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sœurs de la Charité. — Encycl. Communautés de Sœurs. I. (Catholiques romaines.) Les communautés de sœurs sont des associations de femmes liéesentre elles par des vœux religieux, et vouées à des œuvres de charité. Les plus anciennes que l'on connaisse comme ayant exercé une véritable influence et comme vouées uniquement aux œuvres d'hospitalité ou au service des hôpitaux, sont les sœurs de Saint-Jean de Jérusalem et les sœurs de Saint- Lazare. L'ordre de Saint-Lazare est contemporain de celui de Saint-Jean de Jérusalem; peu après que la cité sainte eût été conquise par les croisés, cet ordre fut organisé sous la règle de saint Augustin, particulièrement dans le but de soigner les lépreux ou tous ceux qui seraient attaqués de quelque maladie dégoûtante. Parmi les communautés d'augusLines les plus connues en France, il faut citer celle des Hospitalières de l'Hôlel-Dieu à Paris, organisée sous Louis le Débonnaire en 81i. Elles rendirent de grands services lors de la peste noire en 1348. Elles fondèrent des maisons en Amérique, à Québec, à Montréal, etc. Il a existé en France, en Italie et en Irlande quatre congrégatioi's vouées aux œuvres hospitalières et au ^oin des pauvres sous le titre de Sœurs de la Présentation. En .\ngleterre, les nonnes gilbertines, fondées vers i 170 par saint Gilbert de Sempringham, se cousacraientàtouteslesœuvres de charité publique. En 1 100 se fonda en France l'ordre de Fontevrault, qui donnait des soins aux hôpitaux de lépreux et aux asiles pour les femmes perdues. Une foule de congrégations semblables s'élevèrent ensuite, parmi lesquelles les Sœurs de Charité, fondées à Marseille en 1290, la congrégation de Notre-Dame de la Charité fondée à Caen par le P. Eudes, et les nombreuses communautés de dames nobles connues vulgairement sous le nom de Magdelonettes. La congrégation des Sœurs de Notre- Dame de la Providence, fondée dans le même but, en 1830, par Mi'» Lamouroux dans le sud de la France, possède plusieurs grands éta- Idissements. Les Petites Sœurs des Pauvres, fondées en 1840 à Saint-Servan, en Bretagne, donnent asile aux vieillards des deux sexes, sans autres ressources que les aumônes recueillies de porte en porte, et le produit du travail de la communauté. Elles ont des établissements en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Algérie, dans l'Asie Mineure, à Constantinople. Les Sœurs des Pauvres de Saint-François, fondées à Aix-la-Chapelle dans le courant de ce siècle, soignent les vieillards et les malades des hôpitau.t. Parmi les communautés qui se consacrent aux aliénés, on remarque les sœurs du Bon-Sauveur, Ibndées à Caen, en 1720, par deux pauvres filles. Une de leurs écoles, établie dans cette ville, par l'abbé Jamet, est devenue fameuse comme école normale pour les sourds-muets. La maison-mère, à Caen, compte plus de 300 sœurs, plus de l,oOO malades aliénés, et possède des succursales à Pont-l'Ahbé (Manche) et à Albi. — (Protestantes!. Dans l'Eglise d'Angleterre, miss Lydia Sellon fonda vers 1 845, à Davenport, tes Sœurs de la Merci, pour les écoles industrielles des pauvres et pour les tout petits enfants. Les sœurs n'étaient liées que parleur promesse d'obéissance à la supérieure tant qu'elles resteraient dans la communauté. La maison-mère de la communauté des sœurs de Saint-Jean-Baptiste date de 1849, et s'occupe des orphelinats, des hôpitaux et des écoles pour toutes les classes. On a encoreles sœurs de Sainte-Marie f 1 850), le.^ sœurs de Sainte-Marie-la- Vierge (1859), les sœurs de Saint- Thomas-Martyr, avec sa maison-mère à Oxford, et les sœurs des Pauvres, fondées à Londres en 1851. Toutes ces congrégations se ramitienl jusque dans les Etats-Unis. Dans l'Eglise épiscopale protestante de ce dernier pays s'est créée la communauté des sœurs de la Sainte-Com-