‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 297 sur 639 · SORT · texte numérisé non relu

SORT

emploie dans l'imprimerie. — Un homme de sa sorte, un noMME DE VOTRE SORTE, SB dit également en bien et en mal, par estime et par mépris : il aj<partient bien à un homme de sa sorte de vouloir s'égalera vous. — Façon, manière de faire une chose : ceux-ci s'habillent d'une sorte, et ceux-là d'une autre. — Parler DE LA nuNNK sortea quelqu'un, lui faire une réprimande, lui faire une correction : je lui ai parlé de la bonne sorte, il n'y reviendra plus. On dit, dans le même sens. Je l'ai traité

DE la bonne sorte. — De TELLE SORTE, de

telle manière, tellement : il s'est compromis de telle sorte, qu'on aura bien de la peine à le tirer d'embarras. — De la sorte loc. adv. Ainsi, de cette manière : quel droit avez-vous pour parler, pour agir de la sorte? — En quelque sorte loc. adv. Presque, pour ainsi dire ; se laire quand on est accusé, c'est en quelque sorte s'avouer coupable. — De sorte que, en sorte que loc. conj. Tellement que, si bien que : de sorte qu'il fut contraint de se retirer.

* SORTIE s. f. Action de sortir : il a toujours gardé la chambre depuis un mois, voilà sa premièresortie. — Théâtre. Faire unefausse .sortie, se dit lorsqu'un des personnages qui sont sur ia scène feint d'en sortir, ou même en sort un instant, et y rentre aussitôt. — Se dit aussi en parlant des marchandises qu'on transporte, qu'on fait passer d'un lieu dans un autre : l'entrée et la sortie des marchandises. — Issue, endroit par où l'on sort : cette maison a deux, trois sorties. — Se dit quelquefois, fig., en ce sens : l'affaire était embarrassante , mais il s'était d'avance ménagé une sortie. — .lou. Se dit de cartes basses qui donnent le moyen de cesser de faire des levées : il n'avait pas de sortie, son quinola fut gorgé. — Guerre, attaque que font des gens assiégés, lorsqu'ils sortent pourcombaltreles assiégeants, et pour ruiner les travaux : les assiégés firent une grande sortie, une vigoureuse sortie. — Faire une sortie a quelqu'un, lui faire une rude réprimande, lui dire brusquement quelque chose de très dur. Faire une sortie contre quelqu'un, s'emporter Violemment contre une personne présente ou absente : je neni attendais pas à cette sortie. On dit quelquefois, dans l'un et dans l'autre sens. Faire une une sortie sur quelqu'un. — A la sortie de loc. préposit. Au moment où l'on sort de ; à la sortie du sermon, du dîner, du spectacle.

* SORTILEGE s. m. Maléûce dont se servent les prétendus sorciers : on disait que ce berger avait fait mourir plusieurs bestiaux par sortilège. CVoy. Sorcier.)

" SORTIR V. n. Je sors, tu sors, il sort; nous sortons, vous sortez, ils sortent. Je sortais. Je .sortis. Je sortirai. Je sortirais. Que je sorte. Que je soi'tisse. Sortant. Sorti. Passer du dedans au dehors : sortir de la chambre.

C'est promettre beaucoup, mais qu'en sorf-il souvent ? Du vent.

Li FORTAINB.

— Sortir de la messe, du sermon, de vêpres, DU BAL, du spectacle, DU JEU, Sortir du lieu où l'on a entendu la messe, le sermon, les vêpres, etc. Dans la même acception, l'on dit: Sortir d'entendre la messe; Sortir de DiNKR, etc. Ou dit aussi, Sortir de table. — SoiiTm de prison, en sortir par autorité de justice, être élargi. — Ce jeune homme sort

DU COLLEGE, SORT DE DESSUS LES BANCS, il vient

d'achever ses études. — Cet ouvrage sort de

CHEZ l'ouvrier, des MAINS DE L'oUVRIER, il fst

tout neuf, il vient d'être achevé. — Sortir, COMMENCER A SORTIR, sc dit paitlcul. d'uno personne qui, ayant été malade, se porte as,sez bien pour ne plus garder la chamlirc : les médecins ne lui ont pas encore permis de sortir. — Peint. Cette figure sort bien, elle semble être de relief et s'avancer hors du tableau. — Cette pensée ne sort pas assez,

SOTT

il faut l'exprimer avec plus de force, la développer, la faire mieux sentir. — Les yeux

LUI SORTENT DE LA TÊTE, SB dit d'unc personne dont les yeux ont une ardeur, une vivacité extraordinaire, par l'elletde quelque passion violente. — Cela sort des proportions ordinaires, cela est au-dessus des proportions ordinaires. — Se dit, fig., en parlant d'un temps, d'une époque, d'un élat, d'une condition où l'on cesse d'être : sortir de l'hicer.

— S'emploie aussi fig., en parlant de choses morales : sortir d'erreur. — Se tirer, se dégager de quelque endroit difficile : cette rue est si sale, qu'on ne peut sortir des boues. — Se délivrer, s'affranchir, se tirer de quelque situation difficile, embarrassante, périlleuse : sortir d'affaire. — Danse. Sortir de cadence, ne plus danser en cadence. — Mus. Sortir de MESURE, ne plus chanter, ne plus jouer de mesure ; Sortir du ton, détonner, ou passer d'un ton dans un autre. — Escr., Sortir de MESURE, se mettre hors d'état de porter une botte de pied ferme à son adversaire.

— Pousser au dehors, commencer à paraître : les fleurs commencent A sortir. — S'exhaler; et alors s'emploie presque toujours impersonnellement : il sort une agréable odeur de ces fleurs. — Fig. Le peu lui sort par les YEUX, il a les yeux alli;més de colère. — Etre issu : il sort de bon lieu, de bonne race. — Etre produit, en parlant des ouvrages de l'industrie, de l'art ou de l'esprit : cela sort des mains d'un habile ouvrier . — Sortir v. a. Faire sortir, tirer : il est temps de sortir les orangers de la serre. — Au sortir de loc. préposit. Au temps, aumomentque l'on sort de : au sortir de là.

' SORTIR V. a. Se conjugue régulièrement comme tinir : il sortit. Ils sortissent. Il sortissait, etc. Obteoir, avoir. N'est d'usage qu'en jurisprudence, et seulement à la troisième personne : cette sentence sortira son plein et entier effet. — Anc. prat. Cette

SOMME de deniers, CET EFFET MOBILIER SORTIRA

NATURE DE PROPRE, scpa réputé et partagé comme propre.

* SOSIE s. m. [so-sî]. Personne qui a une parfaite ressemblance avec une autre, par allusion au Sosie de YAmphilryon, qui rencontre dans Mercure un autre Sosie, un autre lui-même.

SOSPEL, Sospello, ch.-l. de cant., arr. et à M kil. N.-E. d.; Nice (Alpes-Maritimes), sur la Bevère ; 3,756 hab.

SOSTENUTO adj. [soss-té-nou-to] (mot ital. qui signifie : en soutenant). Mus. Mot que l'on place sur un passage ou sur une note, pour indiquer que le forte doit être soutenu ou que la note doit continuer de se faire entendre.

* SOT, OTTE adj. (bas lat. sottus). Qui e4 sans esprit et sans jugement : c'est un sot Immme. — Embarrassé, confus : me voilà tout sot. — Se dit aussi des choses faites sans esprit et sans jugement : une sotte entreprise.

— Se dit également de certaines choses fâcheuses ou ridicules : l'enlèvement de celte femme est une sotte affaire pour lui. — s. C'est un sot. — C'est un sot en trois lettres, se dit d'un homme fort bête. — Quelque soi, quelque sot le dirait, le ferait, y croirait, y serait trompé.

' SOTIE s. f. [so-tîj. Nom de certaines pièces houlionnes du théitro français à sa naissance.

■ SOT -L'Y -LAISSE s. m. Morceau très délicat qui se trouve au-dessus du uroupion d une volaille : manger le sot-l' y- laisse. — pi. Des sot-l'y-laisse.

* SOTTEMENT adv. D'une sotte façon ; il s'est allé sottement engager dans celle affaire.

■ SOTTISE s. f. Défaut d'esprit et de juge-

SOUA

ment : la sottise des hommes est si grande que... — Se dit au5>i des actions et des discours qui annoncent un manque desprit et de jugement : cet homme se perdra par ses sottises. — Sottise des deis parts, se dit en parlant de deux personnes qui ont tort chacune de leur côté. — Se dit encore des paroles et des actions obscènes : n'écoutez pas ce qu'il veut vous dire, c'egt une sottise.

— Injur • : il m'a dit cent sottises. •SOTTISIERS, m. Recueil de sottises. Se

dit, parlicul., d'un recueil de chansons et antres vers libres. — Celui qui débite des soltifes, qui tient des firopos libres : cet homme est un grand sottisier. Dans l'un et l'aulie sens, il est familier.

SOTTO V0CE,idv.[sott-to-vo-tchéJ(mot5ital.

qui sipuilicnf : Sous la voix). Mus. A rai-Toiï-

' SOU s. m. (lat. solidus). Monnaie de compte, la vingtième partie de Tancienne livre, valant douze deniers : vingt sous. — Monnaie de cuivre qui avait cette valeur : Xni sott bien marqué. — Pièce de cuivre valant cinq centimes. Dans ce sens, on appelle souvent Pièce de cent soi's, une pièce de cinq francs.— Ane. prat. Sou TOURNOIS, sou de douze deniers; et. Sou p.\risis, sou de quinze deniers : vingt sous parisis valaient vingt-cinq sous tournois ou vingt-cinq sous ordinaires. — Fam. Il n'a pas un sou, pas le sou; il n'a ni

sou NI DOUBLE, NI SOU NI MAILLE; IL N'a PAS LE

SOU VAILLANT, il n'a point d'avirent; et, Il .n'a PAS UN SOU DE BIEN, il n'a aucune propriété.

— Mettre soo sur sou, épargner sur les plus petites choses, pour amasser. — Fam. Cette

Page 1