‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 288 sur 639 · SOMN · texte numérisé non relu

SOMN

arr. et à<7kil. S.-O. de Vilry-le-François (Marne); 4t2hab,

* SOMMER v. a. Signifier, déclarer à quelqu'un dans les formes établies, qu'il ait à faire telle ou telle chose, sinon qu'on l'y obligera : je l'ai sommé de payer, sommé de sortir de la maison qu'il tient de moi. — Sommkr quelqu'un de sa parole, lui demander qu'il tienne sa parole, — Sommer une place, sommer Je commandant de la rendre : on envoya un trompette sommer la place.

' SOMMER V, a. Mathémat, Trouver la somme de plusieurs quantités algébriques ou numériques : sommer une suite.

SOMMERARD, 'Voy. Du Sommerard,

•SOMMET s, m, [so-mè] (lat. summus). Le haut, la [lartie la plus élevée de certaines choses, comme d'une montagne, d'un rocher, d'une tour, de la tête, etc, : sur le sommet d'une montagne. — Poétiq, Le double sommet, le Parnasse, — Fig., et dans le style soutenu. Le sommet des grandeurs, de la gloire, le comble des grandeurs, delà gloire. — Géoin. Le sommet d'un angle, la pointe d'un angle. Angles opposés au sommet, angles dont les pointes ou sommets sont opposés. Le sommet d'une courbe, le point de la courbe où sa courbure s'arrondit symétriquement, de manière à y borner son extention : le sommet d'une parabole est au point où, elle coupe son axe. — Bot. Anthère. (Vieux,)

• SOMMIER s, m, (rad, fr. somme). Fin. et Comm. Gros registre où les commis inscrivent les sommes qu'ils reçoivent: le sommier des aides, des gabelles, etc.

* SOMMIER s. m. Cheval de somme : les sommiers de tel messager. — Slatelas de crin servant de paillasse : sommier de crin. Sommier élastique, sommier dont l'élasticité est due à un système de ressorts. — Espèce de coffre, dans lequel les soufflets des orgues font entrer le vent, qui de là se distribue dans les différents tuyaux : ce sommier perd le rent. n'est pas bien clos. — Archit. Pierre qui reçoit la retombée d'une voûte; ou pièce de bois de charpente qui porte sur deux piedsdroits et sert de linteau à l'ouverture des portes, des croisées, etc. — Typogh. Se dit de deux pièces de bois qui soutiennent le poids ou le l'effort d'une presse en bois. — Pièce de bois dans laquelle entrent les fiches qui servent à tendre les cordes d'un clavecin, d'un piano.

80MM1ÈRES, ch.-l. de cant. arr. et à 27 kil. S.-O. de iNimes (Gard), sur le bord de la Vidourle ; 3.740 bab.

SOMMISTE s. m. [somm-mij. Principal officier de la chambre des bulles, chargé d'en

de la respiration et du pouls diminue cepen- faire dresser les minutes, dant, et la température du corps s'abaisse

mais qi

de sable mesurant plus de 10,000 hectares. Le j cours total delà Summeest d'environ 230kil. i — Il, département maritime de la région N. de la France; doit sou nom au principal cours d'eau qui le traverse; situé entre le dép. du Pas-de-Calais, la mer de la Manche, lesdép. de la Seine-Iiil'érieure, de l'Oise, de l'Aisne et du Nord; formé de différentes parties des anciennesproviiicesdel'.^rtoiset delà Picardie; 6,103 kil. carr.; ;i'.3,279hah. La surface du sol de ce département est légèrement ondulée, et presque partout nueet découverte. Le point culminant (itO m.) est formé par la colline de Coi'pegueule. Le développement des eûtes est évalue à 37 kil. Princ. ports: Saint-Valéry, le Crostoy, Berg, Cayeux, Hourdel et Abbeville. Agriculluie florissante et industrie active; houblon, pommes à cidre lin, chanvre, laines, soie, coton, xouenneries, tricots, gazes; blanchisseries, papeteries; etc. Elève de chevaux, bétail.

• SOMMEILLER v. n. [so-mè-ié]. Dormir d'un suiiiiiiL-ii léger, d'un sommeil imparlait: il n'avait pu dormir depuis quinze jours, mais il a sommeillé cette nuit. — Dormir profondémont: la nuit, quand tout sommeille. — Se dit, fig., de cerLaiues choses qui sont dans un état d'inactivité, d'iuerlie ; lu nature sommeille. — Il n'y a GtÈKE d'auteurs qui ne sommeillent QUELQUKFOis, qui ne tombent dans quelque négligence,

■ SOMMELIER, 1ÈRE s. Celui, celle qui, dans une communauté, dans une maison, a en .sa charge le linge, la vaisselle, le pain, le vin et les bqueurs : bon, fidèle sommelier.

' SOMMELLERIE s. f. [so-mè-le-]. Charge, fonc'iiua de .'ommelier : il entend bien la sommtllerie. — Lieu où le sommelier garde le linge, la vaisselle qui lui sont confiés : manger dans In sommellerie.

SOMMlPUIS ou Sompuis, ch.-l. de cant.,

* SOMMITE s. f. [somm-mi-té] (du fr. sommet). Le sommet, la partie la plus élevée de certaines choses : la sommité d'une tour-, d'un toit. — Fig. Cet auteur n'a traité que les sommités de son sujet. — Bot. Extrémité de la tige fleurie de quelques plantes dont les fleurs sont trop petites pour être conservées isolément; et extrémité, pointe des arbustes et des branches d'arbres: ne prenez que ta iommité de ces herbes, de ces fleurs, etc.

* SOMNAMBULE s. etadj.[somm-nan-](lat.

somnus, sommeil; ambulare, marcher). Celui ou celle qui se lève tout endormi, et (jui marrhe, :vA\, parle, sans s'éveiller : c'est un somnaiiihulc, une somnambule.

SOMNAMBULIQUE adj. Qui a rapport au souiiiiiiiibulisnie,

* SOMNAMBULISME s, m. Etat, affection, incommodité du somnambule, — Sounamko- LisME magnétique, esiièce de sommeil dans lequel tombent quelques-unes des personnes que Ion magnétise, — E,ncycl, Littéralement,

SON

le somnambulisme esU'actede marcher pendant le sommeil. 4)ans l'usage, on applique ce ternie à tous les mouvements d'une personne qui met, en dormant, ses rêves en action. Il y a trois genres de somnambulisme : i" le simple, quand le somnambule, qui a les apparences ordinaires de la santé, se lève de son lit, marche, court, grimpe, parfois parle et écrit, pendant le sommeil; 2° le morbide, où il y a une condition maladive qui rend possible la manifestation de la dualité du système humain, le sonmambule passant alternativement de l'état de santé à l'état moi'bide, et accomplissant souvent dans cette seconde condition des actes dont, éveillé, il serait incapable; 3°rarliriciel. (Voy.M.\GNÉ-

ÏJSilK AMliAL. )

SOMNAUTH [sommnâolt], ville de l'Inde britannique, dans la presqu'île de Cattywar, à envirou32Ukil.iN.-0. deBombay; 5,00Ôhab. Elle est fameuse par son magnifique temple de Siva, dont les portes furent enlevées par Mahmoud de Ghuzni en '1024, et rapportées de l'Afghnislan dans l'Inde en 1842 par les Anglais, qui les déposèrent dans le gardemeulile, a .\gra.

S0MNL4L, ALE, AUX adj. (lat. somnium, songe . Qui a rapport aux songes.

' SOMNIFÈRE adj. [somm-ni-] (lat. somnus, sommeil ; f'ero, je porte). Méd. Qui provoque, qui cause le sommeil : le pavot est somnifère. — s. m. le pavot est ttn somnifère très connu.

SOMNILOQUE adj. (lat. somnus, sommeil ; loqui, parler). Qui parle en dormant. — Subslaiitiv. Un somniloque.

•SOMNOLENCE, s. f. [somm-no-lan-se]

(lat. somnolcritia). Méd. Etat intermédiaire enlre le sommeil et la veille ; disposition habituelle à dormir : état de somnolence.

' SOMNOLENT, ENTE adj. Méd. Qui a rapport a la somnolence : état somnolent.

SOMOGY [cho'-rao-di] (ail. Schùmegh) , comte montagneu.t du S.-O. de la Hongrie, confinant à la Croatie et à la Slavonie; G, 371 kil. carr. ; 3Û0,0U0hab. Les productions du pays sont : ie grain, le vin, le tabac et le bois de charpente. 11 contient une partie du lac Balaton. Cap., Kaposvar.

'SOMPTUAIRE adj. [som-ptu-è-re] (lat.

somptus, frais). Se dit des lois qui restreignent et règlent la dépense dans les festins, dans les habits, dans les édifices, etc. : lois somptuaires.

■SOMPTUEUSEMENT adv. D'une manière

somptueuse : tu/'e somptueusement.

' SOMPTUEUX. UEUSE adj. Magnifique, splendide, de grande dipen^e : somptueux édifice. — Se dit aussi des personnes : il est somptueux en habits, en équipages, en festins, en bdtimints.

' SOMPTUOSITÉ s. f. Grande et magnifique dépense : somptuosité en habits, en bâtiments, etc.

• SON, SA, SES (lat. suus, sua, suum). Adj. possessifs, qui répondent aux pronoms de la troisième personne Soi, se, il. On les met toujours devant le substantif. Le premier est du genre masculin. Son père, son arge.nt, SON HAHiT. Le second est du genre féminin. Sa sœur, sa patrie, sa santé. Le troisième est des deux genres; il est le pluriel de Son et de Sa : ses biens, ses amis, ses prétentions. — Quoique Son soit masculin, l'euphonie veut qu'il tienne lieude féminin lorsque ie nom qui suit commence par une voyelle, ou par un H sans aspiration : son amitié, son habitude, son héroïne. Mais quand ce nom commence par une H aspirée, on doit toujours employer le féminin Sa : sa honte, ia haine. — Dans les discours familier, Son, sa, joint au verbe Sentib, équivaut à l'article : Il sent son

SON

HOMME DE QUALITÉ; IL SENT SON IIVrOCRITE, SON

lARTUFE, il a l'air d'un homme de qualité, d'un^ hypocrile, etc. Posséder son Homère, SON CicÉRON, SES AUTEURS ANCIENS, etc. Connaître bien Homère, Cicéron, les auteurs anciens, etc.

' SON s. m. (lat. summus). Partie la plus grossière du blé moulu : il faut donner de ieau de son à ce cheval pour le rafraîchir. — Proy. et fig. Habitde velours, ventre de son, se dit en parlant d'unepersonne qui épargne sur sa nourriture, pour faire de la dépense en habits.

SON s. m. (lat. son!(s). Bruit, ce qui frappe l'ouïe : son aigu, grave, perçant, éclatant, prolongé. — Sons harmo.mques,' sons qui diffèrent des sons ordinaires, et que l'on tire d'instrunients à cordes, tels que la harpe, le violon, le violoncelle, elc. , en appuyant très peu le doigt sur certaines divisions de la corde. — Encycl. Le son est la sensation particulière à l'organe de l'ouïe. Cette sensation est le résultat final d'une série d'actions mécaniques, étroitement rattachées les unes aux au très, lesquelles ont leur origine dans un corps qui vibre rapidement, d'où elles se propagent successivement à travers l'air jusqu'à la membrane du tympan de l'oreille, et, de là, par une série de petits os articulés, jusqu'à la cavité interne. Cette cavité, contenue dans le rocher, est remplie d'un liquide dans lequel viennent aboutir les délicates fibrilles terminales du nert auditif. Chacune de ces fibrilles semble être attachée au centre d'une délica te baguette ou corde vibrante. Ces cordes sont tendues, et comme elles sont de longueurs et de grosseurs diverses, on suppose généralement qu'elles sont accordées pour des sons embrassant une étendue de plusieurs octaves. L'analyse des sensations sonores les réduit à trois genres : le diapason, l'intensité elle timbre. ■ — 'Vibration. Aucun son ne peut arriver à l'oreille sans qu'il y ait vibration du corps sonore et du fluide conducteur (gaz ou liquide) , si bien qu'il n'y a pas de son dans le vide, ce que l'on démontre en plaçant un timbre sous une cloche de machine pneumatique; le bruit du timbre s'allaiblit à mesure que l'air devient plus rare sous la cloche. On démontre la vibration d'un corps sonore, par l'e.\périence suivante ; Plaçons en contact avec un timbre la lentille d'un pendule sem- , blable au pendule électrique (fig. 1). Lorsque nous faisons résonner le timbre; nous voyons la lentille ou boule de cire s'agiter d'une manière très évidente : la vibration du timbre, que notre œil ne peut percevoir, existe donc néanmoins et est ainsi démontrée. Pour une

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rience lorsque le diapason est au repo? et nous obtiendrons la ligne droite a. Voici une autre expérience encore plus facile à faire Prenons un verre à boire : au moindre choc" il raisonne sans que nous puissions percevoir sa vibi-ation. Emplissons-le d'eau aux deux tiers (fig. 3) et passons légèrement notre

Fig. 1.

autre expérience, ayons une plaque de verre passée sur la flamme d'une chandelle et recouverte, également, sur toute sa surface, d'une couche de noir de fumée. D'autre part, sur l'une des branches d'un diapason, fixons une aiguille à l'aide d'un peu de cire (lig. i]. Faisons resonner le diapason : il vibre trop rapidement pour que notre œil puisse percevoir ses mouvements; mais si, pendant qu'il resonne, nous passons en ligne droite la pointe d'aiguille y forl'expe-

doigt mouillé sur le bord supérieur; il résonnera de nouveau, avec d'autantplus de force que le mouvement du doigt sera plus rapide dans sa course autour du bord; le son du verre sera accompagné d'une commotion très apparente du liquide. Le mouvement d'une corde vibrante est facile à percevoir; néanmoins, pour le certifier davantage, il suffit de placer à cheval sur une corde horizontale

■ '^■''■'|«i -^ ..,iiiiiti ~

Fig. 4.

(fig. 4), un petit morceau de papier plié en deux. Aussitôt que la corde vibrera, on verra le papier exécuter une sorte de danse au-dessus de la corde. — Tout corps solide élastique, mis en étal de vibration, se divise spontanément en parties dont chacune vibre indépendamment des autres, de telle façon que les molécules d'une partie se meuvent constamment dans une direction opposée à celle des molécules de la partie contiguë, avec des points de partage en repos. Chladni et Savart ont fait sur ce sujet des expériences extrêmement intéressantes. Celles de Chladni ont porté particulièrement sur les plaques élustiques minces, dans lesquelles la continuité des points en repos forme des lignes dites nodules, dont ou reconnaît les positions en plaçant horizontalement la plaque vibran- -^ te et en répan- / dant d sa sur-

lae

un peu de

sur la plaque de verre noirci mera la ligne ondulée è. Hépélou

tin, qui i 1 , en quel- 4 il:, instants, de^ dessins extiêmement va- ..„.,. j • , » ries, suivant la Fig. 5. Manière de produire les figures fomip.lpln nli de Chladni: plaque c-irrée. lOl lueuelapla-

que, la position du point ou des points par où elle est fixée, la rapidité et la direction du mouvement ('Voy. fig. d et 6.) — Diapason et détermination du nombre de vibrations d'un COUPS sonore. Le diapason est cette qualité de son qui fait que nous distinguons sa position dans l'échelle musicale. C'est ainsi qu'on dit qu'un son est plus haut ou plus bas qu'un autre, d'après la fréquence des vibrations. Eu France, on appelle vibration, le mouvement d'allée ou de venue; en Angleterre, en Allemagne et en Amérique, c'est le mouvement d'allée et de venue. Le son qui a le diapason le plus bas est produit par 40 vibrations à ia seconde. Le son le plus élevé qui puisse être perçu par l'oreille est donné par 40,000 vibrations à la seconde; cependant, les limites de l'audibilité varient avec les individus. On peut déterminer le diapason d'un son par plusieurs méthodes. Dans la plus commune, ou se sert d'un iiiptrunieut appelé sirène, invûulé par Cagniard

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de Latour. (Voy. SinÈNE.) — Intensité DU SON. I ne coexistent pas toujours tous ensemble; L'intensité du son dépend de l'énergie des ainsi la claiinetle n'en a que les nombres vibrations de l'air fonliguës à l'oreille. Pour | impair?, 1, 3, 5, 7, etc. De ces faits, il suit les sons de môme diapason, l'intensité varie , évidemment qu'on peut former un nomcomnie le carré de l'amplitude des oscilla- ibre indétini de sons composés dilTérents en lions aériennes. C'est le professeur Alfred-M. combinant des sons simples et en leur don- Mayer qui. le premier, a réussi à mesurer nant des intensités relatives diverses, et aussi ies'intensités relatives des sons de même ton que chacun de ces sons composés sera caracou diapason (Voy. American journal of science, léiisépar son timbre particulier. Cette j:rande fev. 1 873). Sa méthode est basée sur ce prin- découverte que tous les sons simples ont un cipe que, si deu.x impulsions sonores se ren- seul et même timbre, et que le timbre caraccontrenten traversant un milieu élastique, et itéiistique de tout autre son est dû seulement si, à l'endroit de leur rencontre, les molécules au nombre et aux intensités relatives de la du milieu restent en repos, àcetendroit pré- série harmonique, a été faite par Helmholtz. cis de repos les deux inqiulMons doiventavoir Ce phénomène, comme il l'a démonlré, des phases de vibrations opposées et être I repose sur unebase dynamique, et est la conséquence du célèbre théorème de FouiTier, qu'on peut, Idans la langu' de 'la dynamique, exprimer comme suit :

tout mouvement vibratoire périodique peut toujours, et lou-

Pig. 6. Figures de sable de Chladn'

d'intensités égales. Les intensités relatives des sons seront en raison inverse des carrés de ces distances. Le professeur Mayer est arrivé à des mesures approximatives de l'intensité absolue des sons en mesurant la quantité de chaleur produite lorsque les vibrations sonores sont absorbées dans du caoutchouc. — Timbre du son f.t analïsk des sons. Le mot timbre désigne les caractères spéciaux qui font que nous distinguons entre deux ou plusieurs sons ayant le même ton et une intensité égale. Ainsi, si l'on donne lamême note sur une flûte, surun violon, sur une clarinette et sur un piano, l'oreille distinguera aussitôt l'instrument qui produit la no te. Avant d'expliquer la cause du timbre, il est nécessaire d'avoir quelques notions préliminaires sur les différences qui existent entre un son simple et un son composé. Un son simple est un son qui n'a qu'un seul ton. On produit un son de ce genre lorsque l'instrument appelé diapason, monté sur une boite sonore, est doucement mis en vibration en faisant agir un archet sur une de ses branches. Tous les sons simples sont semblables quant au timbre; les seules différences qu'il y ait entre eux, sontdes différences de ton et d'intensité. Ainsi en supposant que quatre instruments, même très différents, donnassent des sons simples semblables de ton et d'intensité, l'oreille ne pourrait distinguer ces instruments les uns des autres. En examinant de près la nature des vibrations de l'air qui produisent une sensation sonore simple, on trouve que cette

■ sensation n'est éprouvée que lorsque les particules d'air oscillent de ci et de la, dans une réciprocité de mouvements analogues au libre mouvement d'un pendule. Ainsi, en

■ écoutant attentivement, on peut distinguer plusieurs tons de tons différents dans le son d'une corde de piano ou dans celui d'un tuyau d'orgue. En analysant ces sons composés par des méthodes convenables, on peut toujours lesséparer en deux ou plusieurs sons simples; et si l'on prend pour unité le nombre de vibrations qui produit le ton ou diapason le plusbiif, les autres sons seront, dans l'ordre du ton ascendant, dans les mêmes relations avec le premier, au point de vue des vibrations, que i : 2, d : 3, 1 : 4, 1 : ;j etc. Le son le plus bas perçu est généralement le plus intense j on l'appelle son « fondamental ». C'est le son qui est indiqué dans la notation musicale et qui désigne le ton du son composé. Mais en réalité, lorsqu'on produit un des sons indiqués dans une notation musicale, on donne lieu à la fois k une longue série de sons dont les vibrations respectives sont dans les rapports de 1,2, 3, 4, 5, 6, etc. Cette série de tons s'appelle la série harmonique, mais les éléments de cette série

jours d'une seule façon, être regardé comme la source d'un certain nombre de vibrations du pendule. — Il y a plusieurs méthodes pour analyser u n son composé. Elles sont généralement fondées sur le fait que, si l'on a deux corps qui donnent exactement le même nombre de vibrations à la seconde, et si l'on fait vibrer l'un d'eux, l'autre, bien que se trouvant à quelque distance du premier, entrera aussi en vibration sous l'action des poussées d'air émanant du premier. Ceci doit nécessairement se conclure, car les impulsions que le second corps reçoit de l'air sont synchroniques avec le nombre de vibrations à la seconde que le premier corps seul peut donner. Ce phénomène peut s'appeler la « covibration ». Dans ses recherches, Helmholtz employait d'ordinaire comme corps co-vibrants des masses d'air contenues dans des sphères creuses de diverses grandeurs. On appelle ces sphères des résonateurs; la fig. 7

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ments, chacun d'eux étant d'une intensité moindre que celui qui le précède. En d'autres termes, si C, qui peut être appelé ton primaire, est produit, son octave devient susceptible d'être entendue, de même que la 5" note de l'échelle musicale de cette octave, de même que la 2" octave, les 3"^ et o° notes et une note entre la G« et 7' de la seconde octave, et ainsi de suite. Ces tons secondaires sont dits harmoniques au ton primaire. Par exemple, la corde AB est susceptible de vibrer soit dans son entier, soit en deux moitiés séparées, AC, CB, qui donnent les octaves de la note fondamentale. Mais il lui est possible aussi de vibrer comme on le voit en DFE, où les vibrations de l'octave sont marquées endessus et en dessous de la vibration de toute la corde. Dans ce cas, on entendra à la fois la note fondamentale et son octave. Quoique faibles, en comparaison du ton primaire, les tons harmoniques peuvent, avec un peu de pratique, être perçus quand le ton primaire est produit par la plupart des instruments de musique, comme, par exemple, sur les basses notes du piano. — ïnANSuissmN du son. Si l'air était incompressible, un mouvement produit à un point quelconque de sa masse se transmettrait instantanément à tous les autres points de l'atmosphère. Ainsi, si l'on suppose un long Uibe, ouvert à une extrémité et fermé à l'autre par un piston qui

en montre une, construite par Kœnig, de Paris. On dispose ces masses sphériques d'air de manière à en faire des séries de volumes gradués. Voici comment on s'en sert : le son composé tombe sur la bouche ouverte du résonateur, tandis que le tube en forme de mamelon qui se trouve du côté opposé à celte bouche est placé dans une oreille, et que l'autre oreille est hermétiquement bouchée avec de la cire. Si le son auquel la masse d'air contenue dans ce résonateur peut entrer en co-vibration, existe dans le son composé, l'oreille percevra ce son avec quelque intensité, à l'exclusion des autres sons formant le son composé. Ainsi, en mettant à l'oreille chaque résonateur de la série et en notant ceux qui résonnent, on s'assurera aisément des sons simples dont la réunion forme le son composé qu'il s'agit d'analyser. — IIabmonie DES SONS. On appelle ton harmonique, le ton secondaire ou subsidiaire qui accompagne un ton primaire. Quand une noie quelconque (soit C, fie. 8) est produite par plusieurs instruments de musique, le ton primaire n'est pas seul donné par ces instru-

joue dans le tube sans frottement, il est évident que si ce piston était poussé dans le lube jusqu'à une certaine distance, l'air sortirait en même temps du tube par l'extrémité ouverte. Mais l'air est compressible et élastique, et, lorsque le piston aura été poussé dans le cylindre, il se passera un laps de temps appréciable avant que l'air sorte par I extrémité ouverte du tube. Ce laps estjustement le temps mis parle son pour traverser la longueur du tube. La rapidité du son est de 336 m. par seconde à -|-8" C, et elle croit presque exactement de 30 centim. par degré d'élévation de la température au-dessus de -|- S" C. Lorsque le piston fait un mouvement en arrière, il crée dans le tube un espace vide où l'air se précipite en verlu de son élasticité, et par là une couche d'air d'une certaine profondeur se trouve raréfiée ; cette première colonne d'air raréfié en revenant à ses dimensions naturelles cause une raréfaction dansunecouched'air d'une profondeur égale; cette seconde colonne d'air raréfié réagit alors sur la première, l'amène au repos et cause une raréfaction dans une troisième colonne d'air d'égale longueur, et ainsi de suite, de sorte que la raréfaction, comme la compression, se transmet dans toute la longueur du lube. C'est une compression et une raréfaction semblables de l'air que produisent les corps vibrants, et les compressions et raréfactions suivent les vibrations du corps, lequel est sonore lorsque les vibrations sont suffisamment fréquentes. On entend par surface d'une onde sonore la surface qui est à une distance telle du point ou des points d'origine du son que tous les points de celte surface sont dans la même phase de vibration au même instant. Ainsi, il est évident que, si l'on a une petite sphère d'air dont le volume augmente et diminue successivement et rapidement, on aura des couches sphériques alternées d'air comprimé et raréfié environnant la sphère vibrante. Si l'on considère dans une de ces couches concentriques une surface, dans chaque partie de laquelle les particules

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de l'air se meuvent dans la même direction et avefi la même rapidité, on aura la surface d'une onde sonore. — La vitesse du son dans l'eau pure, à la température de + 8°. est de 1,435 m. par seconde, au lieu de 336 m. dans l'air à la même température. Cette rapidité du son dans l'eau pure a été certifiée par de nombreuses expériences de Colladon et Sturm faitesen 1826, surle lac Léman. Voici d'après L. Figuier {Nouvelles conquêtes de la science), commenteurentileuces expériences: «Lesfig.

9 et 10 représentent le bateau expéditeur du son et le bateait récepteur. Dans le bateau expéditeur est immergée une cloche, que peut - faire résonner un marteau, et une poulie P, sur laquelle s'enroule une corde permettant simultanément de faire retentir la clorhe et d'enflammer le pelit tas de poudre B, qui sert désignai lumineux. Quand la main de l'opérateur placé dans le bateau abaisse le levier L, qui pousse le marteau contre la cloche, le mouvement de ce iuême levier, tirant la corde

qui s'enroule sur la poulie P', abaisse le corps enflammé A vers B. sur lequel est placé un tas de poudre, et la poudre s'allume à ce contact. La production du signal lumineux et le tintement du coup de cloche sont donc simultanés. L'observateur placé dans le bateau récepteur, dès qu'il aperçoit le signal lumineux, note la seconde sur le chronomètre qu'il tient à la main; puis il met l'oveille à l'embouchure du tube acoustique, immergé sous l'eau, qui se termine par un pavillon, et qui est fermé à sa partie inférieure par une petite membrane de tôle T. Les vibrations de celte membrane, sous l'influence des ondulations sonores, transmises par l'eau, produisent, dans le tube acoustique, un son très net. L'observateur note alors la seconde marquée par le chronomètre, et connaissant la distance exacte entre les deux stations, on a la vitesse du son dans l'eau, à la température à laquelle on opère. Parle calcul, on ramène cette vitesse à la

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température convenue, de + 8° C. ». — Réflexion DU SON. Il résulte de la nature même des poussées du son que si une onde sonore rencontre une surface dure polie, ou la surface de séparation de deux milieux d'élasticité inégale, le son sera réfléchi, et les lois de cette réflexion seront les mêmes que pour la lumière, c'est-à-dire que l'angle de réflexion sera égal à l'angle d'incidence, et les deux rayons, incident et réfléchi, se trouveront dans un même plan qui sera à angles droits avec la surface réfléchissante. (Voy. Impact. 1 La réflexion du son peut se démontrer de la manière suivante : Prenons un réflecteur concave (fig. M); tout son produit en un point placé en face du centre du réflecteur — c'csl-à-dire produit en w, où se trouve une montre, sur notre figure — sera réfléchi dans la direction des flèches; de sorte que si un autre réflecteur semblable r'^ est placé à une certaine distance, en face du premier, le son arrivera en e, où l'oreille pourra le percevoir presque aussi distinctement que si elle se trouvait en w. — Refraction DU SON. Les ondes sonores 'sont aussi réfractées, et leur refraction est due à la cause même qui produit la réfraction des rayons lumi-

- neux, c'est-à-dire au changement de vitesse qui a lieu lorsque le ia\on

- sonore entre dans un milieu lefiii gent. Lorsque la surface de I ond sonore tombe sur le milieu réfiineri nt de telle sorte qu'elle est parai lèl t la surface réfrin?.'ente, il n'y a | i réfraction, ou changement dans 1 i direction du son, il n'y a qu'un changement dans sa vitesse. Mais, lorsque la surface de l'onde sonore forme uu angle avec la surface du milieu réfringent, le changement de vitesse cause la réfraction du rayon sonore, lie sorte que, si la vitesse du son est nnnndre dans le milieu réfringent (lu'elle n'était avant d'y entrer, le ^lui sera réfracté vers la perpendicu-

re à la surface réfringente. La rélraction s'éloignera de la perpendiculaire lorsque la vitesse du son M-ra plus grande dans le milieu réfringent qu'elle n'était lorsqu'il y est entré. 11 s'ensuit que, pour les mêmes milieux, il y a une proportion constante existant entre les sinus des angles d'incidence et de réfraction, et aussi qu-^ le rayon incident et réfracté est dans le même plan à ani:les droits avec la surface réfringente. — Interférence du son. Une autre conséquence nécessaire de la nature des vibrations sonores et de leur mode de propagation, c'est que, si la moitié condensée d'une onde sonore rencontre la moitié raréfiée d'une autre, et que ces ondes aient la même longueur et la même énergie de vibration, il ne pourra y avoir de mouvement vibratoire à leur point de rencontre ; car les directions des vibrations dans les deux moitiés de ces deux ondes sont opposées, et les intensités de ces mouvements vibratoires opposés sont égales. On donne à ce phénomène le nom d'interférence du son. — Changement DE TON CAUSÉ PAR LE CHANGEMENT DE

PLACE DU CORPS SONORE. Un des phénomènes les plus remarquables de l'acoustique est le changement proluit dans le ton par le mouvement d'un corps sonore qui se rapproche ou s'éloigne de l'oreille ; ou, ce qui revient au même, par le mouvement de l'oreille se rapprochant ou s'éloignaat de la source du son. Lorsque le corps sonore et l'oreille se rapprochent, on perçoit une élévation dans le ton ; quand ils s'éloignent l'un de l'autre, un abaissement dans le ton se produit. Ceci est un fait connu de tous ceux qui ont écouté

SON

le rapide changement qui se produit dans le ton du sifflet d'une locomotive au moment où elle passe devant nous. Le même phénomène est encore plus marqué si on l'observe d'un train qui en croise un autre pendant que le sifflet de celui-ci est en action. — . Perception des sons et leur analyse par l'o- RKiLLE. On peut diviser l'oreille en trois parties : l'oreille externe, l'oreille moyenne et l'oreille interne. L'organe deCorti e'stenfermé dans le ductus cochlearis (canal du limaçon) de l'oreille interne, canal d'une section triangulaire, qui forme une spirale ascendante de deux tours et demi autour du 7710diolus (columelle). Il est limité sur deux de ses cotés par les scalx (rampes', et sur le troisième par les membranes tapissant la mu-

raille extérieure du limaçon {cot:hlcj). La paroi supérieure du dMc<MS cochlearis eil lorniée par la membrane de Reissneri, qui la sépare de la scala vestibidi (rampe veslibulaire); et sa paroi inférieure est la lamina spiralis (lame spirale) et la membrane basilaire élastique qui la séparent de la scala tympuni (rampe tympanique). Le canal est fermé à son extrémité supérieure ; et à son extrémité inférieure il communique avec \e sacculus hemisphericus ( saccule hémisphérique) au moyen d'un petit conduit. L'arche de Corli repose sur la membrane basilaire qui s'étend au delà de la base de l'arche jusqu'à la paroi membraneuse extérieure du limaçon, et au-dessus de l'arche séteud la mcmbrana Icc-

SOND

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