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surnommée la Perle, et la Madone aux poissons. Comme tableaux de chevalet, on a. entre autre-. Suinte Cécile, VArchanye Michel terrassant le dvmon, le Christ portant la croix, et sa dernière toile, que beaucoup considèrent comme son chef-d'œuvre, la Transfiguration. Il fit aussi plus de 80 portraits. Après la mort de Bramante, il dirigea sur SCS propres plans la construction de Saint- Pierre. Il fut enterré au Panthéon, près de Maiiadi Bibbiena, nièce du cardinal Bibbiena, à laquelle il avait été fiancé. De tous les musées européens, le Louvre est le plus riche en œuvres de Raphaël. Parmi les toiles de sa première manière, alors qu'il était encore sous l'influence de l'école du Pérugin, nous avons, entre autres, les deux petits tableaux de Saint Michel et de Saint Georges. A sa seconde manière, celle qu'il avait adoptée à Florence, appartiennent de nombreuses madones, dont la Belle Jardinière est la plus vivement représentée. Le commencement de !a période romaine nous a laissé la Vierge au voile. Son coloris, acquiert tout son brillant dans la Sainte Famille et Saint Michel teira^sant hilvmon.
RAPHAËLESQUE adj. Qui a le caractère, les qualités de Kaphaël.
RAPHANÉ, ÉE adj. (lat. raphanus, raifort). Bot. Qui ressemble ou qui se ra|iporte au raifort. — s. f. pi. Tribu de la famille des crucifères ayant pour type le genre raifort et comprenant, en outre, les genres crambé, rapiste, etc.
RAPHE s. m. (gr. raphé, suture:. Bot. Renflement linéaire. — Anat. Ligne saillante occupant la partie médiane du corps et qui ressemble à une coupure. Le raphé divise le périnée et le scrotum et se prolonge depuis l'anus jusqu'à l'origine de la verge.
RAPHELENG (François Ravlenghie.n, dit), imprimeur, né en 1539, a Lannoy, près de Lille, mort en i'A91. D'abord commerçant à Nuremberg, il fut appelé à Cambridge pour y enseigner le grec ; mais, en route, il visita l'imprimerie de Plantin, à Anvers, et prit tant de plaisir à corriger des épreuves, qu'il entra au service de l'imprimeur anversois, épousa sa fille et lui succéda lians son imprimerie de Leyde. Ses éditions sont un peu moins pures que celles de son beau-père. Il est auteur d'un Lexique arabe (Leyde, 1613, in-i"), et d'un Dictionn. chaldnique, insère dans l Apparat de la Bible polyglotte, 1571.
RAPHIDE s. f. igr. raphis, aiguille; eidos, aspect). Bot. Corps grêle, en forme d'aiguille, qui se trouve dans les cellules de la tige et de la racine.
RAPIAT, ATE adj. (rad. lat. rapere, enlever). Avide, cupide.
* RAPIDE adj. (lat. rapidus): Se dit d'un mouvement extrêmement vite, et de tout ce qui se meut avec vitesse : le cours rapide d'un fleuve. — S'emploie aussi fig. et se dit des choses qui se font avec une grande célérité : cet enfant fait des progrès rapides. — Un style R.vpiDE, un style où les idées, les mouvements se succèdent sans interruption. Une narration rapide, une narration où les faits se pressent. Une ÉLOQuiiNCE rapide, une éloquence animée, vive, qui entraîne l'auditeur ou le lecteur. — Se dit, fig., d'un terrain très incliné : une pente rapide. — s. m. Navig. Certaines parties d'un tîeuve où l'eau descend très rapidement sur une déclivité : les rapides du Saint-Laurent. — Train qui va plus vile que l'e.xpress. (Voy. Chemin de feu.)
* RAPIDEMENT adv. Avec rapidité, d'une manière rapide : un cabriolet qui va rapidement.
* RAPIDITE s. f. Célérité, grande vitesse : la rapidité du mouvement. — Fig. La rapidité de ses conquêtes a déconcerté l'ennemi.
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RAPIÈCEMENT s. m. Action de rapiécer.
• RAPIÉÇAGE s. m. Action de rapiécer.
• RAPIÉCER v. a. Mettre des pièces à du linge, à des habits, à des meubles : rapiécer
un habit, du linije.
•RAPIÉCETAGE s. m. Actionde rapiéceter : état des choses lapiécetées : tout son meuble n'est fait que de rapiécetage.
RAPIÉCETER v. a. mettre des pièces, mettre pièces sur pièces, mettre beaucoup de petites pièces à quelque chose, pour le raccommoder : rapiéceter des meubles, des
habits.
' RAPIÈRE s. f. (anc. ail. rapier, longue épée). Vieille et longue épée : il traînait une longue rapière après lui. — Se dit d'une épée, pour jeter quelque ridicule sur celui qui la porte. — Raiiiforme. (V. S.)
' RAPIN ?. m. Peint. Jeune élève que l'on charge des travaux les plus grossiers et des commissions.
RAPIN (Nicolas), poète et magistrat, né à Fontenay-le-Comte vers 4S40, mort à Poitiers en 1608. Il eut une large part dans la composition de la Satire Ménippée. 11 a laissé quelques traductions d'Horace et d'Ovide.
RAPIN (Paul de), sieur de Thoyras, historien français, né à Castres, le 25 mars 1661, mort le 16 mai 1725. Protestant, il se réfugia en Hollande après la révocation de ledit de ISantes, servit dans l'armée anglaise, fut précepteur du duc de Portland, et en 1707 se fixa à Wesel. Son ouvrage le plus important est son Histoire d'Angleterre {\~îi, 9 vol. in-i") qui va jusqu'à la mort de Charles I«'. Elle a été traduite en anglais et continuée par N. Tindal.
RAPIN (René), littérateur, né à Tours en 1621, mort en 1687. Il entra chez les Jésuites en 1639 et donna successivement en latin des Eglogues sacrées {Eglogse sacra; (1634) et un poème desJrtr'ims qui a été traduit en français par Voiron et Gabiot (1782). Il a laissé en outre plusieurs autres ouvrages de littérature, de philosophie et de morale.
• RAPINE s. f. (lat. rapina; de rapere, enlever). Action de ravir quelque chose par violence : c'est un animal né pour la rapine. — Ce qui est ravi par violence : un oiseau qui vit de rapine. — Pillage, volerie, larcin, concussion : cet homme s'est enrichi par ses rapines.
' RAPINER V. n. Prendre injustement, et en abusant des fonctions, de l'emploi, de la commission dont on est chargé : ce valet rapine sur tout ce qu'il achète. — v. a. Il mpine toujours quelque chose. (Fam.)
RAPINERIE s. f. Action de rapiner.
RAPINEUR, EUSE s. Personne qui commet des actes de rapine.
RAPOPORT. Voy. Rappaport.
RAPP (Jean, comte), général français, né à Colmar le 7 avril 1772, mort à Hlieinweiler (Bade) le 28 novembre 1821. Il entra dans l'urniée en 1788 comme simple soldat, fut aide de camp de Desaix en Italie et en Egypte, devint général de brigade après .Marengo, et général de division après Austerlitz. H prit part à la campagne de Russie en 1812, et se retira à Dantzigj, où il se rendit après un siège de douze mois, et on l'emmena en Russie prisonnier de guerre. Après la Restauration, il fut chargé de s'opposer au retour de Napoléon, mais il passa du côté de son ancien chef qui le nomma commandant en chef de l'armée du Khin. Après la seconde Restauration, il se réfugia en Suis.se. En 1818, il revint en France, fut rétabli dans l'armée et, en 1819, créé pair. Il a laissé des mémoires (1823).
RAPPAPORT ou Rapoport Salomon-Judah),
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ai'chûologuc juif, né à Laïubei'g en 17j0, mort en'lSG/. Il lut rabbin dePra'-i.c de 1840 jusqu'à sa mort. Le plus important de ses nombreux écrits, y compris l'ouvrage postbume intitulé Nalialath Yehudah (ISiiG), est le premier volume d'une enc3'clopédie talmudo-rabbinique, sous ce titre : 'Erekh milUn (18o-2).
• RAPPAREILLER v. a, {préf. r; fr. tippareiller). Rejoindre à une chose une ou plusieurs choses pareilles, lorsqu'elle manquent : onm'a cassé un de ces deux vases, on m'a pris un de CCS deux volumes, je voudrais pouvoir rappareiller celui qui me reste.
' RAPPARIER V. a. (préf. r ; fr, apparier). Rejoindre a une chose une autre chose qui rotasse la paire : rapparier un e/ant. — Se dit principalement en parlant des animaux domestiques qu'on a par paires : je voudrais rapparier ce pigeon, dont j'ai perdu la femelle.
' RAPPEL s. m. (préf. r; fr. appel). Action par laquelle ou rappelle : cet ambassadeur a obtenu son rappel. — Se dit principalement en parlant de ceux qui ont été disgraciés ou exilés : après sonrappel à la cour. — Rappel UE BAN, lettres du prince, par lesquelles il rappelait quelqu'un du bannissement : obtenir un rappel de ban. — Polit. Rappel a l'ordre, action de rappeler à Tordre l'orateur qui s'en est écarté : on a demandé le rappel à l'ordre. On dit aussi, Demandkr la parole pour UN RAPPEL AU RÈGLEMENT, pour réclamer contre une violation du rèfrlement, et rappeler ce qu'il prescrit. — Droit. Rappel a successio.n, disposition qui appelle à une succession des parents qui en étaient naturellement exclus. — Art milit. .Manière de battre le tambour pour rassembler une troupe, pour faire revenir les soldats au drapeau : battre le rappel. — Administ. et Compt. Se dit lorsqu'on accorde et que l'on paye à quelqu'un une portion d'appointements qui était restée en suspens, ou bien lorsque, après avoir payé une somme à quelqu'un, il y a lieu, d'après une décision ou une vérification ultérieure, de lui payer quelque chose de plus : ses appointements venant d'être augmentés à partir de telle époque, il a droit à un rappel. — Peint. Rappel de LUMIÈRE, artifice qui consiste à proportionner la lumière dont les divers objets d'un tableau sont éclairés, au degré d'importance qu'ils doivent avoir dans l'ensemble de la composition : ce peintre dispose bien les rappels de lumière.
* RAPPELER V. a. (préf. r; fr. appeler). Appeler de nouveau : je l'ai appelé et rappelé sans qu'il m'ait répondu. — Faire revenir une personne qui s'en va, encore qu'on ne l'ait l'oint déjà appelée ; je m'en allais, et il m'a rappelé, il m'a fait rappeler. — Mes affaires UE RAPPELLENT A LA VILLE, mes alfaircs me pressent, m'obligent d'y retourner. — Rappeler quelqu'un a la vie, le faire revenir à la vie, l'empêcher de mourir : on le croyaitmorl, cet élixir le rappela à la vie. — En style religieux, Dieu l'a rappelé a lui, il est mort. — Rappeler quelqu'un a son devoir, le faire rentrer dans son devoir. — Rappeler ses esprits, rappeler ses sens, rappeler son courage, reprendre ses esprits, ses sens, son courage. — Fig. et fam. Ce vin rappelle son buveur, il e-texcellent, et il excite à boire. — Polit. Rappeler quelqu'un a l'orure, le réprimander, pour s'être écarté du bon ordre, des bienséances : le président l'a rappelé à l'ordre. — Droit. Le testateur a rappelé un de ses parents a sa succession, par sou testament, il a ordonné que ce parent aurait part à sa succession , quoique la coutume ou la loi l'exclue. — Faire revenir quelqu'un d'un lieu où on l'avait envoyé pour y exercer certaines fonctions, pour y remplir un emploi ; et se dit tant de ceux qu'on révoque par des raison de mécontentement, que de ceux qu'on
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fait revenir par quoique autre motif : rappeler un ambassadeur. — Faire revenir ceux qui ont été disgraciés, chassés ou exilés -. il avait été disgracié, mais le roi l'a rappelé. — Fig. Faire revenir d^ms la mémoire : rappeler le temps passé. — Fvappeler la mémoire, le SOUVENIR de quelque CHOSE, Se dit dans le même sens : il avait oublié cette affaire, je lui en ai rappelé la mémoire. — Rappeler sa mémoire, tâcher de se ressouvenir : il fit de vains efforts pour rappeler sa mémoire, il ne put jamais retrouver ce nom. — Peint. Rappeler la lumière. (Voy. Rappel de lumière.) -yv. n. En parlant du service de l'infanterie, signifie, battre le tambour d'une certaine manière, pour rassembler une troupe, pour faire revenir les soldats au drapeau, ou pour rendre honneur à certaines personnes : les troupes battent aux ihamps pour le roi ; mais, pour les princes, elles ne font que rappeler.
RAPPLIQUER v. a. (préf. r; fr. appliquer). Appliquer de nouveau; revenir.
RAPPOINTIS s. m. Constr. Morceau de fer pointu enfoncé dans un bois que doit recouvrir un enduit et qui sert à retenir le plâtre.
* RAPPORT s. m. (préf. r; fr. apport). Revenuce que produit une chose : ce champ, cette vigne, ce pré est d'un grand rapport, d'un bon rapport. — Etre en rapport, en plein rapport, se dit d'une propriété, d'un champ, etc., qui rapporte, qui produit autant qu'on le peutdésirer. On dit dans le sens contraire, N'ÊTRE pas encore EN RAPPORT, en parlant de ce qui ne produit pas encore tout ce qu'on espère en tirer par la suite : celle cigne n'est pas encore en rapport. — Cette
PLACE, CET emploi EST DE GRAND RAPPORT, d'uN grand RAPPORT, D'uN BON RAPPORT, ICS profits,
les émoluments de cette place, de cet emploi sont considérables. — Belle montre et peu de RAPPORT, la personne, la chose dont on parle a beaucoup d'apparence et peu de solidité; la réalité ne répond pas aux apparences. — Récit, témoignage : il fait un fidèle rapport de ce qu'il a vu.
Madame, on vous a fait ua fidMe rapport.
CoLLiN d'Hàrleville. L'Inconstaiit, acte lll, se. n.
— Compte qu'on rend à quelqu'un de quelque chose dont on est chargé : je ne manquerai pas d'en faire rapport a la compagnie. — Vén. Faire le rapport, faire son rapport, rendre compte de la quête qu'on a faite, et du lieu où est la bête qu'on a détournée : lieutenant de la vénerie n'a pas fait encore son rapport. — Récits qu'on fait, par indiscrétion ou par malignité, de certaines choses qu'on a vu faire ou entendu dire : faire de faux rapports, de mauvais rapports. — Exposition récit qu'un juge fait d'un procès devant les autres juges du même tribunal : mon procès est au rapport de tel conseiller. — Exposé dans lequel on rend compte d'un travail, d'un examen particulier fait par un comité, par une commission : faire un rapport sur des pétitions, sur un projet de loi. — Témoignage que rendent, par ordre de justice ou autrement, les médecins, les chirurgiens, ou les experts en quelque sorte d'artquece io'\i : suivant le rapport des médecins. — Convenance, conformité, analogie : la langue italienne a de grands rapports avec la langue latine. — Parti cul. Accord, correspondance plus ou moins exacte des diverses parties d'un ouvrage, d'un tout : ily a un rapport parfait entre la masse et les détails de cet édifice. — Espèce de liaison, de connexion, de relation que certaines choses ont ensemble : montrez-moi le rapport que ces deux affaires ont ensemble. — Se dit souvent des relations que les hommes ont entre eux : rapports de commerce, d'intérêt, de parenté, d'amitié, de confraternité. — Mettre une personne EN rapport avec UNE AUTRE, faciliter, donner à une personne les moyens do conférer, de s'entendre avec une autre. — Relation des choses à une fin, de leur tendance
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vers un but : les actions humaines sont bonnes ou maueaises, selon le rapport qu'elles ont à une bonne ou à une mauvaise fin. On dit en ce sens, Toutes les actions d'un chrétien doivent ÊTRE faites par RAPPORT A DiEU, elles doivent se rapporter à Dieu, comme à leur fin dernière. Cet homme ne fait rien que par rapport
A LUI, QUE PAR RAPPORT A SES INTÉRÊTS, il ne
fait rien que dans la vue de ses intérêts, de ses propres avantages. Il a fait cela par
RAPPORT A vous, PAR RAPPORT A TELLE CHOSE,
dans la vue de vous obliger, de vous plaire, dans l'idée d'obtenir telle chose, de réussir dans telle affaire, etc. — Gramm. Relationque les mots ont les uns avec les autres, dans la construction : le rapport de l'adjectif au substantif. — Malhémat. Relation que deux grandeurs ou quantités ont l'une avec l'autre : il y a le même rapport géométrique entre six et douze qu'entre trois et six. — Jurispr. Action par laquelle celui qui a reçu une somme, un bien, rapporte àl'hérédilé, pour faire compte au partage : il avait reçu cent mille francs, il a été obligé au rapport. On dit aussi, Rapport
A SUCCESSION, RAPPORT A LA MASSE. — Adm.
Action par laquelle un comptable rapporte la sommequ'ilamal à propos portée en dépense: toute dépense rejetée soumet le comptable au rapport de la somme. — Vapeur incommode, désagréable, qui monte de l'estomac à la bouche : l'ail donne des rapports, de fâcheux rapports. — Se dit encore dans quelques phrases où il a des significations différentes.
— Terres de rapport, terres qu'on est allé prendre dans un lieu, pour les apporter dans un autre : cette terrasse n'est pas solide, elle n'est que de terres de rapport. — Pièces de RAPPORT, petites pièces de diverses couleurs, soit de métal, soit de bois ou de pierre, quj l'on assemble et que l'on arrange sur un fond, pour représenter certaines fiaures : la mosaïque est un ouvrage de pièces de rapport. Se dit, fig., en parlant d'un ouvrage d'esprit composé de choses prises çà et là : celte comédie est un ouvrage de pièces de rapport, où rien n'appartient à l'auteur. — Par rapport à loc. préposit. Pour ce qui est de, quant à ce qui regarde ; par rapport à lui. — Par comparaison, en proportion de : la terre^ est très petite par rapport au soleil. — Législ. « En droit civil, on nomme rapport la restitution réelle ou fictive, que chacun des cohéritiers doit faire à la masse partageable de la succession, de tout ce qu'il a reçu du défunt par donation entre-vifs, et de tout ce qui lui est légué par lui. Cette restitution est basée sur la présomption que le défunt, en faisant une donation à l'un de ses successibles, n'a entendu la faire que comme avance d'hoirie, ou, s'il s'agit d'un legs, qu'il avoulu seulement faire une attribution particulière à l'un de ses héritiers. Mais si la libéralité a été faite par préciput et hors part, il n'y a lieu à rapport que pour ce qui excéderait la quotité disponible. (Voy. Préciput et Quotité.) Tout héritier ne doit le rapport qu'à sescohéritiers appelés comme lui au partage de la succession; le rapport n'est donc pas àù aux légataires qui ne sont pas héritiers, ni aux créanciers de la succession. L'héritier qui renonce à la succession est dispensé du rapport pour tout ce qui n'excède pas la quotité disponible. Les fruits ou intérêts des choses sujettes à rapport ne sont dus qu'à compter du jour de l'ouverture de la succession (C. civ. 843 et s.).
— Lors du partage d'une communauté dissoute, les époux ou leurs héritiers doivent rapporter à la masse des biens existants tout ce dont ils sont débiteurs envers cette communauté à titre de récompense ou d'indemnité, et ils doivent tenir compte des intérêts à compter du jour de la dissolution de laconimunauté (id. I4G8 et s.). « (Ch. Y.)
•RAPPORTABLE adj. .lurispr. Se dit des choses que les héritiers en ligne directe doivent rapporter à la succession de leurs
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RAPP
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ascendants : les fruilf: de la chose donnée ne sont pus rnpporlabks.
' RAPPORTÉ. ÉE part, passé de RAPPonTER : cette terrasse «( de terr^ rapportées. — Ouvrages DE PIÈCES rappohtCT:s. ouvrage depièces de rapport. Se dit au propre et au figuré. (Voy. Rapport.)
• RAPPORTER V. a. (préf. r; fr. apporter). Appnrtin- iim^ i:liose du lieu où elle est, au lieu où elle était auparavant : les marchands ont iHé contraints de rapporter chez eux la plupart des 7narchandises qu'Un avaient apportées à la foire. — Se dit aussi en parlant des ciioses qu'on apporte d'un lieu à son retour, sans les v avoir portées : il a été à la Chine. et en a rapporté bien des curiosités. — S'emploie, fig., dans le même sens : il a rapporté de ses voyages moins d' instruction que de suffisance. — Il n'en a rapporté que des coups, se dit d'un homme qui a été blessé en quelque occasion. On dit de même, Ce soldat n'a
RAPPORTÉ DE l'aRUÉë QUE DES COUPS DE FUSIL. — Il A RAPPORTÉ BEAUCOUP DE GLOIRE DE CETTE
ACTION, DE CETTE AFi'AiRE, il V a acquis beaucoup de jiloiie. Il n'en a rapporté que de la HONTE, il n'en a retiré que de la honte. — Se dit encore en parlant des choses qu'on a enlevées, et qu'on apporte dans un lieu où elles n'élaiont pas, et à quelqu'un à qui elles n'appartenaient pas auparavant : les soldats, suivant l'ordre du (jénéral, rapportèrent à leurs capitai7ies tout le bulin qu'ils avaient fait. — Cliasse. Se dit d'un chien qui apporte au chasseur le gibier que celui-ci a tué : il n'y a guère que les barbets qu'on puisse accoutumer « rapporter lu bécasse. — Absol. Un chien qui rapporte bien, qui sait rapporter. — Se dit également d'un chien qu'on adressé à apporter ce qu'on lui jette, comme un gant, un morceau de bois, etc. — Joindre, ajouter quelque chose u ce qui ne paraît pas complet : il a fallu rapporter une bordure à cette tapisserie. — IIaPPÛRTER des terres EN QUELQUE EN- DROIT, les aller prendre dans un lieu, afin de les porter dans un autre : !'/ faut rapporter de bonne terre au pied de ces arbres, pour les entretenir. — Ivi matière de succession et de partage, rem -ttre dansla masse de la succession ce qu'on a reçu d'avance, ou en tenir compte sur la pari qu'on doit avoir : un fils, qui a été avantagé par son père, doit rapporter, ou moins prendre. — Se dit de même en parlant des biens qui appartiennent en commun à une société de négociants, ou à d'autres gens intéressés dans quelque afl'aire lucrative. — Législ. et Adm. Révoquer, abroger, annuler : rapporter une loi, un arrêté. — Faire le récit de ce qu'on a vu, ou entendu, ou appris : il a rapporté fidèlement tout ce qu'il avait vu. — Parliciil. Redire par légèreté ou par malice ce qu'on a entendu dire : on n'oserait rien dire devant lui, il rapporte tout. — Rendre compte de cequ'onaentendu direcontrequelqu'un : je suis trop votre ami, pour ne pas vous rapporter ce que j'entends dire de vous. — Alléguer, citer : le prédicateur a rapporté des passages des Fères. — Référer, diriger vers une lin, vers un but : un véritable chrétien doit rapporter toutes ses actions à Dieu, à la gloire de Dieu. — Attribuer, faire remonter : la famille des Jules rapportait son origine à Enée et à 'Vénus. - Rapporter l'effet a la cause, attribuer un certain cU'el à une certaine cause. — l'roduire, soit en fruits, soit en argent; donner un certain revenu : des arbres qui rapportent de beaux fruits. — Cet emploi ne rapporte NI profit NinoN.NEUR, il n'est ni profitable, ni honorable. — Fig. Cette mauvaise action ne lui rapportera rien, il n'en tirera aucun profit, .lucun avantage. — Palais. Déduire, exposer l'état d'un procès par écrit :)'a/)portcr un procès, une affaire. — Absol. Ce juge rapporte bien. — Faire le narré, l'e.xposition d'une alïaire au non» d'une commission, d'un lomilé, et en même temps énoncer l'avis du
coniilé. delacoamiission. — Arpenteur. Tra- 1 S'emploie aussi, fig., en parlant des faits ou ccr sur le papierdes mesures réduites de celles des idées que l'on rassemble, que l'on met à qu'on a prises sur le terrain : rapporicr des côté l'un de l'autre pour les comparer, etpour (iHS/t.s. — Se rapporter v. pr. Avoir de la con -- —'■ — ■''-- "" "- ■""■"" "■
formilé,delacniivoiiance,de la ressemblance: tout ce que nous voyons de sa eo7iduitc se rapporte àce qu'on nous en avait dit. — Avoir rapport, relation : cet article de ma lettre se rapportée ce que je vous ai écrit précédemment. Se dit surtout en termes de gramm. : on ne doit point Séparer le relatif Qui du substantif auquel il se rapporte. — Se rapporter a quelqu'un de quelque chose, et absol.. S'en rapporter a quelqu'un, s'en remettre à sa décision sur quelque chose : ils sont d'accord sur l'achat et sur la vente, mais ils se sont rapportés du prixà
un tel. — S'eNRAPPORTERAQUELQU'UN, A QUELQUE
CHOSE, y avoir confiance, y ajouter foi : je m'fn rapporte à vous, à votre témoignage. — S'en
RAPPORTER AU SERMENT DE quelqu'un, S'cn re-
nieltre à son serment en justice pour la décision d'une affaire. — Kam. Je m'en rapporte A CE qui en est, et quelquefois simpl.. Je m'en rapporte, sedit pour faireentendrequ'on n'est pas tout à fait persuadé de ce qu'on entend dire, mais qu'on ne veut ni le contester, ni l'examiner : vousditcs que laehose est arrivée comme cela, je m'en rapporte. (Peu us.)
•RAPPORTEUR, EUSE s. Celui, celle qui, par légèreté ou par malice, a coutume de rapporter ce qu'il a vu ou entendu : les enfants sont de petits rapporteurs qui disent tout ce qu'ils voient ou qu'ils entendent. — Palais. Celui qui fait le rapport d'un procès, d'une affaire ; j'ai un bon rapporteur. — Rappoiiteur d'un comité, d'une commission, celui qu'un comité, qu'une commission a chargé d'exposer
une affaire, une question, et en même temps .... .
de faire connaître l'avisde la commission, du enlever). Lnlèvement, par violence ou^par
mieux reconnaître ou en faire mieux sentir soit le rapport, soit la différence : en rapprochant toutes les circonstances de sa conduite, on en devine le motif. — 'Vén. Rapprocher UN cerf, faire tenir doucem- nt aux chiens la voie d'un cerf qui a pa?>é diiix ou trois heures auparavant. — Se rapprocher V. pr. S'approcher de nouveau ou se meltlre plus près. — Se réconcilier : ces deux personnes se sont rapprochées.
RAPPROPRIER V. a. (préf. r; fr. approprier). Ap[irnprier de nouveau.
* RAPSODE s. m. (gr. rapsôdos ; de rhaptein, coudre ; ôdê, chant). Antiq. gr. Nom qu'on donnait à ceux qui allaient de ville en ville chanter des morceaux détachés de l'Iliade et de Y Odyssée.
RAPSODER V. a. Composer une œuvre de pièces et de morceaux disparates.
RAPSODEUR, EUSE s. Personne qui rapsode.
■ RAPSODIE s. f. Se disait, chez les anciens, des morceaux détachés des poésies d'Homère, que chantaient les rapsodes. — Fig. et fam. Mauvais ramas, soit de vers, soit de prose : tout son discours n'était qu'une mauvaise rapsodic.
RAPSODIQUE adj. Qui a rapport aux rapsodes.
•RAPSODISTE s. m. Celui qui ne fait que des rapsodies, de mauvaisescompilations, de mauvais ramas de vers ou de prose.
* RAPT s. m. [raptt] (lat. raptus ; de rapere,
comité : la commission du budget a nommé son rapporteur. — Officier rapporteur, ou simpl. Rapporteur, celui qui fait les fonctions do juge d'instruction etd'accusateur public, dans un conseil de guerre ou de discipline. — Géom. Instrument, demi-cercle gradué avec lequel on rapporte sur le papier les angles mesurés sur le terrain : se servir du rapporteur.
•RAPPRENDRE v. a. (préf.r; fr. apprendre). Apprendre de nouveau : ce comédien a oublié son rôle, il faut qu'il le rapprenne.
* RAPPROCHEMENT s. m. Action de rapprocher, ou résultat de cette action : le rapprochement des lèvres d'une plaie. — Se dit, fig., en parlant de personnes qui étaient brouillées, et qu'on dispose à un accommodement : travailler au rapprochement de deux familles. — Fig. Action de rapprocher des idées ou des faits, de manière qu'ils s'éclairent l'un par l'autre, ou qu'on en fasse plus aisément la comparaison; résultat de cette action : le rapprochement des circonstances éclairât beaucoup cette affaire.
'RAPPROCHER v. a. (préf. »•; fr. approcher). Approcher de nouveau : éloignez le;, lumières; vous les rapprocherez dans un moment. — Approcher de plus près : rapprochez cette table. — Fig. Les lunettes a longue vue rapprochent DES ùUJETS, elles les font paraître plus proches. — Chir. Rapprocher les lèvres d'une plaie, les mettre assez près pour que la circulation puisse s'opérer. — Les chemins de fer rapprochent les distances, ils font qu'on met moins do temps à parcourir un même espace. — Fig. L'amour rapproche les distances, l'inégalité des conditions s'ell'ace, disparaît entre les personnes qui s'aiment. — Fig. Disposer à la confiance, à l'union, à la bienveillance : l'intérêt divise les hommes, le besoin les rapproche. — Rapprocher* deux pi.rsonnes, les mettre sur la voie d'une réconciliation, les disposer à un raccommodement : il y a longtemps qu'ils sont brouillés, mais on travaille à les rapprocher, on tdÀe de les 'rapprocher. —
éduction, d'une fille ou d'un fils de famille, d'une femme ou d'une religieuse : le rapt de violence est le rapt proprement dit. — Encycl. Cl Le rapt est le crime que l'on nomme aujourd'hui Enlèvement de mineur et dont il a été parlé plus haut. CVoy. Mineur.) On distinguait autrefois le rapide violence et le rapt de séduction ou subornation. Tous deux étaient punis de mort en vertu de l'article 42 de l'ordonnance de Blois (mai 'Ib79). Le rapt était considéré, depuis le iv= siècle, comme un empêchement perpétuellement diriraant au mariage . entre le ravisseur et la fille enlevée; mais, suivant Yves de Chartres (Epist. 19), dès le x^ siècle, les juges d'Eglise pouvaient faire grâce selon les circonstances. Le concile de Trente (session 24, chap VI), décida que le mariage pouvait avoir lieu, si la personne ravie y consentait après avoir recouvré sa liberté, et cette règle fut confirmée par la déclaration de Louis XIII du 26 nov. 1639. » (Ch. Y.)
' RAPURE s. f. Ce qu'on enlève avec ta râpe ou en i-'ialtaiit : râpure d'ivoire.
• RAQUETTE s. f. (ital. racchctta). Instrument dont on se sert pour jouer à la paume ou au volant : il est fait d'un bâton courbé en espèce d'ovale, et garni de cordes à boyau en long et en travers, de fils do fer ou de parchemin; les deux bouts du bâton, attachés ensemble et couverts de cuir, forment le manche:
les cordes d'une raquette.
— Monter une raquette, la garnir de cordes. — Un grand casseur de raquettes, un homme vert et vigoureux : il se vante beaucou, , et se donne pour un grand casseur cle raquettes. — Machine que les sauvages du ISord attachent à leurs pieds pour marcher plus commodément sur la neige, et qui est