‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 287 sur 639 · SOMM · texte numérisé non relu

SOMM

abeilles. — Ch.-I., Amiens; S arr., 41 canl. et 830 comm. Evêché à Amiens, suffrasantde Reims. Cour d'appel à Amiens. Les établissements d'instruction publique relèvent de l'Académie de Douai. — Ch.-I. : d'arr. Amiens. Abbcvilie, Doulens, Montdidier et Péronne.

* SOMMEILS, m. [so-meï; / mil.] (lat. somnus). Siguilie la même chose que somme, mais il a des usages différents : par exemple on ne dirait pas. Faire un sommeil, comme on dit, Faihe un somme : dormir d'un profond sommeil. — S'emploie dans plusieurs phrases du style poétique ou oratoire, où le sommeil est personnifié : s' arracher des bras du sommeil. — S'emploie quelquefois, fig,, eu parlant de la mort : il dort du sommeil éternel. — Fig. Etat d'inactivité, d'inertie où se trouvent certaines choses : le sommeil de la nature. — Bot. Sommeil DES plantes, état dans lequel les plantes ont leurs feuilles et leurs fleurs pliees ou fermées, et que l'on attribue à l'absence de la chaleur et de la lumière, parce que ce phénomène a lieu ordinairement durant la nuit. — Grande envie, grand besoin de dormir : accahié, abattu de sommeil. — Sommeil d'hiver, engourdissement qui saisit certains animaux pendantl'hiver. Sommeil d'été, espèce d'engourdissement qui, dans les pays chauds, saisit d'autres animaux durant la saison sèche. — Encïcl. Le sommeil est, chez les animaux une période de repos, pendant laquelle il y a une suspension partielle de l'activité nerveuse et musculaire, nécessaire à la réparation des forces vitales. Le pouvoir réparateur du sommeil dépend de la rénovation nutritive qui s'eU'ectue pendant sa durée; c'est une nécessité de l'organisme, et il faut s'y laisser aller périodiquement. Après 12 ou \6 heures de veille, on éprouve, dans les cireonslances ordinaires, une seii.«ation de fatigue qui montre que le cerveau a besoin de repos, et on ne peut s'en débarrasser qu'en employant quelque vigoureux stimulant, physique ou moral, H faut plus de sommeil aux jeunes et moins aux vieux, en proportion de la rapidité avec laquelle susenl les tissus. Les gens pléthoriques, ayant bon appétit et digérant bien, sont d'ordinaire de grands dormeurs; les personnes nerveuses dorment relativement peu; les lymphatiques, les individus froids etsans passions, qui végètftil plutôt qu'ils ne vivent, dorment en général longtemps. Il faut, à la plupart des hommes, de six à huit heures de sommeil par jour, et l'on ne saurait diminuer ce temps sans que la santé en souffre. Uans le sommeil naturel, pen dant que les muscles delà volonté, les sens, les facultés perceptives et intellectuelles se reposent, les fonctions de respiration, de circulation, de nutrition, de sécrétion etd'absorplion, continuent, La fréquence

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