. m. [ske'-tinng] (mot augl. qui signilie patinaye). Est employé dans la loc.
SLAV
Skating ring, patinage au moyen de patins
à roulettes. — S/inting-Ctub, même sens.
SKIERNIEWICE, petite ville de la Pologne russe, sur la Bzura, à 6.ï kil. de Varsovie ; 3,000 hab. Etotl'es de laines et toiles de lin. Victoire des Russes sur les Français eu 1809. Château dans lequel les empereurs d'Allemagne, d'Autriche et de Russie eurent une entrevue le 16 sept. 1884.
SKIRITE ou Soirite s. m. (gr. skir itê s ; ia Skiros, Sciros, nom de ville). Ant. gr. Soldat d'un corps particulier, distinct de la phalange. Skobclelf. \\. S.J
SKOPTZIs. m. pi. Nom russe (ausing. Skopctz qui s'applique aux adeptes d'une secte religieuse, issue, vers 17-57, d'uneautre secte, les khlisti ou flagellants. Comme moyen d'atteindre à leur idéal de sainteté, les skoptzi pratiquent des mutilations qui portent sur les organes de la génération. D'abord persécutés, ces sectaires furent tolérés un instant par Alexandre 1='. Aujourd'hui, la loi les condamne aux travaux forcés; mais ils ont encore de nombreux adeptes (environ .5,000, dont 3,500 hommes et 1,500 femmes), dans toutes les classes de la société. Suivant leur degré de sainteté, c'est-à-dire suivant qu'ils sont plus ou moins comolètement mutilés, ils se donnent les noms d'agneaux blancs, de blanches colombes, de petits pères, de petites mères, etc. Les néophytes sont des nouveaux agneaux ou des nouvelles âmes. — Bibliogr. : E. Teinturier, LesSkopzy, Paris, 1877.
SKRZYNECKI (Jean-Boncza) [skrji-nettss'kij, homme de guerre polonais, né en Galicie en 1786, mort en 186n. 11 se distingua dans les guerres napoléoniennes, et pendant la première partie de la révolution polonaise de 1830-'31 comme brigadier général. 11 succéda à Hadziwill dans le commandement en chef, et remporta plusieurs avantages; mais il perdit la bataille d'Ostroleiika, le id mai 1831, fut privé de son commandement, et après la chute de Varsovie (8 sept.), s'enfuit en Autriche et ensuite en Belgique où il occupa pendant quelque temps un poste militaire élevé. 11 fut autorisé, un peu avant sa mort, à retourner en Pologne.
SKYE [skaï], la plus grande des Hébrides intérieures, sur lacôteoccidentaledel'Ecosse. Elle est comprise dans l'invernesshire el est séparée de la terre ferme par le mince détroit de Loch Alsh ; 1,384 kil. carr.; 17.000 hab. Pays montagneux, aux rivages abruptes et pittoresques. Le sol est maigre et peu productif. On y élève cependant beaucoup de bestiaux et de moutons. Le daim et le gibier y abondent. Une race de chien terrier, connue en Angletere sous le nom de skye teirier, es,l originaire de l'Ile. Le pays appartient presque tout entier à lord Macdonald et à la famille Macleod. Le port principal est Portree.
* SLAVE s. (slave Slovène, Slowianie, etc. : de slovo, langue, c'est-à-dire hommes d'une même langue). Membre d'une race qui habite le nord el l'est de l'Europs : les Russes et les Polonais sont des Slaves. — Adjectiv. : race slave; peuples slaves. — Encïcl. Les Slaves lorinenl un des plus vastes groupes de nations de la race indo-européenne ou aryenne. Us semblent avoir été compris autrefois sous les dénominations de Scythes el de Sarmates. Les écrivains latins en parlent sous le nom de Venedi (Windes, Wendes) et les écrivains plus récents >ous celui de Serbes. Leur plus ancienne résidence connue fut aux environs desCarpathes; ils se répandirent en grandes masses dans toutes les directions, et se divisèrent en un grand nombre de tribus.
On distingue généialenieiit aujourd'hui les Slaves en branche orientale (ou du S.-E.) et en branche occidentale (ou du N.-O.). La première comprend: 1" les Russes (40,000,000
SLAV
d'hah. environ) et les Rulhènes, c'est-à-dire les Petits Russiens (Russie occidentale, Galicie orientale et N.-E. de la Hongrie, 13.000,0001; 2» le rameau illyrico-serbe (8,000.000) comprenant les Serb 's, les Bosniens, les Herzi-govlens, les .Monténégrins, les EsclavGus, les Dalmates, les Croates, et les Slovènes ou Wendes ; 3° le rameau bulgare {4,000, 000). La branche oceidentale ou du N.-O. comprend : 1» le rameau polonais (1 1.000. (100). embiassanl les Polonais, les Slaves de la Silésie et les Kassoubs de la Poméramie: 2" le rameau czècho -slovaque (7,300,0001, avec les Bohémiens, les Moraviens et les Slovaques du N.-O. de la Honf,Tie ; et 3° le rameau sorabo-wendique ou lusacien du N. de l'Alleiiia^'ne (130,000). — De nos jours, le mouve.'nent panslavique a acquis une i:rande importance. Un des premiers à en soutenir publiquement la cause fut le poète Czècho-Slovaque KoUar. Les Czècbes et autres Slaves d'Autriche saisirent avidement cette idée, espérant éviter, par une union des Slaves, d'être absorbés par les Allemands et les Hongrois. Depuis l'union fédérale de tous les Slaves sous un gouvernement démocratique, jusqu'à l'union sous le sceptre du czar, toutes les formes d'or.î:anisation possibles [lour l'avenir ont trouvé des partisans ; mais c'est surtout l'influeni-e de la Russie qui a entretenu ce mouvement. 11 y a eud'iraportantesassemblées panslaviques à Prague, eu juin 1848, et à Moscou, à l'occasion de l'exposition ethnographique de mai 1867. — Le vieux slave, ou slave ecclésiastique, qui ne sert plus qu'au service religieux,-est le plus ancien idiome slave. Cyrille et Méthodiustraduisirent dans cet idiome certaines parties de la Bible au ix'' siècle. Cyrille inventa en outre un alphabet qui porte son nom et dont se servent encore les Serbes appartenant à l'Eglise grecque, et, sous une forme modifiée, les Russes, les Polonais, les Bohémiens, etc., emploient l'alphabet latin. (Voy. Gl.\golitique.) Les Serbes et les Russes ont également conservé les livres ecelésiastiques écrits en vieux slave. Les évangiles comptent parmi les plus importants documents de cet ancien laniai-'e, qui possède aussi quelques œuvres pui émeut lutéraires. Le bulgare actuel est resardé comme le descendant direct du vieux slave. Parmi les langues slaves vivantes, le russe, le polonais, lebohémien et le serbe ont une liltéiature remarquable. On distingue dans ces langues certaines particularités: il y a trois genres; comme le latin, elles n'ont pas d'article, à l'exception du buU'are qui en attache un au nom, sous forme de sufMxe. Les noms, pronoms et adjectifs ont sept cas. Certains dialectes ont un duel. Tous sont reiaiivement pauvres en voyelles et manquent de diphtongues. Les consonnes sont en grande variété , surtout les sifflantes; mais on ne trouve dans aucun mot réellement slave la vraie lettre f. Les mots commencent très rarement par un o ; presque jamais par un e. — Voy. Schafàrik, Slawisdte Altertkûmer (1843. 2 vol.i, et Mil^lusich, Vergkichende Giammatik der sln ici^rhen Sprackcn ( 1 8b2-'71 ) . SLAVONIE ou Esclavonie(hongr.rd^ors:;u3, ail. SUiivonien), province de la monarchie austio-hongroise, formant, avec la Cioatie, un royaume qui est réuni à celui de la Hongrie ; eu y comprenant les parties des anciens confins raililaires qui ont y été joints récemment, la superficie est de" lb,0u0 kil. carr. ; 600,000 hab. appartenant en majorité à l'Eglise grecque et au rameau illinco-seibe de la race slave. Le Danube et la Drave la séparent delà Hongrie, et la Save de la Turquie. Une branche des Alpes Carniques la traverse dans toute sa longueur. Les montagnes abondent en houille , marbre et sources minérales. Le.» plaines produisent des quantités d'exceliems vins rouges et
SMAL
blancs. Exportation de bestiaux, de céréales, de chanvre, de lin, de tabac et de soie. La principale industrie est la fabrication du verre. Cap. Eszék. — Sous les Romains, l'Esclavonie s'appelait Pannonia Savia. Plus tard, elle appartint à l'empire byzantin Jusqu'à ce qu'elle fût occupée par les Avares et les Slaves. Pendant le règne de Louis le Débonnaire, elle avait un prince spécial, qui se soumit aux Francs. Au xi" siècle, elle fut iacorporée à la Hongrie. Les Turcs la conquirent en l.')24; elle leur fut cédée en 1362, mais, en 1699, par la paix de Carlovitz, rétrocédée à r.^utriche et rattachée en même temps à la Hongrie. Séparée de celle-ci en 1849, elle y fut réunie en 1867- '68, comme faisant partie du royaume de Croatie et de Slavonie.
SLA'VISME s. m. Politique qui tend au groupement des Slaves en une nation unique. CVoy. P.\NSLAVisaE )
SLESVIG. Voy. Schleswig.
SLIGO [slaï'-goj, comté du N.-O. de l'Irlande, dans le Connaught; 1,868 kil. carr.; 113,000 hab. Villes principales: Sligo, Dromore etTobercurry. Le plus grand lac, Lough Gill, qui a environ 8 Uil. de long sur 2 de large, est remarquable par la beauté de ses paysages. Une grande partie du pays est couverte de montagnes ou de marécages. — II. CapilaJe.aufondde la baie de Sligo, à16kil. delà mer, et à 171 kil. N.-O. de Dublin ; •J.UUO hab. Commerce a?.-ez actif.
* SLOOP [sloupj ou Sloupe s. m. (angl. iloop, chaloupe). Mar. Peiii bâtiment à un seul mât. — Sloop de cuiiRRE, grande corvette ayant moins de "20 canons.
SLO'VAQUEs. Individu dune branche de la famille slave. — Adjectiv. Peuple slovaque. — Enxycl. Les Slovaques appartiennent à la branche occidentale de la race slave et habitent surtout les réiiions montagneuses de la Hongrie du N.-O. et les parties adjacentes de la Moravie. Ou estime leur nombre à 3 millions, dont plus des deux tiers sont catholiques; les autres sont luthériens. Us s'occupent surtout d'agriculture et de mines, et un grand nombre d'entre eux voyagent à travers l'Europe comme colpoi leurs. Leur langue est un sous-dialecte da bohémien ou czèche, idiome ordinaiiement employé chez eux comme langue littéraire et religieuse. Au ixe siècle, ils formèrent le noyau de l'empire moravien jusqu'à sa destruction par les Magyars.
SLOVÈNE adj. Se dit d'une langue des Slave» méridionaux.
SLUYS [slouss]. Voy. Eclcse.
* SMALAH ouvv Smala s. f. Chez les Arabes, réunion des tentes d'un chef puissant qui lui forment une sorte de caf>itale mobile : la smalah d'Abd-el-Kader fut prise par le duc d'Âumali le 1-5 mai 1843.
SMALCALDE (ail. Schmalkalden], ville de Prusse, dans la province de Hesse-Nassau, à 3o kil. E.-N.-E. de FulJa; 7,0'30 hab. Fer, acier et sel. — La lii:ue de Smalcalde y tut conclue en lo3l entre divers princes protestants et villes libres, contre Charles-Quint et les Etats catholiques de l'empire. L'électeur Jean-Frédéric de Saxe et le landgrave Philippe de Hesse en devinrent les chefs, et leur guerre contre 1 empereur (l.546-'47) se termina par la victoire de ce dernier à Muhlberg, le 24 avril 1547. (Voy. Ligue.) En 1337, Luiher avait rédigé une confession de toi qui fut appelée plus lard Artkks de Smalcalde, et qui est devenue un des livres canoniques de 1 Egli-e luthérienne.
" SMALT s. m. Verre bleu qu'on prépare en tondant des matières vilriliables avec de la mine de cobalt.
SMIT
SMALTINE s. f. Miner. Arséniqre de cobalt.
SMEATON 1 John), ingénieur civil anglais, né en 1724, mort en 1792. Après l'incendie qui détruisit le phare d'Eddystone en 1733, Smeaton le rebâtit. 11 construisit ensuite des canaux et des écluses, entre autres le grand canal de Forth à la Clyde, conduisir des eaux potables à Greenwich et à Deptford, répara le vieux pont de Londres, et bâtit plusieurs ponts en Ecosse. On a publié ses rapports officiels (I8I2-'14, 3 vol. in-4»).
SMECTIQUE adj. (gr. smektikos). Se d\i de substances dont on se sert pour dégraisser la laine.
SMEGMA s. m. (gr. smégma, sayon) Matière blanche d'apparence savonneuse qui s'accumule dans les replis des organes génitaux.
SMIBERT ou Smybert (John) [sma'i'-' beurlt], peintre écossais, ni> vers 1684, mort en (731. H accompagna Berkeley en .Amérique (17281 et se fixa à Boston." Il a fait les portraits de la plupart des personnalités marquantes de l'époque dans la Nouvelle- Angleterre et l'état de New-York.
SMILACÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou se iap|>orte au smilax. — s. f. pi. Famille de plantes monocoti,lédones, ayant pour type le genre smilax ou salsepareille et comprenant, en outre, les genres muguet, fragon, etc.
* SMILAX s. m. [smi-lakss] (nomgr.de Vif). Bot. Nom scientifique du genre S.\lsepa-